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Jacques Chereau dit Chereau le jeune

vendredi 10 octobre 2025, par lucien jallamion

Jacques Chereau dit Chereau le jeune (1688-1776)

Dessinateur, graveur à l’eau forte et au burin-Éditeur et marchand d’estampes français

Fils du menuisier Simon Chereau et d’Anne Hardouin originaires de Blois [1], Jacques Chereau travailla d’abord chez son frère François Chereau , puis se perfectionna chez les Audran [2], dont un, Girard, avait formé son frère. Établi dans le quartier des graveurs de la rue Saint-Jacques [3], ses gravures étaient diversement estampillées au Grand St. Remy, au Coq, ou Au-dessus de la Fontaine Saint-Séverin.

Il épouse le 9 février 1722 en premières noces, Anne Yvart, l’une des filles du peintre Joseph Yvart , qui vivait aux Gobelins [4]. Devenu veuf, il épouse le 11 janvier 1724 Marguerite-Geneviève Chiquet, la fille du graveur et marchand Jacques Chiquet , dont il hérite des plaques et du matériel en 1741.

Le couple eut 9 enfants, dont 4 survécurent, 2 fils graveurs, et 2 filles.

Dans sa jeunesse, Jacques Chereau vécut un temps à Londres, avant 1740, d’où il rapporta les techniques de vue d’optique dont sa boutique se fit une spécialité.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jacques Chereau/ Portail de la gravure et de l’estampe/ Catégories  : Graveur français du 18ème siècle/ Aquafortiste français/ Buriniste/ Dessinateur français/ Marchand d’estampes

Notes

[1] Blois est une commune française, chef-lieu du département de Loir-et-Cher. Historiquement, la ville fut la capitale du comté de Blois, créé en 832, maintenu par la maison homonyme jusqu’à son intégration au domaine royal en 1397. À la Renaissance, le roi Louis XII y établit sa cour et en fait sa résidence royale.

[2] Cette famille se fait connaître tout d’abord par les hautes fonctions occupées par ses membres, le premier fut maître paumier à Paris, suivi par son fils Louis Audran qui remplit les fonctions de louvetier d’Henri IV. Rien ne laisse présager que ce dernier puisse engendrer une descendance d’artistes graveurs en particulier, mais aussi de peintres et de dessinateurs. Le mérite en revient à Charles Audran, qui est le premier à embrasser la gravure, sans aucune certitude qu’il soit l’aîné ou le cadet de son frère Claude, élève de son frère. C’est par ce dernier que la descendance se perpétue, Charles restant célibataire sans enfant.

[3] La rue Saint-Jacques est située sur la rive gauche de la Seine, dans le 5e arrondissement. Ancien axe majeur de la ville gallo-romaine (cardo maximus), elle constitue toujours l’une des principales voies de transit à travers le quartier Latin, parallèlement au boulevard Saint-Michel

[4] Au 15ème siècle, le quartier des bords de Bièvre était en dehors de Paris, dans le bourg Saint-Marcel, ceint de sa propre muraille et développé sur le lieu d’une nécropole gallo-romaine autour de l’église renfermant la tombe de saint Marcel. Il est délaissé par la noblesse qui, depuis le 13ème siècle, y possédait des résidences de plaisance ou « séjours », au profit d’une activité industrielle attirée par les eaux de la Bièvre et occupé alors par plusieurs familles de teinturiers, dont les familles Gobelin et Canaye. Jean (ou Jehan) Goblin, s’y installe en 1447.