John Comyn 7ème comte de Buchan (vers 1250-1308)
Membre important de la famille Comyn [1] au début du 14ème siècle. Il est l’un des principaux opposants à Robert Bruce lors de la guerre civile qui éclate en même temps que la première guerre d’indépendance écossaise [2]. Il ne doit pas être confondu avec John III Comyn , seigneur de Badenoch [3], qui est son cousin et qui fut assassiné par Bruce à Dumfries [4] en mars 1306.
Buchan est le représentant d’une famille qui a longuement dominé la politique écossaise jusqu’à sa défaite devant Bruce en 1308. Cette défaite et la mort de John Comyn la même année est à l’origine d’un changement significatif de l’équilibre des forces et du pouvoir en Écosse.
John devient 7ème comte de Buchan à la mort de son père John II Comyn, en 1289. Âgé d’environ 40 ans à cette époque il se trouve rapidement face aux graves remous politiques liés à la crise de succession écossaise.
Le 13 juin 1291 avec les autres membres de la haute aristocratie écossaise il jure fidélité au roi Édouard 1er d’Angleterre qu’il reconnaît suzerain supérieur de l’Écosse. En novembre de la même année il est l’un des auditeurs de Jean Balliol. Ce dernier désigné comme roi l’année suivante fait de lui un membre important de l’administration du royaume en le nommant Connétable d’Écosse en 1293.
Il est l’un de nobles écossais requis par le roi Édouard 1er d’Angleterre qui se considère comme son suzerain féodal à servir dans son conflit contre la France en Gascogne [5]. Cette requête est mal accueillie et quand le roi Jean est tenté de céder aux demandes du roi d’Angleterre sur la participation écossaise dans la guerre, il est placé sous la garde d’un conseil constitué parː Buchan, 3 autres comtes, 4 évêques et 4 barons qui prennent alors la direction effective du royaume en mains. Le nouveau gouvernement écossais conclut avec le royaume de France une alliance et se prépare à entrer en guerre avec l’Angleterre.
Le premier affrontement du conflit est l’attaque menée par son cousin John III Comyn, seigneur de Badenoch et fils de John II Comyn, dit le Comyn Rouge, qui est le neveu du roi Jean contre la cité de Carlisle [6] en Cumbria [7]. La défense de la cité a été confiée depuis octobre 1295 à Robert de Bruce (6e lord d’Annandale) , fils du Compétiteur de 1290 qui vient lui-même de transmettre en 1292 le comté de Carrick [8] à son fils le futur roi Robert Bruce. Le premier combat de ce qui va devenir la première guerre d’indépendance de l’Écosse oppose donc ironiquement la famille Comyn à la famille de Bruce.
L’attaque de Carlisle de mars 1296 est un échec. Édouard 1er réplique immédiatement et écrase la principale force armée écossaise lors de la Bataille de Dunbar [9], il progresse ensuite rapidement vers le nord. John Comyn de Buchan et le roi Jean se soumettent à Montrose [10] en Angus [11] en juillet, avec les principaux nobles d’Écosse. Jean Balliol est dépouillé des symboles de majesté et de pouvoir et incarcéré dans la Tour de Londres [12]. Le comte de Buchan, capturé, n’est pas trop durement traité, il est simplement emprisonné en Angleterre au sud de la Rivière Trent. En juin 1297 il fait le serment de service armée en France, mais Édouard 1er se trouve rapidement contraint d’utiliser autrement ses services. En effet la même année l’Écosse est embrasée par un vaste soulèvement mené par Andrew Moray dans le nord et William Wallace dans le sud du pays. La révolte de Moray est particulièrement inquiétante pour Buchan car la région qu’il contrôle est frontalière de ses domaines. Et c’est dans l’intention de reprendre le contrôle du Moray que Édouard 1er autorise finalement le comte de Buchan à retourner dans ses états en juillet.
Andrew Moray est le fils et homonyme de Sir Andrew Moray de Petty et Avoch Justiciar d’Écosse [13], alors prisonnier en Angleterre, dont les liens avec la famille Comyn sont nombreux car il a notamment épousé en secondes noces Euphemia Comyn, la fille du 1er seigneur de Badenoch. Dans ce contexte l’action de John Comyn contre son voisin demeure très formelle et il se contente en fait de conserver son domaine dans l’obédience du roi d’Angleterre lors de la bataille de Stirling Bridge [14] où Andrew Moray est mortellement blessé, et ce jusqu’après la bataille de Falkirk [15] après laquelle William Wallace se démet de sa fonction de Gardien de l’Écosse [16] et que John III Comyn est appelé à le remplacer.
