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Etienne Ange Martel dit Martelange - Salomone Rossi - Tobias Hume - Léonora Galigaï - Johannes Kepler - Michael Schultheis dit Michael Praetorius - Michelangelo Merisi dit Le Caravage - Chantal de Frémyot dite Sainte Jeanne-Françoise - Juan Carlos Amat -
Etienne Ange Martel dit Martelange (1569-1641)
Architecte et jésuite, il est le principal constructeur, influencé par l’église de Gesù à Rome, des chapelles des collèges de l’ordre à Vienne, Le Puy, Dijon, La Flèche, Nevers.
Salomone Rossi (1570-1630) Compositeur Italien Né à Mantoue, il est issu d’une
ancienne et noble famille juive et bénéficie de la tolérance accordée aux
juifs sous le règne des Gonzague à Mantoue. Ce compositeur inventif, ayant
fréquenté Monteverdi, violoniste à la chapelle ducale, maître de concert à
la cour de Vincenzo 1er Gonzague. Il écrivit les premiers
exemples connus de madrigaux employant une basse continue et des pièces pour
violon qui marquèrent le développement des futures sonates baroques. Sur le
plan culturel, il joua un rôle important dans l’interaction, les apports et
les influences réciproques entre la culture chrétienne de la cour de Mantoue
et la culture judaïque à laquelle il appartenait. Il alterna intelligemment pièces
profanes, madrigaux très poétiques, pièces instrumentales raffinées, et
oeuvres sacrées polyphoniques issues du recueil Ha-Shirim asher li-Shlomo
"Les cantiques de Salomon", faisant davantage référence au prénom du
compositeur qu’au roi, la plupart des psaumes provenant de David, réunissant
psaumes, hymnes et cantiques sur des textes en hébreu destinés à la liturgie
de la synagogue de Mantoue. Avec ce recueil, il voulut rénover le chant
synagogal*, notamment par l’apport de la polyphonie. Malgré son souci de
simplicité d’écriture, la communauté juive fut réticente.
Tobias Hume (1570-1645) Violoniste Il mena une existence de mercenaire,
servant comme capitaine dans les armées du roi de Suède ou bien conduisant
les troupes de l'empereur de Russie, et ne regagna Londres qu'en 1629. Agé
d'une soixantaine d'années, il demanda asile à la Chartreuse, monastère
situé au nord-est de la City et servant de maison de retraite aux
gentilshommes nécessiteux, officiers, ecclésiastiques, etc. Puis, on le
retrouve en 1642 en Irlande, vieux colonel exalté, adressant une pétition
aux Lords du Parlement, pétition dans laquelle il se représente comme un
homme brisé, affamé et ruiné. Il retourna cependant à la Chartreuse et y
mourut. Son recueil “Musicall Humors”
présente une dimension autobiographique. Léonora
Galigaï (1571-1617) Fille de la nourrice de Marie de
Médicis, elle la suit en France, en 1600, où elle vient épouser Henri IV et
se marie elle-même avec Concini. L’influence exercée par Léonora sur Marie
prend alors la forme d’une emprise envoûtante. L’assassinat de Concini sur
ordre du roi Louis XIII se double de l’arrestation de Léonora. Condamnée
pour crime de “ lèse-majesté divine et humaine ”, elle est décapitée
et brûlée en place de Grève.
Johannes Kepler (1571-1630) Astronome et mathématicien Né à Weil-der-Stadt dans le
Würtemberg, son grand-père paternel, Sebald Kepler, était un artisan
respecté qui servi comme maire de la ville, son grand-père maternel,
Melchior Guldenmann, était un aubergiste et maire du village voisin d'Eltingen.
En 1584 il est entré au séminaire protestant à Adelberg, et en 1589 il
commença ses études à l'Université de Tubirgen et enseigna ensuite les
mathématiques à Graz en Autriche. En 1600, un édit l'en chassa bientôt en
raison de sa religion protestante, et il succéda en 1601 à Tycho Brahe à
Prague comme astronome de Rodolphe II jusqu’en 1612. L'empereur Mathias le
nomma mathématicien de la Haute-Autriche avec résidence à Linz, poste qu'il
garda sous Ferdinand II. En 1604 il édita “d'Astronomia
Optica” ou "la partie optique de l'astronomie" ; En 1606 il édita
“De Stella Nova” ou "Pour ce qui concerne la nouvelle étoile"
apparue en 1604. En 1609 son “Astronomia nova” ou "nouvelle astronomie".
En 1610 ayant eu connaissance des découvertes de Galilée, il composa une
longue lettre d'appui qu'il édita nommé “Dissertatio cum Nuncio Sidereo”
ou"conversation avec le messager sidéral", et lorsqu’il obtint
l'utilisation d'un télescope approprié, il édita ses observations des
satellites de Jupiter sous le titre de “Narratio de Observatis Quatuor
Jovis Satellitibus” ou "récit de 4 satellites de Jupiter observés". En 1615-1616 il y eu une chasse aux
sorcières dans sa région, et sa propre mère fut accusée. Sa défense fut
conduite par Johannes. Il quitta Linz en 1626. Malgré ses hautes protections
officielles, la situation financière de Kepler était précaire, et il mourut
à Ratisbonne épuisé par la fatigue et la misère.
