François II de Bretagne - Jeanne de France - Jean Molinet - Amédée IX - Regiomontanus - Andrea del Verrocchio - Isabelle de Bourbon - Francesco Todeschini Piccolomini dit Pie III - Hugo van der Goes - Jean Colombe - Josquin des Prés

 

 

 

François II de Bretagne (1435-1488)

Duc de Bretagne

Comte d'Étampes de Richemond et de Vertu

 

Fils aîné de Richard d'Étampes, il épouse la fille du jeune duc François 1er et devint duc à la mort de son oncle Arthur III, le connétable de Richemont en 1458.

Poussé par l'exemple des ducs de Bourgogne, François II tente d'assurer l'indépendance de la Bretagne, s'arrogea certains attributs de la souveraineté, chercha à constituer avec l'Angleterre et la Bourgogne une alliance qui se révèle aussi fragile que la ligue du Bien public, à laquelle il n'apporta qu'une adhésion tardive et insuffisante. Ses alliés l'abandonnent en 1458 et le duc doit abandonner à Louis XI ses droits sur la Normandie par le traité d'Ancenis en 1468.

Une nouvelle tentative, en 1481, ne fait que diviser les Bretons. Il offre sa fille et héritière Anne en mariage à un prince anglais, mais un fort parti de Bretons s'oppose à une nouvelle mainmise anglaise, un siècle après la guerre de succession.

Deux expéditions royales en 1487 et 1488 et une victoire à Saint-Aubin-du-Cormier permettent à la régente de France Anne de Beaujeu d'exiger que la princesse ne soit pas mariée sans l'assentiment de la France par le traité du Verger en 1488.

Le duc chercha alors à régler sa future succession en mariant son héritière avec Maximilien de Habsbourg, ce que le royaume de France fait échouer les armes à la main.

Il crée l'université de Nantes en 1460 et le parlement de Bretagne en 1485.

En 1488, François II s'éteint, après avoir, des années durant, tenu tête au royaume de France, laissant sa fille Anne à la tête d'un duché exsangue.

Il fut inhumé dans la chapelle des Carmes aujourd'hui disparue.

 

Jeanne de France (1435-1482)

En 1452, elle épouse le futur duc Jean II de Bourbon.

 

Jean Molinet (1435-1507)

Poète * chroniqueur et musicien Franco Flamands

Au service de la cour de Bourgogne en 1463 il devient son chroniqueur en 1174. Il fut un ami de beaucoup de compositeurs et a écrit des poésies. Il a pu également composé de la musique.

 

Amédée IX (1435-1472)

Duc de Savoie de 1465 à 1472

Né à Thonon il fut fiancé dès sa naissance à la sœur de Louis XI, Yolande de France qu'il épousa à 17 ans. Fils de Anne de Chypre et de Louis 1er de Savoie son règne débuta en 1455.

Épileptique, il exerça néanmoins son pouvoir de manière à se faire aimer de tous ses sujets, jusqu'à ce qu'il fût obligé d'abdiquer en faveur de sa femme.

Celle-ci fit appel à son frère Louis XI pour mater les vassaux récalcitrants. Malheureusement, ce frère a tendance à être assez envahissant et cette situation va faire basculer les choses. Yolande installe la résidence des ducs de Savoie à Turin, pour ne pas devenir trop dépendante du roi de France. Cependant, la capitale reste Chambéry.

Il meurt en 1472 à Verceil où il est inhumé. Après sa mort, il fut vénéré comme un saint, il fut béatifié deux siècles plus tard en 1677. Il est un des ancêtres de la maison de Savoie, qui l'a choisi comme saint patron.

 

Regiomontanus (1436-1476)

Astronome et mathématicien

De son vrai nom Johann Müller. Il naquit à Königsberg et enseigna l'astronomie et les mathématiques à Padoue.