Le comte de Buchan est présent à la rencontre de Peebles [17] en août 1299, au cours de laquelle intervient la rupture entre les membres des factions pro-Comyn et pro-Bruce. Pendant que son cousin John III Comyn saisit le comté de Carrick, Buchan attaque de son côté William Lamberton l’évêque de Saint Andrews [18] partisan des Bruce et son jeune frère Sir Alexandre Comyn ravage le nord de la région avec l’appui Lachlan Mac Ruairidh
Entre 1300 et 1304 la première guerre d’indépendance de l’Écosse est finalement menée par les Comyn. Sous l’autorité de son cousin le Gardien de l’Écosse, John de Buchan exerce la fonction de Justiciar d’Écosse au nord du Firth of Forth [19], il tient sa cour à Aberdeen [20] au début de la décennie 1300 mais il est également actif sur les frontières contre les Anglais et au Galloway [21], où il est sheriff [22] de Wigtown [23]. En 1301 il rejoint le Gardien John de Soules lors de sa campagne contre l’armée anglaise dans la vallée de la Clyde [24]. L’année suivante il est désigné avec le même John de Soules et Jacques Stuart 5ème grand sénéchal pour mener une ambassade à Paris afin de soutenir la cause écossaise lors des négociations entre le royaume de France et l’Angleterre. En son absence son cousin bat une armée anglaise lors de la bataille de Roslin [25]. Mais ce succès reste sans suite car Édouard 1er qui prépare une offensive massive en Écosse persuade le roi Philippe IV le Bel d’exclure l’Écosse du Traité de Paris signé en mai 1303.
L’invasion d’Édouard 1er de 1303 est la plus importante menée par les Anglais depuis celle de 1296 et il est vain de tenter de lui résister. Lorsqu’une armée s’engage au nord du Firth of Forth, ce qui n’était pas arrivé depuis 1296, et menace les états de la famille Comyn au Buchan et Badenoch, le Gardien John III Comyn entre alors en pourparlers de paix avec le roi Édouard et un accord est conclu à Strathord près de Perth [26] en février 1304. Les domaines de Buchan un moment confisqués lui sont restitués et il devient membre du Conseil de régence destiné à administrer l’Écosse avec comme Gouverneur et nouveau Gardien Jean de Bretagne, comte de Richmond désigné par le roi d’Angleterre. En septembre 1305 le comte de Buchan est l’un des délégués envoyés au Parlement de Westminster [27] pour accepter les Ordonnances du roi Édouard 1er pour le gouvernement de l’Écosse.
En 1306 il devient évident pour tous que Jean Balliol, désormais retiré en France, ne reviendra jamais en Écosse. Son règne est terminé mais pas les prétentions des Balliol. Son fils et héritier légitime Édouard Balliol est prisonnier en Angleterre et incapable d’être candidat au trône ; le dernier prétendant se trouve être John III Comyn, neveu par sa mère du roi Jean Baliol et par son père de John, comte de Buchan. Son plus grand opposant se trouve être bien entendu, Robert Bruce, qui bien qu’il se soit soumis au roi d’Angleterre depuis 1302, n’avait jamais vraiment renoncé à ses ambitions royales. Le 10 février 1306 Robert Bruce et ses suivants assassinent John III Comyn et son oncle Robert Comyn à Dumfries. Le 25 mars, lors d’une cérémonie improvisée, il est couronné roi à Scone [28] en l’absence du comte de Fife [29] Duncan IV, prisonnier des anglais, c’est sa tante Isabelle de Fife qui comme le veut la coutume lui place la couronne sur la tête. Cette dernière n’est autre que l’épouse de John, comte de Buchan ǃ On ignore la raison précise qui fait qu’elle se soit ainsi opposée aux intérêts de la famille de son époux. Il semble que le comte de Buchan ne tente rien contre elle après cette défection mais les époux ne se reverront plus jamais.
L’engagement décisif entre John Comyn, comte de Buchan, et Robert Bruce intervient le 23 mai 1308 lors du combat de la colline de Barra [30] entre Old Meldrum [31] et Inverurie [32]. Après une première escarmouche l’armée de Comyn qui compte un millier d’hommes est mise en déroute par Robert 1er. Il est contraint de se réfugier en Angleterre où il est nommé par Édouard II Gardien des Marches de l’Ouest [33]. Bruce met à profit sa fuite pour s’emparer d’Aberdeen en août 1308 et déposséder définitivement la famille Comyn de ses domaines dans le nord de l’Écosse. John Comyn meurt dans la même année sans descendance survivante et ne laisse comme héritières que 2 nièces issues du mariage de son frère cadet Sir Alexander avec Joanna de Latimer.
