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Giovanni de Médicis ou Jean de Médicis dit Léon X - Michelangelo Buenarroti dit Michel-Ange - Louise de Savoie - Anne de Bretagne - Philippe 1er dit le Beau - Francisco Pizarro -
Giovanni de Médicis ou Jean de Médicis dit Léon X (1475-1521) Giovanni de Médicis ou Jean de Médicis est le second fils de Laurent le Magnifique et de Clarisse Orsini. Grâce à sa parenté, il eut une éducation plus qu’enviable. Plusieurs précepteurs de renom se sont occupés du lui: Demetrius Chacondyle, Bernardo Michelozzo, Ange Politicien et Gregorio da Spoleto. Quant à ses amis d'enfance qui lui restèrent fidèles toute sa vie durant, il s'agit de Bernardo Dovizzi (plus tard devenu le cardinal Bibbiena) et de son cousin Jules (qui deviendra le pape Clément VII). Très tôt, il est plongé dans le monde ecclésiastique. Alors qu'il n'est âgé que de huit ans, le pape Sixte IV nomme Jean de Médicis protonotaire apostolique (grade le plus élevé parmi les prélats de la cour romaine qui ne sont pas évêques). Cinq ans plus tard vers 1488-1489, Sixte IV le fait cardinal. C'est alors qu'il part pour Pise pour faire des études ecclésiastiques. C'est pendant cette période qu'il fait la connaissance de César Borgia avec qui il sympathise. 1492 sera une année marquante dans sa vie. Tout d'abord, son père décède le 8 avril et il est témoin de la recrudescence des actions menées par les partisans de Girolamo Savonarola (ou Jérôme Savonarole) qui amènera la famille Médicis à quitter Florence deux ans plus tard en 1494, et cela malgré l'aide financière des Médicis apportée pour l'élection de Rodrigo Borgia (qui devient alors le pape Alexandre VI). C'est alors qu’âgé de 18 ans, il s'exila en compagnie de son frère Julien et de son cousin Jules. Pendant trois ans, il voyage à travers plusieurs pays : l'Italie, où il demande asile à la cour du duc Urbain, l'Allemagne, les Pays-Bas et pour finir la France d'où il sera expulsé. Au cours de ce périple, il s'enrichie d'une certaine expérience politique. En 1500, il reprend le chemin de Rome, où il retrouve la résidence des Médicis (le palais Madame aujourd'hui). Il y restera d'ailleurs une douzaine d'années. C'est pendant ces années qu’il prendra goût au monde artistique (peinture, poésie, musique). Il fera la connaissance de Raphaël à qui il demanda quelques travaux dans les palais pontificaux et dans la chapelle Sixtine. En 1503, il perd son frère Pierre et devient de ce fait le chef de famille des Médicis. Jules II décède le 21 février 1513. Trois semaines plus tard, Jean de Médicis alors cardinal est nommé pape et prend le nom de Léon X. Le 19 décembre 1513, il fait ouvrir la 8ème session du concile de Latran en vue d’établir la paix avec Louis XII. L'espoir de réconciliation entre le Saint-siège et la France semble disparaître un an et demi après les prémices de paix, suite à la victoire de François 1er à Marignan. Mais deux évènements importants, la Pragmatique Sanction de Bourges et une réforme inévitable de l'Église en France, vont rapprocher les deux parties, François 1er ayant besoin de l'aide du Saint-Siège. En décembre 1515, Léon X propose, à François 1er, un projet de concordat. Le 18 août 1516 celui-ci est signer et sera connu sous le nom de concordat de Bologne. Six mois passent et la réouverture du concile du Latran met fin à la Pragmatique Sanction. Mais François 1er garde toutefois le bénéfice de nommer les abbés et les évêques contre le souhait contraire de Léon X. Ce dernier décida alors de donner, sans limite, les moyens financiers à Charles Quint afin que celui-ci devienne le vainqueur des campagnes d'Italie. Il est l'investigateur de la querelle des Indulgences en 1517 qui ne sont rien d’autres qu'une ébauche des idées réformistes de Martin Luther. Il condamna en 1520 celui-ci par un “Exurge Domine”. Il décède en 1521, peu avant ses 56 ans. Sa dépouille est amenée à Santa Maria Sopra Minerva dans un modeste tombeau.
