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Louis de Coutes - Frédéric III - Antonio Squarcialupi - Piero della Francesca - Louis de Luxembourg comte de Saint-Pol et de Ligny - Gaspard Bureau - Richard Olivier de Longueil - Philippe le Bon -
Louis de Coutes (1414-1483) Seigneur de Noviont, de Rugles et d’Herbécourt
Fils de Jean de Coutes dit "Minguet", seigneur de Fresnay-le-Gilmer chambellan du duc d’Orléans, capitaine de Châteaudun et de Catherine Le Mercier dame de Noviont et de Rugles, dont il héritera des terres. Il était âgé de 14 ans lorsque Charles VII le désigna pour servir de page à Jeanne d'Arc. Il veilla à sa sécurité jusqu'au 22 août 1429, date à laquelle il devint écuyer. Il deviendra panetier du roi en 1436 et épousa Guillemette de Vattetot.
Frédéric III (1415-1493) Roi des Romains en 1440 Empereur germanique de 1452 à 1493 Fils d'Ernest 1er duc de Styrie et de Cymburge de Mazovie. Chef de la maison de Habsbourg, il fut, à partir de 1424, duc de Styrie et de Carinthie sous le nom de Frédéric V. Élu en 1440 comme successeur de son cousin Albert II, il fut le dernier empereur germanique a se faire couronner à Rome en 1452. La même année il épousa Eléonore fille d'Édouard 1er du Portugal. En 1457, à la mort de son neveu Ladislas le Posthume, il hérita de la Haute et Basse Autriche. Il s’opposa au concile de Bâle et apporta son soutien au Saint-Siège. Mathias Corvin, roi de Hongrie n’ayant pu obtenir son aide contre les Turcs, envahit ses États et le força à lui abandonner Vienne et toute la Basse Autriche. Charles le Téméraire se fit céder les droits impériaux sur les provinces du Rhin. Frédéric III Prépara cependant l’agrandissement de le maison d’Autriche en mariant son fils le futur Maximilien 1er, avec Marie de bourgogne, la fille de Charles le Téméraire en 1477.
Antonio Squarcialupi (1416 - 1480) Organiste et compositeur italien Il fut organiste des cathédrales
de Florence Naples et Sienne de 1432 jusqu'à sa mort et fut fortement
estimé par ses contemporains dont Dufay. Malheureusement aucune de ses
compositions n’ont survécu. Seul un recueil, admirablement ornementé,
contenant 352 travaux effectués par les maîtres italiens du 14ème
siècle fut trouvé après sa mort. Celui-ci est aujourd'hui considéré comme
la source la plus importante et la plus étendue de la musique de cette
période. Il est connu sous le nom de code de Squarcialupi.
Piero della Francesca (1416- 1492) Peintre de la Renaissance italienne Piero della Francesca est né à San sepolcro en Toscane. L'artiste décorera, en 1439, le chœur de l'église saint Eugène de Florence avec Domenico Veneziano. La maîtrise de l'art de la perspective, du rendu de la lumière et de la qualité du traitement des couleurs de Veneziano influencera della Francesca. Sans céder aux effets du trompe-l'oeil, ce dernier utilisera la perspective afin d'ordonnancer des compositions naturalistes grandioses. La confrérie de la Miséricorde de Borgo San Sepolcro lui passera commande d'un retable en 1445. Il réalisera personnellement saint Sébastien, saint Jean-Baptiste, le panneau central et la Crucifixion. La Flagellation, l'une de ses oeuvres majeures, date de 1450. Piero della Francesca se rendra ensuite à Ferrare. Il réalisera plusieurs fresques dans certaines salles du palais d'Este. Il étudiera les oeuvres flamandes en possession de son protecteur, Leonello d'Este, marquis de Ferrare. Le