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L’histoire pour le plaisir

George de Lacy Evans

samedi 21 juin 2025, par lucien jallamion

George de Lacy Evans (1787-1870)

Député

Né à Moig dans le comté de Limerick [1] en Irlande.

Général britannique qui traversa 4 conflits du 19ème siècle et de nombreuses batailles.


En 1806, après des études à l’Académie royale militaire de Woolwich [2], il entre comme enseigne dans l’armée anglaise puis, en 1808, au 22ème Régiment d’Infanterie. De 1807 à septembre 1810, il sert aux Indes, où il combat les Pindarî [3] et le Nawab [4] Mahammad Amir Khan, puis il participe à la prise de l’Ile de France*  [5].

En 1812, il est lieutenant au 3ème Dragons-Légers et rejoint l’Espagne. Le 25 juin 1813, il participe à la bataille de Tolosa [6]. Le 10 août 1814, toujours au 3ème Dragons-Légers, il participe à la prise de Toulouse [7].

Débarqué en Amérique en 1813, il est officier attaché au quartier-général des troupes britanniques, il gardera ce poste la durée des opérations. Le 24 août 1814, il a le grade de major à la bataille de Bladensburg [8], où il a deux chevaux tués sous lui. Puis, lors de l’Incendie de Washington [9], il s’empare du bâtiment du Congrès américain [10] à la tête de ses hommes.

Le 12 septembre 1814, il combat à la bataille de North Point aux abords immédiats de Baltimore [11]. Jusqu’au 15 septembre 1814, il participe à la bataille de Baltimore [12] et, le 8 janvier 1815, il est grièvement blessé à la bataille de la Nouvelle-Orléans [13].

En juin 1815, il participe en tant qu’aide de Camp du général William Ponsonby à la bataille des Quatre Bras [14], et à la bataille de Waterloo [15]. Jusqu’en 1818, il est en France avec les troupes d’occupations coalisées.

Il effectue en 1832 une courte mission diplomatique auprès de Pierre IV . De 1833 à 1841, il est député pour Westminster [16].

En 1834, il épouse Josette Arburthnot, la fille du colonel R. Arburthnot et n’a pas d’enfants.

En 1834-1835 et de 1841 à 1846, sous les gouvernements de Robert Peel , il se prononce pour la levée des barrières douanières sur le blé et contre l’application de la peine du fouet dans l’armée britannique. De 1846 à 1865, il est de nouveau député pour Westminster.

Il commande en 1835 une unité de volontaires de 10 000 hommes [17] envoyée en Espagne pour aider Isabelle II d’Espagne . Il installe son quartier général à Saint-Sébastien [18], qu’il défend et, où le port lui procure l’appui de la Royal Navy [19].

Le 17 et 18 janvier 1836, il participe à la bataille d’Arlaban. En 1837, il est l’un des principaux acteurs de la bataille d’Oriamendi, où il subit de sévères pertes., il termine cette guerre en mai par la prise de Fontarrabie [20]. Le titre de Lieutenant-Général des armées d’Espagne lui est décerné.

En 1853, il est promu colonel du 21ème Régiment d’Infanterie puis, en juin 1854, lieutenant-général. Il commande alors la 2ème Division d’Infanterie britannique faite de 6 régiments et 2 batteries d’artillerie de campagne à la bataille de l’Alma [21] où il est blessé, et à la bataille d’Inkerman [22].

En février 1855, il est célébré en séance par le Parlement britannique. Début 1856, il est au conseil des généraux alliés en France, aux Tuileries, en présence de Napoléon III .

En 1861, il est promu général.


Le 9 janvier 1870, il meurt et est inhumé dans le Kensal Green Cemetery de Londres [23], où sa tombe monumentale est toujours visible.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia George de Lacy Evans/ Portail de la politique britannique/ Catégories  : Chevalier grand-croix de l’ordre du Bain/ Député du Parlement du Royaume-Uni/ Député du Parti libéral (Royaume-Uni)/ Grand-croix de l’ordre de Charles III d’Espagne/ Grand-croix de la Légion d’honneur/ Général de l’armée de terre britannique/ Représentant de l’Angleterre à la Chambre des communes/ Militaire britannique de la guerre de Crimée/ Militaire britannique des guerres napoléoniennes

Notes

[1] Le comté de Limerick est un comté du sud-ouest de l’Irlande. Sa capitale est la ville du même nom. Sa superficie est de 2 755 km2

