Gabriele Condulmer dit Eugène IV - Richard de Loqueville - Donatello - Jean Juvénal des Ursins - Antoine de La Sale - Jean de Lancastre - Côme de Médicis dit l’Ancien

 

 

Gabriele Condulmer dit Eugène IV (1383-1447)

Pape de 1431 à 1447

Né à Venise, il succède à Martin V le 3 mars 1431. Il entra en conflit avec l’assemblée du concile de Bâle, dont une fraction lui opposa l’antipape Félix V. Il le dissous et le déplace d'abord à Bologne, puis à Ferrare et finalement à Florence. Il était amateur d’art et il fit reconstituer le Panthéon.

 

Richard de Loqueville

Compositeur Franco Flamand 

 

Il était joueur de harpe au service du Duc Robert de Bar de 1407 à 1410. Puis il devint maître de chapelle à la cathédrale de Cambrai où il resta jusqu'à sa mort et fut vraisemblablement le professeur de Dufay. Ses mouvements de messe, qui n'emploient pas le plain chant, sont très semblables aux 1ères messes de Dufay. Ses chansons sont de bons exemples du modèle simple favorisé par ces premiers compositeurs du 15ème siècle qui ont rejeté les complexités de l'école d'Avignon.

 

Donatello 1386

Sculpteur italien

Il est né à Florence en 1386. Il commença à pratiquer la sculpture à l'âge de 20 ans et travailla dans le magasin de Lorenzo Ghiberti. Plus tard dans sa vie il étudia les ruines romaines et devint un humaniste.

Il eut également un atelier à Florence où il créa plusieurs de ses chefs d’œuvre. Parmi ceux-ci ont peu citer son: Saint Pierre, Saint Georges et le dragon, Saint Jean l'Évangéliste Saint Louis de Toulouse, Saint Antoine et une statue équestre appelée Gattamelata. Beaucoup de ses sculptures annonçaient la Renaissance.

Son David fut la première statue nue de la Renaissance, et sa Gattamelata, a été considérée comme une des meilleures sculptures la mieux proportionnées. Il a employé un réalisme puissant qui donna à ses statues un regard distinct.

Donatello a eu un immense impact sur l'art et les artistes de la Renaissance. Il caractérisa chacune de ses figures. Il fit également la première sculpture en bronze.

Il créa les premières statues libres de la Renaissance, indépendantes de l'architecture ou de la décoration. Un de ses premiers ouvrages pour la cathédrale de Florence fut son Saint Michel.

A cette occasion il défini un type de statuaire monumental dont les concepts sont demeurés incontesté jusqu' au début du 20ème siècle. Les cinq statues des prophètes faits entre 1418 et 1435 ont fixé ces concepts définitivement. Dès le début, Donatello était sensible à la physionomie et il eu le talent d'exprimer des émotions dans ses œuvres notamment avec le plissement des fronts, les regards fixes. Il fut un des artistes les plus admirés et les plus respectés de son temps. Le sens tactile de la profondeur et de la récession était un des dispositifs constants de l'art de Donatello. Le meilleur éclairage à cet égard est son Pazzi Madonna considéré comme un de ses premiers travaux, précédant son Saint Georges

Dans son œuvre postérieure connu sous le nom de Madone des nuages, Donatello a recourt, comme dans son saint Georges, à des effets plus imagés.

 

Jean Juvénal des Ursins (1388-1473)

Il était le fils de jean Juvénal des Ursins Magistrat français et qui fut prévôt des marchands en 1388 et avocat du roi au Parlement.

Il fut nommé archevêque de Reims en 1449 et joua un rôle important dans la révision du procès de Jeanne d'Arc.

 

Antoine de La Sale (1388-1461)

Conteur

 

Il est l’auteur de l’histoire du petit Jehan de Saintré. On lui attribue sans preuves, les Quinze Joies du mariage.

 

Jean de Lancastre (1389-1435)

Duc de Bedford, comte de Richemont, connétable d'Angleterre

Duc d'Anjou et comte du Maine

Régent du royaume de France à partir de 1422

 

Troisième fils d'Henri IV d’Angleterre et de Marie de Bohun, il est le frère puîné d'Henri V et l'oncle d'Henri VI. Il aida puissamment son frère à conquérir la France et fut nommé régent de ce royaume à la mort de ce prince, dont il proclama le fils Henri VI, roi de France et d'Angleterre en 1422. En 1423 il épouse Anne de Bourgogne fille de Jean sans Peur, duc de Bourgogne et de Marguerite de Bavière Hainaut.

Résidant le plus souvent à Paris, le duc, grand amateur de beaux livres, passa commande de 3 importants manuscrits dans l’un des meilleurs ateliers d’enlumineurs de la capitale.