Saint Jérôme pénitent, de 1450, intégrera les influences nordiques à la tradition italienne du paysage. Sigismond Pandolfo Malatesta l'appellera à Rimini, en 1451. Il lui confiera le décor de la chapelle des reliques du temple des Malatesta. La fresque de Sigismond Malatesta agenouillé aux pieds de saint Sigismond, roi des Burgondes prendra place dans un cadre en trompe-l'oeil. Piero della Francesca consacrera les années comprises entre 1452 et 1459 à la décoration du choeur de l'église San Francesco d'Arezzo. Ce cycle de fresques évoquera l'Histoire de la vraie Croix du Christ, tirée de la Légende dorée de Jacques de Voragine, thème appartenant traditionnellement au registre de l'iconographie franciscaine. Il renoncera à la répartition des scènes dans l'ordre chronologique. Il adoptera un rapprochement symétrique et analogique. Piero réalisera la fresque représentant Sainte Marie-Madeleine, dans le Dôme d'Arezzo, en 1460. Il peindra, la même année, la Madonna del Parto pour la chapelle du cimetière de Monterchi, bourgade voisine de Borgo San Sepolcro. Il exécutera, les années suivantes, le Polyptyque de saint Augustin, ainsi que le retable du couvent San Antonio à Pérouse. Federico da Montefeltro, duc d'Urbino, l'associera en 1465 aux architectes Alberti et Laurana. Il leur confiera la rénovation de son palais. Le Diptyque des ducs d'Urbino, qui rassemble les portraits de Federico et de son épouse Battista Sforza, les représentera de profil sur un fond de paysage en perspective inspiré de la peinture flamande de la fin du 15ème siècle. Ses œuvres, dont le thème est presque toujours la religion, ont inspiré de nombreux peintres. Comme Andrea Mantegna pour le nord de l'Italie et il eu une influence sur l'activité artistique du centre et du sud de l’Italie. Il fut aussi un homme de science, ce qu'atteste le traité mathématique “De Prospectiva Pingendi“ de 1474, dans lequel il analyse les fondements géométriques de la perspective.
Louis de Luxembourg comte de
Saint-Pol et de Ligny (1418-1475) Connétable de France, neveu de
Jean de Luxembourg (qui vendit Jeanne d'Arc aux Anglais), il participa à
la reconquête de la Normandie sur les Anglais. Nommé Connétable par Louis XI, il
fut soupçonné d'avoir des relations avec Charles le Téméraire et Louis XI
le fit décapiter en 1475.
Gaspard Bureau (mort en 1469) Seigneur de Villemomble Il se rallie à Charles VII en 1436
avec son frère Jean Bureau. Appartenant à l’administration financière, il
succède en 1444 à Pierre Bessonneau comme maître et visiteur de
l'artillerie du roi. Grand capitaine de Charles VII, il développe avec son
frère l’artillerie de campagne qui permet de prendre un avantage décisif
sur les Anglais et de mettre fin a la guerre de Cent Ans.
D'une illustre famille de
Normandie, archidiacre de l'église de Rouen, puis évêque de Coutances en
1453. Il fut un des commissaires chargés en 1455 de réviser le procès de
Jeanne d'Arc ou il défendit avec zèle sa mémoire. Ambassadeur de Charles
VII près du duc de Bourgogne, chef du conseil, premier président de la
Chambre des comptes, il obtint grâce au roi le chapeau de cardinal. Ayant
combattu la Pragmatique Sanction, il fut condamné à une amende de 10.000
livres. Envoyé par Louis XI avec le cardinal d'Arras en Italie, il ne put
obtenir du pape l'investiture de la Sicile pour le duc d'Anjou et mourut
évêque de Porto sans être revenu en France.
