Notes
[1] Un archichapelain est un clerc avec un poste de direction dans une cour royale. Le titre a été utilisé dans le royaume franc durant la période carolingienne.
[2] Chancelier (du latin cancellarius : appariteur placé à la barrière séparant la cour de justice du public) est un titre officiel attribué dans de nombreuses sociétés dérivées de l’Empire romain. La fonction d’un chancelier peut être très variable. Sous les Carolingiens, le chancelier dirigeait les clercs et secrétaires du palais chargés de rédiger les actes officiels (diplômes, capitulaires). Cet office fut créé par Pépin le Bref, qui choisit en 757 Badilon. Les successeurs de Badilon étaient presque exclusivement des clercs francs, dont un bâtard et un petit-fils de Charlemagne puis, à partir du 10ème siècle l’office échut systématiquement à l’archevêque de Reims. Les fonctions de chancellerie consistent à mettre en forme d’acte rédigé les décisions royales. Elles sont assurées par des scribes (notarii ou cancellarii). À l’époque mérovingienne, il s’agissait d’un personnel laïque placé sous l’autorité des référendaires, dont l’un apposait le sceau authentifiant les actes. Sous les Carolingiens, le personnel devint ecclésiastique, car seuls les clercs religieux connaissaient la nouvelle langue légale, le latin. On les recrutait dans la chapelle du roi, et leur supérieur, le chapelain, devenait de facto le chancelier, chargé lui-même d’apposer le sceau
[3] Le diocèse de Cologne, en Allemagne, fut fondé au 4ème siècle et devint archidiocèse métropolitain de rite romain au 8ème siècle. Au 13ème siècle, l’archevêque de Cologne prend le rang prestigieux de Prince Électeur du Saint Empire, le territoire de l’archevêché se muant en Électorat de Cologne.
[4] L’évêché d’Utrecht, fondé en 696 par le pape Serge 1er, constituait avec les évêchés de Liège et de Cambrai les trois évêchés de la Basse Lotharingie, ayant comme métropolitain l’archevêque de Cologne pour Liège et Utrecht, celui de Reims pour Cambrai, et relevant du Saint Empire. Le siège des évêques d’Utrecht se trouvait dans la cathédrale Saint-Martin d’Utrecht. À partir du 10ème siècle, l’évêque d’Utrecht est également le seigneur temporel d’une principauté, la principauté d’Utrecht. Le dernier évêque souverain fut Henri de Bavière qui, las des révoltes de ses sujets, vendit à Charles Quint en 1528 la domination temporelle de la principauté. Toutefois l’évêché subsista toujours comme pouvoir spirituel ; il fut en 1559 érigé en archevêché.
[5] La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint Empire romain, compris dans le Cercle de Westphalie, ayant pour capitale la ville de Liège. C’est en l’an 985 que naît la principauté épiscopale. C’est à cette date que Notger, déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy. Cet État a existé pendant plus de 800 ans, jusqu’à la révolution liégeoise en 1789.
[6] Après plusieurs échecs et de multiples campagnes militaires, Charlemagne dépêche finalement en 785 saint Ludger, missionnaire originaire de Frise, pour christianiser les Saxons. Il réalise sa mission fort bien, si bien qu’en 805, le territoire devient un diocèse dont il est proclamé évêque… même après sa mort, son influence persiste. De nos jours, il est célébré à Münster comme le saint patron de la ville et le fondateur de l’Église en Westphalie. La cathédrale Saint-Paul et l’école adjacente, le lycée Saint-Paul (datant de 797), ont été fondées par lui. Le lycée Saint-Paul est l’une des écoles parmi les plus anciennes d’Europe.
[7] La principauté épiscopale de Minden est une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique. Le diocèse est fondé en 803 par Charlemagne avec Minden pour siège, sous l’autorité de l’archevêché de Cologne. En 1180, à la suite du démantèlement du duché de Saxe, il obtient l’immédiateté impériale, devenant une principauté indépendante. En 1648, malgré les efforts du dernier évêque, le futur cardinal Franz Wilhelm von Wartenberg, les traités de Westphalie entraînent sa sécularisation en principauté de Minden (Fürstentum Minden), aussitôt annexée par le Brandebourg.
[8] Osnabrück a été fondée en 780 par Charlemagne comme siège d’un évêché. En 1648, c’est dans les mairies d’Osnabrück et de Münster qu’ont été signés les traités de Westphalie : c’est pourquoi la ville porte également le titre de « ville de la paix » (Friedensstadt). Depuis avril 2002, la vieille maison du Ledenhof est le siège de la Fondation allemande de recherche sur la paix. Osnabrück, qui en 1669 était encore une ville hanséatique, fait partie depuis 1980 de la Nouvelle Hanse.
