Marie de France - Frère Jean Pasquerel - Arthur III dit le Connétable de Richemont - Thomas de Courcelles - Jacques 1er Stuart dit le captif - Henri le navigateur - Michelle de France - Jacques Cœur - Johannes Bessarion ou Basilius -

 

 

Marie de France (1393-1438)

 

Fille de Charles VI, elle naît après la première crise de folie de Charles VI, sa mère veut en faire une religieuse et la consacrer à Dieu. A quatre ans, elle fait son entrée au couvent de Poissy.

 

Frère Jean Pasquerel

 

Il était lecteur au couvent des Augustins à Tours. Il eut connaissance de la mission de Jeanne d’arc alors qu’il se trouvait pour un pèlerinage au Puy-Notre-Dame à dix lieues de Chinon en même temps que Bertrand de Poulengy et de Jean de Metz, ainsi qu’un frère de Jeanne.

Il devint le chapelain de Jeanne d’Arc et la suivit dans toute son épopée, jusqu’à Compiègne. Sur sa demande, il fait confectionner à Blois une bannière sur laquelle est peinte une crucifixion. Cette bannière est portée par une procession de prêtres et de moines qui précède l’armée allant à Orléans. Il assistera à tous ses combats.

 

Arthur III dit le Connétable de Richemont (1393-1458)

Duc de Bretagne de 1457 à 1458

Connétable de France

Connu sous le nom de Richemont, il fut également duc de Touraine, comte de Richemont en Angleterre, de Dreux, d'Étampes, de Montfort et d'Ivry et baron de Parthenay. Second fils du duc Jean IV de Bretagne et de Jeanne de Navarre, il succéda à son frère Jean V. Il épouse en 1423, Marguerite de Bourgogne fille de Jean sans Peur. En 1424, il rejoint le parti de Charles VII qui le fait connétable de France, le 7 mars 1425.

Tombé en disgrâce, il décide néanmoins de venir rejoindre Jeanne d'Arc et combat à Patay le 18 juin 1429. Revenu en faveur en 1433, il est l'un des meilleurs soutiens de Charles VII. Il entre victorieusement dans Paris le 17 avril 1436. Il est l'un des artisans de la victoire de Formigny le 15 avril 1450.

Il meurt le 26 décembre 1458 et est inhumé à la Chartreuse de Nantes. Ses restes se trouvent sous le mausolée de François II.

 

Thomas de Courcelles (1393-1469)

Recteur de la faculté de la loi en 1426, c’est à ce titre qu’il participe ai procès de Jeanne d’Arc.

Nommé recteur de l'université en 1430, il entre à la cour papale, puis fut envoyé à Arras, où il prit part au traité pour la paix en 1435.

Représentant de l’Église de France au Conseil de Bâle et malgré la peste, il reste à son poste. Il fut délégué par le Conseil pour contribuer à l'élection d’un nouveau pape. Il fut parmi ceux qui déclarèrent le pape apostate, en juillet 1439. En 1440, il expliqua devant Charles VII à Bourges, la doctrine de l'église française.

Le 17 juillet 1447, il revint au chapitre de Nôtre Dame de Paris. En août 1447, il est à Lyon parmi les ambassadeurs qui négocièrent la renonciation d’Amédée, duc de Savoie, à la fonction papale. Il rejoint ensuite Nicolas V et pris le titre de archidiacre du pape.

En 1458 il devient le doyen de Nôtre Dame de Paris. Il décède à Paris en 1469

 

Jacques 1er Stuart dit  le captif (1394-1437)

Roi des Écossais de 1406 à 1437

Fils du roi Robert III d'Écosse, il devint héritier du trône en 1402, après la mort de son frère David. L'activité de certains grands nobles fit qu'il fut envoyé en France en 1406 pour garantir sa sécurité.

Pendant ce voyage il fut capturé par les Anglais à Flamborough et amené à Henri IV d'Angleterre qui demanda une rançon à son père Robert III. Celui-ci mourant peut après, la régence d'Écosse est confiée à son oncle Robert, duc d'Albany. Mais celui-ci ne se pressa pas pour payer la rançon du jeune roi, conservant ainsi son pouvoir sur le royaume de 1406 à 1420. Jacques 1er resta 18 ans emprisonné à Londres. Pendant cette captivité, il s'éprit de Jeanne Beaufort, une princesse anglaise avec qui il se fiança.

Robert d'Albany mourut en 1420, et la rançon fut enfin payée. Jacques retourna en Écosse en 1424, trouvant le pays dans le chaos. Il se maria avec Jeanne de Beaufort, dont il eut 8 enfants. Il fut couronné roi à l'abbaye de Scone dans le Perthshire en mai 1424. Il s'attela tout de suite à la reprise en main du royaume. Il fit notamment exécuter son cousin Murdoch, le fils de Robert d'Albany, ainsi que deux de ses fils, le 24 mai 1425.

