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Pierre Louis Reich de Pennautier

mercredi 27 août 2025, par lucien jallamion

Pierre Louis Reich de Pennautier (1614-1711)

Homme d’affaires protégé par le cardinal Pierre de Bonzi , il fut Receveur Général du Clergé de France [1] et trésorier de la bourse de la province de Languedoc [2], poste auquel il a succédé en 1653 à son frère Pierre Reich de Pennautier, lui-même successeur de leur père Bernard Reich de Pennautier.

Pierre Louis Reich de Pennautier n’était ni un proche ni un protégé deColbert comme le montre leur correspondance. Il accepte de s’intéresser à 2 projets importants de Colbert dans le Languedoc, région dont il dirige les Etats dès 1653, 8 ans avant l’arrivée au pouvoir de Colbert, et où l’avaient précédé son père et son frère aîné.

De plus, dès 1664, Pennautier avait été taxé par la Chambre de justice [3] à une amende de 38,154 livres, en compagnie d’autres grands financiers du temps.

Lors de l’affaire des poisons [4], Colbert ne lui fait pas de cadeau non plus et multiplie les efforts pour ramener en France la Marquise de Brinvilliers Marie-Madeleine Dreux d’Aubray , dont les lettres compromettent Pierre Louis Reich de Pennautier et qui finit par parler une fois arrêtée, au printemps 1676.

Libéré en 1677 après 13 mois de prison, après les interventions de nombreux responsables religieux, Pierre Louis Reich de Pennautier, n’en tient pas rigueur à Colbert et dit oui lorsque Colbert lui demande de prêter de l’argent à Pierre-Paul Riquet pour terminer le Canal du Midi [5], les États du Languedoc apportant par ailleurs 40 % des capitaux propres du projet.

Lancés tous deux dès 1666, les deux autres projets de Colbert dans cette région, la manufacture de draps des Saptes [6] et la Compagnie royale des mines et fonderies du Languedoc [7] patinent tous deux en 1669, le premier à cause de la concurrence de la Manufacture des draps de Villeneuvette [8], également créée par Colbert, et le second parce que les financiers, dont Pennautier, se voient reprochés par Colbert un sous investissement.

En 1666, Penautier est l’un des directeurs de la Compagnie royale des mines et fonderies du Languedoc, qui devait mettre en exploitation les gisements de plomb et de cuivre du Languedoc, du Rouergue [9] et du pays de Foix [10], pour établir des fonderies. Un ingénieur de Carcassonne [11], Chénier, part en Allemagne étudier les mines du Harz [12] et de la Saxe, et débute les travaux en juillet 1666, au retour de sa mission, pour une dépense de moins de 50 000 livres, dans une vingtaine d’ateliers.

La Compagnie avait sollicité Colbert pour faire venir de Suède des mineurs habitués à la recherche des filons et au traitement du minerai. Le fils de Guillaume de Bèche s’installe alors dans la région. Mais l’entreprise concentra très vite ses efforts sur 3 sites avant de jeter l’éponge en 1670, faut d’investissement des financiers.

En 1667 il échange des courriers avec Colbert lors de la création de la manufacture de draps des Saptes à Carcassonne, dans lesquels il se montre optimiste sur les perspectives commerciales, Colbert insistant pour faire venir des ouvriers des Pays-Bas. En 1669, la compagnie ne reçoit que la moitié du prêt de 40 000 livres prévu pour son développement. L’entreprise de draps employait 200 ouvriers en 1689, mais cesse le travail à la mort du directeur, Noël de Varennes.


Grand financier deLouis XIV, Antoine Crozat fut son secrétaire, à l’âge de 17 ans, puis son caissier et enfin son successeur au poste de Trésorier des Etats du Languedoc avant de devenir le plus riche homme de Paris, selon Saint-Simon. Très pieux, comme Pennautier, Crozat deviendra l’un des principaux actionnaires de la Compagnie de Guinée [13] puis le propriétaire de l’intégralité de la Louisiane, peu après sa découverte.

