Notes
[1] Les titres de comte, puis de duc de Savoie sont des titres de noblesse rattachés au territoire de la Savoie propre (dite également Savoie ducale), inféodé au royaume de Bourgogne, puis d’un territoire plus vaste, au sein du Saint-Empire. Le titre de comte de Savoie est associé à la dynastie des Humbertiens, comtes en Maurienne, à l’origine de la maison de Savoie. Il n’est utilisé qu’à partir du 12ème siècle. Le titre de duc est créé au début du 15ème siècle, regroupant tous les territoires des États de Savoie, avant de devenir un terme principalement administratif désignant la Savoie actuelle, à la suite de l’acquisition du titre de roi de Sardaigne par les ducs de Savoie.
[2] Dès le 11ème siècle, les comtes de Savoie mettent la main sur le Piémont, mais c’est seulement au 13ème siècle que Thomas 1er s’intitule seigneur de Piémont.
[3] Bourg-en-Bresse est une commune française, préfecture du département de l’Ain et la capitale historique de la région naturelle de la Bresse. Au début du 16ème siècle, Marguerite d’Autriche demande la construction du monastère royal de Brou. En 1536, elle fut prise par les Français. François 1er y fait construire une enceinte moderne avec bastions et fossés. En 1559, avec la reprise de la ville par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, Bourg est transformée en place forte. Il fait bâtir la citadelle dite Fort Saint-Maurice qui fut l’une des plus imposantes de l’époque si bien qu’en 1600, la ville résista six mois au siège des troupes d’Henri IV. Le traité franco-savoyard signé à Lyon en 1601 signe le retour de la Bresse en France, la citadelle est détruite en 1611
[4] Fondé au 4ème siècle, le premier évêque attesté est un certain Isaac au début du siècle suivant (vers 400). L’évêché de Genève est suffragant, avec ceux de Grenoble, Valence, Die, Viviers et Maurienne, de l’archidiocèse de Vienne. Le siège de l’évêché est déplacé dans la ville d’Annecy, à la suite de la Réforme calviniste de 1569, donnant naissance au diocèse de Genève-Annecy, qui disparaît le 18 novembre 1801
[5] La maison de Savoie est une dynastie européenne ayant porté les titres de comte de Savoie (1033), puis de duc de Savoie (1416), prince de Piémont (1418), roi de Sicile (1713), roi de Sardaigne (1720) et roi d’Italie (1861). Elle est l’héritière de la dynastie des Humbertiens, nom donné par l’historiographie moderne aux premiers souverains, comtes en Maurienne, et issu du comte Humbert. L’origine de la maison de Savoie remonte vers 1032 lorsque le territoire qui aujourd’hui correspond à la Savoie est intégré avec le second royaume de Bourgogne au Saint-Empire romain germanique. Loin de l’empereur allemand, les seigneuries se créent au hasard des guerres, des mariages et des donations.
[6] Dans le régime de la commende, un ecclésiastique (abbé ou prieur « commendataire ») ou un laïc tient une abbaye ou un prieuré in commendam, c’est-à-dire en percevant personnellement les revenus et, s’il s’agit d’un ecclésiastique, en exerçant aussi une certaine juridiction sans toutefois la moindre autorité sur la discipline intérieure des moines.
[7] Un prévôt ou doyen est un titre hiérarchique :
Dans le cas d’un ordre religieux, il désigne le supérieur de cet ordre : par exemple le supérieur de la Congrégation des chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard.
C’est aussi la première dignité dans le cas du chapitre d’une cathédrale ou d’une collégiale (parfois désigné sous le titre de primicier).
[8] L’hospice du Grand-Saint-Bernard, anciennement Montjoux, est un hospice situé au col du Grand-Saint-Bernard en Suisse. Sa mission d’accueil des voyageurs et des pèlerins est confiée à la congrégation des Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. Il est situé au col du Grand-Saint-Bernard dans les Alpes pennines, à 2 473 mètres d’altitude. La frontière avec l’Italie passe à quelques centaines de mètres au sud en contrebas.
[9] L’abbaye Saint-Just est une ancienne abbaye fondée en 1027, située sur le territoire communal de Suse dans le Piémont. Aujourd’hui, l’abbaye correspond au siège de l’évêché et à la cathédrale. L’abbaye est fondée en 1027, d’après Hugues de Flavigny et sa chronique de Verdun, par Oldéric-Manfred, seigneur de la marche de Turin et marquis de Suse, et sa femme Berthe
[10] L’Abbaye de Rivalta est une ancienne abbaye cistercienne, située en Italie, dans la commune de Tortone (Piémont, Alexandrie).
