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Jean de Macque - Jean Bertaut - Théodore Agrippa d’Aubigné - Henri IV - Marguerite de Valois dite la Reine Margot - Giovanni Gabrieli -
Jean de Macque (1551-1614) Compositeur
Compatriote de Claude Le Jeune, Jean de Macque vécut en Italie dès l'âge de 15 ans et fit italianiser son prénom. A Rome, il fut l'élève de Philippe de Monte et fréquenta la “Vertuosa compagnia dei musici romani”, groupe fondé par Giovanni Pierluigi da Palestrina et comprenant entre autres Luca Marenzio. Il s'installa ensuite à Naples, où il fut successivement second organiste à l'église de l'Annonciation, organiste en 1594 et directeur en 1599 de la Capella Real de Don Fabrizio Gesualdo. Il fut l’un des derniers grands organistes flamands en Italie. Il a écrit 14 volumes de madrigal et 1 de motets, et, une quantité de musique de clavier. Il eut parmi ses élèves Giovanni Maria Trabaci, Pietro Cerone et Luigi Rossi.
Jean Bertaut (1552-1611) Poète français
Précepteur du Duc d'Angoulême, secrétaire et lecteur de Henri III, 1er aumônier de Marie de Médicis en 1594, puis poète officiel de Henri III puis de Henri IV, qui le fit évêque de Séez en 1606. Il a laissé des vers, des poèmes de circonstance ou religieux, des élégies amoureuses.
Théodore Agrippa d’Aubigné
(1552-1630)
Son père, Jean d’Aubigné, issu d’une famille de tanneurs cordonniers de
Loudun devient juge à Pons, en Saintonge. Sa mère, Catherine de L’Estang,
meurt en lui donnant le jour le 8 février 1552. A 6 ans, il lit le français,
le latin, le grec et l’hébreu. A 7 ans, il aurait traduit le Criton de
Platon. En 1560 voué par son père à la cause
réformée devant le spectacle des décapités d’Amboise, il est en 1562, placé
sous la férule de Mathieu Béroald et élevé dans les principes de la Réforme.
À la mort de son père, il est chassé
de la maison paternelle. Il fait des études chaotiques à Paris, Genève et
Lyon. À 16 ans il prend les armes, se distingue sous les drapeaux du prince
de Condé en 1568. Devient le compagnon fidèle de Henri de Navarre. Épris de Diane Salviati, la nièce de
la Cassandre de Ronsard, mais dédaigné de la famille de celle-ci comme étant
d’extraction incertaine, il se précipite pour mourir dans ses bras après
avoir été grièvement blessé à l’automne 1572 dans une embuscade en Beauce.
Remis de ses blessures, il rejoint Henri de Navarre à la cour en août 1573
et pendant 3 ans partage l’existence oisive et passablement débauchée des
princes. C’est lui qui organise l’évasion du futur Henri IV en février 1576.
Il est en bons termes avec Henri de Guise et participe aux bals donnés par
les Valois. En 1577 secondes blessures grave, à
Casteljaloux et il commence à écrire “Les Tragiques”. Il ne dépose
l’épée qu’après l’abjuration de Henri IV le 25 juillet 1593 et se retire
dans sa forteresse de Maillezais en Vendée En 1620 compromis dans la
conspiration contre le duc de Luynes, favori de Louis XIII il se réfugie à
Genève. Il y publie l’Histoire universelle en 1626 et compose sa suite en
1627 et termine les Aventures du Baron de Faeneste dont le dernier livre
semble, en 1630, si virulent contre la cour de Marie de Médicis qu’il est
censuré à Genève. L’Histoire universelle, quant à elle, fut condamnée et
brûlée. Ses pamphlets multiples n’ont jamais circulé qu’en manuscrits. Il
meurt à Genève le 9 mai 1630. Son style, capable de violence comme de sublime, de
raillerie comme de tendresse, fait d’Agrippa d’Aubigné l’un des plus grands
auteurs baroques de la langue française.
