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Mgr Lambert de la Motte - Zheng Chenggong dit Koxinga - Giovanni Domenico Cassini dit Jean Dominique Cassini - Thomas Corneille - Pierre Nicole - Gabriel Nicolas de la Reynie -
Mgr Lambert de la Motte (1624-1679)
Né dans le calvados il est nommé évêque in partibus de Bérythe* (Beyrouth) en 1658. Il fut le 1er vicaire apostolique de Cochinchine. Il mourut au siam en 1679.
Zheng Chenggong dit Koxinga (1624-1662) Pirate et général chinois Il naît à Hirato au Japon près de Nagasaki. Son père, Zheng Zhilong est un pirate, un marin et un marchand originaire d'une famille de pêcheurs du Fujian. Il va souvent à Hirato pour faire du commerce et c'est là qu'il rencontre la mère de Koxinga, la Japonaise Tagawa Matsu. Il est élevé jusqu'à ses 7 ans par sa mère puis son père l'emmène à Nan'an, près de Quanzhou au Fujian pour son éducation. Il y reçoit l'enseignement des érudits confucéens afin de pouvoir passer l'examen impérial. La dynastie Ming tombe en 1644 au profit des Mandchous venus du Nord qui fondent la dynastie Qing. Cependant les princes du Sud restent fidèles aux Ming et continuent la guerre afin de prolonger le pouvoir politique des Ming. Le prince Tang est un de ces princes combattants, très influents dans la région de Fuzhou. Il reçoit l'appui de Zheng Zhilong qui s'arrange pour que Zheng Chenggong serve à ses côtés. Le prince accorde alors à ce dernier le droit de porter le nom de famille de la famille impériale Ming, Zhu, ce qui vaudra à Zheng Chenggong son surnom populaire de Guo Xing Ye (seigneur au nom royal). Ce surnom devient Koxinga dans les pays occidentaux. La fidélité aux Ming n'est pas la seule raison qu'ont les pirates tels que Koxinga et Zheng Zhilong de combattre les Qing. Ceux-ci ont en effet restreint le commerce par différentes mesures défavorables et la situation des pirates marchands devient beaucoup plus délicate que sous les Ming. En 1646, le prince Tang meurt, trahi par Zheng Zhilong qui s'était rendu compte que la lutte était sans espoir et que les Qing allaient l'emporter. Koxinga n'est pas de cet avis et continue le combat. Il prend comme base les deux cités de Xiamen et Jinmen et soutient le prince Gui, le futur empereur Yongli, par des raids dans les régions de Fujian, Guangdong et Zhejiang. Il reçoit de l'empereur Yongli le titre de prince et la préfecture de Yanping. Il pousse ses razzias jusqu'à Nankin mais est repoussé progressivement jusqu'à se sentir acculé. Il se rend compte qu'il lui faut une base plus solide pour assurer ses arrières. Comme l'empire mandchou résiste à ses attaques, Koxinga tourne ses regards vers Formose* (Taïwan) où les Hollandais se sont établis une quarantaine d'années plus tôt en profitant des difficultés des Ming. Il apprend que la flotte hollandaise, sous le commandement de Jan van der Laan, a quitté l'île, ne laissant qu'une petite garnison dans la citadelle de Zeelandia. Le pirate veut profiter de l'aubaine. Il rallie Formose sans attendre avec 900 navires et 30.000 hommes et met le siège devant la citadelle le 30 avril 1661, et entreprend le siège de Fort Zeelandia. Les Hollandais se rendent le 1 février 1662, et Koxinga signe un traité avec le gouverneur hollandais Frederick Coyett. Après la prise de celle-ci, il se proclame roi de l'île et entreprend sa soumission. Mais il meurt quelque mois plus tard le 23 juin 1663, Son fils Zheng Jing lui succède. Son fils lui succède à la tête du royaume insulaire jusqu'à sa propre mort, en 1681. 2 ans plus tard, le grand empereur Kangxi reprend le contrôle de l'île.
Giovanni Domenico Cassini dit Jean Dominique Cassini 1625-1712) Astronome et ingénieur Né à Perinaldo dans le comté de Nice. Sa famille était installé près de Clermont* (Oise) dans le château de Thury-sous-Clermont. De 1648 à 1669, il travaille à l'Observatoire de Panzano et enseigne la géométrie euclidienne et l'astronomie de à l'Université de Bologne, où il remplace en 1650 Bonaventura Cavalieri. Il obtient bientôt une telle réputation que le sénat de Bologne et le pape le chargent de plusieurs missions scientifiques et politiques. Attiré en France par Colbert en 1669, il s'y fait naturaliser et il est reçu membre de l'Académie des sciences fondée 2 ans plus tôt. Il dirige, à la demande de Louis XIV, l'Observatoire de Paris à partir de 1671. Il participe à la découverte de la variation d'intensité de la pesanteur en fonction de la latitude au cours d'un voyage à Cayenne. Il découvre la grande tache rouge de Jupiter en 1665, et détermine la même année la vitesse de rotation de Jupiter, Mars et Vénus. Il découvre également quatre satellites de Saturne, Japet en 1671, Rhéa en 1672, Téthys et Dioné en 1684, ainsi que la division de Cassini des anneaux de Saturne en 1675. En 1673, il fait la première mesure précise de la distance de la Terre au Soleil, grâce à la mesure de la parallaxe de Mars déduite des observations de Jean Richer à Cayenne. En 1683, il détermine la parallaxe du Soleil. Vers 1690, il est le premier à observer la rotation différentielle dans l'atmosphère de Jupiter. Devenu aveugle en 1710, il meurt 2 ans plus tard à Paris, le 14 septembre 1712. Il publie de 1668 à 1693 les Éphémérides des satellites de Jupiter et rédige un grand nombre de mémoires, dont une partie a été réunie sous le titre d' Opera astronomico en 1666. Il épousa Geneviève Delaistre, fille du lieutenant général de Clermont en Beauvaisis, et acheta la terre de Thury dans l’Oise. En 1701, il fait construire une résidence d'été au hameau de Fillerval à Thury-sous-Clermont.
