Antonio di Puccio Pisano dit Pisanello - Guillaume de Rochefort - Jean de Bavière - Giovanni Battista Cybo dit Innocent VIII - Artus Gouffier de Boissy - Antoine de Vaudémont - Andrea d'Agnolo di Francesco di Luca dit Andrea del Sarto - Charles IV d'Anjou -

 

 

Antonio di Puccio Pisano dit Pisanello (1380-1455)

 

Peintre, médailliste et miniaturiste de la Renaissance italienne et du Quattrocento, dernier représentant du style gothique international. Il vécut et travailla à Vérone, Mantoue, Ferrare, Rome, Naples.

 

Guillaume de Rochefort (1433-1492)

Chancelier de France

 

Né à Rochefort dans le Jura, il fut d'abord au service des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire. Il quitta ce service peu après la mort de ce dernier et fut nommé chancelier en 1483. Il présida les États généraux de Tours en 1484, et fut plus tard chargé d'arrêter les bases du traité en vertu duquel Charles VIII épousa Anne de Bretagne.

 

Jean de Bavière (1375-1425)

Prince évêque de Liège de 1390 à 1418

Duc de Bavière Straubing de 1417 à 1425

 

Fils cadet d'Albert de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, petit-fils de l'empereur Louis IV de Bavière et frère de Guillaume IV de Hainaut. A peine âgé de 17 ans, il fut choisi pour succéder à Arnould de Hornes dans l'évêché de Liège et fut intronisé en grande pompe en juillet 1390. Il reçut ensuite, moyennant dispense pontificale, le sous-diaconat, le seul ordre qui ne lui fut jamais conféré.

Dès le début de son règne, il s'attira l'hostilité de ses sujets liégeois, soucieux de maintenir leurs privilèges et coutumes. De plus, l'élu refusait d’entrer plus avant dans les ordres pour devenir évêque. Au bout de quelques années d'un règne agité, il dut se retirer à Maastricht en 1402 alors que les autres villes choisissaient Henri de Perwez, sire de Hornes, comme mambour. Encouragés par l'inaction de Jean de Bavière, ses opposants persécutèrent ses partisans et proclamèrent même sa déchéance en 1406.

Le fils du mambour, Thierry de Perwez, fut choisi comme évêque et ses troupes assiégèrent Maastricht dans l'hiver 1407- 1408. La maison de Bavière ne pouvait tolérer ces humiliations. Son beau-frère, Jean sans Peur, duc de Bourgogne se porta à son secours et écrasa les milices liégeoises à Othée en septembre1408. Suite à cette victoire, la Paix des vainqueurs supprima toutes les institutions communales liégeoises et Jean de Bavière exerça dès lors un pouvoir sans limites jusqu'à ce que son frère, Guillaume IV de Hainaut, meure en 1417 sans héritier mâle. Il conçut alors le projet de s'emparer de l'héritage de sa nièce Jacqueline de Bavière. Il abdiqua de l'évêché de Liège et parvint à se faire reconnaître comme comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise par l'empereur Sigismond dont il épousa la nièce, Elisabeth de Görlitz, veuve d'Antoine de Bourgogne Duc de Brabant. Il s'entendit ensuite avec Jean IV de Brabant, époux de Jacqueline de Bavière, qui lui céda, malgré l'opposition de sa femme et des États de Brabant, la Hollande, la Zélande et la Frise en 1420. Jacqueline de Bavière, qui conservait le Hainaut, se sépara alors de son mari et rechercha l'alliance du roi d'Angleterre en épousant son frère, le duc de Gloucester. Elle revint ensuite sur le continent à la tête d'une armée anglaise pour tenter de reconquérir son héritage en octobre 1423. Jean de Bavière, qui tenait encore la Hollande, mourut sur ces entrefaites à Delft, sans héritier en janvier 1424.

 

Giovanni Battista Cybo dit Innocent VIII (1432-1492)

Pape de 1484 à 1492

Fils d'Arano Cybo et d'une patricienne génoise, il passa sa jeunesse à la cour de Naples. Il entra ensuite dans les ordres et reçu l'évêché de Savone des mains de Paul II en 1467. Grâce à la protection du cardinal Della Rovere futur Jules II, il entra à la Curie romaine. En 1473, il fut élevé à la dignité de cardinal. À la mort de Sixte IV, il fut élu pape grâce aux manœuvres du cardinal Della Rovere.

Sous son pontificat, il recula les limites de l'opprobre par une vénalité effrénée des charges. Corruption, vénalité, népotisme, faux privilèges, fausses bulles, intrigues furent des mesures courantes. Il est le premier pape à reconnaître ses enfants illégitimes, pour lesquels il organisa des noces au Vatican.

