|
Le château de Villandry:
Construit par Jean le Breton vers les années 1532-1540, il fut bâti sur une forteresse médiévale dont on voit encore le donjon. La cour qui fut fermée un temps, est aujourd'hui composée du bâtiment principal flanqué de deux ailes. Celles-ci sont terminées par des pavillons carrés, une influence de ce qui se faisait en Île de France.
Le château d’Azay le Rideau:
Ce château fut construit de 1518 à 1524 par Gilles Berthelot. Il a la particularité d'être bâti sur une île. On y voit encore des éléments défensifs, tourelles, mâchicoulis, douves. On y observe une recherche de la symétrie. Comme au château de Bury et de Chenonceau, on y aperçoit des doubles moulures horizontales et des pilastres encadrant les fenêtres. Son escalier concentre la plus grande partie du décor sculpté. Son entrée est aussi l'entrée principale du château.
Le château d’Ussé:
Ses toits surplombent l'Indre et c’est Jacques d'Espinay qui en prend possession. Ce château conserve des aspects médiévaux. Ses ailes ressemblant à des places fortes étaient jointes par des tours rondes. On y trouve des tourelles, un chemin de ronde comme au château de Langeais. Cependant en façade, les fenêtres s'inspirent de l'aile François 1er de Blois.
Le château de Montsoreau:
Il fut construit par Jean de Chambes, maître d'hôtel de Charles VII, en 1455. Du côté Loire, se trouve une façade rude. Les parties hautes, les lucarnes témoignent d'une recherche décorative. Cette décoration est encore plus éclatante sur la cour intérieure. Plus tard, vers les années 1510-1520, il lui fut rajouté une tour octogonale afin de faciliter la distribution des pièces. Celle-ci renferme un escalier en vis. Cet ajout, très décoré, montre l'importance de l'escalier dans les premières années du règne de François 1er. On y retrouve tous les signes de la Renaissance comme les coquilles, les pilastres, les médaillons et les putti.
Le château de Serrant:
Il est construit en 1539 par Péan de Brie. S'inspirant des châteaux de Blois et de Chambord, cet édifice est construit de schiste gris et de tuffeau clair. On y retrouve en façades des fenêtres encadrées de pilastres, ioniques au rez-de-chaussée, corinthiens au premier étage.
Le château de Saint Ouen:
Celui-ci est doté d'un escalier imposant, montrant l'importance de cette partie au 16ème siècle. Guy Leclerc de Goulaine, abbé de la Röé, s'y installe en 1495. Il entreprendra des travaux en 1505, faisant élever un nouveau corps de bâtiment aux façades hautes. Une tour carrée abrite un escalier en vis. On y retrouve des éléments italiens comme les pilastres ou les frises de pavots. Les portes de communication de la tour avec le bâtiment principal offre un décor inspiré de la seconde Renaissance avec des frises, des entrelacs ou des candélabres.
Le château de Ponce sur le Loir:
Édifié dans les années 1530-1542, par le seigneur de Chambray, c'est un haut pavillon avec deux ailes symétriques plus basses. L'aile sud-ouest s'inspire du château d'Écouen. Certains éléments du décor sont à rapprocher de ceux de Chambord comme la double mouluration horizontale. Au rez-de-chaussée nous voyons un portique présentant une ordonnance de pilastres de la seconde Renaissance.
Le château de Chateaudun:
Il est haut et massif. Jean d'Orléans, vers 1460, transforme l'édifice original du 10ème siècle en construisant une aile, l'agrémente de logis et édifie enfin un escalier à vis. Ce dernier offre des ouvertures à chaque étage sur la cour. La façade donnant sur le Loir était aménagée d'une terrasse et des loggias. Ceci était fait dans le souci de pouvoir admirer le paysage. La façade de style flamboyant s'oppose à l'intérieur au décor très italien.
La Renaissance apparaît en Bretagne au début du 16ème siècle. Elle concerne surtout le mobilier monumental et les vitraux. Concernant l'architecture, il s'agit plutôt d'ornementation en surface, comme à Guingamp ou Rumengol. Toutefois certains bâtiments, comme Notre Dame de Nantes ou la chapelle du Saint Sacrement de Saint Pierre de Vannes, rompant avec le passé, font penser que les nouvelles tendances architecturales italiennes sont connues dans cette région. Ainsi dans les villes de Vitré, Saint Brieuc ou Rennes, voit-on apparaître dans les années 1520 des maisons à pan de bois. La Basse Bretagne, après 1530, s'intéresse aux styles architecturaux de la Renaissance, tout en utilisant les matériaux régionaux : le granit et la kersantite . En Haute Bretagne, on retrouve un style plus austère comme au château de la Touche Treby, la chapelle Chaussée et le Rocher Portail.