La plus jeune Marguerite épouse Sir John Roos, le fils cadet de William 3ème comte de Ross et elle lui apporte la moitié des domaines subsistant en Buchan c’est-à-dire la baronnie de Kingedward située dans le nord entre le Don [34] et l’Ythan en Aberdeenshire. Les époux disparaissent rapidement et la baronnie revient au comte de Ross [35]. L’aînée des nièces, Alice comtesse titulaire de Buchan, épouse vers 1310 Henri de Beaumont qui est reconnu par le roi Édouard II d’Angleterre comte de Buchan de jure uxoris. Après la bataille de Bannockburn [36], il est privé de cet héritage et le Buchan est attribué aux partisans de Robert Bruce.
Notes
[1] Les Comyn, Cumming ou Cumin sont un clan écossais probablement d’origine anglo-normande qui joue un grand rôle dans l’Écosse du 13ème et 14ème siècle.
[2] Les guerres d’indépendance de l’Écosse furent une série de campagnes militaires qui opposèrent l’Écosse à l’Angleterre durant la fin du 13ème siècle et le début du 14ème siècle. La première guerre (1296-1328) débuta avec l’invasion anglaise de l’Écosse et se termina avec la signature du traité d’Édimbourg-Northampton en 1328. La deuxième guerre (1332-1357) éclata lors de l’invasion d’Édouard Balliol, soutenu par les Anglais, en 1332, et se termina en 1357 à la signature du traité de Berwick. Ces guerres firent partie d’une grande crise nationale pour l’Écosse et l’époque fut décisive pour l’histoire du pays. À la fin des deux guerres, l’Écosse maintint son statut de nation libre et indépendante, ce qui fut son objectif tout au long du conflit. Ces guerres furent notables pour d’autres raisons, comme l’émergence de l’arc long en tant qu’élément clé de l’armement médiéval.
[3] Les seigneurs de Badenoch (anglais Lord of Badenoch) sont des nobles écossais qui ont gouverné la seigneurie de Badenoch au 13ème siècle et au début du 14ème siècle.
[4] Dumfries est une ville (et ancien burgh royal) d’Écosse, capitale administrative du council area (après avoir été celle de la région) de Dumfries and Galloway et appartenant à la région de lieutenance du Dumfriesshire, au sud-ouest de l’Écosse. Dumfries fut fondée en 1186. En 1306, le futur roi d’Écosse, Robert 1er d’Écosse y assassina son rival pour le trône, John III Comyn.
[5] La Gascogne est une ancienne province située sur le territoire actuel des départements français des Landes, du Gers, des Hautes-Pyrénées et, pour partie, d’autres départements des régions de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Successivement appelée Aquitaine, Novempopulanie, Vasconie puis Gascogne, elle a disparu en tant qu’entité politique propre en 1063 lors du rattachement au Duché d’Aquitaine ; toutefois le nom de Gascogne est resté usité jusqu’à la révolution française.
[6] Carlisle est une ville britannique située dans le Cumbria (Angleterre), à 15 km de l’Écosse. Les quatre siècles de présence romaine furent, pour Carlisle, suivis de cinq siècles de déclin, puis de quatre siècles de différends frontaliers et de guerre entre l’Angleterre et l’Écosse.
[7] Le comté de Cumbria est un comté non métropolitain essentiellement rural du Nord-Ouest de l’Angleterre. Son nom est parfois francisé en Cumbrie. Très vaste, la Cumbria est l’un des comtés les moins densément peuplés d’Angleterre, comptant 74 habitants par km². L’essentiel de son économie repose sur le tourisme, en raison de la beauté de ses paysages, notamment dans le parc national du Lake District.