Henri IV (1553-1610) Roi de France de 1589 à 1610
Né à Pau le 14 décembre 1553, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne
d'Albret, reine de Navarre. Bien que baptisé en 1554, il reçoit
de sa mère une éducation calviniste qui le fera passer à la religion
réformée dès la fin 1559. Après une jeunesse passée dans le Béarn jusqu'à
l'âge de 8 ans, c'est à la cour que se poursuit son éducation. Il revient au
catholicisme pendant quelques mois et ce jusqu'à la mort de son père en
1562. Son retour au calvinisme se concrétise par sa présence et celle de sa
mère au synode de la Rochelle qui élabore les bases de l'Église réformée de
France. En 1572 Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis décident le mariage
de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois afin de tenter une
réconciliation entre les catholiques et les protestants. C’est la même année que Henri de
Bourbon devient roi de Navarre à la mort de sa mère. Le 18 août 1572, il
épouse à Paris Marguerite de Valois, sœur du roi de France, Charles IX. 4
jours plus tard, alors que, dans Paris, on égorge, on défenestre et on passe
au fil de l’épée les huguenots dans la nuit de la Saint-Barthélemy, il doit
abjurer sa foi protestante pour sauvegarder sa vie. Pendant 4 ans, il sera
une sorte de prisonnier au Louvre. En janvier 1584, le duc d’Anjou, dernier
des fils de Henri II meurt alors que Henri III, son frère, n’a pas de
descendant mâle. Cette mort fait de lui, l’héritier du trône de France. Il a
beau prouver son efficacité, battre le duc de Joyeuse à Coutras en 1587,
s'allier aux protestants allemands ou anglais, la Ligue bloque l'accès d'un
trône au demeurant chancelant. Il se rapproche de Henri III. Le 1er août 1589, Henri
III, dernier des rois de France de la maison de Valois, meurt en le
désignant à nouveau comme son successeur. Il lui reste à conquérir ce trône
que la Ligue catholique lui refuse. Après avoir tenté par 2 fois de prendre
la capitale en 1589 et 1590, il décide de laisser jouer les divisions du
parti adverse. Il gagne le monde parlementaire et la haute bourgeoisie
parisienne, épouvantés par les excès de la Ligue. Le 25 juillet 1593 à
Saint-Denis, il abjure le calvinisme et le 27 février 1594, il est sacré à
Chartres, le 22 mars 1594, il entre dans Paris. Le roi a conquis son royaume, il lui
reste à régner sur un peuple déchiré et ruiné par près de 15 ans de guerres
civiles. Guerres civiles que prolongent encore les guerres étrangères. En
effet, les catholiques extrémistes de la Ligue, dirigés par Mayenne, le
frère des Guises, et les Espagnols poursuivent la guerre. Mayenne est battu
en juin 1594 et finit par faire sa soumission. Le duc de Mercoeur, qui tient
la Bretagne, la fera en mars 1598. Après la victoire sur les Espagnols
à Amiens en 1597, le traité de Vervins le 2 mai 1598, ramène la paix entre
la France et l’Espagne. Un mois et demi avant cette paix le 13 avril, il
accorde l’édit de Nantes qui maintient la religion catholique comme religion
d’Etat, mais accordant aux protestants la liberté de leur culte. Le roi se
donne, d’année en année, tous les moyens de conforter son pouvoir. Il impose
son autorité dans les provinces et est implacable lorsque des complots
tentent d’ébranler son pouvoir. Autour de lui, des collaborateurs comme
Rosny, que le roi fait duc de Sully, restaurent les finances publiques.