Michelangelo Buenarroti dit Michel-Ange (1475-1564) Sculpteur, peintre, architecte, ingénieur et poète Né à Caprese, il apprit la peinture chez Ghirlandaio. Sa sculpture révèle très vite l’influence des Grecs et des Romains ainsi que celle des artistes toscans comme Donatello. Il s'illustre à Florence, à la cour de Laurent de Médicis, dit le Magnifique. Protégé de Laurent de Médicis, il rencontre les grands humanistes, comme Pic de la Mirandole, qui lui enseignent les préceptes néoplatoniciens et la volonté d’une synthèse entre la sagesse grecque et la foi chrétienne. Il effectua plusieurs voyages entre Venise, Rome et Florence, voyages jalonnés de chefs-d’œuvre. Après la chute des Médicis, il se réfugie à Rome, auprès du pape Jules II. Celui-ci lui confie en 1502 le projet grandiose de son tombeau mais en 1508 il lui commande le décor de la voûte de la chapelle Sixtine. Les murs de cette chapelle vaticane ont déjà été peints de fresque par Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin. Michel-Ange, qui s'estime plus sculpteur que peintre, hésite. En définitive, vaincu par l'obstination du pape, il passera quatre années pénibles sur les échafaudages et nous laissera 800 m2 de fresques imposantes, représentant la création du monde, de l'Homme et le Déluge. Après un ultime séjour à Florence où il travaille à la chapelle funéraire des Médicis, il revient définitivement à Rome où il acheva entre autres le palais Farnèse. Peu après le saccage de Rome par les lansquenets allemands de l'empereur Charles Quint en 1527, le pape Paul III demande à l'artiste de réaménager la place du Capitole, siège du Sénat de la ville. Michel-Ange dessine le plan actuel, remarquable d'équilibre et d'harmonie, avec au centre de la petite place la statue en bronze de l'empereur Marc-Aurèle, héritée de l'Antiquité. En 1546, le pape lui confie le soin de reprendre la construction de la basilique Saint-pierre de Rome, délaissée depuis la mort de l'architecte Bramante, 32 ans plus tôt. Michel-Ange remanie les plans de son ancien rival. Il meurt le 18 février 1564 à Rome à l'âge de 89 ans.
Louise de Savoie (1476-1531) Louise de Savoie a pour parents Philippe, duc de Savoie et Marguerite de Bourbon. Elle épouse le comte Charles d'Angoulême alors qu'elle est à peine âgée de 12 ans. Elle s'installe alors à Cognac, chez son époux et se rend immédiatement compte que son mari a une maîtresse, la belle Jeanne de Polignac. Trop jeune pour se battre contre celle-ci, elle devient sa protégée, elles deviennent mêmes amies, Jeanne prenant plaisir à s'occuper des enfants de Louise. Elle aura 2 enfants, Marguerite, future Marguerite d'Angoulême et de Navarre et François le futur François 1er. Mère dévouée, elle se retrouve veuve très jeune, à l'âge de 19 ans.Elle aura comme but principal de préparer son fils à une éventuelle monté sur le trône. Lorsque François devient François 1er, c’est à elle qu’il confie la régence du royaume lorsqu’il s’engage dans les guerres d’Italie. Elle n'acceptera pas la favorite de son fils, Françoise de Foix. En 1522, pour lui nuire, elle détourna l'argent destiné aux hommes du vicomte de Lautrec, ce qui entraîna une désertion en masse des soldats du front du Milanais. C’est encore elle qui assume la régence après le désastre de Pavie, en 1525 ou François 1er demeure alors plus d’un an prisonnier de Charles Quint à Madrid. C’est elle qui fera condamner à mort pendant l’absence du roi Jacques de Beaune, seigneur de Semblançay, surintendant des Finances depuis 1518, qu’elle accuse de malversation, sans pourtant parvenir à porter atteinte à sa réputation. En 1530, elle participera avec Marguerite d'Autriche à la Paix des Dames pour réconcilier François 1er et Charles Quint. Lettrée, protectrice des savants et des humanistes, elle écrit elle-même des Mémoires avant de mourir. Elle s'éteint à l'âge de 55 ans, à Grez-sur-Loing, le 22 septembre 1531.
Anne de Bretagne (1477-1514) Anne de Bretagne est la fille aînée de François II, duc de Bretagne. En août 1488, François II doit promettre, par le traité de Sablé ou “traité du Verger”, de ne pas marier sa fille sans le consentement du roi de France. A la mort de son père, Anne devient duchesse de Bretagne à l'âge de 11 ans. A 13 ans, malgré le traité signé par son père, elle est mariée par procuration et à titre symbolique à Maximilien d'Autriche le 19 décembre 1490. Immédiatement, la France déclare la guerre à la Bretagne et l'armée vint mettre le siège devant Rennes, où s'était réfugiée Anne. En 1491, sous la pression militaire d'Anne de Beaujeu, Anne de Bretagne épouse Charles VIII. A la mort de son époux en 1498, elle administre seule son duché de Bretagne. Le nouveau roi Louis XII, pour ne pas perdre l'union entre la France et la Bretagne, fait casser son mariage avec Jeanne de Valois par le pape Alexandre VI et épouse Anne de Bretagne le 7 janvier 1499 comme le prévoyait le contrat de mariage avec Charles VIII. Anne de Bretagne aura huit enfants, seules Claude de France et Renée, qui deviendra duchesse de Ferrare, survivront. En 1504, elle va tenter de marier sa fille aînée Claude à Charles de Habsbourg, futur Charles Quint. Si dans un premier temps Louis XII lui donne son accord, craignant que la France soit encerclée par les possessions des Habsbourg, le roi abandonne cette idée et décide que Claude sera mariée à un héritier du trône de France. Anne meurt de la gravelle au château de Blois, le 9 janvier 1514, elle n'a même pas trente-sept ans, et le roi Louis XII désobéit deux fois à sa volonté: il consent au mariage de leur fille aînée, Claude de France, héritière de Bretagne, avec le duc d'Angoulême, héritier de France, futur François 1er et l’a fait inhumer solennellement à Saint-Denis malgré le désir qu'elle avait exprimé de reposer près de ses parents à Nantes.