Les deux hommes ont eu chacun leur hôtel particulier ou leur parcelle sur la Place Vendôme [14], qui peuvent toujours être admirés (Au numéro 17, l’Hôtel Crozat [15] l’un des plus anciens de la place, construit avant 1703, par Pierre Bullet pour Antoine Crozat, acquéreur du terrain dès 1700 et qui y vécut avec son épouse jusqu’en 1738, Au numéro 19, l’Hôtel d’Évreux [16], sur une parcelle vendue en 1700 à Pennautier, qui le 5 août 1706 céda le terrain et sa charge à Antoine Crozat, qui porta l’année suivante la parcelle à 3.800 mètres carrés et fit construire l’hôtel par Pierre Bullet, pour y loger sa fille, alors âgée de 12 ans, et son gendre, Henri-Louis de La Tour d’Auvergne , comte d’Évreux.

Il séjourne régulièrement à Versailles à la cour de Louis XIV d’où il rapporte modes architecturales et impulsion politique et économique. En 1670, il confie à Le Vau, l’architecte de Versailles [17], l’agrandissement de son château de Pennautier [18] et à Le Nôtre le dessin du parc à la française. Ce château, de style classique, existe encore à Pennautier, près de Carcassonne, avec le parc dessiné par Le Nôtre.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jean Guilaine (s.d.), Histoire de Carcassonne, Privat, Toulouse, 2001 (nelle éd).

Notes

[1] Le Receveur général du Clergé en France, sous l’Ancien Régime, était un agent des finances publiques chargé de collecter les impôts pour l’Église de France. Il était nommé par le Roi et il siégeait dans un hôtel particulier de l’actuelle Place Vendôme, à Paris. Le Receveur général le plus connu est Pierre Louis Reich de Pennautier, célèbre pour son implication dans l’affaire des poisons sous le règne de Louis XIV.

[2] Le Languedoc est un territoire du sud de la France traditionnellement divisé en Haut Languedoc, qui correspond approximativement à l’actuelle région Midi-Pyrénées, et Bas Languedoc, qui correspond approximativement à l’ancienne région Languedoc-Roussillon. Le Languedoc fait partie de l’Occitanie, vaste espace géographique de langue d’oc. Le territoire du Languedoc (région où l’on parle la langue d’oc) est rattaché au domaine royal au 13ème siècle à la suite de la croisade contre les Albigeois mettant fin au catharisme. Le territoire sous contrôle des États de Languedoc s’est ensuite progressivement réduit à l’ancienne province du Languedoc. C’est en 1359 que les villes des trois sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Toulouse concluent entre elles une « union perpétuelle » puis exigent des officiers royaux d’être « convoquées ensemble » et non plus séparément, par sénéchaussée. Vers la fin du 14ème siècle, pays des trois sénéchaussées, auquel le nom de Languedoc allait être réservé, désigne les deux sénéchaussées de Beaucaire Nîmes et de Carcassonne et la partie occidentale de celle de Toulouse, conservée au traité de Brétigny. Le pays de Foix, qui relève de la sénéchaussée de Carcassonne jusqu’en 1333 puis de celle de Toulouse, cesse d’appartenir au Languedoc. En 1469, le Languedoc est amputé de presque toute la partie de la sénéchaussée de Toulouse située sur la rive gauche de la Garonne. Le roi Louis XI détache les deux jugeries de Rivière (Montréjeau) et de Verdun (aujourd’hui Verdun-sur-Garonne) de la sénéchaussée toulousaine pour les incorporer au duché de Guyenne, apanagé à son frère, le prince Charles. En contrepartie, le roi incorpore au Languedoc quelques communautés d’habitants du diocèse de Comminges, situées sur la rive droite de la Garonne, connues comme le Petit Comminges

[3] Juridiction spéciale apparue dès le Moyen Âge, la Chambre de justice était composée de magistrats de la Cour. L’une d’elles a eu lieu après l’arrestation du surintendant des finances, Nicolas Fouquet, en 1661. À la mort de Louis XIV, le régent Philippe d’Orléans, trouve les caisses de l’État vides. Il décide d’installer une commission ayant fonctions de tribunal, dans une salle du couvent des Augustins pour récupérer les montants dont auraient indûment bénéficié des favoris de Louis XIV. L’édit de mars 1716 créa ainsi une Chambre de Justice, proposée par le duc de Noailles et Rouillé du Coudray, qui a pour mission de punir les exactions des « traitants et gens d’affaires », ainsi que les malversations des « officiers comptables, munitionnaires ». Le procureur est Michel Bouvard de Fourqueux. Les banquiers, comme Antoine Crozat, sont les premiers visés.

