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Publius Cornelius Scipio Emilianus Africanus minor dit Scipion Émilien - Julia Caesaris - Quintus Caecilius Metellus Numidicus - Lucius Appuleius Saturninus - Mithridate VI Eupator dit le Grand - Caius Sempronius Gracchus - Jugurtha -
Publius Cornelius Scipio Emilianus Africanus minor dit Scipion Émilien ou Scipion le Numantin (185 av.jc-129 av.jc) Général et homme d'État romain Fils de Paul Émile le Macédonien et petit fils adoptif de Scipion l'Africain. D'abord tribun militaire en Espagne, puis consul, il prend la succession de généraux plus ou moins capables dans la 3ème guerre punique contre Carthage. Après une écrasante victoire contre Diogène, mercenaire grec rallié à la cause du général carthaginois Hasdrubal le Boétharque, il donna l'assaut décisif lors du siège de Carthage en 149 et la fait raser 3 ans plus tard.Il fut envoyé en 134 à Numance qui opposait une farouche résistance à Rome. Il affaiblit celle-ci en édifiant un fossé circulaire qui l'isola, puis en dressant une série de râteliers sur le cours d'eau qui l'irrigue, interdisant ainsi toute pêche. Une fois Numance suffisamment affaiblie, la cité ibère tomba. Lors de ce siège, il pose les premiers fondements de la garde prétorienne. Opposant à la réforme agraire, il approuva publiquement l'assassinat de son beau-frère Tiberius Gracchus dans lequel il prit une part importante. Il s'opposa à la loi agraire afin de s'attirer les sympathies des peuples italiens contre la plèbe de Rome. Il fut victime de la fureur révolutionnaire qui secouait la république en l'absence de réformes. On le trouva mort dans son lit, un matin de 129. Il est plus connu pour ses activités intellectuelles dans le Cercle des Scipion que politiques. On connaît son amitié avec l'historien Polybe. Il fut aussi un protecteur du dramaturge Térence. Il fit même donner une représentation des Adelphes lors des ludi funebres à l'occasion de la mort de son père Paul Émile le Macédonien en 160.
Julia Caesaris (vers 130 av.jc-69 av.jc)
Fille de Caius Julius Caesar II. Elle épousera le consul Caius Marius à 18 ans, et aura un fils Caius Marius.
Quintus Caecilius Metellus Numidicus (mort vers 91 av.jc) Général et homme politique romain Consul en 109 av.jc
Il appartenait à une des plus puissantes familles nobles de l'époque, les Caecilii Metelli. Il commanda les forces romaines contre Jugurtha, roi de Numidie, en Afrique du Nord, prenant les villes numides de Zama et Thala. En 107, il fut relevé de son commandement au profit de Caius Marius, qui était son adjoint. Au cours des années suivantes, il devint un adversaire politique de Marius, qui le proscrivit et l'exila.
Homme politique et démagogue romain de la fin du 2ème siècle av.jc Proconsul en 100
Ce fut un des partisans de Marius. Il fut élu 3 fois tribun de la plèbe consécutif de 102 à 100 et visait un 4ème tribunat. Avec Caius Servilius Glaucia, proconsul en 100 et candidat en 99 à la magistrature suprême, le consulat, ils n'hésitèrent pas à faire assassiner leurs concurrents aux élections et entreprirent une politique démagogique, avec une loi agraire pour diminuer le prix du blé fixé par Caius Gracchus et une loi redonnant le pouvoir aux chevaliers dans certains jurys, s'assurant ainsi du soutien des riches plébéiens mais aussi des pauvres. Leurs excès font promulguer au sénat un senatus consultum ultimum, en 100, obligeant le consul en poste Marius à éliminer ses propres partisans. Les insurgés sont arrêtés et massacrés sans procès par leurs opposants, les lois sont abrogées.
