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Léon VII - Jean XII - Jean XV - Grégoire V - Sylvestre II - Saint Abbon de Fleury - Lothaire roi de France - Hugues Capet -
Pape de 936 à 939 Né à Rome, il conclu un accord avec Albéric II, établissant que l'empereur devait avoir la puissance civile et le pape la puissance religieuse. Léon avait été un moine bénédictin et avait consacré une attention particulière à la réorganisation des monastères. Il décède à Rome en 939.
Jean XII (937-964) Pape de 955 à 964 Né à Rome, fils d'Alberic. Il fut élu à l'âge de 18ans. De son prénom Octavien, il est devenu le 2ème pape à changer son nom. Il eu un conflit avec Otton 1er qui, tirant profit de sa vie licencieuse le fit déposer en faveur de son secrétaire.Il fut celui qui établi que l'élection du pape devait être approuvée par l'empereur. Il mena une vie scandaleuse et sacra empereur Otton 1er en 962. Il est mort à Rome en 964.
Pape de 985 à 996 Né à Rome, il entretenait de bonnes relations avec la famille de Crescentius et la cour impériale. En 986, l’évêque d'Aléria, à la demande des autres évêques de Corse, obtint de lui, la suppression de la dîme imposée aux Corses par Rome. En 993, il procéda à la première canonisation officielle. Par la suite malmené par les Crescents, il lança un appel à Otton III. Il meurt à Rome en 996.
Brunon de Carinthie dit Grégoire V (973-999) Pape de 996 à 999 Né en Saxe, 1er pape allemand. Il est devenu pape par le désir de son cousin, Otton III. Il favorisa la réforme clunisienne.
Gerbert d'Aurillac d'Aquitaine ou de Reims dit Sylvestre II (938-1003) Moine clunisien, théologien et savant. D'origine, probablement paysanne, il est né en Auvergne près d'Aurillac vers 938, il fait ses études au monastère de Saint Géraud d’Aurillac, en Espagne et en Italie. Au cours d'un voyage à Rome, il fut remarqué par le pape et par l'empereur Otton 1er, c'est de cette époque que datent ses liens avec la dynastie saxonne qui règne en Germanie. Avec l'appui de ces éminents protecteurs, il gagne Reims pour y diriger, pendant 10 ans, l'école épiscopale. Il y enseigne l'arithmétique, l'astronomie, la géométrie et la musique. En arithmétique; sa célébrité attire des élèves fameux, Fulbert, futur évêque de Chartres, Robert le Pieux, futur roi de France.Il devint l'ami de Otton II, qui le nomma, en 983, abbé de la célèbre abbaye de Bobbio, fondée par Saint Colomban. Excellent professeur, il avait acquis à l'école de Cicéron la maîtrise du discours. Loin d'être perdu dans ses pensées, cet homme de petite naissance fréquentait volontiers les «grands» qui faisaient appel à ses talents de diplomate. Il conseille Adalbéron quand ce dernier, au concile de Senlis en 987, fait élire comme roi, puis sacre Hugues Capet, au détriment des derniers descendants de Charlemagne. Il succède à son protecteur sur le trône archiépiscopal de Reims, ce qui lui vaut des démêlés infinis avec les évêques fidèles à l’Empire, et avec la papauté, dont il conteste l’autorité; il joue un rôle dominant dans une série de conciles de France, où il se fait le champion de l’indépendance des Églises nationales, notamment pour la nomination des évêques. Il est suspendu et excommunié par le pape pour avoir refusé de quitter le siège de Reims Otton III le fait évêque de Ravenne, puis, à la mort de son autre protégé Grégoire V, le fait élire pape en 999 sous le nom de Sylvestre II. Il est le premier Français à accéder à cette charge. Comme pape il lutte vigoureusement contre la simonie et cherche à relever de son délabrement le Saint-Siège, jouet des factions aristocratiques de Rome et de la politique européenne. Sylvestre réforma la discipline ecclésiastique et renforça l'autorité papale. Ses traités savants sur des sujets relevant des mathématiques, de la philosophie et de la physique furent très célèbres. On lui devrait, en outre, l'invention du balancier et l'introduction des chiffres arabes en Europe occidentale. L’opposition romaine l’obligea à quitter Rome en 1001, et la mort d’Otton, son allié de toujours condamne ses rêves de réforme. Il meurt à Rome sans avoir mené à bien son œuvre. Il fut enterré à Saint Jean de Latran et le pape Serge IV rédigea en vers une épitaphe que l'on peut encore lire, gravée contre un pilier de la basilique, dans laquelle il rappelait la brillante carrière de l'humaniste et de l'archevêque de Reims et de Ravenne devenu pape. Il est l'auteur d'un Traité sur l'astrolabe. Ami des rois et des empereurs, fidèle à la famille ottonienne, il ne fut ni un héros ni un saint. Intelligent, ambitieux, actif, il su exploiter ses dons et toutes les circonstances d'une riche carrière pour s'imposer aux hommes de son temps. Admiré par les uns, redouté et détesté par d'autres, il ne pouvait laisser personne indifférent.