[4] L’affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1679 et 1682, sous le règne de Louis XIV, qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de l’aristocratie furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses.

[5] Le canal du Midi est un canal de navigation français à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le 17ème siècle. D’abord appelé « canal royal de Languedoc », il est renommé canal du Midi par les révolutionnaires en 1789. À partir de 1856, le canal latéral à la Garonne, qui double la Garonne de Bordeaux à Toulouse, prolonge le canal du Midi pour fournir une voie navigable de l’océan Atlantique à la mer Méditerranée : l’ensemble des deux canaux est dénommé canal des Deux-Mers. Ouvrage d’art exceptionnel, considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du 17ème siècle, le canal du Midi révolutionne le transport fluvial et la circulation dans le Midi de la France de l’Ancien Régime. Le défi, relevé par Pierre-Paul Riquet, son concepteur, est d’acheminer l’eau de la montagne Noire jusqu’au seuil de Naurouze, le point le plus élevé du canal. Louis XIV autorise le début des travaux par un édit royal d’octobre 1666. Supervisé par Pierre-Paul Riquet, le chantier dure de 1666 à 1681, sous le contrôle de Jean-Baptiste Colbert. Longtemps utilisé pour le transport de marchandises, le canal du Midi est aujourd’hui reconverti au tourisme fluvial. Le canal du Midi est l’un des plus anciens canaux d’Europe toujours en fonctionnement.

[6] La manufacture de draps des Saptes à Carcassonne, créée au 16ème siècle, est relancée en 1667 par Colbert pour développer l’industrie du drap, notamment à l’exportation. Les Saptes se trouve sur la commune de Conques-sur-Orbiel à environ 6,5 km au nord-est du cœur de Carcassonne, et à moins de 250 m de l’Orbiel. Les frères Saptes, venus de Tuchan, s’installent au 16ème siècle près de Conques sur Orbiel et Carcassonne où ils concentrent en un même lieu toutes les opérations nécessaires à la fabrication des tissus. La famille propère est la troisième génération abandonne la fabrique pour la magistrature. L’entreprise, bien qu’ils l’aient vendue en 1620, continue à porter leur nom et devient en 1666 la première manufacture royale du Languedoc, avec à la clé le soutien de l’État. En 1667, Colbert échange des courriers avec le financier Pierre Louis Reich de Pennautier au moment de la création de la compagnie. Ce dernier se montre optimiste sur les perspectives commerciales. Colbert ne débloque cependant que la moitié du prêt d’État prévu en 1669. Il s’assure d’abord qu’il parvient à faire venir des ouvriers des Pays-Bas pour importer une technologie efficace, même si une activité drapière existe dans la région de Carcassonne depuis 1508.

[7] La Compagnie royale des mines et fonderies du Languedoc fut fondée en 1666 et devait mettre en exploitation les gisements de plomb et de cuivre de cette province, ceux du Rouergue et du pays de Foix, et établir des fonderies pour épurer le minerai. Ils envoyèrent en Allemagne un ingénieur de Carcassonne, nommé Chénier, pour étudier le système d’exploitation des mines du Harz (Altenau...) et de la Saxe (Freiberg...). Dès les mois de juin et de juillet 1666, Chénier, de retour de sa mission, commença les travaux, pour une dépense de moins de 50 000 livres, dans une vingtaine d’ateliers. La Compagnie avait sollicité Colbert pour faire venir de Suède des mineurs habitués à la recherche des filons de cuivre et de plomb, et au traitement du minerai. Le fils de Guillaume de Bèche, venu de Suède où sa famille a développé la métallurgie, s’installe alors dans la région. Colbert lui demanda de faire venir d’autres ouvriers de Suède et d’attirer leurs femmes, pour mieux retenir les maris. Mais la désorganisation de l’entreprise, suivie de près par Colbert, obligea à concentrer les efforts sur trois ateliers seulement. Les expériences se prolongèrent d’octobre 1669 à mars 1670. Elles laissèrent peu d’espoir. En décembre 1670, le licenciement des ouvriers était décidé. Colbert renonçait à un projet dont l’exécution lui paraissait désormais impossible.

