Jean de Villiers Seigneur de L’Isle-Adam - Louis de Culant - Alphonse V le Magnanime - Ambroise de Loré - Jean VIII d'Harcourt - De Paolo di Dono dit Paolo Ucello - Louis de France - Tommaso Parentucelli dit Nicolas V - Paolo Toscanelli -

 

 

Jean de Villiers Seigneur de L’Isle-Adam

Maréchal de France

 

Il fut fait prisonnier par les Anglais au siège d'Harfleur. Ayant payé rançon, il fut nommé par Charles VI maître des eaux et forêts de Normandie.

Il s’engagea dans la faction du duc de Bourgogne et participa à la prise de Paris et au massacre du 29 mai 1418. Il fut nommé maréchal la même année à la place de Boucicaut.

Après avoir défendu Beauvais contre les Anglais, il fut arrêté à Paris par le duc d’Exeter en 1420 et destitué de sa charge. Remis en liberté en 1422, il servit les Anglais sous le duc de Bedford et assiégea Meulan. Rétabli dans la charge de maréchal de France, il rejoignit le duc de Bourgogne qui le fit gouverneur de Paris en 1429 et Chevalier de la Toison d’Or. Il servit au siège de Lagny en 1432, prit Saint-Denis en 1435.

Il revint alors au service du roi Charles VII, prit Pontoise sur les Anglais, et ramena Paris à l’obéissance à son roi légitime en 1346.

Ayant accompagné le duc de Bourgogne à Bruges, il y fut tué au cours d’un soulèvement populaire le 22 mai 1437. Il fut inhumé dans l’église de Saint Donatien de cette ville.

 

Louis de Culant

Baron de Châteauneuf-sur-Cher, seigneur de Culant et d’Ainay-le-Vieil

Amiral de France

 

Compagnon de Jeanne d'Arc et du roi Charles VII, il fut nommé amiral de France en 1421.Chargé du commandement en second de l’armée au siège d’Orléans, au côté du maréchal de Boussac, il participa aussi aux batailles de Jargeau, Meung, Beaugency et Patay. Il sera dépossédé de son office d’amiral en 1437 après avoir été accusé de concussion.

 

Alphonse V le Magnanime (1396-1458)

Roi d’Aragon de 1416 à 1458

Roi d'Aragon sous le nom d'Alphonse V, de Valence sous le nom d'Alphonse III, de Sardaigne sous le nom d'Alphonse II, de Majorque, de Sicile et de Naples sous le nom d'Alphonse 1er, et comte de Barcelone sous le nom d'Alphonse IV, de Roussillon et de Cerdagne sous le nom d'Alphonse 1er.

Second souverain de la branche bâtarde de Trastamare il fut adopté par Jeanne II, reine de Naples, qui en fit son héritier. Alphonse le Magnanime devint le souverain d’Aragon en 1416, à la mort de son père le roi Ferdinand 1er d'Aragon. Parfaite illustration du souverain de la première Renaissance, Alphonse le Magnanime est connu pour son implication dans les affaires italiennes. Fasciné par la civilisation de la Péninsule, il conquit le royaume de Naples en 1442 sur René d'Anjou et y vécut le reste de sa vie, laissant la direction de la couronne d'Aragon à son frère l'infant Jean. Il fit notamment construire à Naples le Castel Nuovo par l'architecte majorquin Guillem Sagrera. À sa mort le 27 juin 1458, ses possessions furent partagées: la couronne d'Aragon et le royaume de Sicile passèrent à son frère Jean, mais le royaume de Naples passa, selon sa volonté, à son fils bâtard Ferdinand.

 

Ambroise de Loré (1396-1446)

Maréchal de l'armée du duc d'Alençon, capitaine de Fresnay puis de Sainte-Suzanne, baron d'Ivry

 

