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Lorenzino de Médicis dit Lorenzaccio - Lucrèce Borgia - Alexandre de Médicis dit Alexandre le Maure - Soliman II dit le magnifique - Charles de Lorraine (1524-1574) -
Lorenzino de Médicis dit Lorenzaccio (1514-1548) homme politique, écrivain et dramaturge
Né à Florence, il était le fils de Pierfrancesco de Médicis le Jeune et de Marie Soderini. Après la mort de son père en 1520, il fut élevé par sa mère et ses tuteurs furent John Francis Zeffi et Varino Favorino de Camerino à la Villa Medicea del Trebbio où il grandi au côté de Cosme 1er de Médicis, futur Duc de Florence. En 1526 il fut conduit avec son jeune frère Giuliano et avec Cosimo à Venise pour échapper aux agitations à Florence. Un an plus tard, suite au sac de Rome qui a profondément déstabilisé le Pape Clément VII, membre le plus puissant de la famille Médicis, ceux-ci furent chassés par les florentins une nouvelle fois. En 1530, il se rendit à Rome, où il acquis la mauvaise réputation de coupe tête des statues anciennes, qui lui a valu d'être banni de la ville et le surnom de Lorenzaccio. De retour à Florence la même année, il est devenu le compagnon inséparable du duc Alexandre de Médicis, récemment restauré dans la direction de la ville. Compagnon de ses excès, des actions criminelles, dissolues et libertines et de ses débauches. A la mort d’Alexandre de Médicis, ce fut Cosme 1er de Toscane qui fut alors choisi comme nouveau duc de la ville avec la bénédiction de Florence et Charles Quint. Lorenzino, cependant, fut contraint de fuir et se réfugia d'abord à Bologne, puis à Venise, protégé par Mgr Giovanni Della Casa. La même année, il rejoint les troupes du florentin Philippe Strozzi pour lutter contre Cosme 1er et se battit à la bataille de Montemurlo. Redoutant les assassins de Cosme, il voyageait beaucoup à Constantinople, puis en France protégé par Catherine de Médicis où il vécu quelques années, de 1537 à 1541. En 1542 il alla de nouveau en Toscane pour tenter d'empêcher Cosme 1er d'unifier l'état de Toscane, avant de retourner à Venise. En 1544 retour en France, puis de nouveau à Venise. Le 26 Février 1548, l'envoyé de Cosme 1er, John Francis Lottini, organisa l'assassinat de Lorenzino qui fut percé de coups de couteaux par deux hommes, en face de la maison de son amante Elena Barozzi sur la Campo San Polo.
Lucrèce Borgia (1480-1519)
Née à Rome, fille naturelle du cardinal espagnol Rodrigo Borgia et de Vanozza Catanei, une patricienne romaine, sœur de César Borgia. En 1493, elle épousa Giovanni Sforza, mariage annulé en 1497 par son père le Pape, pour des raisons diplomatiques. Officiellement, l'annulation est due à la non consommation de l'union. Sforza, vexé, sera le premier à faire courir le bruit de rapports incestueux entre Lucrèce Borgia, son père et son frère. En 1498 elle épousa en seconde noce Alphonse d'Aragon, assassiné en 1500 par son beau-frère César Borgia. En 1501 elle épousa en 3ème mariage Alphonse1er d'Este, futur duc de Ferrare. Elle devient protectrice des arts. Elle meurt à 39 ans d'une septicémie consécutive à la naissance d'une fille.
Alexandre de Médicis dit Alexandre le Maure (1510-1537) Fils naturel de Laurent II de Médicis, duc d'Urbin et d'une esclave andalouse d'origine mauresque. Duc de Penne, Alexandre devint également le premier duc de Florence en 1532, débutant son règne en 1530. Au terme d'une vie criminelle et dissolue, Alexandre fut assassiné par son cousin Lorenzino.
