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Benozzo di Lese dit Benozzo Gozzoli - Jean Fouquet ou Foucquet - Antoinette de Maignelais - Charles de Culant - Henri VI - Andréa del Castagno - Agnès Sorel - Jean de Nivelle - Georges Peurbach - Jean Bréhal
Benozzo di Lese dit Benozzo Gozzoli (1420-1497)
Né à Florence il est formé chez Ghiberti et chez Fra Angelico dont il fut
le premier assistant à Rome et à Orvieto. Il travailla beaucoup en Ombrie
puis en Toscane, Florence, San Gimigano et Pise. Il assimila parfaitement
toutes les découvertes de ses contemporains pour s’épanouir sous un style
narratif et précieux qui révèle une imagination riche et un sens de la
couleur, du décor, du détail joli ou exotique.
Jean Fouquet ou Foucquet
(1420-1481) Peintre Peintre français exceptionnel du
15ème siècle. Après s’être formé dans les ateliers parisiens et
y avoir découvert le style des miniatures des frères Limbourg, Jean
Fouquet séjourne en Italie, vers 1445-1448. Il y découvre les principes de
la perspective, déterminés par Léon Battista Alberti, et la variété des
ornements et des motifs décoratifs auxquels les architectes ont recours.
Mais le caractère fortement sculptural de sa peinture, qui a été
profondément enracinée dans sa tradition, n'a pas succombé à l'influence
italienne. En 1440, Fouquet lors de son séjour à Rome, reconnu comme
portraitiste, fut commissionné pour peindre le portrait du pape Eugène IV
et de ses neveux. De retour à Tours, il se met au
service du roi Charles VII dont il fait le portrait. Puis il devient le
peintre du roi Louis XI. Quelques-unes de ses œuvres seulement ont été
conservées parmi lesquels on peut citer son travail de miniaturiste comme
les Heures d’Etienne Chevalier peint sans doute entre 1450 et 1480. Un
Boccace, des Grandes Chroniques de France et son œuvre la plus singulière
“les Antiquités judaïques”. L’acuité de son regard fait de cet
artiste l’un des fondateurs de l’École française de l’art du portrait. Les
sources documentaires des 15 et 16ème siècles prouvent qu'il
était un peintre de réputation internationale.
Antoinette de Maignelais (1420-1474)
Cousine d'Agnès Sorel, elle la remplace auprès du roi Charles VII qui lui assura sa fortune. Lorsque Charles VII meurt, elle est la favorite du duc François II de Bretagne. Elle le pousse à se révolter contre Louis XI.
Grand Maître de l'Hôtel de France
Frère du maréchal de France Philippe de Culant, il participa à la reconquête de la Normandie en 1449 et 1450. En mars 1451, Il sera une des victimes du procès de Jacques Cœur. Il fut accusé d'avoir détourné à son profit la solde des gens d'armes. Il aurait quelque temps plus tôt ourdi un complot contre son oncle l'amiral Louis de Culant. Ses offices lui furent supprimés.
Henri VI (1421-1471) Roi d'Angleterre de 1422 à 1461 et de 1470 à 1471 Fils d’Henri V et de Catherine de Valois et petit fils de Charles VI. Il devint roi le 1er septembre 1422, à l'âge de 10 mois. Sa mère, parce qu'elle était française, fut immédiatement séparée de son enfant par les régents. Elle devait vivre recluse, mais elle épousa, en secret, Owen Tudor, et ils eurent plusieurs fils, dont l'aîné, Edmond, sera le père du roi Henri VII. Henri VI le fit comte de Richmond. Marié en 1455 à Marguerite d’Anjou, Henri VI lui abandonna complètement le pouvoir après avoir subi les premier accès d’une maladie mentale comme son grand père. C’est la même année que se déclancha la guerre des 2 roses qui permit à Édouard d’York de se faire couronner roi sous le nom d’Édouard IV en 1461. Henri VI et Marguerite d’Anjou se réfugièrent en Hollande jusqu’à ce que Warwick les remette sur le trône le 30 octobre 1470. Mais ses armées ayant été battues l’année suivante à Barnet et Tewkesbury, il fut à nouveau déposé le 11 avril 1471. Henri VI fut capturé et enfermé par Édouard IV à la tour de Londres, ou il mourut peu après sans doute assassiné.
Andréa del Castagno (vers 1421-1457) De son vrai nom Andréa de Bartolo de Bargilla. Il fut influencé par Masaccio et Donatello. Il peint les fresques du réfectoire de Sainte Apolline de 1415 à 1450. Il réalise 9 tableaux pour la villa Carducci en 1450. Il peint la fresque du monument funéraire équestre du condottiere Niccolo da Tolentino en 1456 20 ans après une toile semblable d'Ucello exprimant les évolutions dans le traitement de la perspective. Dans sa toile nommée Saint Jérôme, il restitue parfaitement l'aspect dramatique de la scène.