Il est né au château de Loré, en la paroisse d'Oisseau. Fils de Ambroise 1er de Loré et de Marie de Prez. Il épousera Guillemette de Courceriers, puis Catherine de Marcilly, baronne d'Ivry. Il participe à la bataille d'Azincourt en 1415. Il suit le parti des Armagnacs durant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et reste attaché au dauphin Charles. Après différents combats au Bas-Maine, autour du château de Courceriers. Il rejoint Paris, aide les compagnons de Tanneguy du Chatel à soustraire le dauphin aux mains des Bourguignons le 29 mai 1418, puis au poste du pont de Charenton, qu'il défend pendant que le dauphin se rend à Melun. Rappelé dans le Maine, il s'empare de Fresnay, dont il est fait capitaine, continue la lutte avec vigueur avec Guérin de Fontaine sous le commandement du seigneur de Beauveau, gouverneur de l'Anjou et du Maine, et pendant 10 ans mène une rude guerre de partisan qui ne laisse jamais l'Anglais en sécurité et qui réconforte les populations opprimées. Il perd Fresnay le 19 avril 1420, et il est fait prisonnier près de Villaines-la-Juhel. A peine délivré il devient capitaine de Sainte-Suzanne, assiste à une série de batailles, mène sa troupe dans des chevauchées héroïques. En 1422, avec le comte d'Aumale, le vicomte de Narbonne et le baron de Coulonches, il fait une campagne heureuse en Normandie. 2 combats sont livrés l'un au-delà de Bernay, l'autre au retour, sur la route de Mortagne. Il est à l'avant-garde dans la marche en avant, à l'arrière-garde dans la retraite. Au mois de septembre 1423, c'est lui qui, averti par la duchesse d'Anjou que les Anglais vont passer sur les frontières du Maine avec un convoi de 1.200 bœufs et vaches enlevés des pâturages de l'Anjou, prévient le duc d'Aumale , prépare la bataille de la Brossinière. Il reprend Nogent et la Ferté Bernard en 1424.

Pendant l'été de 1425, Salisbury attaque Le Mans, défendu par Ambroise de Loré durant 20 jours jusqu’au 2 août. Sainte-Suzanne est prise quelques jours après et il et fait prisonniers avec la garnison. Il paie 2.000 écus pour sa rançon, puis se retire à Sablé pour reprendre la lutte. En 1426, il vient jusqu'en vue de Sainte-Suzanne surprendre à Ambrières Henri Blanche, qu'il capture avec sa troupe et pousse même une pointe jusque dans les faubourgs du Mans, qui tombent un instant entre ses mains. Quand Arthur de Richemont quitte le Maine pour aller à Châtellerault pendant l'automne de 1427, Loré a maintenant le commandement, où il soutient une première attaque de Falstaf, puis il part pour rejoindre la chevalerie française sous les murs d'Orléans.

Il faisait partie des troupes qui accompagnèrent Jeanne d’Arc depuis Blois où il contribua à organiser le convoi de ravitaillement pour Orléans.

Après le sacre du roi, il poursuit la lutte sous les ordres du comte de Clermont. Il obtient le gouvernement de Lagny-sur-Marne, mais fut envoyé à la fin de décembre par le duc d'Alençon, qui l'a choisi comme maréchal, défendre la place de Saint-Cenery contre laquelle les garnisons anglaises s'acharnent.

Le 6 mai 1429, il participa à l'assaut de la bastille des Augustins. Le 8 mai, il poursuit sur quelques lieues les Anglais en retraite, avec La Hire. Il était au côté de Jeanne d’Arc à Compiègne.

En 1431 il campe à Vivoin et capture Matthew Gough près de Vivoin ou il est blessé.

En 1433 il bat d'Arondel à Gratiel. Les Anglais viennent le 1er mai 1433 planter par bravade un mai sous les murs de Saint-Cenery, mais les manceaux le reportent devant Fresnay et Loré profite de l'incident pour amener les ennemis dans une embuscade où Ralph Hodeston , maréchal de Fresnay, est fait prisonnier et perd un grand nombre de ses hommes.

En 1435, c'est Mathieu Got et sa troupe, se rendant au siège de Saint-Denis. Appelé lui-même par le roi pour le siège de Paris, il se signala encore par son habileté et son courage, contribua efficacement au succès et reçut du roi Charles VII, avec le titre de conseiller et de chambellan, la charge de prévôt de la capitale, en reconnaissance de ses services.

Il était présent en 1439 à la prise de Meaux et en 1441 à celle de Pontoise. Il ravitailla par la Seine les Français qui tenaient Pontoise assiégé et contribua à sa prise le 17 septembre 1441.

Nommé prévôt de Paris, en 1436, après la libération de la capitale, il réprimera les séditions et n'épargna pas les partisans des Anglais. Il y meurt dans ces fonctions le 24 mai 1446.

 

Jean VIII d'Harcourt (1396-1424)

Comte d'Aumale et de Mortain.