Mithridate VI Eupator dit le Grand (vers 132 av jc- 63 av jc)
Fils du roi du Pont Mithridate V Evergète, né à Sinope. Il connu une jeunesse tragique. Son père fut assassiné probablement à l'instigation de sa mère, Laodice VI, vers 120. Cette mort fut suivie d'une compétition féroce autour du jeune roi qui craint pour sa vie et se retira dans la chasse et l'étude. Il s'empara totalement du pouvoir en 111 en jetant sa mère en prison et en écartant son frère Mithridate Chrestos du trône. Conquérant, il s'empare en 107 du Bosphore Cimmérien, chasse le roi de Cappadoce, Ariobarzane, en 94 avec l'aide de Tigrane II, roi d'Arménie, puis partage la Paphlagonie avec Nicomède IV Philopator, le roi de Bithynie en 94 avant de chasser ce dernier et de s'emparer de son royaume en 88. Le conflit avec les Romains est inévitable. Ceux-ci en effet ont rétabli en 92 Ariobarzane sur son trône. En 88, après la conquête de la Bithynie, Mithridate fait une entrée triomphale à Éphèse et soulève les Grecs d'Asie. Il ordonne le massacre des Romains établis en Asie Mineure, massacre qui fait environ 25 000 victimes puis passe en Grèce où son lieutenant Archélaos est accueilli en libérateur. La réaction des Romains est ralentie par la féroce lutte politique entre Marius et Sylla. Finalement ce dernier fut envoyé contre Mithridate et s'empara, après un long siège, d'Athènes en 86, puis fut vainqueur d' Archélaos à Chéronée en 86 puis à Orchomène en 85. Mithridate conclut alors la paix de Dardanos en 85 qui lui fait abandonner ses conquêtes et sa flotte mais le reconnaît à la tête de son royaume et lui laisse toute liberté d'action sur la Mer Noire. Il n'hésita pas d'ailleurs à repousser les Romains si ceux-ci se montraient trop entreprenants vis à vis des territoires restés sous son contrôle, comme Murena, un lieutenant de Sylla en 82. Cependant à l'exception de cet incident les relations restent pacifiques de 85 à 74. En 74 le roi de Bithynie Nicomède IV meurt et lègue son royaume aux Romains. Mithridate considère que la présence des Romains à ses frontières est une menace et rouvre les hostilités avec l'aide de Tigrane. Il est vainqueur du consul Cotta à Chalcédoine et assiège Cyzique quand il est rapidement chassé de Bithynie puis du Pont par une campagne victorieuse de Lucullus en 72-71. Battu au Granique, à Cyzique, à Lemnos. Il s'enfuit en Arménie. Le conflit s'enlise mais Lucullus est de nouveau vainqueur en 69 et s'empare de Tigranocerte. Profitant de la révolte des légions romaines contre leur chef, Mithridate s'empara à nouveau du Pont. Il fut vaincu définitivement par Pompée en 66 sur l'Euphrate et se réfugia en Crimée dans sa ville de Panticapée. Confronté à la révolte de son fils aîné Pharnace, il tente vainement de s'empoisonner puis se fait tuer par l'un de ses mercenaires galates.
Caius Sempronius Gracchus (154 av jc-121 av jc) Questeur en Sardaigne en 126 Tribun de la plèbe en 124
Frère de Tibérius Sempronius Gracchus, il continua les projets de son frère. Pour diminuer les pouvoirs du Sénat romain et accroître ceux des comices afin de relever la République. Afin de faire accepter son projet de loi agraire, il commence par s'allouer les faveurs des principaux opposants au Sénat : la plèbe et l'ordre équestre par diverses mesures. La Lex Sempronia frumentaria qui prévoit de distribuer un boisseau de blé par mois à prix réduit à tous les citoyens pauvres. La Lex Calpurnia qui introduit la parité entre les chevaliers et les sénateurs devant les tribunaux. Les quaestiones perpetuae ou questions perpétuelles sont ouvertes aux chevaliers. Il augmente le nombre de jurés de 300 à 600 membres et introduit 300 chevaliers. De ce fait, l'avantage que détenaient les sénateurs au niveau judiciaire sur les chevaliers n'existe plus. La Lex theatralis sépare les chevaliers des sénateurs dans les théâtres. Une autre loi leur confère la collecte de l'impôt de la riche province d'Asie. La Lex sempronia de comitii modifie les modalités d'élection des comices centuriates. L'ordre de succession des centuries dans le déroulement du vote est dorénavant établi par tirage au sort. Toutes ces mesures tendent à réduire le pouvoir des sénateurs au profit des chevaliers par rapport aux comices. Il tente dans un second temps de faire passer sa réforme agraire qui s'appuyait