[2] Woolwich est une ville de la banlieue de Londres située sur la berge sud de la Tamise. C’est le lieu de la fondation du Royal Arsenal en 1691 et du Arsenal FC en 1886. C’est une partie de la banlieue, qui faisait historiquement une partie du Kent. Le quartier de Woolwich est aussi connu de façon formelle comme la "paroisse de Woolwich" ou "Woolwich Sainte Marie", qui est ainsi devenu une portion de la zone métropolitaine de Londres au milieu du 19ème siècle. Elle fut absorbée par le Comté de Londres en 1889. En 1965, la plus grande partie du la banlieue de Woolwich devint une partie de la Banlieue Royale de Greenwich ("Borough royal de Greenwich"), alors que North Woolwich sur l’autre berge de la Tamise, qui était rattaché autrefois à l’Essex voisin, constitue une partie de Newham, et est considéré actuellement comme séparé de Woolwich. Il y est relié par le tunnel pour piétons de Woolwich.

[3] Les Pindarî sont des groupes de cavaliers mercenaires accompagnant les armées marathes en Inde centrale au cours du 18ème siècle, lorsque l’Empire moghol était en pleine décomposition. Les Pindarî étaient vaguement organisés en bandes dirigées par des chefs auto-proclamés, chaque bande étant habituellement rattachée à l’un des grands chefs marathes. Les Pindarî avaient pour caractéristique de ne recevoir aucun salaire, mais avaient le privilège de piller les zones traversées. La plupart d’entre eux semblent avoir été musulmans et d’origine afghane. Lorsque les forces régulières marathes sont démantelées au cours des campagnes menées par sir Arthur Wellesley et lord Gerard Lake en 1802-1804, les Pindarî s’installent dans le Mâlvâ, sous la protection tacite des Holkar et des Sindhia qui leur concèdent des terres dans la vallée de la Narmadâ. Ils prennent alors l’habitude de se rassembler chaque année au début de novembre et de faire des campagnes de pillage, comme au Goujerat en 1808/1809, dans le Bundelkhand en 1812 et sur le territoire du nizâm d’Hyderâbâd en 1815. Dans un de ces raids, sur la côte de Masulipattanam, ils pillent 339 villages, tuant ou blessant 682 personnes, en torturant 3600. En 1814, leur effectif est estimé entre 25 000 et 30 000 cavaliers.

[4] Nawab ou nawaab ou nabab était le titre donné à un souverain indien ou à un aristocrate de religion musulmane. Il s’agit d’un mot ourdou, provenant du persan et de l’arabe nuwwāb, qu’on peut traduire par émir ou « député » ou encore « vice- » (par exemple, vice-roi).

[5] Ile Maurice

[6] Le combat de Tolosa se déroula le 26 juin 1813 à Tolosa, en Espagne, dans le cadre de la guerre d’indépendance espagnole. Il opposa une armée anglo-luso-espagnole commandée par le général britannique Thomas Graham à une force franco-italienne sous les ordres du général Maximilien Sébastien Foy. L’affrontement se solda par une victoire des Alliés.

[7] La bataille de Toulouse s’est déroulée le 10 avril 1814, de 6 à 21 heures, et opposa les troupes de l’armée impériale française commandée par le maréchal Soult aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise, se soldant par une victoire tactique française, mais une victoire stratégique de la coalition, en raison de la perte de la ville. La bataille a été livrée sur le seul territoire de la commune de Toulouse.

[8] Bladensburg est une ville située dans l’État américain du Maryland. Située dans le comté du Prince George à 14 km de Washington DC

[9] L’incendie de Washington est le nom donné à un épisode de la guerre anglo-américaine de 1812 lors duquel les troupes britanniques prirent Washington et en incendièrent les édifices publics, le 24 août 1814. C’est la seule fois depuis la guerre d’indépendance américaine qu’une puissance étrangère a capturé et occupé la capitale des États-Unis. Après la défaite des forces américaines à la bataille de Bladensburg le 24 août 1814, une force britannique dirigée par le major-général Robert Ross marcha sur Washington. La discipline stricte des troupes et les ordres du commandement britannique de ne brûler que les bâtiments publics firent que la plupart des résidences privées furent préservées, mais tous les édifices du gouvernement américain furent en grande partie détruits y compris la Maison-Blanche, le Capitole des États-Unis et d’autres installations gouvernementales.

[10] Le Congrès des États-Unis est la législature bicamérale du gouvernement fédéral des États-Unis, constituant sa branche législative. Ses deux chambres sont le Sénat (United States Senate), la chambre haute composée de 100 sénateurs (deux par État), et la Chambre des représentants (United States House of Representatives), la chambre basse composée de 435 représentants. Ces 535 membres sont élus au suffrage universel direct. Contrairement à la Chambre des représentants qui est renouvelée à chaque élection, le tiers des sénateurs qui constituent la chambre haute est élu tous les deux ans. Les élections de la chambre haute et la chambre basse ont lieu lors de l’Election Day, le mardi suivant le premier lundi de novembre, tous les deux ans. Les membres du Congrès des États-Unis siègent au Capitole, à Washington, D.C.

