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Élisabeth de Habsbourg dite Élisabeth d’Autriche (1554-1592)

samedi 8 novembre 2025

Élisabeth de Habsbourg dite Élisabeth d’Autriche (1554-1592)

Archiduchesse d’Autriche de 1554 à 1592

Née à Vienne [1], elle fut l’épouse du roi de France Charles IX et à ce titre reine de France de 1571 à 1574.

Membre de la branche autrichienne de la Maison de Habsbourg [2], elle est la fille de l’empereur Maximilien II et de Marie d’Autriche, infante d’Espagne et nièce du roi Philippe II d’Espagne.

Durant son règne, elle donne naissance à Marie-Élisabeth de France . Après la mort du roi, elle retourne vivre en Autriche où elle meurt à 37 ans.

Elle vécut 3 ans et demi à la cour de France dominée par la reine mère Catherine de Médicis, dans un pays divisé par les Guerres de religion [3]. Mariée à un homme psychologiquement fragile dont elle ne parlait pas la langue, elle s’en tint à sa fonction de souveraine et d’épouse royale, ne favorisant aucun parti et ne jouant aucun rôle politique.

Pendant son enfance, elle vit à côté de Vienne avec son frère cadet Matthias et sa sœur aînée Anne qui épousera en 1570 leur oncle Philippe II d’Espagne.

L’éducation des enfants impériaux est confiée à Ogier Ghislain de Busbecq . Plusieurs projets non aboutis sont d’abord envisagés par la couronne autrichienne pour unir Élisabeth à Frédéric II de Danemark ou Sébastien 1er de Portugal. L’offre d’alliance avec le roi de France n’est sérieusement envisagée qu’à partir de 1569. Dans le contexte qu’est celui des guerres de religion, la couronne française avait besoin d’un mariage catholique qui renforçait sa catholicité et qui cimentait face à l’Espagne et à l’Angleterre son alliance avec l’Empire.

À l’origine, Catherine de Médicis, mère de Charles IX souhaite faire marier son fils à Anne la sœur aînée d’Élisabeth, mais cette dernière est finalement attribuée à son oncle le roi Philippe II d’Espagne. Élisabeth épousera donc Charles de 4 ans son aîné. Elle a 16 ans. Le mariage doit être célébré à Mézières [4], ville de Champagne située à la frontière avec les Pays-Bas Espagnols [5].

Élisabeth est d’abord mariée par procuration le 22 octobre 1570 à la cathédrale de Spire [6], en Allemagne ; son oncle l’archiduc Ferdinand sert fictivement d’époux pendant la cérémonie. Le 4 novembre, Élisabeth quitte les terres de l’Empire accompagnée d’une importante escorte conduite par l’archevêque électeur de Trèves [7]. Sur le territoire français, son voyage est retardé par la pluie qui a rendu les routes impraticables.

Le 24 novembre, elle est reçue à Sedan [8] par les 2 frères du roi à la tête d’une importante délégation de la haute noblesse.

Mézières où s’est installée la cour est située à une vingtaine de kilomètres de la forteresse de Sedan ; curieux de voir sa future épouse, le roi s’y rendit habillé en soldat, incognito, pour observer sa promise alors qu’elle marchait avec son frère Henri : il rentra à Mézières très satisfait de son apparence.

Charles IX et Élisabeth sont officiellement mariés le 26 novembre 1570 ; la cérémonie est célébrée à l’église de Mézières par le cardinal de Bourbon. La mariée est revêtue d’une robe de toile d’argent, parsemée de perles, et d’un grand manteau violet semée de fleurs de lys d’or. Elle porte une couronne à l’impériale, ornée de grands diamants, rubis et émeraudes. Les festivités durent plusieurs jours.

Le 25 mars 1571, elle est sacrée à Saint-Denis [9] dans la tradition des sacres des reines de France. Sa Joyeuse entrée à Paris, le 29 mars, est grandiose.

Au début de sa vie de couple le roi semble lui donner de l’affection. Lorsqu’elle attrape, en janvier 1571, une bronchite, il reste près d’elle et fait appel à des jongleurs pour la distraire puis l’emmène à la foire de Saint-Germain. Contrairement à son époux, la Reine ne semble pas très joueuse. Après la naissance de leur fille, le roi s’éloigne, préférant la chasse et laissant sa mère Catherine de Médicis s’occuper de la politique.

Malgré cela, lorsque le roi tombe malade, la reine reste près de lui, priant et pleurant. Son époux Charles IX est un homme psychologiquement fragile qui poursuit la liaison qu’il entretenait avant son mariage avec Marie Touchet dont il a un fils Charles de Valois-Auvergne , duc d’Angoulême [10] en 1573.