[8] La manufacture de Villeneuvette (fabrique de draps puis d’uniformes militaires) fut créée en 1673 et déclarée manufacture royale en 1677. La manufacture est située sur le territoire de la commune de Villeneuvette près de Clermont-l’Hérault dans le département de l’Hérault

[9] Le Rouergue est une ancienne province du Midi de la France correspondant approximativement à l’actuel département de l’Aveyron. Après avoir fait partie du comté de Toulouse, il fut rattaché à la Guyenne avant d’en être détaché lors de la formation de la province de Haute-Guyenne en 1779.

[10] Foix est une commune française, ancienne capitale du comté de Foix, aujourd’hui préfecture du département de l’Ariège. c’est une des plus petites préfectures de France. Elle est moins peuplée que Pamiers, qui est l’une des deux sous-préfectures. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays de Foix, composé de la partie centrale du Plantaurel, du massif de l’Arize et d’un tronçon de la vallée de l’Ariège avec ses quelques affluents.

[11] Carcassonne est une commune française, préfecture du département de l’Aude. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Carcassès, un pays centré sur la ville de Carcassonne, entre les prémices du Massif central et les contreforts pyrénéens. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal du Midi, l’Aude, le Fresquel, l’Arnouze, le ruisseau de Bazalac, le ruisseau de Malepère, le ruisseau de Fount Guilhen et par divers autres petits cours d’eau, dont les ruisseaux de Garrel et de Montirat qui alimentent le lac de la Cavayère. La ville est connue pour la Cité de Carcassonne, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet-le-Duc au 19ème siècle

[12] Le Harz, également en français le Hartz, est à la fois le nom donné à une région, à un district allemand, à un massif montagneux couvrant environ 2 000 km2 au centre-nord de l’Allemagne et à la forêt qui le couvre, parfois considérée comme une relique de la forêt hercynienne décrite par les auteurs antiques et médiévaux, elle-même relique de la forêt primaire européenne. Le massif du Harz est situé à cheval sur deux régions allemandes et est souvent divisé en 2 parties d’aspects différents : • le Haut-Harz (Oberharz) au nord-ouest, en Basse-Saxe, où le massif est d’altitude plus élevée et plus riche en forêts résineuses (épicéas). Le point culminant, le Brocken, a une altitude de 1 141 mètres ; • le Bas-Harz (Unterharz) au sud-est, en Saxe-Anhalt et en Thuringe, au relief plus doux qui descend progressivement vers les terres environnantes avec une forêt tempérée décidue, aux caractéristiques climatiques presque continentales, et mêlée de prés alors qu’on s’approche des vallées et plaines périphériques.

[13] La Compagnie de Guinée est une société fondée au 17ème siècle qui a joué un rôle dans le commerce triangulaire. Elle fusionne en 1748 avec la société Grou et Michel, des négociants nantais. Créée en 1684 par Louis XIV, la Compagnie de Guinée est l’une des plus importantes sociétés de la traite négrière et du commerce triangulaire entre Nantes et l’île de Saint-Domingue. Sa création en 1684 et sa réforme en 1701 traduisent l’impatience de Louis XIV devant les résistances des colons de Saint-Domingue, pour la plupart des flibustiers ou des petits planteurs de tabac, à se lancer dans le commerce d’esclaves et la culture du sucre. Elle n’obtiendra que des résultats modestes dans ce domaine, tandis que les négociants jacobites irlandais du port de Saint-Malo puis de Nantes, soutenus par le Roi, sont les vrais organisateurs de la traite négrière. La compagnie de Guinée permet cependant d’installer la domination française sur les côtes d’Afrique, alors que l’Angleterre est devenue une puissance ennemie, par ailleurs moins agressive dans la traite négrière après la Glorieuse Révolution de 1688. Louis XIV réduit en 1685 la concession territoriale de la Compagnie du Sénégal fondée en 1674, pour établir la Compagnie de Guinée, dont il choisit les membres. Elle est chargée de faire pendant vingt ans, « le commerce des nègres, de la poudre d’or et de toutes les autres marchandises » sur les côtes d’Afrique, de la rivière de Sierra Leone jusqu’au cap de Bonne-Espérance.

