Philibert Jambe De Fer - Pernette Du Guillet - François de Coligny - Antoine Caron - Philippe de Monte - Anne Du Bourg - Gilles de Gouberville - Ludovico Ferrari - Joachim du Bellay - Charles de Bourbon - Marguerite De France - Ronsard -

 

 

 

Philibert Jambe De Fer (vers 1520-vers 1566)

Compositeur français

 

Après la publication d'un motet “Salve salutaris victima”, et d'un psaume à 4 voix en 1547, il fit publier à Poitiers en 1549 un recueil de 100 psaumes sur des textes de Jean Poitevin. Il composa également les mélodies de divers psaumes de Jean Poitevin, de Maurice Scève, Claude Le Maistre, Etienne Pasquier et Théodore de Bèze.

Il a aussi laissé un traité intitulé “Epitome musical des sons, tons et accords ès voix humaines” de 1556.

 

Pernette Du Guillet (1520-1545)

Poétesse

A 16 ans elle fut l'élève de Maurice Scève, et c'est elle qui fut désignée sous le nom de “Délie” dans le recueil du même nom en 1544, recueil qui décrit leur amour impossible. Elle épousa en 1538 le Sieur Du Guillet. Emportée à 25 ans par une épidémie de peste, elle ne laissa que des brouillons que son mari publia sous le titre de “Rymes de Pernette Du Guillet” en 1545. La plus grande partie de ses rimes, écrite pour être mise en musique et chantée, l'a été dès 1540.

 

François de Coligny (1521-1569)

Seigneur d’Andelot

Frère de l’amiral Gaspard de Coligny, il est envoyé en Écosse pour aller chercher la jeune Marie Stuart. Après le massacre de Wassy, cet homme qui s’est converti au protestantisme combat auprès des huguenots à la bataille de Dreux comme à celle de Saintes.

 

Antoine Caron (1521-1599)

 

Peintre maniériste français de l’école de Fontainebleau, peintre de cour, rival sans doute des Italiens, auxquels il doit beaucoup, il exerça une influence certaine et refléta l’actualité et la mode de son temps.

 

Philippe de Monte (1521-1603)

Compositeur Franco Flamand

Né à Malines, il vit à Naples de 1541 à 1554 et rencontra Lassus. De 1542 à 1551 il a servi la famille de Pinelli comme professeur, et compositeur. Il partit en Angleterre en 1554 comme membre de la chapelle de la Reine Marie, mais revient à Naples, parce que la prédominance des Espagnols n'était pas à son goût. De 1568 jusqu'à sa mort il fut maître de chapelle à la cour de Habsbourg à Vienne et à Prague.

Bien que ses compositions soient apparues dans toute sa carrière, la grande majorité a été éditée après 1568, l'année de son arrivé à la cour de Habsbourg. Bien qu'il soit resté dans le service impérial pour le reste de sa vie, il a également tenu de diverses positions non résidentielles à la cathédrale de Cambrai. Il fut un des compositeurs les plus prolifiques de cette époque. Il écrit 1.073 madrigaux séculaires, 45 chansons, 319 motets et 38 messes. Il est mort à Prague.

 

Anne Du Bourg (1521-1559)

Magistrat

 

Conseiller au parlement de Paris, il sera brûlé comme hérétique pour avoir recommandé la clémence envers les protestants.

 

Gilles de Gouberville (1522-1578)

Seigneur du Mesnil au Val et lieutenant des Eaux et Forêts

 

On a retrouvé un fragment de son livre de raison, document qui nous instruit de ses dépenses, faits et gestes quotidiens entre 1549 et 1563. Ce journal offre aux historiens les indications les plus précieuses sur la vie rurale, les rapports sociaux, les Institutions et les usages de l'époque

 

Ludovico Ferrari (1522-1565)

Né à Bologne, il devint l'élève et le collaborateur de Cardan. Il enseigna à Milan et à Bologne et découvrit la résolution par radicaux de l'équation du 4ème degré en la ramenant à une équation du 3ème degré.