Durant son court règne, Élisabeth laisse de bons souvenirs à la cour, par sa douceur, sa beauté et sa bonté. Très réservée, elle parle comme la plupart des membres de la Maison de Habsbourg l’allemand, l’espagnol, le latin et l’italien, mais pas le français. Ainsi ne peut-elle communiquer que grâce à une de ses dames qui lui sert de traductrice, la comtesse d’Arenberg Marguerite de La Marck-Arenberg . Elle écrivait des poésies religieuses et les mémoires sur l’histoire de son époque. Ses vertus sont édifiantes : Brantôme en fait l’éloge.

Néanmoins, elle reste une des reines les moins connues de la Renaissance. Se liant d’amitié avec sa belle-sœur, la reine de Navarre Marguerite de France, elle trouve en celle-ci une confidente. Elles correspondent même après le retour d’Élisabeth dans son pays natal en 1576. Lorsque cette dernière apprend que Marguerite se trouve sans revenus, elle lui cède généreusement la moitié de son douaire.

Profondément marqué par la tragédie de la saint Barthélemy [11], Charles IX voit sa santé s’altérer rapidement avant de mourir prématurément en 1574.

Après la mort de son époux en 1574, âgée de 20 ans, elle est résolue à retourner à Vienne. N’ayant pas donné de descendance mâle à la Couronne, son rôle aux côtés de sa belle-mère Catherine de Médicis est sans perspective. Elle fait ses adieux à sa fille, Marie-Élisabeth de France qu’elle ne peut emmener parce qu’elle est Fille de France. Elle ne la revoit plus jamais, décédant de maladie, 2 ans plus tard à l’âge de 5 ans, au château d’Amboise [12] où elle était élevée.

Elle quitte alors Paris début décembre 1575 et s’installe de nouveau à Vienne, où elle entretient une correspondance avec sa belle-sœur, Marguerite de Navarre.

En 1576, Le cardinal de Granvelle Antoine Perrenot de Granvelle recommande très fortement à Philippe II de la nommer régente et gouvernante des Pays-Bas, consécutivement à la mort de Louis de Requesens. Le roi lui préfère son demi-frère Don Juan d’Autriche.

Elle fonde un monastère de Clarisses [13], près de Vienne et l’église de tous les saints à Prague [14], tout en continuant de doter des églises et les pauvres, tout en nourrissant Vienne de sa bienfaisance. Son père lui propose de se remarier avec Henri III mais celui-ci rejette l’offre ; avec Philippe II d’Espagne son oncle et ex beau-frère, veuf de sa sœur Anne mais c’est elle qui n’accepte pas. Elle ne quitte plus le deuil de son époux Charles IX.

Elle meurt le 22 janvier 1592, à 37 ans dans la plus grande dévotion. Selon ses vœux, elle demande à être ensevelie au ras de terre, dans le monastère des clarisses et être escortée par 200 pauvres, habillés à ses frais.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Élisabeth d’Autriche (1554-1592)/ Portail de l’Autriche/ Portail du royaume de France/ Catégories : Reine de France/Archiduchesse d’Autriche

Notes

[1] Vienne est la capitale et la plus grande ville de l’Autriche ; elle est aussi l’un des neuf Länder (État fédéré) du pays. La ville est située dans l’est du pays et traversée par le Danube (Donau). Capitale du duché puis archiduché d’Autriche, elle fut de fait celle du monde germanique durant le règne de la maison de Habsbourg (devenue en 1745 la maison de Habsbourg-Lorraine) sur le Saint-Empire romain germaniquepuis présida la Confédération germanique de 1815 à 1866. Elle fut en même temps celle de l’empire d’Autriche de 1804 à 1867 puis de l’Autriche-Hongrie de 1867 à 1918.

[2] La maison de Habsbourg ou maison d’Autriche (puis maison de Habsbourg-Lorraine à partir de 1780) est une importante maison souveraine d’Europe connue entre autres pour avoir donné tous les empereurs du Saint-Empire romain germanique entre 1452 et 1740, ainsi qu’une importante lignée de souverains d’Espagne et de l’empire d’Autriche. À la suite du mariage en 1736 de l’archiduchesse Marie-Thérèse, roi de Hongrie et reine de Bohême, dernière représentante de la dynastie avec François III, duc de Lorraine et de Bar, puis empereur, leurs descendants appartiennent à la « maison de Habsbourg-Lorraine » depuis 1780 et règneront sur le Saint-Empire romain germanique puis sur la double monarchie austro-hongroise.

