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Jean de Metz ou Mès - Íñigo López de Mendoza Marquis De Santillana - Jean de France - Jean II d’Aragon - Gilles de Laval seigneur de Rais - Nicolas Grenon - Fra Angelico - Jean d'Estivet - Rogier Van der Weyden - Jan Van Eyck - Édouard 1er du Portugal -
Jean de Metz ou Mès 1398 Seigneur de Nouillonpont ou Novelenpont
Il est né vers 1398 et fut l'un des deux à qui fut confiée Jeanne d’Arc par Robert de Baudricourt pour l'accompagner à Chinon, le second étant Bertrand de Poulengy. Il l’accompagna dans toute la suite de l'épopée. Lors du procès en révision de Jeanne d’Arc il fut interrogé le 31 janvier 1456.
Íñigo López de Mendoza Marquis De Santillana (1398-1458) Poète Espagnol et critique Fils de l'amiral de la Castille et de López de Ayala, Santillana est né à Carrión de los Condes, près de Burgos. Il fut l'homme le plus puissant de la Castille après la défaite de Juan de Navarre et d'Enrique d'Aragon à la bataille d'Olmedo en 1445. Il mena également l'opposition à l'agent de police Álvaro de Luna, le favori du Roi Jean II. Bien qu'il ne sache pas lire le latin ou le grec, il a rassemblé des manuscrits classiques et a formé une grande bibliothèque dans son palais, ouverte à tous ceux qui ont souhaité l'employer. Il commanda des traductions des tragédies d’Iliad, d'Aeneid, de Seneca, et de la comédie divine Il a également écrit un certain nombre de poésies didactiques, principalement en vers octosyllabique*.
Jean de France (1398-1417)
Il est duc de Touraine, du Berry et comte de Poitou. Il épouse Jacqueline de Bavière en 1406.
Jean II d’Aragon (1398-1479) Roi de Navarre de 1425 à 1479 Roi d’Aragon de 1458 à 1479 Né à Medina del Campo, représentant de la dynastie de Trastamare il était le fils de Ferdinand 1er le juste et d'Éléonore de Castille. Il monta sur le trône de Navarre par son mariage avec Blanche, fille de Charles III le Noble, roi de Navarre le 18 janvier 1420. Roi d’Aragon à la mort de son frère Alphonse le Magnanime en 1458, il se trouva longtemps en guerre avec son propre fils, Charles, prince de Viane, à qui Blanche avait laissé en mourant la couronne de Navarre en 1441. Le 1er avril 1444, Jean II d'Aragon épousa en secondes noces Jeanne Enríquez, fille de Fadrique Enríquez, amiral de Castille, et de Marina Fernández de Córdova. Après la mort de Charles, il rechercha l’alliance de Louis XI, pour réduire les catalans révoltés, et, pour prix de son aide, lui céda le Roussillon et la Cerdagne en 1462. Mais les catalans offrirent la couronne à Pierre du Portugal en 1463, puis à René d’Anjou en 1466. Jean II réussit cependant à reconquérir la Catalogne en 1472. Il eut pour successeur son fils Ferdinand II le catholique
Gilles de Laval seigneur de Rais (1399-1440) Doyen des barons de Bretagne, intelligent, lettré, vaillant, Gilles passe une partie de sa jeunesse à se battre aux côtés de Richemond et de La Hire. Compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, il assiste au sacre de Charles VII, qui le fait connétable le jour même. Délaissant l’armée et la cour, il se retire ensuite dans ses châteaux où il cherche dans l’alchimie le secret de la fabrication de l’or et s’engage dans la voie du satanisme et de la magie. Poussé par l’opinion publique, le duc de Bretagne le fait arrêter. Après avoir avoué ses crimes et montré un sincère repentir, il est condamné à être brûlé.
Nicolas Grenon (1399-1456)
Compositeur et pédagogue, il apparaît en 1399 en qualité de clerc à Notre-dame de Paris, et devient rapidement sous-diacre puis diacre. En 1412, il entre au service du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, comme maître des choristes de la chapelle. Il compose dans les trois genres de polyphonie vocale du début du 15ème (la chanson profane, le motet*et la messe).
Fra Angelico (1400-1455) Peintre florentin Né à Vicchio, en Toscane, il est un des plus remarquables représentant de l'école florentine du 15ème siècle. Dominicain, Fra Angelico, à travers sa peinture, a illustré les écritures saintes. Cet artiste, issu de l'époque gothique, a un mode de pensée encore moyenâgeuse. Cependant dans ses toiles, nous pouvons y voir une beauté des couleurs et une maîtrise de la perspective. Durant sa jeunesse, Il aurait pratiqué la miniature, avec comme maître Lorenzo Monaco. Entre 1420 et 1422, Fra Angelico rentre au couvent San Domenico de Fiesole. En 1428 et 1429, il peint le Retable de Fiesole et le Triptyque de Saint Pierre. L'évolution de son style se remarque dans le “Tabernacolo dei Linaioli” en 1433 où nous sentons l'influence de Masaccio. Fra Angelico, sensible à la nature, peint le premier paysage de la peinture italienne: (le lac Trasimène en 1433-1434). Cependant, Fra Angelico n'incorpore pas toujours ces innovations et certaines de ces toiles rappellent le début du 14ème siècle et Giotto. En 1436, les dominicains investissent les bâtiments en ruine du couvent Saint Marc. C'est Fra Angelico qui doit assurer la décoration. Ces travaux dureront de 1438 à 1452. Il y peint ce qui a de plus beau en matière de fresques. A la fin de l'année 1445, il se rend à Rome, appelé par le pape Eugène IV, afin de décorer la chapelle du Saint Sacrement. Le successeur d'Eugène IV, Nicolas V lui commande la décoration de sa chapelle privée. En 1450, il retourne à Fiesole où il exécute des oeuvres commandée par Côme de Médicis. Il meurt en 1455 et sera enterré dans la chapelle Saint Thomas d'Aquin. Il influença des peintres comme Filippo Lippi, Pier della Francesca. Sa peinture constitue une synthèse entre le Moyen-Âge et la Renaissance. Il sera béatifié le 3 octobre 1982 par le pape Jean Paul II.