Il fit appel à Florence, dirigée par Laurent de Médicis, pour obtenir des finances. En remerciement, il maria son fils illégitime Franceschetto à la fille de Laurent, Maddalena. Il éleva à la dignité de cardinal le fils de Laurent, Giovanni, âgé seulement de 13 ans, le futur Léon X.

Il mena la guerre contre Ferdinand 1er de Naples, qui avait refusé à plusieurs reprises de payer le tribut d'investiture au pape. Une première campagne se solda par une paix mitigée en 1486, qui n'apaisa pas l'hostilité entre les 2 monarques. En 1489, il excommunia son adversaire et demanda l'intervention de Charles VIII, lui promettant officiellement le royaume de Naples. Le conflit ne prit fin qu'en 1492.

Contre les Turcs, il tenta comme ses prédécesseurs de lancer une croisade, en vain. Il finit, même par nouer des contacts avec le sultan Bayezid II, qui lui remit la Sainte Lance, censée avoir transpercé Jésus-Christ au moment de sa passion. Il reconnaît Henri VII comme monarque légitime au sortir de la guerre des Deux Roses. Il accorda le titre de rois catholiques à Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille.

En matière religieuse, il publia la bulle Summis desiderantes affectibus le 5 décembre 1484, autorisant l'Inquisition à agir en matière de sorcellerie. Plus précisément, elle autorisait Henri Institoris et Jacques Sprenger à instruire le procès de 2 sorcières présumées en Allemagne. À leur retour, les deux dominicains publièrent le fameux Malleus Maleficarum en 1486 avec le soutien d'Innocent VIII mais qui sera finalement interdit par l'Eglise en 1490.

Il approuve la très dure répression menée par l'Inquisition espagnole contre les marranes, Juifs convertis et soupçonnés de continuer à pratiquer leur religion originelle. Il condamna également en bloc les thèses de Pic de la Mirandole.

Il restaura plusieurs églises romaines et fit bâtir un palais pour la Curie romaine ainsi que le palais du Belvédère. Il fit travailler Antonio Pollaiolo, le Pinturrichio, Andrea Mantegna ou encore le Pérugin. Son corps repose dans la basilique Saint-Pierre.

 

Artus Gouffier de Boissy (1475-1519)

 

Fils aîné de Guillaume Gouffier de Boissy, sénéchal de Saintonge, et de Philippine de Montmorency, il fut d'abord enfant d'honneur de Charles VIII, dont son père avait été précepteur, et suivit ce prince à la conquête du royaume de Naples, en 1495. Il accompagna ensuite Louis XII en Italie.

Duc de Roannez et pair de France, comte d'Étampes, comte de Caravas, baron de Passavant, de Maulévrier, de Roanne, de la Mothe-Saint-Romain, de Bourg-sur-Charente et de Saint-Loup, seigneur d'Oiron, de Villedieu, de Valence et de Cazamajor et Grand maître de France.

Son goût pour les belles-lettres lui méritèrent la faveur du roi, qui lui confia l'éducation de François 1er, alors duc d'Angoulême.

À son avènement au trône, François 1er lui confia la charge de grand maître de sa maison. Il accompagna le roi à la conquête du Milanais, et se trouva à la bataille de Marignan. Il conclut en 1516, à Noyon, un traité entre le roi et Charles Quint. Guillaume de Chièvres négociait pour ce dernier, dont il avait aussi été gouverneur. Le traité de Noyon n'ayant pu terminer tous les différends, les deux négociateurs s'assemblèrent encore à Montpellier, espérant trouver les moyens d'établir une paix solide. Boissy et Chièvres étaient amis, et désiraient sincèrement que leurs maîtres le fussent. Ils travaillèrent sans relâche et de bonne foi pendant 2 mois à la discussion des points litigieux. Ils arrêtèrent le mariage de Charles avec la princesse Charlotte fille de François 1er. Ils allaient conclure la négociation, lorsque la pierre et la fièvre précipitèrent Boissy au tombeau, dans le courant de mai 1519. La négociation fut alors abandonnée.

 

Antoine de Vaudémont (1400-1458)

Comte de Vaudémont et sire de Joinville de 1418 à 1458

Comte d'Aumale et baron d'Elbeuf de 1452 à 1458

 

Il était fils de Ferry 1er de Lorraine et de Marguerite de Joinville, il épousa le 12 août 1416 Marie d'Harcourt comtesse d'Harcourt, d'Aumale et baronne d'Elbeuf, fille de Jean VII, comte d'Harcourt, d'Aumale et baron d'Elbeuf, et de Marie d'Alençon

Ne cachant pas sa volonté d'hériter du duché de Lorraine à la mort de son oncle Charles II de Lorraine, qui n'avait que des filles, il se brouilla avec lui et ce dernier le déshérita en 1425. Charles II attaqua ses domaines, mais Antoine s'allia à Philippe III le Bon, duc de Bourgogne.