[3] En France, on appelle guerres de Religion une série de huit conflits (guerres civiles, guerres de religion et opérations militaires) qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du 16ème siècle et où se sont opposés catholiques et protestants (appelés aussi huguenots). À partir du 16ème siècle, un schisme provoqué par les idéaux de la Réforme conduit à une opposition entre protestants et catholiques sous la forme d’une sanglante guerre civile. Les premières persécutions contre ceux qui adhèrent aux idées nouvelles commencent dans les années 1520. Mais il faut attendre les années 1540 et 1550 pour voir le développement des clivages. À la fin du règne de Henri II, le conflit se politise. Les guerres de Religion commencent en 1562 et se poursuivent, entrecoupées de périodes de paix, jusqu’en 1598, avec la mise en place de l’édit de Nantes.

[4] Charleville-Mézières est une commune française située dans le département des Ardennes.

[5] Les Pays-Bas espagnols étaient les États du Saint Empire romain rattachés par union personnelle à la couronne espagnole sous le règne des Habsbourgs, entre 1556 et 1714. Cette région comprenait les actuels Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, ainsi que des territoires situés en France et en Allemagne. La capitale était Bruxelles.

[6] La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption-et-Saint-Étienne, appelée communément cathédrale de Spire, fut fondée en 1030 par Conrad II. C’est à l’abbaye de Spire qu’Agnès d’Aquitaine prit le voile en 1062, après son conflit avec la papauté. Le 27 décembre 1146, Bernard de Clairvaux vint à Spire prêcher la deuxième croisade devant l’empereur Conrad III, qui se croisa aussitôt. La cathédrale de Spire souffrit de nombreux incendies, notamment en 1137 et 1159. En 1689, les troupes de Louis XIV l’endommagèrent gravement lors du sac du Palatinat et elle brûla le 31 mai 1689. Une reconstruction eut lieu de 1758 à 1777. La Révolution française ruina de nouveau la cathédrale.

[7] Le diocèse de Trèves est une Église particulière de l’Église catholique dans le land de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Trêves est la plus ancienne ville d’Allemagne et un diocèse également très ancien élevé au rang d’archidiocèse au 8ème siècle. L’archevêque est l’un des huit Prince Électeurs de l’Empire.

[8] Sedan est une commune française située dans le département des Ardennes. La ville de Sedan se développe autour du château fort bâti par Évrard III de La Marck à partir de la fin des années 1420. Le château ne cessera d’être perfectionné et agrandi au cours des siècles suivants et en particulier par Jean Errard. Les seigneurs de La Marck sont reconnus seigneurs souverains de Sedan par le roi de France Henri II, en 1549, sous Henri-Robert de La Marck qui choisit la religion protestante. Pour prix de cette reconnaissance de souveraineté du prince sur ses terres, le prince devait au roi assistance en cas de guerre, ne pas prendre parti contre ses intérêts et lui ouvrir les places fortes s’il en faisait la demande. En échange le roi lui accordait sa protection et payait une partie des fortifications. Pendant les guerres de Religion, de nombreux protestants sont accueillis dans la Principauté de Sedan, intellectuels, avocats, artisans, ils sont la source de la prospérité de la ville. L’académie de Sedan attire professeurs et élèves. Le Prince de Sedan bat sa monnaie, contrôle une manufacture d’armes. En 1611, Jean Jannon, graveur de caractères et imprimeur-éditeur, est en activité à Sedan. Bernard Palissy invente le procédé de fabrication de ses émaux à Sedan. Les horlogers Forfaict participent à cette richesse. La dentelle point de Sedan est alors très recherchée. Henri de La Tour d’Auvergne devient duc de Bouillon en épousant, en 1591, la dernière héritière des La Marck, Charlotte de La Marck. Prince bâtisseur, il développe la ville et les fortifications urbaines. La principauté est rattachée à la France le 29 septembre 1642, après la bataille de la Marfée puis la prise de la ville par le Roi le 1er août 1641, après quelques jours de siège. Puis vint le complot de Cinq-Mars contre Richelieu. En effet, le prince Frédéric Maurice de La Tour d’Auvergne-Bouillon a participé à ce complot. Il obtient la vie sauve en échange de la Principauté. Abraham de Fabert d’Esternay est gouverneur de Sedan de 1642 à 1662.

