Françoise de Foix - Jacques Moderne - Johann Walter - Hernando De Soto - Clément Marot - Hans Holbein dit le jeune - Andréas Osiander -

 

 

Françoise de Foix (1495 -1537)

Comtesse de Châteaubriant

En 1505, alors que Françoise de Foix n'est âgée que de 11 ans, elle rencontra Jean de Laval, jeune homme de 19 ans. Il tomba immédiatement sous le charme de la jeune fille.

Un an après, elle donna naissance à leur enfant. En 1508, ils se marièrent et formeront un couple sans histoire et ce jusqu'en 1515.

En 1515, François 1er entendit parler de la beauté de la comtesse de Châteaubriant et décida d'inviter le couple au château de Blois. Le mari ne l'entendait pas de la même oreille. Il ordonna à son épouse de rester dans leur domaine et s'en alla seul voir le Roi. Mais François 1er, connu pour ses talents de séducteur, rusa pour la faire venir à la Cour. Dès qu'il la vit, il tomba en admiration devant sa beauté. Il mettra 3 longues années avant de se faire aimer de la belle. Afin de se débarrasser de son mari jaloux, il lui donna le commandement d'une troupe. Elle sera sa favorite pendant 10 ans, de 1518 à 1528. Elle prendra part aux grands évènements du royaume, jusqu'à participer au camp du drap d'or aux côtés de la reine, Claude de France. Elle profita de sa faveur pour obtenir de hauts commandements militaires pour ses 3 frères.

En 1528, elle devra alors céder la place à Anne de Pisseleu. Malgré la nouvelle favorite, elle restera l'amie et la correspondante du roi. Elle décède en 1537.

 

Jacques Moderne (1495-1562)

 

Originaire de Pinguento, en Istrie, il fut le principal concurrent de Pierre Attaingnant. Il commença à publier de la musique en 1532, alors qu'il s'était installé à Lyon vers 1523 et éditait toutes sortes d'ouvrages. Parmi les 8 livres de motets parus chez Jacques Moderne entre 1532 et 1542, 4 sont intitulés “Motetti del fiore”. Avec sa série des 18 livres du Parangon des Chansons, ils lui assurèrent une grande renommée. A l'inverse de son rival parisien, il édita aussi des compositeurs italiens, allemands et espagnols, ainsi que des compositeurs travaillant dans la région lyonnaise comme Pierre de Villiers, Henri Fresneau et Gabriel Coste.

De sa production, il nous reste 11 volumes de la série du Parangon et 2 de celle du “Difficile des chansons”, soit 13 volumes comprenant au total 335 chansons. L'un de ses derniers recueils est la “Musicque de Ioye” comprenant des danses de toute sorte paru vers 1550. Il s'agit de la réédition quasi-intégrale d'un recueil vénitien de 1540, “Musica Nova”, qui contient, outre 3 pièces d'Adrian Willaert, des oeuvres de Giulio Segni da Modena, Hieronimo Parabosco et Hieronimo da Bologna.

 

Johann Walter (1496-1570)

 

En 1524 il est dans le Wittenberg où il écrivit son premier travail "Geystliche gesangk Buchleyn". Ami de Martin Luther il fut son conseiller musical et organisera en 1525 la “foire allemande”. De 1526 1548, il enseigna à l'école de latin dans la ville de kursaechsischen.

Comme écrivain de chants luthériens il créa la base pour la musique de l’église évangélique. En 1548 il est nommé maître du cœur à la chapelle de Dresde et en 1554 il retourna, après sa mise à la retraite, dans sa région natale, où il meurt en 1570.

 

Hernando De Soto (1496-1542)

Explorateur

Né à Villanueva de la Serena, à Badajoz, en Espagne. Il fut nommé capitaine d'une troupe de cavaliers en 1516 par Pedrarias Dávila et il pris une part active dans la conquête de l'Amérique centrale. En 1523 il accompagna Francisco Fernández de Córdoba qui, par ordre de Pedrarias arriva au Panama avec une expédition pour exploré le Nicaragua et le Honduras. En 1532 il rejoint l'expédition de Francisco Pizzaro à partir du Panama pour la conquête du Pérou. En 1533 il fut envoyé à la tête d'une petite armée pour explorer les montagnes du Pérou ou il découvre la grande route nationale menant à la capitale. Peut après il fut choisi par Pizzaro comme ambassadeur auprès de l'Inca Atahualpa, seigneur du Pérou, il fut le premier Espagnol a parlé avec ce chef. Après l'emprisonnement d'Atahualpa, ils devinrent très amis et De Soto lui rendit souvent visite dans sa prison. Il joua un rôle important dans la conquête du Pérou, y compris à la bataille qui a eu comme conséquence la capture de Cuzco, la capitale. A son retour d'une expédition, il apprit que Pizzaro avait été déloyal envers Atahualpa. Ce dernier fut malgré tout condamné à mort malgré la grosse rançon versée. De Soto fut beaucoup contrarié par ce crime et dégoûté, il rentra en Espagne en 1536, rapportant avec lui environ 18.000 onces d'or qui représentait sa part du butin pris aux Incas.

