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Antonio Caldara

vendredi 23 septembre 2022, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 30 janvier 2013).

Antonio Caldara (vers 1670-1736)

Chanteur, violoncelliste et compositeur de musique baroque

Antonio Caldara Chanteur, violoncelliste et compositeur de musique baroque

Issu d’une famille de musicien, né à Venise [1], fils de Giuseppe Caldara violoniste, il entra à 11 ans, dans le chœur de la basilique Saint-Marc de Venise [2] ou il exerça en tant que violoncelliste à partir de 1693, il étudia sous la direction de Giovanni Legrenzi, maître de chapelle [3] de Saint-Marc.

Cependant, on sait peu de choses sur les années de jeunesse que Caldara passa à Venise, si ce n’est qu’il fut violiste, violoncelliste et claveciniste.

En 1699 il est engagé par le duc de Mantoue Charles III Ferdinand de Mantoue en tant que maître de chapelle da chiesa e dal teatro [4] de la cour du dernier duc de Gonzague.

Il fait de nombreux voyages en Italie et à l’étranger. Il voyagea à Rome en 1705, puis en 1708 où il fit jouer son oratorio "Il martirio di Santa Caterina" devant le cardinal Pietro Ottoboni . Il rencontra à Rome Alessandro Scarlatti, Arcangelo Corelli ainsi que Georg Friedrich Haendel qui séjournaient en Italie à cette époque.

La même année, il se rendit à Barcelone il y écrit et fait représenter le premier opéra italien dans ce pays à la cour du roi Charles III de Habsbourg. Il compose la musique pour le mariage de Charles III et de Élisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel en août 1708.

En 1709 il est de retour à Rome et devint maître de chapelle du prince Ruspoli mais en gardant des contacts avec la cour espagnole. Il s’y marie peu de temps avant de quitter l’Italie pour s’établir définitivement en Autriche.

A la mort de l’Empereur Joseph 1er de Habsbourg en avril 1711 et la proclamation de son frère Charles III d’Espagne sous le nom de Charles VI, comme Empereur du saint empire romain, Caldara partit pour Vienne espérant obtenir un rendez-vous à la cour. Mais le Vice maître de chapelle Antonio Ziani avait été fait maître de chapelle avant l’arrivée de Caldara. Caldara retourna à Rome en faisant un détour par Salzbourg [5] pour aller au-devant de la faveur de Franz Anton Von Harrach, le Prince archevêque.

A la mort de Ziani en 1715 et suite à une promesse plus ou moins ferme d’un rendez-vous à la cour impériale, provoqua la coupure finale de Caldara avec Rome. Il fut nommé second maître de chapelle à la cour impériale en 1716, il sera, sous la direction de Johann Joseph Fux .

Sa production est très importante plus de 3 000 œuvres dans tous les domaines : musique religieuse messes, cantates, motets, 32 oratorios, instrumentale et lyrique 87 opéras, des madrigaux, etc. Cette œuvre a influencé l’école de Mannheim [6] ainsi que Haydn et Mozart .

Il meurt à Vienne en Autriche le 28 décembre 1736.

Caldara : La Maddalena ai piedi di Cristo (Première Partie) "Spera consolati"

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de radiofrance /France musique /pédagogie /biographies /Antonio caldara

Notes

[1] Venise est une ville portuaire du nord-est de l’Italie, sur les rives de la mer Adriatique. Elle s’étend sur un ensemble de 121 petites îles séparées par un réseau de canaux et reliées par 435 ponts. Située au large de la lagune vénète, entre les estuaires du Pô et du Piave, Venise est renommée pour cette particularité, ainsi que pour son architecture et son patrimoine culturel

[2] La basilique cathédrale Saint-Marc, à Venise, est la plus importante basilique de Venise. Construite en 828, reconstruite après l’incendie qui ravagea le palais des Doges en 976, elle est, depuis 1807, la cathédrale du patriarche de Venise. Elle est située sur la place Saint-Marc, dans le quartier de San Marco qui lui doivent leur nom.

[3] Un maître de chapelle, à l’origine maître de musique, ou dans les pays allemands Kapellmeister, ou encore maestro di cappella en Italie, désigne une personne chargée, dans un cadre religieux chrétien, d’enseigner et de faire entendre la musique avant tout liturgique, et de composer des partitions polyphoniques essentiellement des motets au sein de la « chapelle musicale » d’une église.

[4] de l’église et du théâtre

[5] Salzbourg et la capitale du Land de Salzbourg. Située à la frontière allemande, la ville est célèbre pour avoir vu naître Mozart. Elle tient son nom de la rivière qui l’arrose, la Salzach, et du château (Burg) qui la domine. Au 17ème siècle, la ville se « baroquise », notamment sous les princes-archevêques Wolf Dietrich von Raitenau, Markus Sittikus von Hohenems et Paris von Lodron. Le 31 octobre 1731 les protestants sont expulsés de la ville

[6] L’École de Mannheim est un cercle musical formé à Mannheim vers 1743 par Johann Stamitz avec des membres de la Chapelle princière (Hofkapelle) de l’Électeur palatin Karl Theodor. La « Mannheimer Hofkapelle » était considérée comme l’orchestre le plus réputé et le plus talentueux de toute l’Europe jusqu’à son transfert de la cour à Munich en 1777. Ce nom désigne à l’origine une école de violon et de direction d’orchestre, puis, progressivement, également une école de composition. Ce développement est analogue à ceux de l’école préclassique de Vienne (Wagenseil, Monn) et de l’école de Berlin (Quantz, Carl Philipp Emanuel Bach, les frères Graun et les frères Benda). Le travail de l’École de Mannheim fut déterminant dans l’évolution musicale qui allait conduire du baroque tardif au classicisme viennois et, plus tard, au romantisme. Elle abandonna la tradition antérieure d’une orchestration assujettie à la basse continue et la sensibilité du baroque tardif. Elle développa un style nouveau, plus enjoué, dont l’harmonie était déterminée par la mélodie.