Soliman II dit le magnifique (1495-1566) Sultan ottoman de 1520 à 1566 Chef de guerre, mais aussi grand diplomate, né à Trébizonde, seul fils survivant de Selim 1er Yavuz, il fut le 10ème sultan de la dynastie ottomane. Son père lui ouvrit une voie toute tracée. À l’âge de7 ans, il fut envoyé dans la capitale, Istanbul pour y suivre ses humanités qui consistaient, à l'époque, en l'étude des sciences, histoire, littérature, théologie. Son père, y ajouta les techniques militaires. Il fit ses premières expériences en matière de gouvernement dans différentes provinces. En 1517, Selim 1er avait pris le contrôle de l’ancien territoire de Judée aux Mamelouks. Les Ottomans reçurent des centaines de réfugiés fuyant les conversions forcées opérés par le roi Ferdinand II d'Aragon en 1492, c’est ainsi qu’à Istanbul s’était installée une importante minorité juive. Soliman prit soin de restaurer Jérusalem et il fit entourer la vieille ville d'une muraille. A la mort de son père le 20 septembre 1520 il monta logiquement sur le trône. Avec l'aide de son grand vizir, il imposa les réformes qui lui valurent son surnom turc de Kanûnî *. Il porta à son apogée l’Empire ottoman. Engageant la guerre contre la Hongrie, il s’empara de Belgrade en 1521. L'année suivante, il assiégea et prit l’île de Rhodes, laissant les chevaliers de Saint Jean se réfugier à Malte.Il battit et tua le roi Louis de Hongrie à Mohacs, et prit Buda * en 1526, étendant la domination ottomane sur presque tout le territoire hongrois dont il donna le trône à Jean Zápolya, prince de Transylvanie.Les Ottomans parvinrent jusqu’à Vienne dont ils commencèrent le siège en 1529. Entre-temps, A l’Est il avait conquis l’Azerbaïdjan, Tabriz et Bagdad en 1534, alors que les corsaires turcs ravageaient la Méditerranée et contrôlait les rivages de l’Afrique du Nord, à l’éxeption du Maroc et de Tunis, reconquise par Charles Quint en 1536. a la suite de la mort de Jean Zapolya, dont il avait précédemment soutenu les droits au trône de Hongrie contre Ferdinand d’Autriche en 1529, il annexa la Hongrie, y plaça un gouverneur turc et ne laissa que la Transylvanie au fils de Zapolya. Après plusieurs années de guerres, Soliman et Ferdinand finirent par conclure une paix en 1547 qui laissait la Hongrie occidentale à l’Autriche, en échange d’un imprtant tribut annuel versé aux ottomans. Ferdinand ne cessa de contester ce traité et Soliman menait encore campagne en Hongrie lorsqu’il mourut lors du siège de Szeged. A la suite de la mort, de Jean Zapolya, dont il avait précédemment soutenu les droits au trône de Hongrie contre Ferdinand d’Autriche en 1529, il annexa la Hongrie, y plaça un gouverneur turc et ne laissa que la Transylvanie au fils de Zapolya. De 1533 à 1536, les troupes ottomanes occupèrent le Yémen. Les corsaires turcs installés à Alger prirent Tunis aux Hafsides en son nom en 1534. Leur royaume fut conquis par le pacha turc de Tripoli qui prit Kairouan en 1557 et par le pacha d’Alger qui prit Tunis en 1569. Soliman consolida ses conquêtes en signant une série de traités de paix avec ses voisins. En 1540, il signa avec Venise un traité de paix assorti de capitulations avantageuses pour les marchands vénitiens. En 1541, il installa une régence ottomane en Hongrie pendant l’enfance du nouveau roi. Dans le même temps, il entretint de bonnes relations avec la France, autre adversaire de Charles Quint. En gage de ces bonnes relations, il permit à François 1er d’avoir une représentation permanente à İstanbul, une chapelle d'Ambassade qui devint par la suite le Lycée Saint-Benoît et accorda à la France des capitulations. Après plusieurs années de guerre, Soliman et Ferdinand finirent par conclure une paix en 1547 qui laissait la Hongrie occidentale à l’Autriche, en échange d’un important tribut annuel versé aux Ottomans. Le 29 août 1551, Soliman prit la forteresse hongroise de Belgrade et Sabac. En 1559, il signa un traité de paix avec le chah safavide d’Iran. Ferdinand ne cessa de contester ce traité et Soliman menait encore campagne en Hongrie lorsqu’il mourut au siège de Szeged. Il fit bâtir de nombreux complexes religieux, comprenant mosquée, madrasas, bibliothèque, cantines et mausolée, dont le plus célèbre est la mosquée Süleymaniye d’İstanbul. Il fit construire des complexes de ce genre à Damas à Médine et au Yémen.