[11] Baltimore est une ville du nord-est des États-Unis située dans l’État du Maryland. Constituant un des plus grands ports maritimes de la côte est, la ville abrite l’université Johns-Hopkins et, dans sa banlieue, un campus de l’université du Maryland. Les terres du Maryland étaient relativement fertiles, ce qui développa rapidement l’activité agricole de la région. Les fermiers furent alors de plus en plus tentés d’exporter leurs productions vers d’autres régions, mais ils devaient parcourir de grandes distances pour les acheminer jusqu’au port le plus proche. C’est pour répondre à cette demande croissante et à celle des producteurs de tabac que l’assemblée générale de la colonie du Maryland créa le port de Baltimore en 1706. Néanmoins, la reconnaissance officielle de la ville de Baltimore ne fut votée que le 30 juillet 1729. L’activité portuaire se développa rapidement et la ville, grâce à sa taille importante, devint le siège du comté de Baltimore en 1768. Le commerce fut stimulé par les importations de sucre, la ville présentant l’avantage d’être plus proche des Caraïbes que d’autres ports comme New York ou Boston, ce qui réduisait les temps et coûts de transport. Baltimore fut néanmoins frappée par les tensions anglo-américaines qui menèrent à la révolution américaine. La ville souffrit des embargos et des restrictions que le gouvernement britannique tenta d’imposer. Les Baltimoriens se rangèrent de ce fait en majorité du côté de l’armée continentale lors de la guerre d’indépendance des États-Unis contre l’armée britannique. La ville, foyer d’un sentiment anti-britannique, joua un grand rôle dans la naissance de la révolution américaine. Ainsi la ville accueille le Second Congrès continental de décembre 1776 à février 1777.

[12] La bataille de Baltimore est une bataille importante de la guerre de 1812. Elle opposa, entre le 12 septembre et le 15 septembre 1814, les armées du Royaume-Uni et des États-Unis. Elle se solda par une victoire américaine décisive qui repoussa l’attaque combinée (mer et terre) britannique sur Baltimore. Le bombardement de Fort McHenry par le navire à roquettes HMS Erebus fut l’inspiration du « reflet rouge des roquettes » qui a été immortalisé par Francis Scott Key dans The Star-Spangled Banner, l’hymne national des États-Unis

[13] La bataille de La Nouvelle-Orléans, qui eut lieu le 8 janvier 1815 en Louisiane, est la dernière bataille de la guerre anglo-américaine de 1812. Les forces britanniques, débarquées dans ce territoire récemment acquis par les États-Unis lors de la vente de la Louisiane, sont vaincues par les hommes d’Andrew Jackson (futur président des États-Unis) avec l’aide des canons de Jean Lafitte. Cette bataille se déroule alors que le traité de Gand mettant fin à la guerre était déjà signé depuis le 24 décembre 1814, bien qu’il ne sera ratifié par le Sénat des États-Unis que le 16 février 1815. La bataille de La Nouvelle-Orléans est souvent considérée comme la plus grande victoire terrestre américaine de la guerre, et eut un impact symbolique important pour les États-Unis.

[14] La bataille des Quatre Bras s’est déroulée le 16 juin 1815, entre 14 et 21 heures, au début de la campagne de Belgique, autour du carrefour routier du même nom, situé actuellement près de Baisy-Thy, sur le territoire de la commune wallonne de Genappe. Ce carrefour, situé à 34 kilomètres de Bruxelles et à 18 de Waterloo, revêt une importance stratégique majeure car il marque le croisement des routes sud-est - nord-ouest Namur-Nivelles et sud-nord Charleroi-Bruxelles. Cette bataille opposa les troupes françaises commandées par le maréchal Ney et une partie de l’armée anglo-alliée du duc Arthur Wellesley de Wellington. Le même après-midi, la majeure partie de l’armée de Napoléon 1er affrontait les Prussiens du maréchal Blücher et remportait la bataille de Ligny, à 15 km au sud-est. La bataille des Quatre Bras peut être considérée comme un match nul tactique, même si, le lendemain, informé de la défaite de Blücher, Wellington opéra un retrait stratégique vers le nord et Waterloo, où sera livrée, 2 jours plus tard, l’ultime bataille de la campagne et de l’empereur français.