Barthélemy de Laffemas développe les manufactures. Villeroy, ancien ligueur,
homme de robe deviendra de fait le véritable ministre des Affaires
étrangères. Au-delà des liaisons qu’il a avec
Gabrielle d’Estrée, Jacqueline de Bueil, Henriette d’Entragues, Charlotte
des Essarts et avec tant d’autres, il assure, après que son mariage avec
Marguerite de Valois fut cassé par Rome en 1599 et qu’il se soit remarié
avec Marie de Médicis, sa succession. En 1610 Henri IV, disposant d'une
armée entièrement réorganisée par Sully décide de lancer la guerre contre
les Habsbourg dont les armées occupaient Clèves et Juliers depuis le début
de l'année. Le roi s'apprêtant à rejoindre son
armée est assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610, rue de la Ferronnerie à
Paris, faisant ainsi de Louis XIII, âgé de 9 ans, l’héritier du trône de
France.
Marguerite de Valois
dite la Reine Margot (1553-1615) Reine de Navarre
Née à Saint-Germain-en-Laye, fille du roi Henri II et de Catherine de
Médicis. Sa mère tente de la marier successivement à don Carlos fils de
Philippe II d'Espagne, puis au roi Sébastien du Portugal. Finalement elle va
la contraindre à épouser le 18 août 1572 son cousin Henri de Navarre futur
Henri IV afin que leur mariage tienne lieu de symbole de réconciliation
entre catholiques et protestants. 4 jours après leurs noces, ce symbole est
noyé dans le sang de la Saint-Barthélemy. Henri III son frère la chasse de
la cour, moins parce qu’elle y multiplie les liaisons amoureuses qu’à cause
de ses intrigues avec les partisans de la Ligue. Elle se retire à Nérac où
elle tient une cour. Mais, bientôt, c’est le roi Henri IV son mari qui ne
tolère plus ses infidélités. Elle a de nombreux amants parmi lesquels Joseph
Boniface de La Molle qui sera décapité pour avoir comploté contre Charles IX.
Puis successivement Bussy d'Amboise, de Saint Luc, Champvallon, Aubiac, qui
fut mis à mort par Henri III, Vermont, de Saint-Julien, qui fut tué par
Vermont. En 1586, Henri de Navarre la fait
enfermer au château d'Usson, en Auvergne, où elle subit une demi captivité
de 18 années. A partir de 1594, elle écrit ses Mémoires qui furent publiées
en 1658. Ces écrits consistaient en une suite
d'anecdotes portant sur les règnes de Charles IX, Henri III et Henri IV.
Parallèlement, elle scandalise la population avec des excentricités telles
que beuverie, promenades à dos de chameau, fêtes galantes. Entamées en 1592, les négociations
ayant pour but de lui faire accepter la dissolution de son mariage avec
Henri de Navarre sont conclues en 1599. Elle conserve néanmoins son titre de
reine Revenant à Paris en 1605 elle se
fait construire un hôtel particulier rue de Seine. Elle meurt le 27 mai 1615.
Giovanni Gabrieli (1553-1612) Compositeur
Organiste de Saint Marc, sa musique constitue sur le plan stylistique un des
sommets de la Renaissance tout en incorporant déjà certains éléments du
style "moderne" de Monteverdi. Il confia ensuite certaines parties,
puis des choeurs tout entiers, aux instruments. Il opposa des ensembles
instrumentaux à des voix et à des tutti, ainsi que tous ces éléments entre
eux, dans des motets en plusieurs sections comme “In ecclesiis benedicite
Domino des Symphoniae sacrae” en 1615. Il appela ses pièces
instrumentales "canzones" et "sonates", et dans la “Sonata
piano e forte des Symphoniae sacrae” de 1597 il fut le premier
compositeur à donner des indications dynamiques précises. Il fut l'un des
pédagogues les plus célèbres de son temps et des élèves lui vinrent de toute
l’Europe et même de Scandinavie. Son dernier élève fut Heinrich Schütz, dont
les Psaumes de David en 1619 et les “Cantiones sacrae” en 1625
témoignent tout particulièrement de l'influence de Gabrieli. |