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Aelfthryth fille d’Alfred

vendredi 5 décembre 2025, par lucien jallamion

Aelfthryth fille d’Alfred (morte en 929)

Princesse anglaise

Issue de la maison de Wessex [1], elle est la fille du roi Alfred le Grand et devient comtesse de Flandre [2] par son mariage avec le comte Baudouin II de Flandre.

Aelfthryth est la plus jeune des 3 filles du roi Alfred le Grand et de son épouse Ealhswith, après Aethelflæd et Aethelgifu . La principale source concernant sa jeunesse est la biographie d’Alfred le Grand rédigée par le moine gallois Asser vers 893. Asser rapporte qu’Aelfthryth est éduquée à la cour de son père, tout comme son frère aîné Édouard l’Ancien. Elle fait partie des bénéficiaires du testament d’Alfred, qui lui lègue les domaines de Wellow [3], Ashton [4] et Chippenham [5], ainsi que la somme de 100 livres.

Aelfthryth se marie entre 893 et 899 avec le comte de Flandre Baudouin II. Ce dernier est le fils de la princesse carolingienne Judith, qui a été successivement la femme du père d’Alfred Aethelwulf et de son frère aîné Aethelbald avant d’épouser Baudouin 1er, le père de Baudouin II. Ils ont 4 enfants, 2 fils et 2 filles.

Aelfthryth survit à son époux, qui meurt en 918. Alors que les vassaux de Baudouin souhaitaient qu’il soit enterré à l’abbaye de Sithiu [6], comme son père Baudouin 1er, sa veuve obtient qu’il soit plutôt inhumé à l’abbaye Saint-Pierre de Gand [7]. Les annales de l’abbaye, compilées au 11ème siècle, datent la mort d’Aelfthryth de l’année 929, et son épitaphe la situe le 7 juin. Elle est inhumée auprès de son mari en cette même abbaye.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Elisabeth van Houts, « Ælfthryth (d. 929) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004

Notes

[1] La maison de Wessex ou maison de Cerdic est une dynastie anglo-saxonne ayant régné sur le Wessex, puis le royaume d’Angleterre. Son fondateur légendaire est Cerdic, au 6ème siècle. Elle cesse de régner à la mort d’Édouard le Confesseur, en 1066.

[2] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

[3] île de Wight

[4] peut-être Ashton Keynes, dans le Wiltshire

[5] Wiltshire

[6] L’abbaye Saint-Bertin est une ancienne abbaye bénédictine fondée, au 7ème siècle, par l’évêque de Thérouanne sous le nom d’abbaye de Sithiu. Les vestiges de cette abbaye en ruines se trouvent aux portes du marais à Saint-Omer, en Morinie, et près de l’Aa.

[7] L’abbaye Saint-Pierre, de son nom canonique « Abbaye Saint-Pierre-au-Mont-Blandin », fut fondée à Gand par saint Amand, sur une colline au bord de l’Escaut (le Mont-Blandin ou Blandijnberg) dans la seconde moitié du 7ème siècle. L’abbaye bénédictine eut son heure de gloire durant les 11 et 12ème siècles. Dévastée par les Calvinistes au 16ème siècle, elle fut réédifiée à l’époque des Archiducs, entre le 17 et le début du 18ème siècle, pour être finalement supprimée en 1796 par le pouvoir révolutionnaire français.