[15] La bataille de Waterloo se déroule le 18 juin 1815, en Belgique, à vingt kilomètres au sud de Bruxelles, dans l’actuelle province du Brabant wallon. Cette bataille a opposé l’armée française dite Armée du Nord, dirigée par l’empereur Napoléon 1er, à l’armée des Alliés, dirigée par le duc de Wellington et composée de Britanniques, d’Allemands (contingents du Hanovre, du Brunswick, du Nassau) et de Néerlandais (unités belges et hollandaises), rejointe par l’armée prussienne commandée par le maréchal Blücher. Elle s’est achevée par la défaite décisive de l’armée française.

[16] Westminster est un quartier du centre de Londres, capitale du Royaume-Uni, situé dans la partie historique de la Cité de Westminster

[17] Légion auxiliaire anglaise

[18] Saint-Sébastien, officiellement Donostia-San Sebastián est une ville du Nord de l’Espagne, capitale de la province du Guipuscoa, dans la Communauté autonome basque. Elle est le siège du diocèse de Saint-Sébastien et de la province maritime de Saint-Sébastien. Baignée par les eaux de la mer Cantabrique, à l’embouchure de la rivière Urumea, elle doit une grande partie de sa célébrité à sa rade, la baie de la Concha, encadrée par deux éminences rocheuses, les monts Igeldo et Urgull, véritables balcons naturels d’où on appréhende une grande partie de la cité, l’océan et les paysages vallonnés des environs. La ville compte de nombreux monuments (cathédrale du Bon Pasteur, basilique Sainte-Marie du Chœur, palais de Miramar, pont María Cristina, arènes d’Atocha, place de la Constitution et rues pittoresques du centre historique), musées (musée des sciences, de la chasse à la baleine, musée Chillida-Leku) et d’un aquarium. Importante place militaire et base navale au Moyen Âge, la ville est détruite à plusieurs reprises par des incendies au cours de son histoire. Le dernier d’entre eux, consécutif à la guerre d’indépendance en 1813, est à l’origine d’un grand projet de reconstruction urbaine mené au cours du 19ème siècle. Les murailles qui enserraient la ville sont détruites en 1863, permettant l’édification de quartiers modernes. À partir de 1885, la reine régente Marie-Christine prend l’habitude de venir en villégiature à Saint-Sébastien, suivie par sa cour, puis par la bourgeoisie. La ville devient une station balnéaire réputée.

[19] la Royal Navy est la composante maritime de l’armée britannique qui forme avec la British Army (Armée de terre) et la Royal Air Force (Armée de l’air) les Forces armées britanniques.

[20] Fontarrabie est une commune de la province du Gipuzkoa dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne, située à la frontière française sur la rive gauche de la Bidasoa, face à Hendaye.Elle est proche d’Irun et forme avec Hendaye et Irun la communauté urbaine transfrontalière Bidasoa-Txingudi. Le territoire de la commune héberge le principal aéroport du Gipuzkoa, à 20 km de Saint-Sébastien. Baignée au nord par la mer Cantabrique et à l’est par la baie de Txingudi, Fontarrabie, traditionnellement un port de pêche, est actuellement une station touristique appréciée pour ses plages sur l’estuaire et sa montagne plongeant dans la mer, le Jaizkibel. Ville frontalière fortifiée, elle a subi de nombreuses attaques menées par les armées françaises depuis la fin du Moyen Âge.

[21] La bataille de l’Alma se déroule pendant la journée du 20 septembre 1854 sur les rives du fleuve Alma, près de Sébastopol, et est considérée comme la première grande bataille de la guerre de Crimée. Elle voit les forces franco-britanno-turques du maréchal de Saint-Arnaud et de Lord Raglan emporter la victoire sur l’armée russe du prince-général Menchikov, qui y perd environ 6 000 soldats contre 3 300 du côté de la coalition. Les zouaves de « l’armée d’Afrique » sont composés principalement de vétérans des campagnes en Afrique du Nord et jouent un rôle décisif dans les dernières heures de cette bataille.

[22] La bataille d’Inkerman est un affrontement de la guerre de Crimée qui oppose les troupes russes aux corps expéditionnaires français et britanniques le 5 novembre 1854.

[23] Le cimetière de Kensal Green est un cimetière anglican britannique situé à Londres, dans le borough royal de Kensington et Chelsea. Il fait partie des sept grands cimetières historiques de Londres (les fameux Magnificent Seven). Inauguré en 1832 sur le modèle du cimetière du Père-Lachaise à Paris, il comporte plus de 65 000 tombes, mausolées, caveaux et catacombes qui renferment environ 250 000 dépouilles dont des dizaines de personnalités. Il comporte entre autres un monument aux soldats belges de la Première Guerre mondiale