|
Claudine dite dame de Monaco - Lucien 1er Grimaldi - Jean Perreal dit Jean de Paris - Zahir ud-Din Muhammad Baber dit Babour ou Bâbur - François Rabelais - Martin Luther - Jachet de Mantua - Raffaello Sanzio dit Raphaël - Charles 1er dit le guerrier - Nicolas Chuquet - Stoltzer - Philippe de Crèvecœur - Jean Piscis
Veuve de Lambert Grimaldi, seigneur de Monaco par son mariage, Claudine dû à l'avènement de Lucien 1er, en 1505, modifier en les confirmant les règles successorales établies par son mari. Par le testament du 13 mai 1514 et le codicille du 19 novembre 1514, elle fit une dérogation à la loi en faveur d'Augustin, évêque de Grasse, son cinquième fils. Le prélat recevrait, à la mort de Lucien 1er la succession de la seigneurie de Monaco en viager, mais à condition qu’il s'engage à remettre sur son lit de mort les pouvoirs aux fils de ses frères. Ce testament malheureusement eut pour conséquence, après l'assassinat de Lucien 1er, d'établir le protectorat espagnol sur la seigneurie de Monaco de 1525 à 1641. Elle décède en 1515
Lucien 1er Grimaldi (1482-1522) Seigneur de Monaco Par l'assassinat de son frère Jean II en 1505, Lucien 1er acquiert la seigneurie de Monaco. Le rude homme est en butte à la jalousie des Génois. Ceux-ci, avec 4000 hommes et force couleuvrines et fauconneaux, viennent mettre le siège devant la ville et le château. Le 19 mars 1507 les assiégeants tentent un furieux assaut qui se brise devant l'opiniâtreté de leurs adversaires. Le roi Louis XII lui demande instamment de lui vendre sa forteresse. Son refus lui vaut d'être appréhendé, mais Louis XII se ravise. En 1512, il accorde au prisonnier libéré la pleine seigneurie de ses possessions. Lucien 1er gouverna judicieusement ses fiefs et signa un traité avec la République de Florence, représentée par Machiavel.
Jean Perreal dit Jean de Paris (1483-1530)
Peintre en titre des rois Charles VIII, Louis XII et François 1er, il est renommé au 16ème siècle et redevient célèbre au 19ème. Ses œuvres, essentiellement des portraits, révèlent un talent plus modeste que ne laissait supposer sa réputation.
Zahir ud-Din Muhammad Baber dit Babour ou Bâbur (1483-1530) Fondateur de l’empire mogol de l’Inde. Descendant direct de Tamerlan et de Gensis Khan, il succéda à son père Omar Sheikh Mirza à l’âge de 12 ans dans la petite principauté de Terghan d’où il fut chassé par l’usurpation de son oncle et la révolte des nobles. Devenu chef de bande, il réussit à s’emparer de Samarkand en 1497, mais une rébellion parmi ses nobles s'empare de son royaume et il fut contraint de fuir le Turkestan. Il parvint alors à se rendre maître du royaume de Kaboul en 1504. De nouveau, après la mort de Shaibani en 1510, Bâbur réclame ses possessions originelles, et reçoit l'aide déterminante du turkmène Ismail Safavi, et en 1511 fait une entrée triomphale dans Samarkand. Mais en 1514 il est à nouveau défait par les Uzbek et retourne difficilement à Kaboul. Après diverses expéditions en Afghanistan et dans le Sind de 1519 à 1524, il fut appelé en Inde par le sultan de Delhi, Ibrahim Lodi. Franchissant l’Indus en hiver 1525, il conquit rapidement le Pendjab et remporta sur les troupes du sultan de Delhi la grande victoire du Panipat. Bâbur se proclame alors Pandischah Ghazi, empereur de l'Inde. L'année suivante son pouvoir est menacé par les états rajpoutes qui se sont alliés pour la circonstance afin de faire face à ce nouvel ennemi. Les troupes rajpoutes, emmenées par Rana Sanga et soutenues par les héritiers Lodhi, forment une force considérable. Les hostilités débutent le 16 mars 1527 à Khanwah près d'Agra. Bien qu'en sous nombre, les mogols repoussent les rajpoutes grâce au grand sens tactique de Bâbur et à une artillerie terriblement efficace. Cette victoire assure le contrôle total de Bâbur sur le nord de l'Inde. Bâbur eut l'intelligence de laisser la quasi-souveraineté des grandes régions qu'il contrôlait à des ministres compétents. Il passa la fin de sa vie à organiser son nouvel empire et à embellir Acra, sa capitale. Fin lettré, il aimait la musique, composait des poèmes et dicta ses mémoires, le Bâbur Nâmâ, chronique de sa vie et de ses proches entre 1494 et 1529, probablement le premier texte autobiographique du monde islamique, écrit en turc tchaghataï. Il meurt le 26 décembre 1530 et est enterré à Kaboul. A sa mort l'empire mogols qu'il laisse s'étend de son Turkestan d'origine à l'est de l'Inde en passant par l'Afghanistan, le Panjab et Delhi. Son fils Humayun hérite du trône.