[11] Le 14 mai 1509, la république de Venise est vaincue à Agnadel, non loin de Milan, par la coalition de pays regroupés dans la ligue de Cambrai, à savoir le pape Jules II, le roi de France Louis XII, l’empereur d’Allemagne Maximilien 1er et le roi d’Aragon Ferdinand.
[12] Les titres de comte de Genève, en latin comes Gebennensis, est un titre porté par les seigneurs ayant l’autorité sur le comté et sa ville principale, Genève. Il est porté, depuis le milieu du 11ème siècle, par 17 seigneurs appartenant à la maison de Genève. À la fin du 14ème siècle, il passe à la maison de Thoire-Villars, avant que le comté entre dans les possessions de la maison de Savoie, qui en font une terre d’apanage.
[13] Le Faucigny est une petite région naturelle française et l’une des six provinces historiques de la Savoie, située au centre du département de la Haute-Savoie. La région prend son nom du château de Faucigny possédé par les sires de Faucigny. Elle est d’abord une partie du pagus Genevensis, avant de devenir vers la fin du 11ème siècle ou au début du siècle suivant une seigneurie indépendante, puis une baronnie (mentionnée en 1256), avant d’être intégrée à l’ensemble savoyard et enfin une province administrative (de 1723 à 1793) du duché de Savoie. Elle correspond approximativement dès lors à l’actuel arrondissement de Bonneville, qui se trouve en grande partie dans la vallée de l’Arve et les vallées de ses deux principaux affluents, le Giffre et le Bon-Nant.
[14] Le Beaufortain ou pays de Beaufort est une région naturelle s’étendant autour de la commune de Beaufort dans le département de la Savoie. Elle est constituée principalement par la vallée du Doron dit de Beaufort et se trouve au cœur du massif du Beaufortain.
[15] Le Bugey est une région géographique et historique, située principalement dans le département français de l’Ain, entre Lyon et Genève. Il fait partie des sept régions naturelles du département de l’Ain avec la Bresse savoyarde, le Revermont, la Dombes, le Val de Saône, la Côtière et le Pays de Gex et sa partie orientale est constituée principalement de l’extrémité méridionale de la chaîne du Jura. Il est subdivisé en deux sous-régions : le Haut-Bugey et le Bas-Bugey.
[16] Nemours est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne. La ville est connue pour son Château-Musée ainsi que pour le musée départemental de Préhistoire d’Île-de-France. Nemours est située sur les rives du Loing, à 17 km au sud de Fontainebleau et 81 km de Paris
[17] Le château d’Annecy est un ancien château fort, du 12ème siècle, remanié à plusieurs reprises, notamment par les ducs de Savoie entre 1430 et 1487 et entre 1533 et 1571 par les Savoie-Nemours, qui se dresse sur la commune d’Annecy dans le département de la Haute-Savoie. Ancienne résidence des comtes de Genève puis des ducs de Savoie-Nemours, le château d’Annecy est depuis 1953 la propriété de la ville
[18] Chambéry est une commune française située dans le département de la Savoie. Surnommée la « Cité des ducs » car acquise par la maison de Savoie en 1232, elle devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1295 lors de l’achat du château et de l’établissement officiel du Conseil résident, puis du duché de Savoie de 1416 jusqu’à son transfert à Turin en 1562. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Le 13ème siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas 1er de Savoie l’achète, le 15 mars 1232, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion, et la dote de franchises. À la même époque, une catastrophe donne de l’importance à Chambéry dans la hiérarchie ecclésiastique. L’effondrement du mont Granier sur la capitale du décanat de Savoie d’Apremont entraîne le déplacement du siège du décanat à Chambéry. L’avènement d’Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale d’un État souverain, libéré de la domination du Saint Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers. Après l’occupation française de François 1er, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563.
[19] Au cours du Moyen Âge, se constitue autour de Turin la principauté de Piémont, gouvernée par une branche de la maison de Savoie, la lignée de Savoie-Achaïe. En 1418, à la mort de Louis de Savoie-Achaïe, la principauté du Piémont revient au duc de Savoie, qui a la faveur de l’empereur en tant que membre du parti gibelin. À partir de 1494, le Piémont est embrasé par les guerres d’Italie : dans la première moitié du 16ème siècle, le pays devient un théâtre d’opérations d’armées étrangères, ce qui bloque la vie culturelle. En 1563, le duc de Savoie et prince de Piémont décide de faire de Turin sa principale capitale, au détriment de Chambéry.