Il s'établit à Séville, et avec l'or qu'il avait rapporté, il peut installer un établissement raffiné avec des huissiers, des pages, des écuyers, un chambellan, et d'autres domestiques. En 1537 il épousa Inès de Bobadilla la fille de son ancien patron, Pedrarias Dávila. Lorsque Cabeza de Vaca exagéra les richesses de la vaste région de la Floride, il décida d'entreprendre la conquête de cette terre. Il a donc vendu toute sa propriété, et consacra le montant à équiper une expédition. Il obtint aisément de Charles V, à qui il avait prêté une certaine somme d'argent, les titres d'Adelantado de la Floride et de gouverneur de Cuba et le titre de marquis d'une certaine partie du territoire qu'il pourrait conquérir.

L'expédition était composée de 950 hommes de combat, de 8 prêtres séculaires, 2 Dominicains, d'un franciscain, tous transportés dans 10 bateaux. À cette armada fut ajouté 20 bateaux qui était sur son chemin à Vera Cruz. Le 21avril, 1538 ils arrivèrent à Gomera, une des îles des Canaries, où ils s’arrêtèrent pour une semaine. Près du Cuba, les 20 navires destinés au Mexique se séparèrent des autres et continuèrent leur chemin. Les 10 bateaux restant arrivèrent peu de temps après dans le port de Santiago De Cuba où les membres de l'expédition furent bien reçus par les Cubains. Le nouveau gouverneur visita les villes à proximité de Santiago et fit en sorte d'améliorer leur état. Dans le même temps, la ville de La Havane fut mis à sac et brûlé par des Français, et de Soto expédia le capitaine Aceituno avec quelques hommes pour réparer les ruines. Comme il souhaitait partir pour la Floride, il appela Gonzalo de Guzmán comme lieutenant gouverneur pour administrer la justice à Santiago, et pour les affaires d'Etat et donnait les pleins pouvoirs à son épouse. Dans la dernière partie d'août 1538, les bateaux naviguèrent en direction de la Havane, alors que de Soto commençait son expédition par voie terrestre avec 350 chevaux.

Ils arrivèrent à La Havane à quelques jours d'intervalle, et de Soto immédiatement fit des plans pour la reconstruction de la ville. Il confia également au capitaine Aceituno la construction du bâtiment d'une forteresse pour la protection du port de la ville contre n'importe quelle future attaque possible. En même temps il commanda à Juan de Añasco, un marin habile et expérimenté, de se mettre à explorer les côtes et les ports de la Floride de sorte que lorsque l'expédition principale serait amener sur ces côtes, celle-ci soit facilitée.

L'expédition fut finalement prête le 18 mai 1539, et la flotte fut composée de 9 navires. Il emmena avec lui 1000 hommes exclusivement des marins. Ils naviguèrent en haute mer jusqu'au 25 mai, lorsque la terre fut en vue. Ils mouillèrent l'ancre dans un endroit auquel ils donnèrent le nom d'Espiritu Santo*. L'armée débarqua le vendredi 30 mai, à proximité d'un village indien. De ce point, ils commencèrent leurs explorations du pays inconnu au nord et à l'ouest. Celle-ci dura pendant presque 3 années.

Au printemps de 1542, De Soto atteint le Mississippi. Le 20 juin, 1542 il fut frappé par une fièvre et pris ses dispositions en vue de sa mort. Il appela Luis de Moscoso De Alvarado comme successeur pour commander l'expédition. Après le cinquième jour de Soto succomba sans avoir atteint la nouvelle Espagne.