[14] La place Vendôme ainsi nommée depuis 1799, après avoir porté successivement les noms de place des Conquêtes, de place Louis-le-Grand à partir de 1699 puis de place des Piques à partir de 1792 est une place de Paris, située dans le 1er arrondissement. Avec la place des Vosges, la place Dauphine, la place des Victoires et la place de la Concorde, elle est l’une des cinq places royales de la ville. Son architecture est due à l’architecte Jules Hardouin-Mansart qui conçoit, en 1699, un plan d’urbanisme strict auquel doivent se conformer les propriétaires des immeubles. Une grande partie des façades est classée monument historique. En son centre se trouve la colonne Vendôme, une colonne de bronze faite à partir de, dit-on, 1200 canons récupérées à l’ennemi et fondues selon une décision de Napoléon, édifiée en 1810, abattue par les communards, reconstruite ensuite. Typique de l’urbanisme classique français, c’est une des places de Paris les plus célèbres et considérée comme l’une des plus luxueuses du monde. Avant de devenir un lieu central de l’époque contemporaine pour la joaillerie, la place Vendôme est, avec la rue de la Paix, l’épicentre de l’élégance parisienne durant un demi-siècle, comptant nombre de couturiers ou modistes.

[15] Cet hôtel est l’un des plus anciens de la place puisqu’il fut construit avant 1703 par Pierre Bullet pour le richissime Antoine Crozat, acquéreur du terrain dès 1700. La façade arrière présentait des pavillons en saillie, encadrant un jardin à la française, ainsi qu’une cour avec écuries et porte cochère et ouvrant au n° 20 rue Cambon, Crozat y vécut avec son épouse jusqu’en 1738, y renferma sa célèbre collection. Après la mort de Mme Crozat en 1742, l’hôtel fut la résidence de son fils, Joseph-Antoine Crozat et de son épouse, Catherine Amelot de Gournay.

[16] L’hôtel d’Évreux est un ancien hôtel particulier situé au no 19, place Vendôme, dans le 1er arrondissement de Paris. Il est construit entre 1706 et 1708, par l’architecte Pierre Bullet derrière une façade conçue sur les plans de l’architecte Jules Hardouin-Mansart, pour le richissime financier et armateur Antoine Crozat, afin d’y loger sa fille et son gendre le comte d’Évreux. Longtemps propriété du Crédit foncier de France, l’ensemble immobilier que représente cet hôtel avec l’hôtel des Vieux, l’hôtel Castanier et le pavillon Cambon, est acquis en 2003, par Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar. L’hôtel est voisin du Ritz Paris, sis dans les anciens hôtels de Gramont et Crozat.

[17] Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, dans les Yvelines, en France. Il fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le roi et la cour y résidèrent de façon permanente du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789, à l’exception des années de la Régence de 1715 à 1723. Situés au sud-ouest de Paris, ce château et son domaine visaient à glorifier la monarchie française. Le château est constitué d’une succession d’éléments ayant une harmonie architecturale. Il s’étale sur 63 154 m², répartis en 2 300 pièces, dont, actuellement, 1 000 pièces de musée. Le parc du château de Versailles s’étend sur 815 ha, contre plus de 8 000 ha avant la Révolution française, dont 93 ha de jardins. Il comprend de nombreux éléments, dont le Petit et le Grand Trianon (qui fut également résidence de Napoléon 1er, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe 1er, et Napoléon III), le hameau de la Reine, le Grand et le Petit Canal, une ménagerie (aujourd’hui détruite), une orangerie et la pièce d’eau des Suisses.

[18] Le château de Pennautier est situé sur la commune de Pennautier dans le département de l’Aude, à 5 km de Carcassonne et à 90 km de Toulouse.