Philippe 1er dit le Beau (1478-1506) Souverain des Pays-Bas de 1482 à 1506 Roi de Castille de 1504 à 1506 Fils de l'Archiduc Maximilien et de Marie de Bourgogne, il n'avait que 4 ans à la mort accidentelle de sa mère en 1482. Il lui succéda dans les Pays-Bas, vestige des anciens Etats bourguignons de Charles le Téméraire, mais c'est son père, Maximilien de Habsbourg, qui exerça la régence. Il fut le fondateur de la dynastie Habsbourg en Espagne. Il reçut par le traité de Senlis en 1493 l'Artois, la Franche-Comté et le Charolais, que lui restitua Charles VIII. Il régna personnellement à partir de 1494. A partir de 1495, il mena une politique tournée vers l'Angleterre et la France à laquelle il céda la Bourgogne. Il épousa en octobre 1496 la fille de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle de Castille, Jeanne la Folle, héritière de l'Espagne et du royaume de Naples. Ce mariage faisait partie d'un réseau d'alliances avec l'Autriche et le Portugal dans le but de renforcer l'Espagne contre la France. La mort de Jean, le seul fils de Ferdinand et Isabelle ouvrit la succession de la couronne espagnole à Jeanne. En 1502 ils reçurent l'hommage des cortes de la Castille et de l'Aragon comme héritiers. Philippe retourna en Flandres avant la fin de l'année. La reine Isabelle étant décédée en 1504, Philippe lui succéda en Castille, malgré l'opposition de son beau-père Ferdinand, mais il mécontenta les Castillans par son entourage flamand. Il mourut prématurément à 28 ans, laissant le pouvoir espagnol à son beau-père Ferdinand, Jeanne n'étant pas apte. Le pouvoir flamand revint à son fils Charles Quint âgé de six ans et Maximilien fut appelé à la régence.
Francisco Pizarro (1478-1541) Fils naturel du capitaine Gonzalo Pizarro, il participe avec son père aux guerres d'Italie. En 1502, il va en Amérique avec Nicolas de Ovando. Les nouvelles de Andagoya sur son voyage en Amérique du Sud donnent envie à Pizarro d'explorer cette région. Il s'associe avec Diego de Almagro. Pizarro quitte Panama à la fin de l'année 1524. Il a 1 navire, 2 canots et 80 hommes. Ce voyage est désastreux. Il s'interrompt à Chicama. Almagro l'y rejoint et ensemble ils regagnent Panama. Ils préparent un deuxième voyage qui a lieu de 1526 à 1528. Ils rencontrent des difficultés supplémentaires dans l'hostilité des indiens. Pizarro persévère et s'enfonce vers le Sud. Il renvoie Almagro au Panama pour y chercher des renforts en Juin 1527. Pizarro reste avec seulement 13 personnes dans l'île d'El Gallo. Les renforts commandés par Bartolomé Ruiz arrivent en 1528. L'exploration reprend. Ils découvrent le Pérou. Ils sont de retour au Panama en fin d'année 1528. Malgré leur découverte, le gouverneur ne souhaite pas les soutenir. Pizarro gagne l'Espagne pour voir Charles Quint. Leur rencontre se solde par des accords signés à Tolède le 26 juin 1529. Cependant des désaccords entre Pizarro et Almagro apparaissent. Pizarro embarque pour un 3ème voyage en 1531. Cette expédition comprend 3 navires et 180 hommes. Arrivé à Tangarara, il fonde la première ville espagnole. Il l'appelle San Miguel de Pura. Pizarro poursuit jusqu'à Cajamarca pour rencontrer Atahualpa. Alors qu'une entrevue est prévue, Pizarro fait prisonnier Atahualpa au cours d'un massacre d'indiens apeurés par les armes à feu. Atahualpa promet un trésor pour payer sa liberté et de sa prison, Atahualpa prépare une révolte indienne. De peur, Pizarro lui organise un procès expéditif et l'exécute. Pizarro poursuit sa conquête jusqu'à Cuzco. Il y entre en 1534 avec Manco Inca. Belalcazar, envoyé par Pizarro, s'empare de Quito. En 1535, Pizarro fonde une capitale pour ces territoires conquis : Lima. Pizarro envoie son frère Hernando en Espagne pour qu'il rende compte de ses conquêtes à Charles Quint. Pizarro reçoit un titre de marquis et Almagro, celui de gouverneur d'un nouveau territoire situé au sud de celui de Pizarro. Mais Pizarro et Almagro se disputent Cuzco. Après une confrontation, Pizarro parvient à un accord avec Almagro. Ce dernier part en expédition au Chili. Pendant ce temps, les Incas se révoltent face aux agissements du frère de Pizarro. Malheureusement, devant l'armée espagnole, leur inexpérience anéantie leur volonté de révolte.
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