Joachim du Bellay (1522-1560)

Poète*

Il est né au château familial de la Tourmelière en Anjou. Maladif, orphelin de bonne heure, et négligé par son tuteur, il a passé une enfance rêveuse et mélancolique dans les terres familiales, sans grande activité intellectuelle. Rêvant d'une carrière ecclésiastique comme celle de son cousin, le cardinal Jean Du Bellay, évêque de Paris et diplomate célèbre, le jeune homme étudie le droit en 1545 à la faculté de Poitiers. Il apprend le latin, écrit ses premiers poèmes en latin et en français. Puis, il suit Ronsard à Paris pour étudier au Collège de Coqueret avec l'humaniste Jean Dorat et s'initie à la culture gréco-latine. Moins passionné que Ronsard pour la littérature grecque, il se nourrit de culture latine et conserve son originalité et les traditions nationales. A Coqueret, il apprend l'italien et compose les sonnets pétrarquistes de “l'Olive” en 1549. La même année, il rédige la célèbre “Défense et illustration de la langue française”. De santé délicate, il tombe malade et passe 2 années complètes au lit, terrassé par la douleur. C'est alors qu'il ressent les premières atteintes de la surdité. Pour oublier son mal, il se consacre à l'étude des auteurs latins et grecs et à la poésie. En 1553, son cousin Jean Du Bellay est envoyé à Rome en mission diplomatique auprès du pape, et l’emmène avec lui.

Oubliant les principes de la Défense et illustration, il compose des vers latins, qui souvent, seront l'ébauche de ses poèmes français les plus réussis. Il espérait que ce voyage à Rome lui ouvrirait la voie à une carrière diplomatique, mais il fut rapidement déçu. “Les Regrets” sont les confidences de son amertume. Il doit s'occuper des dépenses du ménage de son cousin, il est choqué par la corruption, les ambitions, l'hypocrisie de la cour pontificale et souffre surtout du mal du pays. Il regrette l'indépendance et l'inspiration d'autrefois, la Cour française et la faveur du roi, ses amis poètes, et son humble foyer angevin. Bien souvent il éprouve le désir très vif de retourner voir "La France et mon Anjou dont le désir me point." De retour en France en 1557, il fait publier ses œuvres. “Les Antiquités de Rome, les Regrets, les Poemata, et les Jeux rustiques”. Il cherche à s'imposer à la Cour, mais sans succès. Enfin, dès son retour il est frappé par de graves ennuis domestiques et doit lutter pour sauver sa maison des créanciers. Sourd, tourmenté, découragé, vieilli avant l'âge, il meurt dans la nuit du 1er janvier 1560, à l'âge de 37 ans.

 

Charles de Bourbon (1523-1590)

Cardinal et archevêque de Rouen

Né à la Ferté sous Jouarre, frère puîné d'Antoine de Bourbon. Évêque de Rouen,il se laisse proclamer par la Ligue roi de France sous le nom de Charles X, en 1589.

Il fut emprisonné par Henri III, il finit par renoncer à la royauté et reconnaît la légitimité de son neveu Henri IV. Il meurt à la prison de Fontenay le Comte en 1590.

 

Marguerite De France (1523-1574)

Fille de François 1er, elle est, à la cour de Henri II, la protectrice des Lettres. Elle entretient une correspondance avec Ronsard et Joachim du Bellay. Mariée au duc Emmanuel de Savoie, la duchesse de Savoie reçoit de ses nouveaux sujets le nom de “ Mère du Peuple ”.

 

Ronsard (1524-1585)

Poète *

Son père Loys Ronsard accompagna François 1er dans les guerres d’Italie et en rapporta de nouveaux goûts en architecture, que l’on retrouva dans son manoir de la Poissonnière à Couture sur Loir en Vendômois, où naît le futur poète. Ce dernier apprend de bonne heure à déchiffrer les inscriptions mi-latines mi-française que l’on voit sur les façades des châteaux de la renaissance. Celles-ci juxtaposant devises chrétiennes et païennes. C’est entre ces deux pôles, religion et joies de la vie, qu'il évoluera toute son existence. Tout enfant il fréquente le manoir voisin de Bonaventure où Antoine de Bourbon, père de Henri IV venait festoyer. Son père l'inscrit au cours de l'année 1533 au collège de Navarre. Mais ses résultats étant catastrophiques, au bout de 6 mois son père fit jouer ses relations pour le faire entrer à l'âge de 12 ans comme page à la cour de France auprès de nombreux personnages de l'aristocratie.