Représentatif de l'école allemande de la Renaissance, il est considéré comme le père de la trigonométrie moderne qu'il développa comme une branche des mathématiques indépendante de l'astronomie: Il écrivit vers 1464 un traité le "De triangulis planis et spherici libri quinque, una cum tabulis sinuum" où il s'étend tout particulièrement sur la résolution des triangles plans et sphériques et les tables de sinus. Ce traité ne sera publié que bien plus tard après sa mort, en 1561.

 

Andrea del Verrocchio (1436-1488)

Sculpteur, orfèvre et peintre italien

De son vrai nom Andrea di Cioni. Il était le fils de Michel di Francesco Cioni, un fabricant de briques et de tuiles qui plus tard deviendra percepteur d'impôt. Verrocchio dû soutenir financièrement plusieurs de ses frères et sœurs et n’étant pas marié, il prévoira l'éducation et les dots des filles de son plus jeune frère Tommaso. La réputation de Verrocchio fut reconnue dans la 2ème moitié du 15ème siècle et beaucoup d'artistes de la Renaissance italienne étudièrent la peinture et la sculpture à son studio florentin. Les plus importants de ses étudiants furent Léonard de Vinci, Botticelli, Lorenzo di Credi, et le Pérugin.

Il travailla avec Donatello, Giuliano Verrocchio, et Alesso Baldovinetti. Domenico Ghirlandajo maître de Michel Ange, fut souvent en contact étroit avec Verrocchio.

Le plus important travail de Verrocchio exécuté à Florence fut un groupe en bronze du Christ et de saint Thomas commandé pour le mur extérieur Est de San Michel à Florence. Exécuté entre 1467 et 1483, le travail fut remarquable pour sa perfection technique.

En 1483 Verrocchio fut commissionné par le gouvernement vénitien pour entreprendre un 2ème travail dans le bronze, une statue commémorative de Bartolomeo Colleoni, un condottiere, ou le soldat professionnel, qui avait été employé par la république vénitienne. Mais à la mort de Verrocchio le modèle n’était pas encore moulé, et le travail du bâti et de chasser, ou polissant, fut confié au sculpteur vénitien Alessandro Leopardi.

La conception scénographique innovatrice de cette statue sera influente dans le développement des figures équestres exécutées au 17ème et 19ème siècle.

 

Isabelle de Bourbon (1437-1465)

 

Fille de Charles 1er duc de Bourbon, elle épouse son cousin Charles le Téméraire. Cette union fut une union heureuse car elle était une fort jolie femme et son époux en tomba amoureux et lui fut fidèle, attitude rare à l'époque.

Elle mourut le 26 septembre 1465 de tuberculose à l'abbaye de Saint-Michel à Gand alors qu'elle rejoignait sa fille Marie de Bourgogne

 

 Francesco Todeschini Piccolomini dit Pie III(1439-1503)

Pape en 1503

Le 18 août 1503, le pape Alexandre VI mourait. Le 16 septembre s'ouvraient les délibérations du conclave pour l'élection de son successeur. Deux candidats s'opposaient : le cardinal Georges d'Amboise, ministre de Louis XII, soutenu par César Borgia, et le cardinal Julien della Rovere, le futur Jules II. Pour éviter de longues discussions, les électeurs se mirent d'accord, dès le 22 septembre, sur le nom du cardinal François Todeschini-Piccolomini, neveu de Pie II, qui prit le nom de Pie III en souvenir de son oncle maternel.

Pie III déclara aussitôt vouloir être le pape de la paix. Il fait intervenir l'armée de Louis XII pour sortir celle des Borgias des États pontificaux. Il souhaitait la réforme générale de l'Église et la pacification de tout l'Occident, mais il mourut, moins d'un mois après son élection, le 18 octobre 1503. Il fut inhumé à la basilique Saint-Pierre, puis ses restes furent transférés à l'église San Andrea della Valle, aux côtés de ceux de Pie II.

Jules II (neveu de Sixte IV) lui succède.