[9] L’évêché de Brême est fondé en 787 par le missionnaire northumbrien Willehad. Il est détenu en union personnelle par les archevêques de Hambourg de 848 à 1072, date à laquelle le siège de l’archevêché est installé à Brême. Il devient une principauté épiscopale en 1180. À partir de 1568, il est gouverné par des administrateurs de confession luthérienne. Au terme de la guerre de Trente Ans, il est sécularisé en 1648 et donné à la Suède (Brême-et-Verden).
[10] La cathédrale de Cologne est une église catholique gothique de la ville de Cologne ainsi que la cathédrale de l’archevêché de Cologne. Avec ses 157 mètres de haut et ses 533 marches, elle est la deuxième plus haute église d’Allemagne et la deuxième ayant la plus haute flèche d’église au monde, après l’église principale d ’Ulm. Elle se situe à l’ancienne frontière romaine du nord de la ville, juste à côté de l’actuelle gare, à proximité de la vieille ville (Altstadt), du pont Hohenzollern et des musées Ludwig et romain-germanique, à 250 m du Rhin. Elle est entourée d’une construction moderne en béton, le « plateau de la Cathédrale » (Domplatte). Le tout se situe sur la « colline de la Cathédrale » (Domhügel), à 17 mètres au-dessus du Rhin. Elle est également la troisième plus vaste cathédrale de style gothique (après la cathédrale de Séville et le dôme de Milan).
[11] Le concile de Mayence s’est ouvert le 9 juin 813 dans le cloître de l’abbaye Saint-Alban devant Mayence. Le concile est l’un des 5 conciles régionaux réunis par Charlemagne en 813. Il s’y trouva en tout 30 évêques, 25 abbés, et plusieurs laïques, comtes et juges. Les présidents de l’assemblée furent Hildebold, archevêque du sacré palais, Richulf, archevêque de Mayence, Arnon, archevêque de Salzbourg, et Bernaire, évêque de Worms. Pour régler plus aisément toutes les affaires, on divisa l’assemblée en trois groupes, dont le premier, celui des évêques, devait s’appliquer à la conservation de la discipline ecclésiastique ; la seconde, des abbés et des moines, que l’on chargea de chercher les moyens de rétablir l’observance monastique ; et la troisième, des comtes et des juges chargés d’examiner les lois séculières, et de rendre justice à tous ceux qui se présenteraient. Le concile de Mayence ordonne la création d’écoles rurales pour la formation des prêtres. De nombreuses bibles sont éditées (Bible d’Alcuin, Bible critique de Théodulf). L’interdiction de se marier pour cause de consanguinité est élargie aux cousins issus de germains. Ce concile ordonna 55 canons. Les fêtes d’obligation sont : la Semaine sainte et le jour de Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, Saint-Pierre et Saint-Paul, Saint-Jean-Baptiste, l’Assomption de Marie, Saint-Michel, Saint-Rémi, Saint-Martin, Saint-André. Noël, 4 jours : l’octave du Seigneur, son Épiphanie, la fête de la purification de la Vierge Marie, les fêtes des martyrs et des confesseurs, dont les reliques sont en chaque diocèse, et la Dédicace de l’Église, avec tous les dimanches de l’année.
[12] L’abbaye Saint Alban devant Mayence a été, plusieurs siècles durant, l’un des monastères les plus importants de l’Ordre de Saint-Benoît en Europe. Elle était située devant Mayence, dans le Saint Empire romain germanique. Cette abbaye a pris la succession d’un monastère bénédictin qui se dressait naguère sur le Mont Saint Alban au sud de Mayence. Le monastère était célèbre pour son école pietate doctrinaque inclinatum et sa somptueuse abbaye. L’école dépendait de l’Académie palatine, où l’archevêque Richulf aussi bien que l’archevêque Raban Maur, né en 780 à Mayence avaient reçu leur instruction. Si au moins une partie de la production des manuscrits du Haut Moyen Âge de provenance mayençaise, et qui présente des traits bien reconnaissables, a dû être localisée à Saint Alban, il semble toutefois que le scriptorium proprement dit se trouvait dans la cathédrale.
[13] La chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle était la chapelle privée de Charlemagne située à Aix-la-Chapelle, une ville d’Allemagne dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Commencée vers 792, consacrée en 804 et achevée en 805, elle fait partie du palais d’Aix-la-Chapelle. Elle contient les restes de Charlemagne et a été le site de couronnements pendant environ 600 ans. Elle a été intégrée dans l’actuelle cathédrale d’Aix-la-Chapelle.
[14] Le diocèse de Reims a été érigé au 3ème siècle et a été élevé en archevêché dès le 4ème siècle. Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims, de Henri 1er à Charles X, trente rois de France furent sacrés en ces lieux.