François Rabelais (1483-1553) Né à la métairie de la Devinière,
près de Chinon en Touraine, il est le fils d'Antoine Rabelais, sénéchal de
Lerné et avocat. En 1510 Il est novice chez les
franciscains de la Baumette, près d'Angers. Puis il suit des études de
théologie et fait la connaissance de Pierre Amy et d'André Tiraqueau qui
l'initient à l'hellénisme. En 1520, il est frère prêcheur et
mène une vie monastique à l'abbaye de Fontenay le Comte, en Vendée. Les
premiers écrits que l'on ait retrouvé de François Rabelais datent de cette
période. Il s'agit d'une correspondance entre Rabelais et l'humaniste
Guillaume Budé. Il entreprend une traduction de l'historien grec Hérodote En 1523 Rabelais et son ami Pierre
Lamy se font confisquer leurs livres grecs par leurs supérieurs. En effet,
suite aux commentaires d'Érasme sur le texte grec des évangiles, une
directive de la Sorbonne interdit leur lecture. En 1524 Rabelais obtient le droit
de quitter l'ordre des franciscains et rejoint l'ordre des Bénédictins. Il
devient moine à l'abbaye Saint-pierre de Maillezais en Poitou. Il y est
accueilli par l'évêque humaniste Geoffroy d'Estissac. Il sera son
secrétaire jusqu'en 1526. En 1528 Rabelais séjourne à Paris
et commence ses études de médecine. Il quitte alors l'habit monastique et
fut condamné pour apostasie (changement d'ordre sans permission). Il a une
liaison avec une veuve. Ils auront deux enfants. En septembre 1530 Il s'inscrit à
la faculté de médecine de Montpellier, une des plus célèbres de l'époque.
Il est reçu bachelier en médecine dès Novembre. Ce succès rapide peut
s'expliquer par sa très bonne maîtrise du Grec. Galien et Hippocrate, sont
ses maîtres. Il traduit leurs textes en latin. En 1532 Rabelais publie
“L'epistolarum medicinalium” du médecin italien Manardi et publie son
premier roman “les Horribles et Espouvantables Faicts et Prouesses du
très renommé Pantagruel, roy des Dipsodes, fils du grant Gargantua”,
chronique truculente de la vie d'un géant aux appétits joyeux, qu'il signe
Alcofrybas Nasier. Le 1er novembre, Il est nommé médecin à
l'hôpital Notre-dame de la Pitié à Lyon. Ses livres Pantagruel en 1532, Gargantua en 1534,
Tiers Livre en 1546 et Quart Livre en 1548 ne peuvent être considérés
comme des “ romans ” au sens traditionnel du mot, parce que ces textes
tiennent autant de l’épopée que de la chronique, du poème que du traité.
Son œuvre est autant soucieuse de création dans le langage que de
l’élaboration d’une éthique. Cette richesse et cette exigence expliquent
les relations privilégiées que Rabelais eut avec plusieurs des plus grands
esprits de son siècle, tels Budé, Dolet et Érasme.
Martin Luther (1483-1546) Théologien et réformateur protestant allemand Il fut le chef de la grande révolte religieuse du 16ème siècle en Allemagne. Fils de Hans qui était un mineur, au caractère sévère, colérique et de Margaret Ziegler. Destiné à une carrière de juriste, il rentre d'abord chez les Frères de la Vie Commune en 1497 où il reçoit une première imprégnation religieuse. Ses études à l'université d'Erfurt révèlent un travailleur assidu qui obtient sans peine les titres de bachelier en 1502 puis de maître des arts en 1505. L'entrée soudaine et inattendue de Luther dans le monastère Augustinien à Erfurt s'est produite le 17 juillet, 1505. Les motifs qui l’ont incité à franchir cette étape sont divers. Il consacrera désormais toute sa vie à Dieu et à la recherche des "moyens" permettant d'accéder à la certitude heureuse du salut de l'âme. Le moine Luther est docile aux rigueurs de la vie en couvent et s'affirme comme un frère augustin scrupuleux, ce qui lui vaut d'être ordonné prêtre dès 1507 et d'occuper la chaire de philosophie. Mais son âme éprise de certitudes ne trouve pas l'apaisement. Ce Dieu terrible, vengeur, implacable dont les contours se dessinent à travers livres, paroles des supérieurs ou oeuvres d'art des chapelles fait douter Luther de sa capacité à atteindre le salut. Il se met à étudier directement les textes bibliques, se livre à des réflexions personnelles qui l'éloignent des enseignements de la poussiéreuse et figée scolastique. Son ardente quête est encouragée et stimulée par le Docteur Johann Von Staupitz, éminent vicaire général des Augustins de toute l'Allemagne qu'il rencontre en 1508. Cet homme permet à Luther d'approfondir sa pensée en lui facilitant l'accès à l'université de Wittenberg. Luther y obtient plusieurs titres, baccalauréat, licence, doctorat, tous entre 1509 et 1512 ainsi que la fonction de prédicateur à l'église de la ville en 1514. Déjà éveillé par un important voyage à Rome où il avait pu contempler la déliquescence des moeurs de