Chef de guerre

 

Fils de Jean VII d'Harcourt, comte d'Harcourt, et de Marie d'Alençon. En 1417, il est nommé lieutenant et capitaine général de Normandie, capitaine des ville et château de Rouen. Il bat les Anglais à Gravelle. Il participe à la bataille d'Azincourt et à la bataille de Verneuil où il est tué le 17 août 1424.

N'ayant pas d'héritier légitime, sa charge de capitaine du Mont Saint-Michel passa à son cousin Jean d'Orléans, comte de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc, époux de Marie d'Harcourt.

Il est le père naturel de Louis II d'Harcourt.

 

De Paolo di Dono dit Paolo Ucello (1397-1475)

Peintre

Né à Florence, il travailla comme orfèvre dans l’atelier de Ghiberti puis comme mosaïste à Venise et dessina les vitraux pour la cathédrale de Florence. Il fut aussi peintre, décorateur, marqueteur. Il peint le Monument équestre de Sir John Hawkwood en 1436, les scènes de la vie de Noé en 1446. Un peu avant Piero della Francesca, il prend conscience des nouveautés introduites par Masaccio. A partir de 1431, il plonge dans l'étude de la perspective à points de fuite multiples. En 1456, il peint les trois batailles. Leur géométrie complexe préfigure les oeuvres de Piero della Francesca. Dans certaines de ses oeuvres, il reste un peu archaïque (comme dans les Deux Saint Georges ou La Chasse). En 1465, il peint un retable (la Communion des apôtres). Dans cette oeuvre, Ucello se montre artiste, savant et poète. La curiosité et son ouverture d'esprit en firent un véritable homme de la Renaissance. Passionné de géométrie, il se révéla en peinture, un «poète de la science, sachant créer par la perspective l’illusion ou l’effet dramatique». Il unit dans ses compositions la rigueur mathématique, la puissance des lignes et l’audace des couleurs et des formes au service de son talent de conteur et de son goût du merveilleux.

 

Louis de France (1397-1415)

 

Il est duc de Guyenne en 1401. Il épouse Marguerite de Bourgogne en 1409.

Il fait beaucoup de maladresses en politique et ne sait quel camp choisir dans le conflit entre les Armagnacs et les Bourguignons.

 

Tommaso Parentucelli dit Nicolas V (1397-1455)

Pape de 1447 à 1455

Il succède à Eugène IV sur le trône pontifical le 6 mars 1447. Il réussit à mettre un terme définitif au grand schisme. Malgré cette réussite, il ne sait ni réformer l’Église en profondeur ni briser la puissance des cardinaux. Son pontificat fut marqué par un essor intellectuel. Il fonda la Bibliothèque vaticane et commença la construction de la nouvelle basilique saint Pierre.

 

Paolo Toscanelli (1397-1482)

Fils du médecin florentin Dominique Toscanelli, né à Florence, Paolo Toscanelli del Pozzo, surnommé Paul le physicien, est un astronome et médecin florentin. À l'âge de 18 ans il entra à l'université de Padoue où il étudia les mathématiques, la philosophie, et la médecine. Durant cette période il se lia d’amitié avec Nicolas de Cues. Ensemble, ils ont suivi les cours du mathématicien Prosdocimo del Beldomandi à Padoue. Tout naturellement, De Cues lui envoie sa première oeuvre mathématique, les Transmutations géométriques en 1445, puis ses Compléments arithmétiques en 1450.

Devenu conservateur de la bibliothèque de Nicolo Niccoli à Florence, Toscanelli s'informe sur les récits des voyageurs en Orient et en tire la conviction qu'il existe une route plus courte que celle qui contourne l'Afrique pour gagner les Indes par l'Ouest. Il écrit une lettre à ce sujet au roi du Portugal et il semble avoir exercé une influence sur la décision de Christophe Colomb de se lancer dans son entreprise. Une des premières cartes d'Europe centrale attribuée à De Cues en 1491 aurait été réalisée avec la collaboration de Toscanelli.

Il inventa le gnomon* moderne en faisant pratiquer en 1468, dans le haut du dôme de la cathédrale de Florence, une ouverture circulaire qui donnait une image grande et nette du Soleil sur la ligne méridienne tracée sur le pavé. Il se servit de ce gnomon pour déterminer les points solsticiaux, les variations de l'écliptique, et pour corriger les Tables alphonsines.

 

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