Saint Abbon de Fleury (940-1004) Théologien et chroniqueur Il prend le gouvernement de l’abbaye de Fleury et gouverne son monastère avec intelligence et fermeté, il défend les droits de celui-ci en même temps que les prérogatives du Saint-Siège, il attaque les abus de son temps, la simonie et la possession par les laïcs de biens d’Église. Les principales œuvres d’Abbon sont une Apologie aux rois Hugues et Robert, divers ouvrages d’histoire et une série de traités scientifiques...
Lothaire (941-986) Roi de France (954-986) Fils et successeur de Louis IV d’Outremer , surnommé ainsi parce qu’il s’était réfugié en Angleterre sous les règnes de Robert 1er et Raoul, qui avaient déposé son père, Charles le Simple. Quand Louis IV meurt en 954, il laisse un jeune héritier de 13 ans et un royaume dont le pouvoir effectif est aux mains du puissant Hugues le Grand, qui a été fait duc de France, de Bourgogne et d’Aquitaine. Pour monter sur le trône le 12 novembre 954, il doit confirmer l’autorité ducale d’Hugues et subir la tutelle de ce dernier jusqu’à sa mort .Jeune souverain de valeur, il rêve de rétablir l’ancienne puissance royale. Les enfants d’Hugues sont petits encore et cette puissante famille, que l’on nomme les Robertiens, rivale depuis des décennies de la dynastie carolingienne, observe une attitude de neutralité. Pendant quelques années encore, il est soumis à la régence de sa mère, une princesse saxonne, sœur de la veuve d’Hugues le Grand et du roi Otton de Germanie, qui essaie de maintenir une politique d’équilibre entre Lothaire et son cousin par alliance, Hugues Capet. Durant cette période, la France est dans l’orbite de la Germanie, nouvelle force impériale. Mais, à la mort de sa mère en 969, les liens étroits que Lothaire entretenait avec sa famille allemande se relâchent.La crise éclate en 978 . Il décide de mettre la main sur la Lorraine. S’ensuivent 2 années de guerre avec le nouveau roi empereur Otton II sans résultat. En 983, une nouvelle tentative d’invasion de la Lorraine tourne court. Néanmoins il prend la précaution de faire sacrer son fils, Louis V, dès 979. Il meurt le 2 mars 986.
Hugues Capet (941-996) Roi de France (987-996) Fils aîné d'Hugues le Grand, il fut surnommé Capet parce que, comme ses ancêtres, il était abbé laïc de Tours, où était conservée la relique du manteau de saint Martin, la capa. A la mort de son père en 956, il fut placé sous la tutelle de son oncle, l'archevêque de Cologne. En 960, il reçoit le titre de duc de France en contrepartie de son serment de fidélité au roi carolingien Lothaire. Par héritage paternel, il prend possession des comtés de Paris, d'Orléans, de Dreux et de Senlis. Ce descendant de Robert le Fort, sans doute d'origine saxonne, épouse une Carolingienne, Adélaïde de Poitou. Intelligente et diplomate, elle sera de bons conseils pour son époux, lui-même d'un esprit vif et rusé, selon le témoignage de ses contemporains. En 986, Louis V, fils de Lothaire, meurt à la suite d'un accident de chasse, sans laisser d'héritier. Évinçant Charles de Lorraine, prétendant carolingien, l'assemblée des grands du royaume réunie à Noyon, choisit Hugues Capet pour souverain, le 1er juin 987. Un mois plus tard, il est sacré par l'archevêque de Reims, Adalbéron, qui a eu un rôle décisif dans ce choix.Le nouveau roi se sent donc, aussi bien que son concurrent, de race royale. Et, suivant l'exemple du Carolingien Lothaire, Hugues Capet fait élire et sacrer son fils aîné Robert quelques mois après son élection le 25 décembre 987. Tous ses successeurs, jusqu'à Philippe II Auguste, l'imitèrent, établissant ainsi la coutume que la couronne de France se transmette héréditairement selon la règle de primogéniture dans la famille capétienne. Autrefois riche et puissant duc de France, Hugues Capet est devenu un roi relativement pauvre. Après un court règne sans grand éclat, le premier Capétien s'éteint près de l'abbaye de Saint Martin de Tours, le 22 octobre 996. Il est inhumé à Saint-Denis. Le nom de ce premier des Capétiens sera par dérision donné comme un nom de famille roturière à Louis XVI pendant la Révolution.
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