Il mena à bien de nombreuses réformes financières et légales. Il tenta de réformer le parlement d'Écosse sur le modèle anglais. Sur le plan de la politique étrangère, il renouvela la Vieille Alliance franco écossaise en 1428. Dans le domaine économique et social, des ordonnances sont édictées pour encourager l'industrie dans les villes et la production agricole ; le roi fait prendre aussi des mesures contre les épidémies. Il place sous sa protection les propriétés du clergé national et adopte des lois contre le trafic des bénéfices écossais de la Curie pontificale. Il approuve les mesures contre les hérétiques et soutient le concile de Bâle dans sa lutte contre le pape Eugène IV.

Sa politique suscita de nombreux mécontentements, ce qui amena dans les dernières années de son règne une contestation sur la légitimité royale. Il fut finalement assassiné par Sir Robert Graham au monastère dominicain de Perth en février 1437. Son fils, Jacques II, lui succéda.

 

Henri le navigateur (1394-1460)

Fils de Jean 1er du Portugal, il est le financier et le conseiller des expéditions portugaises du 15ème siècle. Son ambition est l'exploration des côtes africaines au sud du Maroc, à la recherche de l'or. Il n'a jamais activement participé à une quelconque expédition. Son physique est plutôt sévère. Il a un tempérament renfermé. Il ne se mariera jamais. Face aux puissances musulmanes, il se comporte en ardent croisé.

En 1415, il s'installe à Sagres, au sud du Portugal. Il créé en 1431 l'académie de Sagres, une institution de formation des navigateurs. On y étudie la navigation mais aussi la géographie et l'astronomie. Il constitue un fond important de livres et de cartes afin de faciliter les expéditions. Ses architectes construisent les caravelles. Dès 1416, une expédition démarre chaque année. A chaque découverte, le capitaine plante un pilier de pierre (calcaire) de deux mètres de hauteur, le pradao, afin de marquer leur avancée et de faire savoir au suivant que quelqu'un est déjà passé et qu'ils sont sur la bonne route.

En 1433, il demande à Gil Eanes de doubler le cap Bojador, situé à 300 Km au sud des Canaries et qui est alors la limite du monde connu vers l'équateur. Ce dernier échoue. Henri le Navigateur, non content de cet échec le renvoie l'année d'après avec la même mission. Cette fois ci il réussit.

On doit à Henri le Navigateur l'exploration de Madère en 1418, des Açores entre 1432 et 1457, du Rio de Oro en 1436 et de la côte du Sénégal en 1445.

 

Michelle de France (1395-1422)

 

Fille de Charles VI, elle épouse le duc de Bourgogne, Philippe III le bon en mars 1409, Charles VI et Jean sans peur ayant fait la paix.

 

Jacques Cœur (1395-1456)

Jacques Coeur est le fils d'un pelletier de la ville. En 1418 l'établissement de la Cour du futur Charles VII à Bourges va lui offrir une ascension remarquable. En 1420 il épouse Marcée de Léon, petite fille du maître des monnaies de la ville. Il est ainsi introduit dans le milieu financier. Il voyage en Méditerranée où il repère autant les possibilités de commerce que les voies que celui-ci doit emprunter. En quelques années, il ouvre des entreprises et des comptoirs à Nice, à Marseille, il arme des navires, et ses comptoirs tiennent lieu de banque, de bureau de change, expédient ou reçoivent de la laine, de la soie, des céréales, des épices.

En 1429, nommé fermier des monnaies, il profite de son titre pour émettre 300 marcs d'argent au-dessous du titre et garder la différence pour lui. Condamné, le roi qui voit en lui quelqu'un d'exceptionnel le gracie au prix d’une lourde amende et lui offre sa confiance.

En 1433 il est nommé maître de la Monnaie à Bourges, puis en 1435 grand argentier du roi. C'est lui qui fournira tous les fonds nécessaires au roi pour mener à bien ses guerres.

Anobli en 1441, nommé commissaire royal, il est chargé par le roi de collecter les gabelles dans le Languedoc et de mettre en place le parlement de Toulouse. Remarquablement intelligent, il se lance dans des entreprises industrielles et commerciales. Il donne aussi une vive impulsion à l'exploitation des mines du Beaujolais et du Lyonnais. Toutes ces entreprises lui apportent une fortune colossale, qui lui permet de se faire construire des maisons dans presque toutes les grandes villes du royaume. Les fêtes qu'il offre sont somptueuses, royales...