la ville des Borgias et du pape, ces activités professorales et de prédicateur permettent à Luther d'affirmer ouvertement et définitivement sa théologie personnelle, opposée à celle de Rome et que l'affaire des indulgences allait exacerber et entériner. A la Toussaint 1517, Luther affiche sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg les "95 thèses sur la vertu des indulgences" où se trouve dénoncée avec force la sécurité d'une fausse paix de l'âme que l'indulgence papale est sensée apporter en échange de subsides servant à la construction de Saint-pierre de Rome. Ce geste spectaculaire de critique d'un abus existant dans l'Église lui vaut d'être dénoncé à Rome par l'archevêque Albrecht de Mayence qui avait cautionné la décision papale. L'acte de naissance de la Réforme luthérienne est consommé. Face à la papauté, Luther qui ne cherche absolument pas une quelconque rupture, campe ferme sur ses positions théologiques présentées comme devant ramener le christianisme à sa source et à sa pureté. Grâce à la protection précieuse du grand Électeur de Saxe et bénéficiant d'une popularité croissante due à l'imprimerie, il parvient progressivement à faire contrepoids à la toute puissante Rome. Et c'est finalement cette papauté qui le pousse au schisme et à l'accouchement d'une seconde alternative au catholicisme. Après 3 ans de débats, l'Église condamne et excommunie Luther par la Bulle "exsurge domine" du 15 juin 1520 ainsi que son oeuvre naissante qui subit un premier autodafé à Louvain le 8 octobre 1520. Luther scelle son destin et celui d'une partie de l'Europe chrétienne en brûlant la bulle papale le 10 décembre 1520. Convoqué le 18 avril 1521 devant la Diète de Worms qui devait décider de la mise au ban impérial, il déclare face à Charles Quint “rétracter quoique ce soit, je ne puis ni ne veux... car agir contre sa conscience, ce n'est ni sûr ni honnête”. A dater de ce jour, Luther qui considère à présent Rome comme l'antéchrist, ne cessera plus de dénoncer fermement les abus de l'Église tant matériaux que moraux. Présent sur tous les fronts, Luther doit aussi veiller à se démarquer de l'humanisme incarné par Érasme et dont il stipendie les sources de la pensée et la tiédeur des positions à l'encontre de Rome. Les émeutes paysannes de 1525 et les scènes de pillages au sein des églises catholiques lui offrent l'occasion de refuser l'amalgame entre sa position critique à l'égard de Rome et l'anticléricalisme primaire. Il condamne les "briseurs d'images" et soutient sans ambiguïté la répression des violences paysannes. Il est mort dans Eisleben la ville de sa naissance, en février 1546. Il fut enterré dans l'église de château dans Wittenberg. Avec Érasme, il est l'autre figure symbolisant l'entrée de l'Europe dans la Modernité.
Jachet de Mantua (1483-1559) Compositeur français Il est probablement venu en Italie entre 1513 et
1515, et travailla pour Sigismond à Ferrare en 1517. En 1524 il va à
Mantoue, rejoignant la chapelle de l’évêque Ercole de Gonzague en 1526 et
devient le maître de la chapelle de la cathédrale de Mantoue en 1539. Il a
écrit des musiques d'église, y compris une publication commune avec
Willaert, des psaumes de vêpres pour 2 choeurs en 1550.
Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483-1520)
Né à Urbino. Influencé à ses débuts par la manière douce du Pérugin, il
assimila lors de son séjour à Florence les découvertes de Léonard de Vinci
aussi bien que la manière massive et sculpturale de Michel-Ange.
Recommandé par son concitoyen Bramante, il devint le peintre officiel des
papes Jules II et Léon X. Il assura en outre dès 1514 la direction du
chantier Saint-Pierre. Il resta durant 3 siècles, la référence suprême.
Duc de Savoie Fils d’Amédée IX et de Yolande de
France. Il succède à son frère, Philibert 1er mort en 1482. En
1485 il épouse Blanche de Montferrat, fille de Guillaume Paléologue de
Montferrat et d’Elisabeth Sforza
Auteur d'un Triptyque sur la
science des nombres remarquable par la nouveauté de ses notations; on ne
sait à peu près rien de sa vie. Chef d’orchestre à la cour du roi
Ludwig de Hongrie. Il a surtout écrit de la musique spirituelle, mais
également des chansons laïques. Très vénérée des foules, il fut
béatifiée en 1743 et canonisée en 1950 par Pie XII. Maréchal de France Il est le conseiller de Charles le Téméraire puis
de Louis XI. Charles VIII le nomme maréchal de France en 1483 puis grand
chambellan Clerc du diocèse de Vienne, il est
reçu maître de médecine à Montpellier et y exerça la charge de chancelier
de l’Université. Comme médecin, il se montre hostile à l’utilisation de
procédés astrologiques dans la thérapeutique.
|