Notes
[1] Le Saint-Empire romain germanique, selon la terminologie francophone usuelle, est un État d’Europe ayant existé de 962 (couronnement d’Otton 1er) à 1806 (abdication de François II). Cet État, issu de la déconstruction de l’Empire carolingien, a joué un rôle important dans l’histoire de l’Europe au Moyen Âge, notamment du fait du conflit entre les empereurs et les papes, et pendant les Temps modernes.
[2] Le royaume lombard succède, pendant l’époque tardive des « invasions barbares », à la Préfecture, devenue exarchat romain de Ravenne, qui elle-même avait mis fin au royaume ostrogoth d’Italie. Au cours de l’Antiquité, la Lombardie actuelle est sous domination étrusque avant d’être occupée par des peuples Celtes (4ème siècle av. jc), puis par les Romains (3ème siècle av. jc). Elle est intégrée à l’Italie romaine avec l’ensemble de la Gaule cisalpine au 1er siècle av. jc. Une fois l’Empire romain renversé, à la fin du 5ème siècle, elle passe sous la domination des Ostrogoths (royaume ostrogoth d’Italie ayant pour capitale Ravenne), puis des Byzantins et finalement des Lombards (royaume d’Italie). Les territoires conquis par les Lombards ne se limitent pas seulement à l’actuelle Lombardie. Les Lombards agrandissent leur domination sur des vastes régions de l’Italie, du nord au sud, sans toutefois jamais parvenir à une conquête totale de la péninsule, qu’ils doivent partager avec les Romains d’Orient. Alduin puis Alboïn fondent ce potentat. L’avenir du royaume se joue en 752 sous le règne d’Aistolf lorsque le pape Étienne II introduit les Carolingiens pour régler une crise lorsque les Lombards cherchent à atteindre la suprématie dans la péninsule. 20 ans après, ils ont perdu le combat : Charlemagne met fin au royaume en 774 par une invasion suivie d’une dévolution du pouvoir. Cette terre devenue la Lombardie devient une possession du Saint-Empire romain germanique en 952.
[3] Les guelfes et les gibelins sont deux factions (parti ou plus souvent brigate, ou sette) médiévales qui s’opposent militairement, politiquement et culturellement dans l’Italie des Duecento et Trecento. Elles soutiennent respectivement et initialement deux dynasties qui se disputent le trône du Saint-Empire romain germanique. La pars guelfa appuie les prétentions de la dynastie des « Welfs » et de la papauté, puis de la maison d’Anjou, la pars gebellina, celles de la dynastie des Hohenstaufen, au-delà, celles du Saint-Empire romain germanique.
[4] Le royaume de Sicile, également appelé royaume normand de Sicile, est créé en 1130 par Roger II sur l’île de Sicile, la Calabre, les Pouilles, et Naples. Ce royaume traverse plusieurs phases marquées par les dominations successives des Normands, des Souabes (autre nom pour la dynastie des Hohenstaufen, descendants de Frédéric de Souabe), des Angevins et des Aragonais.
[5] Le royaume naquit de la scission de fait du royaume de Sicile, provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d’Anjou, chassé de l’île de Sicile par les troupes de Pierre III d’Aragon, ne se maintint que sur la partie continentale du royaume. Naples devint la capitale de ce nouveau royaume, ce qui provoqua une forte croissance de la ville qui était auparavant supplantée par Palerme. Sous le règne de Robert 1er, le royaume connaît une période de paix et de prospérité. Le roi fit de Naples l’un des centres culturels de l’Italie, invitant à sa cour Giotto, Pétrarque et Boccace. La seconde partie du 14ème siècle vit cependant s’amorcer une période de déclin due à la lutte fratricide entre deux branches adverses de la dynastie angevine pour régler la succession de Robert 1er puis celle de sa fille, la reine Jeanne 1ère. La maison d’Anjou-Duras finit par triompher, avec Charles III, duc de Duras, qui fit assassiner la reine Jeanne en 1382. Son fils, Ladislas 1er, étendit provisoirement le royaume sur une bonne partie de l’Italie centrale, caressant le rêve d’unifier la péninsule. À sa mort sans héritier en 1414 c’est sa sœur, Jeanne II, qui monta sur le trône.
[6] Milan est une ville d’Italie située au nord de la péninsule, à proximité des Alpes. Chef-lieu de la région Lombardie, située au milieu de la plaine du Pô.
[7] La basilique Saint-Pierre est le plus important édifice religieux du catholicisme. Elle est située au Vatican, sur la rive droite du Tibre, et sa façade s’ouvre sur la place Saint-Pierre. Elle a été construite là où, sous la volonté de l’empereur Constantin 1er, les premiers pèlerins venaient rendre un culte à saint Pierre à l’emplacement du cirque de Caligula et de Néron.
[8] L’archibasilique Saint-Jean-de-Latran est l’une des quatre basiliques majeures de Rome, édifiée sur le mont Latran. Son titre exact est basilique du Très-Saint-Sauveur et des saints Jean Baptiste et Jean l’Évangéliste. Premier édifice monumental chrétien construit en Occident, à partir de 320, elle est l’église cathédrale de l’évêque de Rome, le pape. Tout comme le palais du Latran qui lui est contigu, elle est la propriété du Saint-siège et bénéficie à ce titre du privilège d’extraterritorialité. Elle est considérée comme la « mère » en ancienneté et dignité de toutes les églises de Rome et du monde.
[9] Pise est une ville italienne chef-lieu de la province de même nom en Toscane. Elle est célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée. Elle est traversée par le fleuve Arno et située sur la via Aurelia.