Thomas Corneille (1625-1709) Juriste et auteur dramatique De 19 ans le cadet de son frère Pierre. Après avoir étudié chez les Jésuites, après de brillantes humanités, fut, comme lui, juriste. Il épousa la sœur de la femme de Pierre et quitta Rouen pour Paris en même temps que lui, lorsque les triomphes de son frère l’entraînèrent vers le théâtre. Il débuta en 1647, par une comédie, Les Engagements du Hasard. En 1656, il débuta sur la scène tragique avec Timocrate, dont le sujet est tiré du roman de Cléopâtre, et qui connut un immense succès avec une série ininterrompue de 80 représentations, la plus longue de tout son siècle. Malgré la vogue immense que connut cette pièce en son temps, elle est tombée dans un profond oubli et n’a jamais reparu sur la scène. En 1677, à la demande de la veuve de Molière, il mit en vers le Dom juan. Il écrivit, seul ou avec son frère, une quarantaine de pièces de théâtre. Ses 3 livrets d’opéra, Psyché en 1678, Bellérophon en 1679 et Médée en 1693 font de lui, avec Philippe Quinault et Jean Galbert de Campistron, un des plus importants librettistes français du 17ème siècle. Admis à l'Académie française à la place de son frère en 1685 et produisit une nouvelle édition des Remarques de Vaugelas en 1687, avant de s’atteler, en 1694, à un Dictionnaire des termes des arts et des sciences en complément du dictionnaire de l’Académie puis à un Dictionnaire universel géographique et historique en 1708. Il avait également produit une traduction complète des Métamorphoses d’Ovide en 1697.
Pierre Nicole (1625-1695) Ecrivain, théologien
Né à Chartres, fils d'un avocat de province, et neveu du poète Claude Nicole. Son père s'occupe lui-même de l'éducation et de l'instruction de son fils, qui est capable, à 14 ans, de lire dans le texte les ouvrages en grec et en latin. À 17 ans, en 1642, il se rend à Paris pour étudier la philosophie, devient maître ès-Arts en 1644 et suit des cours de théologie en 1645-1646. Il étudie également l'hébreu, mais renonce ensuite à cause de la faiblesse de sa vue. Il entre en contact avec le monastère de Port-Royal-des-Champs par l'intermédiaire de sa tante, Marie des Anges Suireau, qui est un temps abbesse de Port-Royal. Il consacre une partie de son temps à enseigner dans les Petites écoles de Port-Royal. Il étudie également saint Augustin et saint Thomas, ce qui lui permet, en 1649, d'être reçu bachelier en théologie. Cependant il n'obtient pas sa licence en théologie, à cause des troubles qui agitent à ce moment-là l'Université au sujet des Cinq propositions tirées de l'Augustinus de Jansenius. Il se retire alors à Port-Royal-des-Champs, à l'invitation des dirigeants jansénistes, particulièrement d'Antoine Arnauld, qui voyait en lui quelqu'un capable de l'aider. Pour vivre inconnu au milieu des troubles de la capitale, il prend le nom de Rosny. Pendant quelques années, il enseigne donc à de jeunes garçons établis où il eut comme élève notamment Racine. En même temps il prenait une grande part dans la collecte des matériaux qui devaient servir à Pascal pour écrire ses Provinciales qu'il traduisit en latin en 1658, pendant un voyage en Allemagne, sous le pseudonyme de William Wendrock, en y ajoutant des notes virulentes de son propre cru. Il fut connu surtout pour sa Logique de 1662, écrit conjointement avec Antoine Arnauld. En 1671 Nicole publia ses Essais de Morale dans lesquelles il compara le rôle du dramaturge à celui d’un “empoisonneur public” et qui constituent une charge apologétique contre l’athéisme et le libertinisme. Lorsqu'il veut entrer dans les ordres en 1676, l'évêque de Chartres refuse, vraisemblablement à cause de ces relations, et il n'alla jamais plus loin que la simple tonsure. Il écrit en 1677 une lettre au pape Innocent XI pour soutenir les évêques de Saint-Pons et d'Arras, en lutte contre les casuistes. Cela lui crée des difficultés et il doit quitter la capitale. Il se cache un temps dans les environs de Chartres, puis de Beauvais, mais il décide finalement de quitter la France à la mort de la duchesse de Longueville, la plus ardente protectrice du jansénisme, en 1679. Il se réfugie alors aux Pays-Bas espagnols et vit un temps avec Antoine Arnauld à Bruxelles, puis à l'abbaye d'Orval, à Liège et dans d'autres villes, en changeant souvent de nom. Vers 1683, Mgr de Harlay, l'archevêque de Paris, à qui il avait envoyé une sorte de rétractation, l'autorise à revenir secrètement à Chartres, puis à Paris, où il reprend ses occupations ordinaires. C'est alors qu'il achève ses Essais de morale, qui font sa réputation. Il participe aussi à deux controverses fameuses, celle du quiétisme où il soutient l'avis de Bossuet contre Fénelon, l'autre concernant les études monastiques, où il est du côté de Mabillon contre Rancé. Il meurt à Paris en 1695. Il est considéré comme un des principaux auteurs jansénistes. Il fut fortement influencé par Descartes et Pascal.