sur celle de son frère. La juridiction des triumviirs, supprimée en 129 est rétablie. Les assignations de terre passent de 30 à 200 jugères pour permettre aux citoyens pauvres d'améliorer leurs conditions sociales. La création de colonies afin de soutenir son projet, 2 en Italie et une à Carthage. Pour faire accepter sa proposition par le sénat, il permet aux patres d'acquérir des terres qu'ils convoitaient dans le Latium et autour de Tarente et de Capoue. Cela lui procure une grande popularité et lui permet de se faire réélire tribun de la plèbe en 123. En effet, depuis le vote d'une loi de Gaius Papirius Carbo en 125, les tribuns de la plèbe pouvaient être reconduits dans leur fonction sans attendre le délai traditionnel. Pour lutter contre lui, le Sénat décida de réduire son influence. Il dressa contre lui le tribun Marcus Livius Drusus. Celui-ci proposa alors la création de 12 colonies de 3000 hommes choisis parmi les capite censi, les citoyens pauvres. Cette surenchère détourna l'attention du peuple de Caius au profit de Drusus. Grâce à cela, il put faire voter une loi supprimant les vectigales, exonérant les grands propriétaires et donc beaucoup de sénateurs. Il répliqua en proposant la création d'une colonie de 6000 hommes sur le site de Carthage et l'octroi de la citoyenneté romaine complète aux Latins et partielle) aux Italiens afin de s'attirer leurs faveurs. Mais ses propositions sont trop avancées pour la Rome de l'époque et, en voulant brûler les étapes, il se brûla les ailes. La création d'une colonie sur le site maudit de Carthage est un sacrilège. L'attribution de la citoyenneté aux Latins et aux Italiens mord sur un privilège du peuple romain. Ainsi, il perd l'appui d'une partie du peuple qui l'avait soutenu jusqu'alors et aussi celui du consul. Lorsqu’il part superviser la construction de la colonie à Carthage, ses adversaires en profitent pour le discréditer. Lors de l'élection des tribuns pour l'année 122, il n'est pas réélu. Aussitôt une loi ordonna le démantèlement de la colonie de Carthage. Caius fit appel de la décision mais échoua. Il tenta alors de faire sécession avec ses partisans comme la plèbe jadis avait fait sécession contre les patriciens au Mont Sacré. Le Sénat répliqua en promulguant un senatus consultum ultimum qui autorisait l'élimination de Caius par n'importe quel moyen. Caius et son esclave, s’enfuirent et arrivèrent au bois sacré de Furrina où ils trouvèrent la mort.
Jugurtha (vers 160-104 av.jc) Roi de Numidie de 118 à 105
Fils illégitime de Mastanabal, le plus jeune fils de Massinissa, il fut élevé à la cour de son oncle Micipsa. Celui-ci roi de Numidie à l'époque, veut se débarrasser de Jugurtha en l'envoyant en Hispanie * combattre avec les troupes auxiliaires de l'armée romaine. Il se montre brave et courageux et les armées numide et romaine sont victorieuses à Numance. Il se fait beaucoup d'amis à Rome, non seulement grâce à sa valeur mais aussi, quand il le faut, grâce à son argent, et c'est peut-être suite à des pressions des Romains que Micipsa finit par l'adopter trois ans avant sa mort, ce qui en fait l'un des héritiers du pouvoir.A la mort de Micipsa en 118 ses Etats furent partagés entre ses 2 fils, Hiempsal et Adherbal. La même année, il fait assassiner Hiempsal, le plus jeune des 2 frères. Le sénat ne paraît pas offusqué par cet étrange décès et la Numidie est alors partagée entre Adherbal et Jugurtha. Les 2 hommes continuent néanmoins à se faire la guerre jusqu'en 113. Adherbal demanda la protection de Rome, mais Jugurtha acheta les sénateurs romains et obtint en 116 un nouveau partage du royaume à son profit. Envahissant ensuite les Etats d’Adherbal, il s’empara de Cirta en 113 et tua Adherbal. Caecillius Metellus, après avoir adapté l’armée romaine à la tactique de combat du Numide battit Jugurtha à Vaga en 109, puis au Muthul. Mais il continua la guérilla et Metellus ne put prendre la place forte de Zama Regia. Marius, successeur de Metellus, s’empara de Capsa à l’été 107, du fortin de la Moulouya en 106, puis de Cirta. Sylla, questeur de Marius, entraîna alors Bocchus, beau-père de Jugurtha et roi de Maurétanie, a le trahir et à le livrer aux Romains en 105. Il fut exécuté après avoir orné le triomphe de Marius en 104.
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