 

Hugo van der Goes (1440-1482)

Peintre Flamand

 

Il fut un des peintres les plus importants de Flandre au 15ème siècle. Il n'a jamais signé ni daté aucun de ses travaux. Dans ses travaux des similitudes avec différents peintres flamands peuvent être trouvées: Les paysages et les figures sont inspirés de van Eyck et dans les différents tableaux d'Édimbourg ceux-ci peuvent être inspiré de l’œuvre de Robert Campin. Van der Goes fut membre de la guilde des peintres en 1468, et de 1474 à 1476 a été choisi comme son porte parole.

 

Jean Colombe (1440-1493)

Peintre

 

Il fait toute sa carrière à Bourges ou il est le protégé de la reine Charlotte de Savoie. Par la suite il travaille en faveur des grands seigneurs du centre de la France et pour le duc de Savoie, Charles 1er, qui lui fait terminer deux célèbres manuscrits inachevés, "l’Apocalypse de l’Escorial et les Très Riches Heures du duc de Berry".

 

Josquin des Prés (1440-1521)

Musicien

Il est né dans la ville de Beaurevoir proche de Saint Quentin. Chanteur à la collégiale de Saint-Quentin où il fut peut-être l'élève d'Ockeghem. On ne trouve pourtant trace de son activité qu'à partir de son installation en Italie en 1459 où il obtient le titre de "biscantor" au Dôme de Milan. En 1473, il est au service du duc Sforza ou il écrit un livre de musique en 1475 pour son protecteur. Puis en 1480, il est au service du cardinal Ascanio Sforza, le frère de Ludovic le More qui l'introduit dans les milieux romains. A partir de 1486, et jusqu'en 1494, il est chanteur à la chapelle papale, tout en voyageant beaucoup (Milan, Paris, Plaisance, Modène, Nancy...).

Il fait de brefs séjours à la Cour de Lorraine en 1493 et à la Cour de France. En 1499 cependant, il quitte Rome pour entrer au service du Duc Hercule 1er de Ferrare comme maître de chapelle à qui il dédit son Miserere. Il y restera jusqu'en 1515. On le retrouve aux Pays-Bas en 1507 et après le décès de Louis XII, il lui est donné le canonicat de Saint Quentin en 1509 qu'il garde peu de temps avant de se fixer à nouveau dans sa Picardie natale à Condé sur Escaut ou l'empereur Maximilien 1er lui avait attribué le prieuré de l'église Notre Dame de Condé. Il y vit ses dernières années en qualité de chanoine de 1515 à 1521.

Avant Lassus et Palestrina, Josquin fut considéré comme le plus grand musicien de son temps, et son oeuvre fut largement diffusée, notamment grâce à l'imprimerie naissante. Surnommé "le prince de la musique" par ceux de son époque, Josquin des Prés est un éminent représentant de l'école dite franco flamande. Il représente l'équilibre entre le Moyen Age et la Renaissance. S'il est du temps des humanistes, Josquin des Prés a aussi le goût du sacré. Il aborde nombre de genres comme les messes, les motets ou les chansons, y laissant une empreinte importante. Il inspirera les musiciens tout au long du 16ème siècle.

Josquin écrit une vingtaine de messes, une centaine de motets et près de soixante-dix chansons. Il a écrit des motets pour illustrer les textes évangéliques comme le "In Principio Erat Verbum, le Liber Generationis Jesu Christi ou le In Illo Tempore Stetit Jesus".

Il publie également des motets dédiés à la Vierge comme "l'Ave Maria, le Salve Regina, l'O Virgo Prudentissima, le Virgo del Genetrix, le Benedicta et Coelorum Regina, le Stabat Mater Dolorosa ". Tout d'abord édité par Ottaviano dei Petrucci, le premier éditeur de l'histoire, il le sera ensuite par John Otto en 1539, Kreisten, Susato, Du Chemin, Le Roy et Ballard après 1540.

Complètement oublié ensuite, il ne fut redécouvert qu'au 19ème siècle. Maître incontesté du contrepoint, tout en sachant allier à merveille l'émotion et la science architecturale, Josquin des Prés est un précurseur de génie: héritier de tout le 15ème siècle, il est le premier grand musicien de la Renaissance.

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