En 1431, après la mort de Charles II, il attaqua le nouveau duc René d'Anjou, et, le 1er juillet 1431 le bat à Bulgnéville et le fait prisonnier. De longues tractations suivront, car l'empereur soutient René et refuse de voir Antoine accéder au duché. Finalement, par traité du 27 mars 1441, Antoine renonce au duché, en échange de l'indépendance de son comté, et le fils d'Antoine fut fiancé à la fille de René. Ce mariage permettra à un petit-fils d'Antoine d'obtenir le duché 30 ans plus tard.

 

 

Andrea d'Agnolo di Francesco di Luca dit Andrea del Sarto (1486-1531)

Peintre italien maniériste

Fils d'un tailleur du nom d'Agnolo de Francesco et de Costanza de Silvestro, elle-même fille d'un tailleur, à 7 ans il devient apprenti d'un orfèvre. Ensuite il entre en apprentissage dans l'atelier du peintre et sculpteur sur bois Gian Barile qui, au vu de ses considérables progrès, le confia à l'atelier de Piero di Cosimo. Il ira plus tard chez Raffaellino del Garbo.

Il est admis le 12 décembre 1508 dans la corporation des peintres, l'Arte dei Medici e degli Speziali, et de cette année datent ses premières œuvres. Andrea et son ami plus âgé Franciabigio décident d'ouvrir un atelier ensemble sur la Piazza del Grano. Leur première œuvre fut le Baptême du Christ pour la congrégation florentine Scalzo, le début d'une longue série de fresques monochromes en grisaille. Avec le temps leur association se dissout et le style de Andrea del Sarto se développera individuellement à partir de cette date.

Les moines du couvent de la Santissima Annunziata, lui commande de finir, avec Franciabigio et Andrea Feltrini, les fresques commencées en 1460 par Alesso Baldovinetti, poursuivies ensuite par Cosimo Rosselli. Ils lui confient en 1509 le soin d'exécuter les cinque Storie di miracoli di san Filippo Benizzi, qu'il achève 1 an après dans la Loggia dei Servi di Maria.

À la fin de 1517 ou au début de 1518, il épousa Lucrezia del Fede, qu'il connaît depuis plusieurs années et qu'il a déjà utilisée comme modèle et qui continuera de l'être dans de nombreux tableaux.En 1518, il effectue un passage en France au service de François 1er, avec son élève Andrea Squarzzella, laissant son épouse à Florence. Il avait déjà réalisé pour le roi de France la Madonna col Bambino, santa Elisabetta e san Giovannino et La Charité du Louvre.

Pendant son séjour, son épouse Lucrezia lui enjoint de revenir vers l'Italie. Le roi approuva, mais seulement à condition que son absence de France soit courte, et il confia à Andrea un montant d'argent à dépenser pour lui acheter des œuvres d'art. Rentré à Florence, au lieu de cela, il se laissa tenter par la construction d'une maison dans la ville. Cela amena un conflit avec François 1er qui refuse de réintégrer Andrea dans sa cour.

En 1520 son travail fut localisé à Florence, où il exécuta Foi et Charité au cloître du Scalzo, suivi par la Danse de la fille d'Hérode, le décollation de saint Jean Baptiste, La présentation de la tête de saint Jean à Hérode, une Allégorie de l'Espoir, l'Apparition des anges à Zacharie en 1523.

Il rénova les traditionnelles images des Pietà florentines visibles dans les compositions de Vienne et du Palais Pitti, cette dernière, inspirée de la Pietà de Fra Bartolomeo, était initialement pour le monastère San Piero a Luco, dans le Mugello, où Andrea s'était réfugié en 1523 pour échapper à l'épidémie de peste qui sévissait à Florence. Il meurt de la peste en 1531.

 

Charles IV d'Anjou (1436-1481)

Comte du Maine et de Guise de 1472 à 1481

Duc d'Anjou et comte de Provence et de Forcalquier de 1480 à 1481

 

Fils de Charles d'Anjou, comte du Maine et de Guise, et de Cobella Ruffo, il épousa en 1474 Jeanne de Lorraine, fille de Ferry II, comte de Vaudémont, et de Yolande d'Anjou, duchesse de Lorraine.

De santé fragile et de caractère médiocre, il ne participa pas aux combats de son temps. À la mort de son oncle René 1er, duc d'Anjou, comte de Provence, la succession l'opposa à son beau-frère René II de Lorraine, le petit-fils de René 1er. Louis XI trancha en sa faveur sur le principe de la succession par les mâles. Il mourut l'année suivante.

Il légua à Louis XI sa souveraineté de Provence et ses prétentions sur Naples. L'Anjou, le Maine, la Provence passèrent à la Couronne de France, et Guise à son neveu Louis d'Armagnac, fils de sa demi-sœur Louise d'Anjou.

 

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