Robert III de la Marck - Philippe Chabot - Ercole Massimiliano Sforza dit Hercule Maximilien Sforza - François II Marie Sforza - Jules de Médicis dit Clément VII - René de Savoie dit le Grand Bâtard de Savoie - Thomas Cromwell -

 

 

Robert III de la Marck (1491-1537)

Seigneur de Fleurenges

 

Fils de Robert II de la Marck, seigneur de Sedan et duc de bouillons, petit neveu de Guillaume de la Marck dit le sanglier des Ardennes.

A l’âge de 10 ans, il est envoyé à la cour de Louis XII. Il devint l’ami et le compagnon de jeux puis d’armes du duc d’Angoulême le futur François 1er.

Il épousa en 1510 Guillemette comtesse de Braine, dame de Montagu, de Neufchâtel, de Poutarcy et de La Ferté Gaucher fille de Robert II comte de Roucy, nièce du cardinal d’Amboise.

Après 3 mois de mariage, il rejoint l’armée française dans le Milanais. Avec une poignée d’hommes il prend Vérone. Il fut ensuite envoyé en Flandres en 1512 pour prélever un corps de 10 000 hommes et revenir en Italie, à leur tête sous le commandement de son père. Il participa à la prise d’Alessandria puis de Novare. Les Français sont cependant défaits et il s’échappa de justesse.

En 1515, il retourna en Italie avec François 1er et se distingua à Marignan où il contribua à la victoire des Français, le roi l’adouba de sa propre main. Il prend Crémone, avant d’être appelé auprès de son père malade. En 1519, il fut envoyé en Allemagne afin d’inciter les Electeurs à donner leurs voix à François 1er. Il échoua dans cette mission diplomatique difficile.

A la reprise de la guerre en Italie, il accompagna le roi. Il fut fait prisonnier à la bataille de Pavie en 1525 et partagea la captivité de François 1er. L’empereur Charles Quint irrité par la défection de son père, l’emprisonna en Flandres où il resta quelques années. Pendant cet emprisonnement il fut fait maréchal de France et mit à profit sa captivité pour écrire ses mémoires qui ne seront édités qu’en n1735.

Il participa en 1536 à la défense de Péronne, succéda à la mort de son père aux destinés du duché et décéda en décembre 1537.

 

Philippe Chabot (1492-1543)

Amiral de France

Seigneur de Brion, comte de Charny et de Buzançais

Gouverneur de Bourgogne et de Normandie

 

Issu d'une ancienne famille du Poitou, dont l'origine remonte au 11ème siècle, fils de Jacques Chabot, seigneur de Jarnac, de Bion et d'Aspremont, il fut fait prisonnier en 1525 à la bataille de Pavie avec François 1er, dont il était le favori. Il négocia avec succès la libération du roi, ce qui lui vaut, peu après, d'être nommé amiral. Envoyé en Piémont à la tête d'une armée en 1535, il y fit de rapides conquêtes. Il conquiert le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Piémont. Mais Montmorency et le cardinal de Lorraine, jaloux de son crédit, l'accusèrent de malversation. Il fut livré à une commission présidée par le chancelier Poyet, destitué de sa charge en 1541 et condamné à une forte amende qui le ruina. Après plus de 2 ans de détention, il obtint, par les instances de la duchesse d'Étampes, la révision de son procès, fut élargi, et même rentra en grâce en 1541, mais il mourut peu après, en 1543.

 

Ercole Massimiliano Sforza dit Hercule Maximilien Sforza (1493-1530)

Duc de Milan

Premier fils du duc Ludovic Sforza et de Béatrice d'Este, elle-même fille d'Hercule 1er d'Este, duc de Ferrare, de Modène et de Reggio d'Émilie, et d'Éléonore de Naples.

En 1500, son père fut évincé du duché de Milan par le roi de France Louis XII et mourut en exil en mai 1508.il devient l'héritier de la couronne ducale au début de l'année 1512 après le décès, le 17 janvier, du fils de Jean Galéas, Francesco.

Pour contrer les appétits territoriaux de Louis XII qui cherchait à étendre ses possessions italiennes vers la Vénétie et dans le but de chasser les Français hors d'Italie, le pape Jules II avait organisé, le 5 octobre 1511, avec Venise et les Espagnols de Naples, une sainte Ligue à laquelle vont adhérer les cantons suisses menés par l'évêque de Sion Matthieu Schiner, ainsi que l'Angleterre.

En dépit de la bataille de Ravenne gagnée le 11 avril 1512 par les troupes françaises, les 18 000 soldats suisses déferlèrent sur la Lombardie et parvinrent à en chasser les Français au mois de juin. Le 20, Ottaviano Sforza, évêque de Lodi, prend possession de la cité de Milan au nom de Maximilien.