Agnès Sorel (1422-1450) Née à Fromenteau en Touraine, fille de Jean Sorel, gentilhomme tourangeau, Agnès Sorel devient à 17 ans la dernière demoiselle d'honneur de la reine de Sicile Isabelle de Lorraine épouse du roi René 1er le Bon qui la rémunère 10 livres par an, même pas de quoi acheter un mauvais cheval. Elle se réfugie à la cour de France avant même l'éviction définitive du roi René de Naples. Nouvelle, elle est cependant au premier rang et le roi Charles VII la remarque. Brézé, le favori qui a noté le regard de son souverain, s'arrange pour lui présenter la petite nouvelle. Charles VII fait d'Agnès sa maîtresse, elle est nommée demoiselle d'honneur de la reine et vient vivre au château. Très vite elle impose son art de vivre. En quelques mois elle devient la meilleure cliente du célèbre Jacques Coeur, marchand international et grand argentier du roi. Ses « queues » de robe atteignent 8 mètres de long, elle consomme des quantités astronomiques de tissus, toutes les femmes l'imitent. Ce qu'elle dilapide en bas, elle le rattrape en haut, en inventant le décolleté épaules nues, si nues qu'un chroniqueur hypocrite mais pas aveugle déplore “cette ribaudise et dissolution”. En un an le roi lui offre 20 600 écus de bijoux dont le premier diamant taillé connu à ce jour, la fait châtelaine de Loches, dame de Beauté sur Marne (d'où son nom de Dame de Beauté) et comtesse de Penthièvre. Intelligente, belle et féconde, Agnès Sorel donne 3 filles à Charles VII qu'il légitimera. Les moralistes Thomas Basin ou Juvénal des Ursins, la rendent responsable du “réveil” sensuel de Charles VII. Ils jugent sévèrement sa liberté de moeurs et l'accusent de faire de ce roi chaste un roi débauché entièrement livré à ses maîtresses. Le dauphin, futur Louis XI, pendant quelques mois tente bien de faire des efforts lui offrant même des tapisseries prises au comte d'Armagnac, mais un jour, ne supportant plus que cette reine des coeurs prenne la place de sa propre mère, il laisse éclater sa rancoeur et poursuit l'infortunée, l'épée à la main, dans les pièces de la maison royale. Pour sauver sa vie, elle doit se réfugier dans le lit du roi, ce que précisément le dauphin voulait éviter. Charles VII, courroucé par tant d'impertinence, chasse son fils de la Cour et l'envoie gouverner le Dauphiné. Le roi doit réorganiser ses finances et sa belle le pousse à achever la conquête de son royaume en reprenant la Guyenne et la Normandie aux Anglais. Mais elle ne verra pas la belle victoire de Formigny. Se languissant de son royal amant, elle part en plein hiver le rejoindre à Jumièges près de Rouen. Enceinte de 6 mois, Agnès est la proie d'une dysenterie et meurt si rapidement le 11 février 1450 que l'on croit à un empoisonnement. On accusera tout d'abord Jacques Coeur, sans doute plus qu'un ami et un protégé, mais celui-ci fut lavé de ce chef d'inculpation. Les soupçons se portèrent alors sur le dauphin, le futur Louis XI, ennemi du parti qu'elle soutenait. Éploré, le roi commande deux magnifiques tombeaux de marbre, l'un contenant son coeur à Jumièges, l'autre son corps à Loches. Il est à noter qu'Agnès Sorel a été la première maîtresse officielle d'un roi de France.
Jean de Nivelle (1422-1480)
Fils aîné de Jean II de Montmorency, il est déshérité par son père pour avoir refusé de marcher contre Charles le Téméraire.
Georges Peurbach (1423-1461) Astrologue Georges Peurbach (ou Peuerbach)
est né en Autriche. Il voyagea entre 1448 et 1453 en Allemagne, en France
et en Italie. A Rome, il rencontra Giovanni Bianchini, le plus célèbre
professeur d'astronomie de son temps. De retour à Vienne, il entra en
correspondance avec Johann Nihil de Bohème qui lui trouva un poste
d'astrologue à la cour du roi de Hongrie. Ce travail lui permit de
développer sa culture humaniste et d'écrire des poèmes latins.
A Vienne, son étudiant Johannes
Müller, dit Regiomontanus, travailla avec lui et devint un précieux
collaborateur: celui-ci recopia les travaux de son maître, à commencer par
le « Theoricae novae planetarum » de 1454, publié en 1460.
Ensemble, ils recalculèrent les
tables alphonsines*, observèrent des comètes
(dont celle de Halley en Juin 1456) et des éclipses de Lune. En Mai 1460, Johannes Bessarion arriva en mission
à Vienne et réclama aux 2 astronomes un abrégé de l'Almageste de Ptolémée
que Peurbach connaissait presque par coeur. Malheureusement, Peurbach
mourut l'année suivante et Regiomontanus termine seul l'oeuvre
intitulée « Epitoma Almagesti Ptolemaei ». Ce traité composé de 13
livres dont les 6 premiers sont de Peurbach servira à Copernic, Képler et
Galilée
Inquisiteur de France de 1452 à 1474
Théologien et dominicain au couvent d'Évreux il devint docteur en théologie à l'université de Caen en 1443. En 1452, il est nommé inquisiteur, poste qu’il occupera jusqu’en 1474. En 1455, il devient grand prieur du couvent Saint-Jacques à Paris. Il fut désigné par Charles VII pour ouvrir un procès en réhabilitation de Jeanne D’arc et le 7 juillet il déclara la condamnation inique et injuste. Il démissionna de son poste d’inquisiteur en 1474 et se retira au couvent d'Évreux, où il passa le reste de sa vie. Il écrivit “Concessa de mendicantibus de religiosis de confessiones d'audiendi d'auctoritate de De libera”. Il meurt à Paris au couvent Saint Jacques en 1479.
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