Le château de Josselin: Au début du 16ème siècle, Jean II de Rohan est le maître de la Bretagne. Il possède un château fort où ont vécu ses ancêtres. Il y fait construire un logis, exprimant le passage du gothique flamboyant à la première Renaissance. Ce logis est terminé en 1506. Il mesure 70 mètres de long et s'appuie sur des tours datant d'un siècle.
Le château de Châteaubriant:
C'est la demeure de Jean de Laval, gouverneur de Bretagne. On y retrouve l'élégance italienne avec le grand escalier ouvert vers l'extérieur grâce à des arcades superposées et la galerie sud établit un lien entre les différents bâtiments.
Le château de Kerjean:
Situé dans le haut Léon, entouré d'une enceinte trapézoïdale, le château comporte quatre bâtiments et tout converge vers la cour. Cette demeure est bâtie entre 1570 et 1580 pour la famille des Barbier.
Le château de Kergournadec'h:
Cette demeure s'établit sur un plan proche de celui de Chambord. Sa conception est unique et ne sera jamais reprise, si ce n'est en Angleterre à Wollaton Hall.
La Normandie connaît très tôt l'art de la Renaissance grâce à des personnages établis en Touraine mais résidant en Normandie. Ces premières constructions sont dotées de nombreuses décorations. Les ouvriers ont été formés sur les chantiers d'Amboise et de Blois. Ils sont aidés d'artisans italiens comme Ricardo de Carpi. A Gaillon et Fécamp, on importe des marbres sculptés pour s'en servir de modèle. L'ornementation utilisée dans cette région consiste en pilastres superposés, rythmant les façades, en rinceaux et médaillons décorés en faible relief, des colonnes en candélabres, adossées à des pilastres. Ces éléments de décor sont présents dans les hôtels particuliers, les églises et les châteaux. Après 1530, l'architecte Blaise le Prêtre influe un nouveau souffle. Les pilastres et les candélabres ornementés cèdent la place aux colonnes lisses adossées et les bas-reliefs sont moins importants. Cet architecte est à l'origine de l'hôtel d'Escoville à Caen et du grand pavillon de Fontaine Henry. A la fin du 16ème siècle, apparaissent des losanges en briques vernissées en façade. En Auge, on utilise par alternance la brique et la pierre calcaire comme sur le château de Cricqueville, de Victot ou Saint Germain de Livet.
Le château de Gaillon:
Ce château était la résidence d'été des archevêques de Rouen. Il subi des aménagements au cours du 15ème siècle par le cardinal d'Estouteville. Georges d'Amboise rebâtit un logis neuf dès le début du 16ème siècle. En 1504, Georges d'Amboise fait venir de Gênes des médaillons en marbre. 3 ans plus tard, les artisans Pierre Fain et Pierre Delorme, aidés d'artisans italiens, agrémentent de décors Renaissance les bâtiments gothiques, comme sur le châtelet d'entrée. Le château fut démantelé pendant la Révolution Française.
Le château de Mesnières en Bray:
La construction de ce château a débuté en 1525, pour Charles de Boissay et se termina vers 1544. Son architecture repose sur un plan en quadrilatère et est doté de tours rondes. Les façades donnant sur la cour font appel aux ordres antiques. Au nord se trouve un portique de 7 arcades, à l'ouest, des pilastres cantonnent les fenêtres. Ces dernières alternent avec des trumeaux* décorés de bustes ou de médaillons.
Le château de Fontaine Henry:
Dans la première moitié du 16ème siècle, Jean d'Harcourt fait construire un pavillon et un corps de bâtiment pour relier l'ancien logis au châtelet situé à l'entrée. Aux alentours des années 1540, ces derniers sont ornementés de pilastres à candélabres et de frises de rinceaux. Par la suite la façade ouest sera décorée bien différemment par 2 travées de colonnes accostant les fenêtres. On attribue ce décor à Blaise le Prêtre.
|