Le roi ferme les yeux sur tous les trafics de Jacques Coeur pour la bonne et unique raison que ce dernier a mis à sa disposition sa fortune pour hâter la conquête de la Normandie sur les Anglais.

En effet, après la bataille de Formigny, en avril 1450, la Basse Normandie avait été reprise par les Français. Toute ? Non ! Une petite place aux mains d'irréductibles Anglais résistait encore et toujours: Cherbourg. Le siège commencé en juillet 1450 promettait de durer. Charles VII y envoya Jacques Coeur négocier avec Thomas Gower, gouverneur anglais.

L'accord se fit d'autant plus rapidement que le fils du gouverneur était prisonnier des Français. 2.000 écus seraient donnés à la garnison, ses dépenses payées jusqu'au jour de son rembarquement; le fils de Gower serait libéré; la rançon de quelques prisonniers Anglais serait payée; quelques chevaliers et gentilshommes du parti anglais seraient défrayés secrètement de leur passage en Angleterre. Au total: 40.000 écus. Mais le Trésor royal était vide... Jacques Coeur les prêta au roi, et le 14 août 1450, les Anglais quittèrent Cherbourg.

Les Grands du royaume ainsi que le roi doivent à Jacques Coeur des sommes astronomiques. Ce dernier prend bien soin de tout noter sur ses registres. La noblesse endettée cherche donc à le perdre en l'accusant de racheter pour rien des terres à ceux que la guerre a ruinés. Les moines pensent qu'il vend des armes à l'Egypte et les bourgeois affirment qu'il a fait main basse sur toutes les marchandises. Pour couronner le tout, il est accusé d'être l'amant d'Agnès Sorel la favorite du roi.

Charles VII qui s'est montré particulièrement ingrat avec Jeanne d'Arc, va en faire autant avec Jacques Coeur en le faisant arrêter le 31 juillet 1451. Agnès Sorel étant morte l'année précédente, Jacques Coeur est accusé de l'avoir empoisonné. Ce dernier va vite prouver qu'il n'y est pour rien. Qu'à cela ne tienne, on va le poursuivre pour détournement de fonds. Malgré la torture, il n'avouera rien! Enfermé au château de Poitiers, il est condamné le 29 mai 1453 à verser la somme astronomique de 400 000 écus. Le roi en profite pour lui confisquer tous ses biens. En 1454, Jacques Coeur s'évade et trouve refuge auprès du pape Nicolas V.

A la tête d'une flotte qui lui est confiée par Calixte III successeur de Nicolas V, Jacques Coeur part combattre les turcs. Il trouve la mort au cours de cette expédition en 1456, vraisemblablement dans l'île de Chio.

 

Johannes Bessarion ou Basilius (1395-1472)

Cardinal et humaniste grec

Moine de l’Église d’Orient, brillant prédicateur, il fut envoyé à Constantinople, où il s'est consacré à l'étude, réalisant de grand succès dans le domaine des lettres. Archevêque de Nicée en 1437, il se montra un ardent partisan de la réunion avec Rome et oeuvra en ce sens au concile de Ferrare Florence en 1438. C’est là qu'il fait la connaissance de N. de Cues.

Favorable à l'union des Églises, il est rejeté par les siens à son retour à Constantinople, pour s'être rallié au camp des latins. Se sentant menacé, il revient en Italie en 1439 et se fixa à Rome. Nommé cardinal, il fut chargé par Eugène IV de missions diplomatiques importantes. En 1455 et 1471, il aurait pu être élu pape si son origine grecque ne l'avait pas rendu suspect aux yeux de certains.

Grand humaniste de la Renaissance, il s’employa à faire connaître à l’occident la pensée de Platon et s’attacha à montrer la parenté entre le christianisme et les idées de Platon. Il possédait une très riche bibliothèque et disposait d'une véritable troupe de copistes et de traducteurs à son service, dont notamment Regiomontanus. Il légua cette bibliothèque à la ville de Venise pour en prévenir la dispersion. Très engagé dans la défense du platonisme, il a écrit le “De natura et arte adversus Trapezuntium” dans lequel il polémique avec Georges Trébizonde qui avait écrit un pamphlet contre Platon. Il fait partie des correspondants de N. de Cues qui le poussent à reprendre le problème de la quadrature du cercle qu'il avait insuffisamment travaillé dans ses Transmutations Géométriques. Il est l'auteur de nombreux travaux théologiques au sujet du fameux " Filioque " qui domina les discussions au concile de Florence. Il aurait effectué quelques observations astronomiques. Il meurt à Ravenne le 18 novembre 1472.

 

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