 

Clément Marot (1496-1544)

Poète *

Dès 1512 il écrit ses premières poésies. 6 ans plus tard, c’est une Épître à François 1er qui lui permet d’accompagner Marguerite de Navarre lors de l’entrevue du camp du Drap d’or. C’est sans doute auprès d’elle qu’il fut instruit des exigences de la Réforme. En 1526, une dénonciation l’envoie au Châtelet, où il fut emprisonné. Libéré le 1er mai 1526, il retrouva sa place à la Cour et succéda à son père à la charge de valet de chambre du roi. Régulièrement, il n’hésitait pas à écrire au chancelier ou au roi même pour réclamer les appointements que la trésorerie omettait de lui verser. A nouveau, en octobre 1527, il fut enfermé à la Conciergerie et ne fut libéré que le 5 novembre. Les événements de sa vie, comme ceux qui ponctuèrent ceux de la Cour et du royaume, furent les thèmes de ses poèmes, dont il publia un recueil en 1532 à Lyon. Celui-ci, intitulé “L’adolescence clémentine”, fut réédité à 22 reprises dans les 5 années qui suivront. Dans la même période, il publia “la Suite de l’adolescence clémentine ”et “Premier Livre de la métamorphose”, qui était une traduction du poète latin Ovide. Après “ l’affaire des Placards ”, il fut inscrit sur une liste de suspects. Arrêté, il parvint à prendre la fuite et à se réfugier à Nérac auprès de Marguerite de Navarre. Il y est bientôt le secrétaire de la princesse Renée de France. C’est à la traduction des Psaumes qu’il consacra son temps ainsi qu’à ses Poésies, qui rassemblaient des élégies, des épîtres, des rondeaux et des ballades, des chansons et des épigrammes. C'est à lui que nous devons en grande partie de pouvoir lire les poèmes de François Villon, dont il a vait réalisé une adaptation en 1533.

 

Hans Holbein dit le jeune (1497-1543)

Né à Augsbourg, fils du peintre Hans Holbein l'aîné, il fut un portraitiste exceptionnel et un des principaux peintres religieux de la Renaissance nordique. À l'âge de 16 ans, après avoir reçu la formation par son père, il voyagea avec son frère Ambrosius. En 1515 il est à Bâle, où il entre dans l'atelier de Hans Herbster. Il passera la première moitié de sa vie à Bâle excepté à quelques intervalles courts à Luzerne, en Lombardie, et en France. Il montra ses talents très tôt en concevant des planches et des peintures en verre, en illustrant des livres, et en peignant des portraits et des retables. Dans sa jeunesse il fut l’ami d’Erasme, et il fit des schémas illustrant “l'éloge de la folie”. Holbein a également illustré d'autres livres, y compris la traduction allemande de Martin Luther de la bible. De cette période ont lieu les portraits de Jacob Meyer et de son épouse.

En 1519 il fut admis à la guilde des peintres de Bâle. Entre 1519 et 1526 il décora beaucoup de bâtiments notamment l’hôtel de ville de Bâle, et a peint “les scènes de la passion” et le célèbre “Christ mort”, le retable “de la Madone avec Saint Ursus et un Saint évêque”. Il peint de nombreux portraits d'Érasme et un portrait de Boniface Amerbach. Dans ces travaux ont reconnaît l'influence italienne et sa conception idéalisme qui le caractérise.

De 1526 à 1528, il partit pour l’Angleterre avec une lettre d’introduction d'Érasme pour Thomas More, où il  peignit un groupe de fins portraits, notamment ceux de Thomas More et d’Henry Guildford et de son épouse. Après son retour à Bâle en 1528 il y resta jusqu’en 1532, il exécuta un deuxième groupe de fresque pour l'hôtel de ville. Puis il s'établi en Angleterre. Parmi les nombreux portraits célèbres de ces dernières années de sa vie nous pouvons citer sa “Christine du Danemark” et ses “ambassadeurs français”.

En 1536 il est devenu peintre à la cour de Henri VIII et fit de nombreux portraits et schémas du roi et de ses épouses. En 1539, quand Henri VIII envisageait de se marier Anne de Clèves, il envoya Holbein pour peindre son portrait. Il décède à 46 ans de la peste à Londres.

Il fut l’un des plus grand peintre de portrait de l'art allemand.

 

Andréas Osiander (1498-1552)

Réformateur Allemand

Il est ordonné prêtre en 1520 et rejoint la cause de la réforme en 1522. Il soutien Martin Luther participant à la conférence de Marburg en 1529, à la réunion d'Augsbourg en 1530, et à la signature des articles de sensibilisation en 1537. En 1548, le refus d'Osiander d’accepter la paix d'Augsbourg l’obligea de quitter Nuremberg, et il rejoint le corps enseignant de la nouvelle Université théologique de Königsberg.

 

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