Issue de la maison de Wessex [1], elle est la fille du roi Alfred le Grand et devient comtesse de Flandre [2] par son mariage avec le comte Baudouin II de Flandre.
Aelfthryth est la plus jeune des 3 filles du roi Alfred le Grand et de son épouse Ealhswith, après Aethelflæd et Aethelgifu . La principale source concernant sa jeunesse est la biographie d’Alfred le Grand rédigée par le moine gallois Asser vers 893. Asser rapporte qu’Aelfthryth est éduquée à la cour de son père, tout comme son frère aîné Édouard l’Ancien. Elle fait partie des bénéficiaires du testament d’Alfred, qui lui lègue les domaines de Wellow [3], Ashton [4] et Chippenham [5], ainsi que la somme de 100 livres.
Aelfthryth se marie entre 893 et 899 avec le comte de Flandre Baudouin II. Ce dernier est le fils de la princesse carolingienne Judith, qui a été successivement la femme du père d’Alfred Aethelwulf et de son frère aîné Aethelbald avant d’épouser Baudouin 1er, le père de Baudouin II. Ils ont 4 enfants, 2 fils et 2 filles.
Aelfthryth survit à son époux, qui meurt en 918. Alors que les vassaux de Baudouin souhaitaient qu’il soit enterré à l’abbaye de Sithiu [6], comme son père Baudouin 1er, sa veuve obtient qu’il soit plutôt inhumé à l’abbaye Saint-Pierre de Gand [7]. Les annales de l’abbaye, compilées au 11ème siècle, datent la mort d’Aelfthryth de l’année 929, et son épitaphe la situe le 7 juin. Elle est inhumée auprès de son mari en cette même abbaye.