[8] Le titre de comte de Carrick a été créé plusieurs fois dans la pairie d’Écosse, et une fois dans la pairie d’Irlande. En Écosse, la première création intervint autour de 1186, quand Duncan de Galloway (dit aussi Donnchadh de Carrick) fut fait comte de Carrick. Le gros des terres associées à ce titre sont dans l’Ayrshire. Marjorie de Carrick, la petite-fille de Duncan, qui plus tard porta le titre de son propre droit, épousa Robert VI de Brus, qui devint plus tard le 6ème lord d’Annandale. Leur fils, aussi nommé Robert, et connu en tant que Robert le Bruce, allait ensuite régner sur l’Écosse sous le nom de Robert 1er d’Écosse, rattachant le titre à la couronne. Robert fut aussi créé baron dans la pairie d’Angleterre par acte de sommation en 1295 en tant que Baron Bruce d’Anandale. Le titre s’éteint avec la mort de son frère Édouard, puis de son fils David de Brus en 1371. Ensuite, les rois d’Écosse recréèrent le titre à plusieurs reprises, mais le firent non-héritable, spécifiant qu’il serait rattaché à la couronne à la mort de chaque porteur.
[9] La bataille de Dunbar est la première d’une série de batailles ayant eu lieu pendant les guerres d’indépendance de l’Écosse. Elle a lieu le 27 avril 1296 à Dunbar (Écosse) lors de l’invasion de l’Écosse par le roi Édouard 1er d’Angleterre afin de punir la révolte du roi d’Écosse John Balliol. Cette victoire anglaise conduit à la déposition du roi John Balliol et à la capture de nombreux seigneurs écossais rebelles et met fin temporairement à l’indépendance de l’Écosse annexée au royaume d’Angleterre.
[10] Montrose est un ancien burgh royal d’Écosse situé dans l’actuel council area d’Angus.
[11] L’Angus est un council area et une région de lieutenance de l’est de l’Écosse située entre Dundee et Aberdeen sur la côte de la mer du Nord. L’Angus a pour origine l’antique royaume Picte de Circhenn ou Cirig fondé par le mythique roi picte éponyme Cirig ou Circin. La région est également associée avec le roi Uurdech ou Feradach Uclea dont la fille Mongfind est réputée être épouse de l’Eóganachta de Munster Conall Corc mac Lugaid et mère de Lughid et de Cairpre Cruithechan ce dernier étant l’ancêtre des Eóganachta de Magh Geirginn. Jusqu’en 1928 le nom de cette région était Forfarshire.
[12] La tour de Londres est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté de Tower bridge. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100. Il servait également de grand palais et de résidence royale.
[13] Dans l’Angleterre et l’Irlande médiévales, le Chief Justiciar (appelé plus tard Justiciar ou justicier) occupait des fonctions semblables à celle du premier ministre du Royaume-Uni en tant que ministre en chef du roi.
[14] La bataille du pont de Stirling constitue une des batailles des guerres d’indépendance de l’Écosse. Le 11 septembre 1297, les armées d’Andrew de Moray et de William Wallace affrontent celles de John de Warenne, 6ème comte de Surrey, leur infligeant une défaite.
[15] La bataille de Falkirk, qui eut lieu en juillet 1298, marqua la fin de l’épopée de William Wallace lors de la Première Guerre d’indépendance de l’Écosse.
[16] Entre les 13ème et 16ème siècles, l’histoire du royaume d’Écosse se caractérise par de nombreuses minorités, périodes au cours desquelles, les rois sont captifs, absents ou empêchés, voire de vacances du pouvoir qui impliquèrent la mise en place de régences, parfois collectives, pendant lesquelles le pouvoir fut exercé par des Régents ou des Gardiens du Royaume.
[17] Peebles est un burgh royal d’Écosse, situé dans le council area des Scottish Borders et dans la région de lieutenance de Tweeddale.
[18] L’évêque de St Andrews est le chef ecclésiastique du diocèse de St Andrews, en Écosse. Il est élevé au rang d’archevêque en 1472. Son siège est la cathédrale de St Andrews. L’évêché lui-même a été créé entre 700 et 900 lors de la fusion des églises des Pictes et Scots devenue effective sous le règne du roi Constantin 1er d’Écosse. Au 11ème siècle, il s’agit du plus important évêché du royaume d’Écosse.
[19] Le Firth of Forth, est l’estuaire, du fleuve écossais Forth.
[20] Aberdeen. La ville a commencé avec deux burghs séparés : le Vieil Aberdeen (Old Aberdeen), à l’embouchure de la rivière Don, et le nouveau Aberdeen (New Aberdeen), lieu de pêche et de commerce, où la voie navigable Denburn entre dans l’estuaire de la rivière Dee. La première charte a été accordée par Guillaume 1er en 1179 et confirma les droits commerciaux accordés par David 1er. En 1319, la Grande Charte de Robert 1er transforme Aberdeen en une communauté indépendante financièrement et propriétaire unique.