Charles de Lorraine (1524-1574) Duc de Chevreuse Archevêque de Reims Évêque de Metz de 1550 à 1551. Homme politique et intellectuel religieux Né à Joinville, il est le second fils de Claude de Lorraine, 1er duc de Guise et seigneur de Joinville qui se distingua sous François 1er et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme. Suite à la démission de son oncle Jean en sa faveur, il est nommé archevêque de Reims en 1538 à l’âge de 13 ans. A la mort de son oncle en 1547, il reprend le titre de cardinal de Lorraine. Charles sait, avec son frère aîné, François, duc de Guise, gagner la faveur du roi Henri II. Lui et ses frères exercent une grande influence et jouent un grand rôle dans les affaires du pays. À Reims, il favorisa la création de l'université en 1548. Sous le règne de Henri II, il professe des opinions gallicanes. Par ailleurs, contrairement au connétable de Montmorency, le cardinal et son frère François sont d'ardents partisans de la guerre contre les Habsbourg. Défenseur intransigeant de l'Église catholique apostolique et romaine, il devient par la suite l'une des principales figures françaises de la Contre-réforme en se faisant le défenseur des décrets du concile de Trente qu'il souhaite voir appliquer dans le royaume. Prônant la lutte contre le protestantisme, il n’a de cesse de combattre la politique de tolérance civile de la reine mère. Ayant de hautes capacités intellectuelles, le cardinal est employé de nombreuses fois à des fins diplomatiques. Avec son frère François ils réussissent à obtenir le pouvoir à l'avènement du jeune François II en 1559. il tient alors entièrement l’administration des finances. Il fait rendre les sceaux au chancelier François Olivier puis, à la mort de celui-ci en mars 1560, désigne Michel de l'Hospital comme successeur au poste. Cependant, il doit céder sa place après la mort du jeune roi le 5 décembre 1561). Il quitte la cour 2 mois plus tard, accompagnant sa nièce Marie Stuart à Joinville. Le cardinal assiste alors impuissant à l'introduction du protestantisme à la cour. Il continue cependant de jouer un rôle important lors du colloque de Poissy où il s'oppose à Théodore de Bèze, chef du parti protestant. Son intransigeance fait échouer la réconciliation des 2 religions au grand dépit de la reine mère. Suite à l'assassinat de son frère François le 18 février 1563, Charles devient le chef de la famille des Guise et du parti catholique en France. Il prend sous sa tutelle les enfants de son frère décédé et cherche par tous les moyens à nuire aux Montmorency et plus particulièrement à l'amiral de Coligny qu'il considère comme responsable de la mort de son frère. Le 8 janvier 1565, alors que la cour se trouve dans le Midi, il manque de peu de se faire tuer dans une rue parisienne par les troupes de François de Montmorency, gouverneur de Paris et fils du connétable Anne. Soucieuse d'établir la paix dans le royaume, la reine mère oblige le cardinal à se réconcilier avec le clan des Montmorency à Moulins en 1566. Il y embrasse publiquement l'amiral de Coligny, mais les deuxième et troisième guerres de religion lui permettent de poursuivre l'amiral de sa vindicte. Plus tard, il négocia le mariage de Charles IX et d'Élisabeth d'Autriche en 1569. Puis, il part à Rome pour participer au conclave qui doit élire un nouveau pape. Malgré son opposition au mariage entre la princesse Marguerite de Valois et Henri de Navarre, qui doit sceller l'union des catholiques et des protestants, il tente de convaincre le pape de donner son accord au mariage. C'est avec une joie et une surprise extrême qu'il apprend la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy, parvenue à Rome le 5 septembre 1572. Il s'empresse alors de regagner Paris, où il pense pouvoir reprendre sa place au conseil du roi. Mais Catherine de Médicis, qui craint son retour aux affaires, lui fait savoir qu’il n'est pas le bienvenu. Néanmoins, la Couronne se sert régulièrement du cardinal de Lorraine pour ses négociations financières avec le clergé. Charles meurt des suites d'une affection pulmonaire à Avignon le 26 décembre 1574. Il est inhumé dans la cathédrale de Reims.
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