Très actif et d'une froide intelligence, Bedford va, au nom d'Henry VI, administrer le royaume de France avec efficacité et rigueur. Conscient de la vanité de sa mission s'il n'a pas l'appui de l'administration du défunt Charles VI, il s'efforce de la ménager et maintient à leur poste la plupart des agents du roi ainsi que les membres du Parlement, à commencer par son président, le très influent Philippe de Morvilliers. Dans les provinces, il refuse les "purges" et laisse en place les "hommes de terrain" français. Les lois et coutumes du royaume, les franchises des villes, les privilèges des corporations sont confirmés. En Normandie, terre conquise de haute lutte par Henry V, si les baillis sont désormais anglais, Bedford tente d'assouplir ce qui est ressenti, malgré tout, comme une occupation en réduisant la rançon de Rouen et en mettant un terme aux expropriations.

A Paris, dans toutes les juridictions et administrations, à l'Hôtel de Ville comme au Châtelet, les partisans de Philippe le Bon tiennent les rênes et le régent, pour ne pas provoquer un conflit avec un allié imprévisible, maintient en place les Bourguignons. D'autant que l'occupation de la capitale, assurée par à peine plus de 300 anglais, ne peut être qu'un leurre.

L'armée, elle, est largement concernée par les changements. Certes, les troupes soldées n'exigent pour obéir que d'être payées, mais à présent elles sont toutes commandées par des capitaines anglais. Comme d’ailleurs les places fortes de Normandie, têtes de pont de la reconquête et bases arrière des forces armées anglaises.

Malgré sa volonté sincère de ménager un royaume déchiré et ruiné par la Guerre de Cent Ans et le conflit opposant Armagnacs et Bourguignons, Bedford reste un baron autoritaire et peu apprécié des Français. Son goût pour le luxe, sa politique fiscale, lui aliènent une grande partie de la population, qui refuse le serment d'allégeance qu'il prétend lui imposer. Cette sourde résistance fera finalement le jeu du "roi de Bourges", Charles VII.

Il vainquit à la bataille de Cravant en 1423, à la bataille de Verneuil en 1424, et fut un moment maître de presque tout le royaume, mais la délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc en 1429, puis la défection de Philippe III de Bourgogne, duc de Bourgogne en 1434 mirent un terme à ses succès, et il se vit bientôt enlever la plus grande partie de ses conquêtes.

En 1433 il se remarie avec Jacquette de Saint-Pol.

 

Côme de Médicis dit l’Ancien (1389-1464)

Fils aîné de Giovanni di Bicci de « Medici », il prit la direction des affaires de la famille. Les Médicis étaient alors à la tête d’une entreprise commerciale, bancaire et textile de tout premier plan. En 1429, ils représentaient la troisième fortune de Florence. Sous l’autorité de Côme assisté d’un « directeur général », sont regroupées de nombreuses entreprises. A Florence, une banque d’intérêt local, ateliers textiles travaillant la laine et la soie; à Rome, une banque internationale, dépositaire des fonds de la Papauté. A Venise, une filiale qui trafique sur les changes et pratique l’assurance maritime. A Londres, une société qui exporte vers l’Italie les laines brutes anglaises. A Bruges, une filiale qui fournit des produits de luxe à l’aristocratie locale. En Avignon, une banque spécialisée dans les lettres de crédit pour les ecclésiastiques et les pèlerins se rendant à Rome. A Genève puis à Lyon, une compagnie liée à des foires alors très importantes.

Il fut gonfalonier ou magistrat suprême de Florence de 1429 à 1433. Côme s’empara du pouvoir en 1434. Comme il advenait d’ordinaire à Florence et dans d’autres communes italiennes, il procède aussitôt à une vaste répression. Il bannit 75 de ses opposants

Puis, avec son fils Pierre ils modifièrent en douceur et progressivement, les institutions républicaines en contrôlant directement ou indirectement les élections aux diverses magistratures et en restreignant les pouvoirs des conseils traditionnels. Il exerça jusqu’à sa mort une influence prépondérante dans la ville, mais indirectement, se gardant d’exiger pour lui-même les magistratures, qu’il préférait faire confier à ses clients.

Ayant réussi à doubler la fortune familiale, il pratiqua un généreux mécénat qui fit de Florence le centre de la Renaissance. Il finança des artistes tels que Donatello, Brunelleschi, Fra Angelico ou Filippo Lippi.

Il fit construire divers édifices. La sacristie de Saint-Laurent (San Lorenzo), sa paroisse, par Brunelleschi et Donatello. Le couvent dominicain de Saint-Marc, décoré par Fra Angelico. Il fonda 2 bibliothèques, celle de Saint-Marc et la sienne. Enfin il attira dans sa patrie des intellectuels en quête de manuscrits et de culture antiques. Parmi eux, le philosophe Marsile Ficin, actif interprète et vulgarisateur du platonisme au niveau européen, auquel il fait don d’une villa.

 

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