Son retour sur le trône ducal coûte cependant cher au duché. Les Suisses reçoivent, en remerciement, les cités de Lugano, Locarno ainsi que le val d'Ossola. L'alliance des 3 ligues, formée par des habitants des Grisons, occupe la Valtelineet les comtés de Bormio et de Chiavenna. Les Suisses vont se charger du gouvernement du duché de Milan et Maximilien va devenir un pantin entre leurs mains.

Les hostilités en Italie du Nord n'en sont pas finies pour autant. Le pape Jules II meurt en février 1513, remplacé par Léon X. Les Vénitiens quittent la sainte Ligue et, dans l'espoir de conquérir Bergame, Brescia et Crema, font alliance avec la France le 13 mars 1513.

En mai 1513, l'armée française, commandée par Louis de La Trémoille et Jacques de Trivulce, passe les Alpes, envahit la Lombardie et met le siège devant Novare où est enfermé Maximilien. Le 6 juin, a lieu la bataille de l'Ariotta où les Suisses, venus au secours de l'armée milanaise, battent les Français. Le 26 juillet, Maximilien peut rentrer à Milan et, sur la fin de l'année 1513, l'armée française retourne en France.

L'année 1514 sera une année de tranquillité pour le duché de Milan et les artistes vont s'adonner à la reconstruction et aux réparations des dommages infligés aux édifices par la guerre.

Le 1er janvier 1515, le roi de France Louis XII meurt à Paris. À peine sur le trône, François 1er se met à la tête d'une armée pour faire valoir ses droits sur le duché de Milan.

Le 16 février 1515, le pape fonde une nouvelle ligue réunissant, outre les États pontificaux, l'Empire, la couronne d'Aragon, la Suisse et Milan. Le 5 avril, la France et Venise renouvellent leur alliance de mars 1513. En août, le chef de l'armée milanaise, Prospero Colonna est capturé sans combat par les Français à Villafranca au Piémont. Puis, les 13 et 14 septembre, a lieu la bataille de Marignan. Après des engagements acharnés, l'arrivée des Vénitiens, sous le commandement de Bartolomeo d'Alviano transforme ces combats indécis en une terrible défaite pour Matthieu Schiner et ses troupes suisses qui perdent 14 000 hommes. Les survivants rentrent chez eux en Suisse, emmenant le jeune frère du duc, François qui résidera à Innsbruck sous la garde de l'empereur Maximilien 1er.

Les Français entrent dans Milan le 17 septembre et Maximilien se rend le 4 octobre. Maximilien est exilé en France avec une rente annuelle de 35 000 écus. Il meurt à Paris, âgé de 37 ans, le 4 juin 1530

 

François II Marie Sforza (1495-1535

Duc de Milan

 

Né à Vigevano, il était le second fils du duc Ludovic Sforza (et de Béatrice d'Este et frère de Maximilien, de deux ans son aîné.

Son frère Maximilien a réussi à reprendre par 2 fois sa couronne ducale aux rois de France en 1512, et en 1529.

 

Jules de Médicis dit Clément VII (1478-1534)

Pape de 1523 à 1534

Fils bâtard de Julien de Médicis, neveu de Laurent le Magnifique, et donc cousin du pape Léon X, il est fait cardinal en 1513, quelques mois après l'élection de ce dernier, dont il devient un des principaux conseillers. Il gardera toute son influence sous le pontificat d'Adrien VI, avant d'être lui-même élu pape le 19 novembre 1523.

Inquiet de la puissance grandissante de l'empereur Charles Quint en Italie, en particulier à la suite de la bataille de Pavie où François 1er est fait prisonnier, il chercha à organiser une alliance, la Ligue de Cognac, entre la France, Venise et Florence, la ville des Médicis afin de contrecarrer l'empereur. En représailles, ce dernier favorisa l'agitation de la noblesse romaine, groupée autour des Colonna, qui réussit à prendre le Vatican le 20 septembre 1526. Il négocia alors une trêve au prix de 60 000 ducats.

Ayant eu vent de cette somme, les mercenaires allemands qui stationnaient en Italie du Nord sous les ordres du connétable de Bourbon décidèrent de descendre sur Rome afin de se rétribuer par le pillage, comme il était assez courant à l'époque. Cela aboutit au sac de Rome, le 6 mai 1527. À la suite de cela, Clément VII, assiégé dans le château Saint-Ange, dut se rendre et fut emprisonné quelques mois. Les républicains de Florence en profitèrent également pour chasser une nouvelle fois les Médicis du pouvoir.

2 ans plus tard, pape et empereur finirent par s'accorder. Charles Quint fut couronné solennellement par Clément VII à Bologne le 2 mars 1530. Les troupes impériales prirent Florence la même année, après un siège de 11 mois, et Clément VII pu y installer Alexandre, comme duc de Toscane.

Clément VII intercéda en faveur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume latin de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne le 24 mars 1530, que Charles Quint signa le diplôme concédant à l’ordre en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions.