[21] Galloway désigne aujourd’hui l’ancien comté de Wigtownshire (délimité par la côte à l’ouest, les collines de Galloway au nord, et le fleuve Cree à l’est) et la Stewartry of Kirkcudbright (qui s’étend du Nith au Cree, et est limité également par les collines de Galloway au Nord) dans le sud-ouest de l’Écosse, mais dont la taille a beaucoup varié au cours de l’Histoire.
[22] Shérif (en anglais sheriff) est le nom donné à une fonction politique et publique (en vigueur au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Irlande et en Inde), de même qu’à la personne chargée de cette fonction.
[23] Le comté de Wigtown ou Wigtownshire et parfois West Galloway est un ancien comté dans le Sud-Ouest de l’Écosse. En tant que Wigtown, c’était une des régions de lieutenance d’Écosse avec pour chef-lieu historique la ville de Wigtown.
[24] La Clyde est un fleuve majeur d’Écosse au Royaume-Uni, débouchant dans le Firth of Clyde.
[25] Roslin st un village dans le Midlothian, en Écosse. Il est notamment connu pour abriter la chapelle de Rosslyn. Il se situe à 11 kilomètres au sud d’Édimbourg.
[26] Perth est une ville d’Écosse, capitale du council area et de la région de lieutenance de Perth and Kinross.
[27] Westminster est un quartier du centre de Londres, capitale du Royaume-Uni, situé dans la partie historique de la Cité de Westminster
[28] Scone est un village d’Écosse, dans la région de Perth and Kinross. À Scone se trouvait la Pierre du destin, dite aussi Pierre de Scone, sur laquelle les rois d’Écosse étaient couronnés. La pierre fut emmenée comme butin de guerre à Westminster par le roi Édouard 1er d’Angleterre en 1296. Mais les rois écossais continuèrent à se faire couronner à Scone, jusqu’à Charles II, en 1651.
[29] Comte de Fife ou mormaer de Fife est un titre médiéval que portait le possesseur de la seigneurie (ou comté) de Fife. Le titre de comte Fife a également été créé dans la pairie d’Irlande en 1759, pour un descendant de Macduff.
[30] La bataille d’Inverurie (ou de Barra) opposa les partisans du roi d’Écosse Robert 1er à ses rivaux du clan Comyn le 23 mai 1308 près d’Inverurie dans l’Aberdeenshire. Robert bat les Comyn et assoit son pouvoir sur l’Écosse. L’opposition de la noblesse écossaise envers son autorité prend définitivement fin.
[31] Oldmeldrum (communément connu sous le nom de Meldrum) est un village et une paroisse civile de la région de Formartine dans l’Aberdeenshire, non loin d’Inverurie au nord-est de l’Écosse. Oldmeldrum fait partie des 300 principaux centres de population de l’Écosse. Oldmeldrum abrite l’une des plus anciennes distilleries de whisky d’Ecosse, Glen Garioch, construite en 1797.
[32] Inverurie est une ville et burgh royal d’Écosse, située dans la région de l’Aberdeenshire, à 26 kilomètres au nord-ouest d’Aberdeen. Elle est située à la confluence de la rivière Ury (d’où son nom) dans le Don. Elle est la ville principale de la petite région du Garioch.
[33] c’est-à-dire d’Annandale, Galloway et Carrick
[34] Le Don est un fleuve dans le nord-est de l’Écosse. Il prend sa source dans les monts Grampians et coule vers l’est à travers l’Aberdeenshire. Il atteint la mer du Nord à Aberdeen. Le Don passe par les villes d’Alford, Kemnay, Inverurie, Kintore et Dyce. Son principal affluent, la rivière Ury, le rejoint à Inverurie.
[35] Le Mormaer puis comte de Ross était le chef d’une importante seigneurie du nord de l’Écosse médiévale, située entre les cours de la rivière Oykel et la rivière Beauly, soit le comté d’Écosse de 1889 de Ross and Cromarty.
[36] La bataille de Bannockburn est une écrasante victoire de l’armée écossaise menée par Robert Bruce sur les troupes anglaises dirigées par Édouard II d’Angleterre pendant la première guerre d’indépendance écossaise. Elle est marquée par l’utilisation par Robert Bruce de carrés de piquiers nommés schiltrons sur lesquels viennent s’écraser les charges de cavalerie anglaises. Cette bataille entraîne une remise en question tactique de l’armée anglaise, ce qui aura un impact majeur sur les tactiques de combat de la guerre de Cent Ans.