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Laoshang

dimanche 7 septembre 2025, par lucien jallamion

Laoshang

Chanyu de l’empire Xiongnu

Il succéda à son père Modu Chanyu en 174 avant notre ère. Sous son règne, l’empire Xiongnu [1] continua de s’étendre contre les Yuezhi [2] et les Xiongnu prirent ainsi le contrôle du corridor Hexi [3].

En 177 avant notre ère ou 176, suivant les instructions de son père Modu, Jiyu a mis fin au danger des Yuezhi, a transformé le crâne de leur roi en une tasse à boire et les a chassés du Gansu. Les Yuezhi ont migré vers l’ouest.

En 174 avant notre ère, Modu mourut et Jiyu devint Laoshang Chanyu.

En 166 avant notre ère, les forces Xiongnu sous Laoshang ont attaqué Chang’an [4] et ont emporté un grand nombre de personnes et d’animaux.

En 165 avant notre ère, les Xiongnu revinrent et attaquèrent à nouveau Chang’an.

En 164 avant notre ère, les Xiongnu sous Laoshang envahirent complètement le Gansu et le bassin du Tarim [5], chassant les Yuezhi et les Sakas [6], qui envahirent la Bactriane [7] et occupèrent la Sogdia [8].

Les Yuezhi seront chassés par les Wusun [9], les forçant à aller plus loin dans la Sogdie et chassant les Sakas. Les Sakas sont allés en Parthie [10] et certains en Inde.

Un groupe connu sous le nom de petit Yuezhi a fui dans le sud du Gansu et a fusionné avec la population Qiang [11].

Laoshang a également vaincu un groupe de personnes dans le nord de la Bactriane connu sous le nom de Hathal. Depuis cette position occidentale, les Xiongnu menaient des raids annuels sur les Han.

En 161 avant notre ère, Laoshang mourut et son fils Junchen Chanyu lui succéda

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Laoshang/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Xiongnu, ou Hunnu, est une confédération de peuples nomades vivant en Mongolie, en Transbaïkalie et en Chine du Nord. Xiongnu est le nom que leur ont donné les Chinois dans l’Antiquité.

[2] Durant l’Antiquité, à une date inconnue, les Yuezhi également parfois appelé en chinois Rouzhi, ont fondé le premier empire connu de l’Asie centrale. C’est un peuple indo-européen relevant du groupe des Tokhariens. Ce peuple vivait dans l’ouest de l’actuelle province chinoise du Gansu, où se trouve Dunhuang, ville dont le nom est probablement d’origine yuezhi. De mode de vie nomade, ils déplaçaient leurs troupeaux en été vers les pâturages des monts Qilian, qui bordent le Gansu au sud. Le nom de ces montagnes serait aussi d’origine yuezhi et signifierait « céleste ». Les Chinois de l’Antiquité, qui n’ont jamais dû les affronter, les connaissaient surtout comme étant des pourvoyeurs de chevaux, dont ils disposaient sûrement en grand nombre.

[3] Le corridor du Hexi également connu sous le nom de corridor du Gansu, est une importante région historique située dans la province occidentale moderne du Gansu en Chine. Il s’agit d’un tronçon étroit de plaine traversable et relativement arable à l’ouest de la boucle d’Ordos du fleuve Jaune (d’où le nom de Hexi, qui signifie « à l’ouest du fleuve »), flanqué entre les terrains beaucoup plus élevés et inhospitaliers des plateaux mongol et tibétain

[4] Autrefois nommé Hao ou Zongzhou, pendant la dynastie Zhou, elle fut la capitale de la Chine pour la période des Zhou occidentaux. Suite à la folie du roi Zhou Youwang, la ville fut incendiée et pillée par les barbares Rong. Xi’an est l’extrémité est de la route de la soie considérée comme ayant été « ouverte » par le général chinois Zhang Qian au 2ème siècle av. jc. C’était l’une des Quatre Grandes Capitales Anciennes car ce fut la capitale de la Dynastie Qin, des Han, alors connue sous le nom de Chang’an

[5] Le bassin du Tarim est le plus grand bassin fluvial endoréique au monde (les données varient donnant une superficie de 500 000 km², 557 000 km² à 1 157 800 km²). Entouré par plusieurs chaînes de montagnes, le Tian Shan au nord, la chaîne des Pamirs à l’ouest et les Kunlun au sud, il correspond à la moitié sud de l’actuelle région autonome du Xinjiang (appelé aussi Turkestan oriental) dans la partie la plus occidentale de la Chine. Une grande partie du bassin est occupé par le désert du Taklamakan. Le secteur est habité par des Hans, des Mongols, des Ouighours, des Huis et d’autres populations d’Asie centrale.

[6] Les Sakas ou Saces sont un ensemble mal délimité de peuples indo-européens qui vivaient dans l’Antiquité en Asie centrale, dans une région couvrant le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, et une partie du Pakistan et de l’Iran, et parfois étendue jusqu’aux monts Altaï et à la Sibérie méridionale en Russie selon les auteurs. Il s’agit des branches orientales des peuples Scythes, ceux qui sont le plus souvent mentionnés dans les sources perses sous le terme "saka". Les Scythes étaient un vaste ensemble de peuples indo-européens d’Eurasie centrale parlant des langues iraniennes

[7] La Bactriane ou Bactrie est une région à cheval sur les États actuels d’Afghanistan, du Pakistan, de la Chine, du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan et aussi un peu du Turkménistan, située entre les montagnes de l’Hindū-Kūsh et la rivière Amou-Daria. Elle était beaucoup plus grande autrefois. Elle avait pour bornes : au sud les Paropamisades et l’Inde ; au nord, la Sogdiane ; à l’est, la Scythie extra Imaum ; à l’ouest, l’Hyrcanie, et contenait, entre autres contrées, la Margiane, la Guriane, la Bubacène, le pays des Tochares et des Marucéens.

[8] La Sogdia ou Sogdiana était une ancienne civilisation iranienne située entre l’Amou-Daria et le Syr-Daria, et dans les actuels Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, Kazakhstan et Kirghizistan. La Sogdiane était également une province de l’empire achéménide et figure sur l’inscription de Darius le Grand à Behistun. La Sogdiane a d’abord été conquise par Cyrus le Grand, le fondateur de l’empire achéménide, puis a été annexée par le souverain macédonien Alexandre le Grand en 328 av.jc. Il continuerait à changer de mains sous l’empire séleucide, le royaume gréco-bactrien, l’empire Kouchane, l’empire sassanide, l’empire hephtalite, le khaganat turc occidental et la conquête musulmane de la Transoxiane. Les cités-États sogdiennes, bien qu’elles n’aient jamais été unies politiquement, étaient centrées sur la ville de Samarcande.

[9] Les Wūsūn était un peuple nomade ou semi-nomade qui aurait habité à l’ouest de Gansu, au nord de la Chine. Voisins du peuple Yuezhi, ils étaient d’origine turque ou indo-européenne

[10] La Parthie est une région historique située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l’empire des Achéménides et berceau de l’Empire parthe qui domine le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre 190 av. jc. et 224 ap. jc. Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord (aujourd’hui la frontière entre Iran et Turkménistan) et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l’ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l’Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l’Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l’antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.

[11] Qiang était un nom donné à divers groupes de personnes à différentes périodes de la Chine ancienne. On pense généralement que le peuple Qiang est d’origine tibéto-birmane, bien qu’il existe d’autres théories. Le peuple Tangoute des dynasties Tang, Song et Yuan est peut-être d’origine Qiang. Le peuple Qiang moderne ainsi que les Tibétains peuvent également descendre en partie des anciens Qiang