Notes
[1] La dynastie ruthène puis moscovite (d’origine varègue c’est-à-dire viking) des Riourikides ou Rurikides, issue de Riourik, régna sur la Rus’ de Kiev (ou Russie kiévienne) puis la Moscovie de 862 à 1598. Les Riourikides perdirent le trône en 1598 à la mort du tsar Fédor 1er, lorsque Boris Godounov prit le pouvoir. Une période troublée s’ouvrit alors, qui s’acheva par le couronnement de Michel Romanov, fondateur de la dynastie des Romanov, en 1613.
[2] Le royaume de Hongrie est le terme historiographique donné à différentes entités politiques de la Hongrie au Moyen Âge (à partir de 1001), à l’époque moderne et jusqu’à l’époque contemporaine (1946). La date de création du royaume remonte à l’an 1001, lorsque Étienne (István) transforme l’ancienne grande-principauté en royaume chrétien. L’unité du royaume est mise à mal lors de l’occupation ottomane d’une partie du pays en 1526, durant laquelle deux territoires se disputent la continuité royale (la Hongrie royale dominée par l’empire d’Autriche et la Hongrie orientale, prémisse de la principauté de Transylvanie). Le royaume de Hongrie recouvre l’essentiel de son territoire médiéval d’abord en 1848-1849, puis dans le cadre du compromis austro-hongrois signé en 1867 et conserve son régime après le démantèlement du pays en 1920 jusqu’à 1946, sous la forme d’une régence. Entre l’an 1001 et 1946, le royaume de Hongrie a cessé d’exister à trois reprises : en 1849, lors de la Révolution hongroise de 1848, de la République démocratique hongroise de 1918 et de la République des conseils de Hongrie de 1919. Depuis 1946, la Hongrie est une république.
[3] Le titre de ban provient des châtellenies médiévales (cours de justice supérieure). Le mot est issu du latin titulus qui désignait, dans la Rome antique, le panneau portant les chiffres de la bataille gagnée par un général victorieux, ou qualifiait déjà le titre d’un livre. Dans les marches orientales du Saint-Empire romain germanique et en particulier en Hongrie « ban » désigne un commandant militaire. Le ban peut être assimilé à un margrave, ce prédicat honorifique conféré aux chefs militaires des marches dans l’empire carolingien puis à certains princes du Saint-Empire romain germanique. En Hongrie, le ban gouverne un banat, c’est-à-dire une marche frontalière dont le détenteur était l’égal du comte palatin de Hongrie. Il s’agissait toutefois d’un office où l’on était nommé ou révoqué, et non d’un rang aristocratique héréditaire. Les pouvoirs du ban étaient très étendus : il exerçait son autorité dans toutes les affaires politiques, judiciaires et militaires de son banat, en tant que comte palatin de Hongrie. Dans sa juridiction, le ban prenait rang immédiatement après le roi et avait les mêmes droits et les mêmes obligations que celui-ci. Le ban de Croatie était le troisième baron du royaume, après le roi et le judex curiae (juge de la cour royale). En temps de guerre, il commandait les troupes de son banat. Les banats ont varié au cours du temps et parfois formé des États indépendants ou été en union personnelle avec la Hongrie.
[4] Le district de Mačva est une subdivision administrative de la république de Serbie. Le centre administratif du district de Mačva est la ville de Šabac. Le district est situé à l’ouest de la Serbie, dans la région géographique de Mačva
[5] La Slavonie est une vaste plaine agricole de Croatie. Cette plaine est limitée au nord par la Drave, au sud par la Save et à l’est par le Danube. La capitale de la région est Osijek. Les autres villes de la plaine sont, entre autres, Slavonski Brod, Vinkovci, Vukovar, Pakrac et Djakovo. La Baranja (au nord d’Osijek), les vallées de la Save (Posavina), du Danube (Podunavlje) et de la Drave (Podravina) y sont traditionnellement rattachées.
[6] Le Second Empire bulgare est une ancienne monarchie médiévale des Balkans s’étendant non seulement sur l’actuelle Bulgarie (sauf le littoral) mais aussi sur l’Albanie, le sud de la Roumanie et de la Moldavie, le sud-ouest de l’Ukraine, la Macédoine du Nord, la Grèce septentrionale et la Serbie orientale.
[7] Le grand-prince de Kiev (parfois appelé grand-duc de Kiev) était le titre donné aux dirigeants de la ville de Kiev, dans la Rus’ de Kiev (Russie médiévale) entre le 9ème et le 13ème siècle.
[8] La principauté de Galicie est une ancienne principauté slave issue de la Rus’ de Kiev en 1141. Elle a existé jusqu’en 1199 avant d’être unie avec la Volhynie voisine au sein de la principauté de Galicie-Volhynie sous le règne de Roman Mstislavitch. La résidence des princes de Galicie était au château de Halytch sur le bassin supérieur du Dniestr, aujourd’hui en Ukraine. Outre son territoire proprement-dit, la principauté de Galicie étendait son influence sur ses vassaux la principauté de Tourov et Pinsk, les Volochovènes et les principautés moldaves d’Onut, Soroca, Baïa et Bârlad
[9] La Bosnie est une région qui historiquement et géographiquement comprend la partie nord de l’actuel État de Bosnie-Herzégovine. Elle se situe dans les Alpes dinariques, jusqu’à la limite méridionale de la plaine de Pannonie, les rivières Save et Drina marquant ses frontières nord et est. La superficie approximative de la Bosnie est d’environ 41 000 km², soit environ 80 % du territoire de l’actuel État de Bosnie-Herzégovine. Officiellement, il n’existe pas de frontière politique ou géographique avec la région méridionale de l’Herzégovine, bien que le sujet soit régulièrement débattu. Les deux régions ont formé depuis le Moyen Âge une entité géopolitique commune, et le terme « Bosnie » est souvent utilisé à tort pour désigner l’État complet (Bosnie et Herzégovine), et donc aussi la région de l’Herzégovine.
[10] empereur
[11] Un boyard, ou boïar est un aristocrate des pays orthodoxes non grecs d’Europe de l’Est : Russie, Moldavie, Valachie, Transylvanie.