Michael Schultheis dit
Michael Praetorius (1571-1621) Compositeur allemand Dernier fils d'un pasteur luthérien,
fit ses études de théologie à l'université de Francfort-sur-l'oder en 1595.
Après avoir débuté comme maître de chapelle à Lunebourg en 1595, il devint
organiste et secrétaire du duc de Brunswick en 1604 à Wolfenbüttel. De 1613-1616, il demeure à Dresde, à
la cour de Kurfürst Von Sachsen électeur de Saxe. Puis il revint à
Wolfenbüttel en 1616, mais voyagea fréquemment en Allemagne centrale comme
conseiller et Organisateur musical. Il est l'un des grands compositeurs
luthériens, et sa production est monumentale. Avec ses 1244 motets et chants
pour chorale, il détient probablement le record du nombre d'oeuvres
composées dans cette catégorie "avant 1750". Il est également célèbre pour
son “Syntagma musicum”, encyclopédie en 3 volumes. Le 1er, en
latin, traite des genres musicaux pratiqués depuis l'Antiquité, le 2ème,
en allemand, des instruments de musique, le 3ème, en latin, sur
les formes et la pratique musicale au début du 17ème siècle. Le 4ème
est resté inachevé. Il édita beaucoup d'autres écrits
comprenant de la liturgie musicale et un ensemble de 312 danses. Son
“syntagme Musicum” de 1619, traité en 3 volumes est un abrégé d'information
sur la musique allemande, les instruments musicaux et l'exécution qu'il
avait entendu durant ses voyages.
Michelangelo Merisi dit Le
Caravage (1571-1610) Né à Caravaggio, bourg de Lombardie
dont il tire son nom d'artiste. Son immoralité, ses mauvaises fréquentations
ont suscité le mépris et l'animosité de ses contemporains et pourtant il est
une des figures majeures de la peinture italienne. Il subira l'influence de plusieurs
courants et événements, la tradition de réalisme qui règne à Bergame, les
ravages de la grande peste et la Contre Réforme. Il entre en 1584 à
l'atelier Pertanzano à Milan. Il bénéficie ensuite de la protection de
Charles Boromé, archevêque de Milan, et de son Frédérico. Ces derniers,
agents de la contre réforme produisent des manuels d'instruction sur la
représentation des images. Formé par les peintres lombards et
vénitiens comme Lorenzo Lotto, il part à Rome vers 1593 où il travaille dans
l'atelier du Cavalier d'Arpin ou il y restera 13 ans. Il n'a pas 20 ans
quand il arrive à Rome pour y commencer sa carrière, nouant des amitiés
dangereuses et se compromettant dans des rixes qui lui vaudront de nombreux
démêlés avec la justice. Heureusement, il s'attire les grâces de 2 mécènes,
le cardinal del Monte et le cavalier d'Arpin. A partir de 1599, il change
complètement de technique en se consacrant presque exclusivement à la
peinture religieuse. En 1600, il reçoit une commande pour décorer l'Eglise
Saint Louis des Français dite chapelle Cantarelli par un ensemble de
tableaux illustrant la vie de Saint Mathieu. 2 autres tableaux lui sont
demandés pour l'Eglise St Maria di Populo. En 1607, accusé d'avoir tué un
certain Tomasi au cours d'une rixe, il est condamné à mort et doit fuir
Rome. A la suite d'un duel, il doit fuir Rome pour Naples, Malte et la
Sicile, où il renouvelle encore sa technique en se concentrant sur les
personnages, entourés de vide. Il y produit une décollation de Saint
Jean-Baptiste, et des portraits du chevalier de Vignancourt. C'est à lui que l'on attribue la
première nature morte autonome. On trouve dans sa peinture beaucoup
d'instruments de musique. Parfois il se servi lui-même de modèle, ce qui
explique que les jeunes gens ont un air de famille. Il innova aussi en
s'intéressant à la peinture de chevalet et à la peinture à huile, qui
répondent mieux aux désirs des commanditaires. En 1608, il est fait chevalier de
grâce de l'ordre de Malte. Mais sa réputation le rattrape, il est emprisonné
et radié de l'ordre et fuit en Sicile. Dès lors, il cherche à obtenir la
grâce papale. Il meurt sur une plage de Port Ercole en juillet 1610. Sa peinture, qui révolutionne la peinture religieuse
en même temps que la technique, donnera lieu à ce qu'on appelle le
caravagisme, qui aura des retentissements dans toute l'Europe, en Hollande
avec Terbrugghen ou en France avec Georges de la Tour.
Chantal de Frémyot
dite Sainte Jeanne-Françoise (1572-1641) Elle est la fondatrice, avec Saint
François de Sales, de l’ordre de la Visitation. Juan
Carlos Amat (1572-1642) Guitariste espagnol Médecin de profession, il est
l'auteur d'un important traité “Guitarra espanola y vandola” en 1596, dans
lequel on trouve les premières règles pour enchaîner des accords sur la
guitare.
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