La fille de François 1er ayant épousé le roi d’Écosse, il est désigné pour l’accompagner. Malheureusement, elle meurt peu après de phtisie en mars 1537. Il reste encore un peu en Écosse puis prend le chemin du retour vers la France en passant par l'Allemagne où il séjournera, en 1540, pendant 3 mois, chez son cousin humaniste et diplomate Lazare de Baïf et assistera en sa compagnie à la diète de Haguenau, puis par la Flandre pour arriver en Alsace et devient page du nouveau dauphin qui lui confie des missions diplomatiques en Allemagne et au Piémont. A 18 ans il abandonne la carrière diplomatique et la vie de cour. De retour à la Poissonnière, il fait la connaissance de Paul Duc qui lui fera découvrir Virgile et Horace. C'est là qu'il commence à imiter, certes sans grande réussite, ces 2 hommes illustres en écrivant des vers en latin. C'est ainsi qu'il décide de tenter d'écrire en français, et ce malgré la volonté de son père qui voudrait l'inscrire à l'université de Paris au cours de la faculté de décrets.

En 1543, avec son père il séjournent quelques temps au Mans lors des obsèques de Guillaume du Bellay. En mars, il reçoit la tonsure de clerc afin de pouvoir percevoir une source de revenu, celui des ecclésiastiques. C'est à cette occasion qu'il rencontre pour la première fois Jacques Peletier du Mans, le secrétaire de l'évêque René du Bellay.

L'année suivante, en 1544, son père décède. Il décide alors de partir chez Lazare de Baïf. C'est ce dernier qui arrivera à le convaincre de suivre les cours de grecs dispensés par Dorat. Puis, en 1545, c'est au tour de sa mère de s'éteindre. Peu de temps après, il fait la rencontre de Cassandre Salviati à Blois. Cette dernière épousera en 1546, Jean de Peigné, seigneur de Pray.

Entre temps, il devient admiratif des oeuvres littéraires de Clément Marot et se donne comme défi de devenir l'égal de ce dernier en réalisant la version française des “Odes Épicuriennes d'Horace”. Cette même année, il demande l'avis à Jacques Peletier du Mans sur ses essais d'odes horatiennes. Ses débuts sont prometteurs. D'ailleurs, la première ode parue de Ronsard intitulée “L'Ode à Peletier du Mans” se trouve dans l'ouvrage de cet ami en 1547.

Puis, il descend à Paris, au collège de Coqueret. Il y suit alors l'enseignement de Jean Dinemandi dit Dorat, poète et humaniste mais aussi le principal du collège. C'est là qu'il trouvera tous ceux qui formeront avec lui la Brigade puis par la suite la Pléiade. Il s'agit de Joachim du Bellay, Etienne Jodelle, Jacques Peletier du Mans, Pontus de Tyard, Dorat, Jean Antoine de Baïf et Rémi Belleau. Il se retrouve très vite le premier de son école. Rien n'aurait pu laisser prévoir quelques années plus tôt son talent pour les lettres et la poésie.

Cette année, c'est aussi la disparition de Lazare de Baïf et de François 1er et son compagnon d’adolescence devient Henri II. Alors il reprend la vie de cour, courtisant le cardinal de Châtillon Odet de Coligny, le cardinal de Lorraine, les grands seigneurs. A la mort du roi Henri II en 1559, il voit monter sur le trône les princes qu’il a vu grandir, François II d’abord avec son épouse Marie Stuart, puis Charles IX. Mentor de Charles IX, celui-ci le comble de présent. Il se met à collectionner les bénéfices ecclésiastiques, prieuré de Vendômois ou de Touraine. En 1572, il publie 4 chants de la Franciade sur les 24 promis au roi. A la mort de Charles IX en 1574, le frère de ce dernier Henri III revient de Pologne pour recueillir sa succession. Ronsard qui le connaît depuis l’enfance espère jouer auprès de lui un rôle encore plus important que sous Charles IX. Mais celui-ci, le tient à l’écart et dès lors il se consacre à la réédition de ses œuvres et à la gestion de ses prieurés. Quand en 1584 le duc d’Anjou dernier frère du roi meurt, il est l’un des premier à comprendre que le successeur d’Henri III ne pourra être qu’Henri le Béarnais qu’il connaît et apprécie. Malheureusement il ne le verra pas monter sur le trône, après plusieurs mois de souffrance il s’éteint à Saint Cosme le surlendemain de noël 1585 dans son prieuré de Saint Cosme près de Tours.

 

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