[9] La basilique Saint-Denis de Saint-Denis est une église de style gothique située au centre de la ville de Saint-Denis. Fondée à l’origine en tant qu’abbatiale, elle a le statut de cathédrale du diocèse de Saint-Denis depuis 1966. À ses origines, l’ancienne abbaye royale de Saint-Denis est associée à l’histoire des Francs. L’église abbatiale a été dénommée « basilique » dès l’époque mérovingienne (comme beaucoup d’autres églises). Elle s’élève sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de saint Denis de Paris martyrisé vers 250. Le transept de l’église abbatiale, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux. Elle est ainsi la nécropole royale des rois de France depuis les robertiens et Capétiens directs, même si plusieurs rois mérovingiens puis carolingiens avaient choisi d’y reposer avant eux.

[10] Le comté d’Angoulême est réuni à la couronne, puis promis en 1328 (confirmé par le traité de Villeneuve-lès-Avignon du 14 mars 1336) à Philippe d’Évreux, mais jamais remis. Enfin, confisqué au fils (Charles le Mauvais) de ce dernier, il est finalement donné au connétable Charles de La Cerda en 1350, et revient à la couronne en 1354. Par le traité de Brétigny, il est ensuite cédé aux Anglais en toute souveraineté en 1360, mais repris en partie en 1372 et dans les années suivantes. Il devient ensuite l’apanage de Louis, duc d’Orléans, fils de Charles V et frère de Charles VI, à l’origine de la branche des Valois-Angoulême. En 1515, le comté d’Angoulême retourne au domaine royal. François 1er fait du comté un duché qu’il donne à sa mère. À la mort de cette dernière, en 1531, le duché est réuni à la couronne, puis réattribué à son troisième fils. En 1619, le duché d’Angoulême est confié à un bâtard du roi Charles IX. En raison de l’illégitimité du nouveau duc, la concession n’est pas faite à titre d’apanage. En 1696, le duché retourne au domaine royal.

[11] Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de protestants déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la saint Barthélemy, prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d’une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes. Cet événement des guerres de Religion résulte d’un enchevêtrement complexe de facteurs, aussi bien religieux et politiques que sociaux. Il est la conséquence des déchirements militaires et civils de la noblesse française entre catholiques et protestants, notamment de la vendetta entre le clan des Guise et celui des Châtillon-Montmorency. Il est le résultat d’une sauvage réaction parisienne, ultra-catholique et hostile à la politique royale d’apaisement. Il reflète également les tensions internationales entre les royaumes de France et d’Espagne, avivées par l’insurrection aux Pays-Bas. Pendant longtemps, la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre. Faute de sources, les historiens sont restés longtemps partagés sur le rôle exact de la couronne. Ils retiennent aujourd’hui que seuls les chefs militaires du clan protestant étaient visés par l’ordre royal. Dès le matin du 24 août, Charles IX avait ordonné l’arrêt immédiat des tueries mais, dépassé par la fureur du peuple, il n’avait pu les empêcher.

[12] Le château royal d’Amboise est une ancienne résidence des rois de France surplombant la Loire, à Amboise, en Indre-et-Loire. Il fait partie des châteaux de la Loire. Avant d’être rattaché à la couronne en 1434, le château appartenait, depuis plus de 4 siècles, à la puissante maison d’Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à plusieurs rois notamment Charles VIII, Louis XII ou encore François 1er. Il a été partiellement détruit après la Révolution. Du projet de Charles VIII subsistent toutefois le logis royal, la chapelle Saint-Hubert où reposent les restes présumés de Léonard de Vinci, les terrasses et les tours cavalières qui donnent au monument cette silhouette si singulière.

[13] Les clarisses (ou ordre des clarisses ou ordre des Pauvres Dames) tiennent leur nom de sainte Claire d’Assise qui a créé cet ordre en 1212 à la demande de saint François d’Assise.

[14] Prague est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque, en Bohême. Située au cœur de l’Europe centrale, à l’ouest du pays, la ville est édifiée sur les rives de la Vltava. Capitale historique du royaume de Bohême, berceau du peuple tchèque, Prague connaît son apogée au 14ème siècle sous le règne du roi de Bohême et empereur germanique Charles IV qui en fait la capitale de l’Empire. Elle est alors un centre culturel et religieux de première importance, où naissent les balbutiements de la réforme protestante lorsque Jan Hus prêche contre les abus de la hiérarchie catholique et le commerce des indulgences. Brièvement redevenue capitale impériale et culturelle au tournant des 16ème et 17ème siècles sous le règne de Rodolphe II, Prague perd progressivement en importance jusqu’à la Renaissance nationale tchèque au 19ème siècle puis la création de la Tchécoslovaquie au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1918, dont elle devient la capitale.