Gabriel Nicolas de la Reynie (1625-1709) Premier lieutenant de police de Paris Il contribue à l’organisation de la police et à l’assainissement de Paris, à partir de 1667. Issu d’une famille de robe pauvre et mal pourvue, il fait un riche mariage en 1645 et prend alors le nom de La Reynie, médiocre fief de 200 livres de revenu annuel. Magistrat au présidial d’Angoulême, puis président à celui de Bordeaux, il résiste à la Fronde, sert d’intendant au gouverneur de Guyenne, le duc d’Épernon, qui le fait connaître à la cour. Il administre la fortune du duc d’Épernon sans oublier la sienne. En 1661, il achète pour 320 000 livres une charge de maître des requêtes au Conseil du roi. Il est pressenti par Colbert pour inaugurer la nouvelle charge de lieutenant de police, charge qu’il assume pendant 30 ans. Il devient conseiller d’État en 1680. L'édit de Saint-Germain-en-Laye du 15 mars 1667 que présente Colbert à Louis XIV résulte de l'évolution des mœurs françaises depuis quelques siècles en matière de sécurité publique. Il envisage une approche globale de la criminalité et constitue l'acte fondateur de la police sous l'ancien régime en clarifiant une situation héritée du Moyen Âge. La charge de lieutenant de police qu'il institue a pour but de créer un pouvoir autonome veillant à la bonne marche de la cité, quelque pression qu'il puisse subir. Paris est la première ville concernée par cette mesure. Nicolas de la Reynie sera le premier lieutenant général de police. Juge puis maître des requêtes au conseil d'État, il a une connaissance complète des institutions. Tous les lieutenants généraux qui lui succèdent ont une formation analogue. Nommé par le roi, le lieutenant de police est révocable ad nutum. Si l'édit confère au lieutenant de police certaines missions, la lutte contre la délinquance, l'incendie, l'inondation, la police économique, des mœurs, etc, il laisse Nicolas de la Reynie organiser son administration en rassemblant sous son autorité les anciennes institutions. Les commissaires examinateurs au Châtelet deviennent des commissaires de police, leur nombre est porté à 48. Répartis entre les 17 quartiers de Paris, ils rendent compte quotidiennement de leur activité au lieutenant général. Il compte aussi sur un réseau d'indicateurs rémunérés. Il peut aussi requérir les forces de l'armée, soit la maréchaussée d'Ile-de-France, soit la garde de Paris. Surtout, le lieutenant général de police s'appuie sur des bureaux, métiers, marchés, écoles, archives, etc.. Il rétablit l’autorité royale en mettant au pas le gouverneur de Paris, les titulaires de fiefs enclavés dans Paris, le Parlement habitué jusque-là à prendre des arrêts de règlement en matière de police, le prévôt des marchands et la municipalité parisienne. Il est aussi juge ou procureur dans de grands procès extraordinaires, tels que celui du chevalier de Rohan décapité pour conspiration, ou celui de l’affaire des poisons. À cette époque, quatre « polices » se concurrencent à Paris, les commissaires, les archers et exempts du guet, la compagnie du lieutenant criminel et la prévôté de l’Île. Il réorganise ces polices et les prend sous sa coupe. Elles sont chargées d’assurer la sécurité des rues de Paris, de surveiller le milieu parisien d’alors et de le truffer d’indicateurs. Il réprime l’impression et le colportage des écrits séditieux, crimes qu’il juge lui-même directement et très sévèrement. Chargé de l’exécution des lettres de cachet, il participe à la haute politique quand il assure le ravitaillement en blé de Paris, ou quand il dirige les persécutions contre les protestants. C’est aussi grâce à ses méthodes musclées que Paris devient la ville la plus propre de l’Europe de cette époque et qu'il éradique les cours des miracles. On lui doit l’éclairage public, qui servit à rendre les rues plus sûres, les premières règles de circulation et de stationnement, le pavage des rues et l’adduction d'eau.
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