Chanoine de Beauvais
Il doit sa célébrité à sa participation dans le simulacre de procès qui jugea Jeanne d'Arc, en 1431. Choisi par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et alors président du tribunal, il fut le promoteur de ce procès. En mars 1431, il rédigea son réquisitoire, qui comprenait 70 articles, incitant le tribunal à reconnaître Jeanne “sorcière, devineresse, pseudo prophétesse, incatrice des malins esprits, conjuratrice, superstitieuse, adonnée aux arts magiques, mal pensante dans notre foi catholique (...), sacrilège, idolâtre, apostate, maudite et malfaisante”. A la lecture de chaque article exposant les griefs en détail, Jeanne d’Arc les réfuta dans leur totalité. L'acte d'accusation, long et embrouillé, prêtait à confusion. Une commission fut chargée de le résumer pour des “docteurs et autres gens experts”. Le document fut porté à Paris le 22 avril. Le 2 mai eut lieu une admonestation solennelle, suivie d'une menace de torture. Enfin arrivèrent les avis de l'Université,: Jeanne était coupable de tout ce qu'on lui reprochait. Jean d'Estivet, se fit particulièrement remarquer pour sa haine et ses violences verbales envers l'accusée.
Rogier Van der Weyden (1400-1464) Peintre des Pays-Bas Élève de Van Eyek et de Campin il débuta sa carrière vers 1427. Ses premières œuvres reflètent l'influence de son maître, puis il s'en affranchit en introduisant un réalisme dans l'expression de ses personnages. Ayant fait ses preuves il sera rapidement admis comme peintre de la ville de Bruxelles où il y travaillera notamment pour la cour du Duc Philippe Le Bon, les monastères, les nobles et les négociants italiens installés dans la ville. Ses oeuvres furent exportées dans toute l'Europe ce qui lui valu une renommée considérable. L'artiste était passé maître dans l'art d'exprimer les émotions humaines, et le plus bel exemple est sa " Descente de la Croix"; nul autre peintre n'a su donner à cette scène autant d'intensité dans l'expression dramatique. A coté des œuvres à caractères religieux il a réalisé de magnifiques portraits comme par exemple le portrait d'une jeune femme vers 1432. Considéré après Jan Van Eyck comme le meilleur peintre de la première moitié du 15ème il fut parmi les rares à atteindre une notoriété internationale de son vivant. Il se rendit à Rome en 1450.
Jan Van Eyck (1400-1441) Peintre flamand Frère d’Hubert Van Eyck. En 1420 il a présenté la tête d'une Madone à la guilde d'Anvers. En 1422 il décora un cierge pascal pour la cathédrale de Cambrai. Puis en 1425 il était à la Haie dans le service de Jean Sans Merci. Ensuite, il est allé à Bruges et à Lille à la cour de Philippe le Bon, duc de Bourgogne comme peintre et valet de chambre. Il devint un homme d'une certaine influence à la cour et il fut envoyé comme ambassadeur chargé de demander la main d'Isabelle à Philippe du Portugal. Ce voyage dura du 18 octobre 1428, à la fin décembre 1429. Il est mort vers la fin juin 1441. Ses oeuvres sont d'une précision et d'un équilibre étonnants, elles inaugurent une époque réaliste de la peinture nordique. Avec son frère Hubert, il mit au point la technique de la peinture à l'huile.
Onzième roi de Portugal, il naquit à Viseu. Il était le fils de Jean 1er du Portugal et de Philippa de Lancastre et succéda à son père en 1433. Très tôt, il accompagna son père dans les affaires du royaume. En 1412, il fut associé au gouvernement avec son père devenant ainsi son bras droit. Contrairement à son père, il recherchait le consensus et durant son court règne, convoqua cinq fois les Cortès pour discuter des affaires de l´État. Edouard continua à favoriser les explorations maritimes et les conquêtes en Afrique. Durant son règne, son frère Henri inaugura l´école de navigation de Sagres et Gil Eanes dépassa le Cap Bojador. En 1437, ses frères Henri et Ferdinand le convainquirent d’attaquer le Maroc afin de consolider la présence portugaise au nord de l´Afrique et pour le transformer en une base pour l´exploration de l´Atlantique. L´idée n´était pas partagée par tous : Pierre, duc de Coimbra, et Jean, duc d'Aveiro y étaient opposés. La campagne se termina en désastre, avec les Portugais encerclés devant Tanger. Pour se sauver, les Portugais promettrent de livrer Ceuta aux Maures et durent laisser Ferdinand en otage. À part la politique, Édouard fut un homme intéressé par la culture et les connaissances. Il écrivit des livres de poésie, sur la chasse et aussi un traité politique “Le conseiller loyal”. Lors de sa mort, il allait préparer une révision du code civil portugais. Il mourut à Tomar le 12 septembre 1438, son fils Alphonse V lui succéda.
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