En 1533 eut lieu un autre coup dur pour la papauté, Henri VIII n'ayant pu obtenir du pape son divorce d'avec Catherine d'Aragon décida de passer outre et de rompre avec le catholicisme pour fonder l'Église anglicane.

Clément VII fut un grand pape mécène, son arrivée sur le trône de saint Pierre rompt avec l'austérité de son prédécesseur et les artistes qui avaient quitté Rome reviennent, de nouveaux talents provenant de toutes les régions d'Italie et de l'étranger viennent, on retrouve Parmigianino, Perin del Vaga, Baldassarre Peruzzi, Polidoro da Caravaggio, Sebastiano del Piombo et Rosso Fiorentino. Clément VII développe la bibliothèque vaticane, continue la construction de la basilique Saint Pierre et il fait terminer les travaux de la cour de San Damaso et de la villa Madame. Il charge Michel-Ange de représenter le Jugement dernier dans la chapelle Sixtine, travaux qu'il suit personnellement. Il commente et fait publier toutes les œuvres d'Hippocrate. Il approuva l'oeuvre de Copernic et voulut la voir publiée.

 

René de Savoie dit le Grand Bâtard de Savoie (1488-1525)

Amiral de France

 

Comte de Villars en Bresse de 1497-1525, 1er comte de Tende de 1501 à 1525, de Beaufort et de Vintimille, Gouverneur de Nice et grand sénéchal de Provence de 1515 à 1525.

La haine de sa belle-soeur Marguerite d'Autriche, épouse du comte de Savoie, fait casser la légitimation de René par son père l'empereur en 1502, puis par son mari en 1503. Il perd ses fiefs du Piémont et ne conserva que le comté de Tende.

Réfugié en France, il rend hommage au roi de France en 1510 pour le comté de Tende. Après le décès du comte de Savoie, et malgré le soutien de Louise de Savoie, il se heurte à la volonté de l'empereur et ne sera réhabilité qu'en 1519 par le duc de Savoie, après 17 ans de tentatives pour faire reconnaître ses droits. Il meurt à la bataille de Pavie

 

Thomas Cromwell (1485-1540)

Comte d'Essex

Homme politique anglais, conseiller du roi Henri VIII d'Angleterre. Il est l'un des principaux acteurs de la Réforme en Angleterre.

Il est né dans un milieu modeste à Putney près de Londres. Son père Walter Cromwell aussi connu sous le nom de Smyth était brasseur, forgeron et était connu pour son ivresse permanente et ses activités illégales. Sa soeur fut l'ancêtre d'Olivier Cromwell.

Il quitta l'Angleterre dans sa jeunesse et voyagea en Europe. Il partit pour l'Italie où il s'engagea comme soldat dans l'armée française et combattit lors de la bataille de Garigliano le 21 décembre 1503. Après la défaite française, il s'échappa du champ de bataille pour Florence. Là, il se mit au service de Francesco Frescobaldi, membre d'une des riches familles de marchands de la ville. Puis il alla à Pise, Venise et finalement aux Pays-Bas, où il entra, vers 1508, au service de négociants anglais. Agent du cardinal Bainbridge, Cromwell, qui parlait latin, italien et français, rencontra, lors de son séjour à Venise les ennemis traditionnels de la papauté, qui avaient combattu contre Jules II et la ligue de Cambrai.

De retour en Angleterre, au décès de Bainbridge, employé par Thomas Wolsey il étudia le droit et géra d'importantes affaires de l'église. Il contribua notamment à la dissolution des monastères pour le compte de Wolsey qui souhaitait financer ainsi le collège d’Oxford et une école à Ipswich.

Élu au parlement de 1523, il devint, vers 1530 conseiller au Parlement convoqué par Henri VIII pour obtenir le divorce de Catherine d'Aragon. Devenu conseiller du Roi, puis ministre en 1532, il avait la confiance du roi et joua un rôle majeur dans la réforme de l'église anglicane. Cela lui valu sa nomination en 1535 comme Vice Régent pour les affaires spirituelles, il devint alors juge suprême en matière ecclésiastique. Comme vicaire général d'Henri VIII il présida à la dissolution des monastères. Sa promotion comme baron en 1536, puis comte d'Essex en 1540, et sa politique lui valurent des ennemis.

Ayant soutenu le roi dans son premier divorce, il l'appuie aussi dans la déposition d'Anne Boleyn et son remplacement par Jane Seymour, il se hâte d'encourager un nouveau mariage diplomatique avec Anne de Clèves. Ce mariage s'avère un désastre amoureux. Ses adversaires en particulier le duc de Norfolk en profitent pour le faire arrêter, en plein Conseil, et emprisonner à la Tour de Londres. Henri le détient jusqu'à l'obtention de son divorce d'avec Anne. Il est finalement décapité le 29 juillet 1540.

 

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