Philippe le Bon (1419-1467) Fils de Jean sans Peur, Philippe épouse Michelle de France fille de Charles VI qui lui donne les villes de la Somme, le Boulonnais et la Picardie. Mécène fastueux, il protégea les grands artistes flamands. Après le meurtre de son père en 1419, il s'allia à Henri V d'Angleterre et contribua à faire reconnaître le fils de ce dernier comme héritier du trône de France par le traité de Troyes en 1420. Contrairement à son père, Jean sans Peur n'a plus guère d'espoir d'accéder au trône de France. N’oublions pas que son règne coïncide avec la guerre de Cent Ans, qui oppose l'Angleterre à la France. Philippe le Bon était partisan d'une politique de paix et il espérait réconcilier les deux parties malheureusement sans succès. C'est à Philippe le Bon que revient le titre d'unificateur des Pays-Bas. Dès le début, il se propose d'étendre son influence sur les régions néerlandaises. Pour atteindre cet objectif, il espérait pouvoir faire appel à son neveu Jean IV, duc de Brabant qui avait épousé Jacqueline de Bavière, comtesse de Hainaut Hollande Zélande. Toutefois, ces relations familiales ne suffirent pas à garantir le contrôle de l'autorité bourguignonne. Les États de Brabant, craignant pour leur autonomie, tentèrent par tous les moyens de contrecarrer les plans de Philippe le Bon. Il ambitionna alors de jouer le premier rôle au niveau européen. En 1420, Jacqueline de Bavière se sépara de Jean IV et se remaria avec un prince anglais. Ce dernier espérait devenir le nouveau comte de Hainaut Hollande Zélande et en 1425 il lança ses troupes dans la conquête. Mais son armée fut défaite, et il se retira en Angleterre. Le comte Jean III de Namur, sans héritier, vendit ses droits à Philippe le Bon en 1420 et à sa mort en 1429, Namur rejoignit les possessions de la maison de Bourgogne. Jean IV de Brabant meurt en 1427, et son frère Philippe de Saint-Pol lui succéda, celui-ci meurt à son tour, en 1430, sans descendance et parmi les différents candidats à la succession, les États brabançons donnèrent la préférence à Philippe le Bon, venu auprès d'eux plaider sa cause. En 1428, Philippe le Bon obligea Jacqueline de Bavière, à le reconnaître comme héritier. A la mort de celle-ci en 1436, ces trois comtés furent annexés à la maison de Bourgogne. Il chercha à régner sur le plus grand nombre de territoires possible et pour montrer que sa puissance égalait celle des rois, il créa l'ordre de la Toison d'or. Son autorité grandissante inquiéta ses voisins français et allemands. Pris dans l'étau franco-allemand, il se vit contraint, par le traité d'Arras en 1435, de soutenir les Français face aux Anglais. En échange, Philippe le Bon fut déchargé des obligations qui incombent à tout vassal du roi de France. Sa puissance européenne fut, de ce fait, explicitement reconnue. En 1441, Elisabeth de Görltiz, duchesse de Luxembourg, fit de Philippe le Bon son successeur et a sa mort en 1451, le Luxembourg s'ajouta à la liste de ses États. A cette date, toutes les régions belges, à l'exception de la principauté de Liège, furent donc réunies sous sa seul souveraineté; ce qui fit de lui le « grand-duc du Ponant » (de l'Occident). Les différents territoires des Pays-Bas furent donc regroupés au sein d'une union personnelle, dirigées par un seul souverain, mais néanmoins les régions gardèrent leurs institutions propres. Philippe le Bon voulu créer un état fort avec une plus grande cohésion. Pour cela, le Grand Conseil des ducs de Bourgogne jouera ce rôle d'institution centralisatrice. Celui-ci est présidé par le chancelier Nicolas Rolin. L'uniformité de la jurisprudence jouera également un rôle important par la possibilité d'introduire un recours contre les jugements des échevinages auprès du Grand Conseil ducal, limitant la portée des jugements des tribunaux urbains. Pour affermir son pouvoir dans les villes et les régions, il chercha à s'attirer la sympathie des responsables locaux, en distribuant présents ou titres de noblesse. Bruges et Gand résistèrent aux attaques portées contre leur autonomie. La première se souleva en 1436-38 et Gand en 1453. Néanmoins, les deux villes durent se soumettre au souverain, fort de sa domination sur les campagnes voisines. Sur le plan financier, Philippe le Bon tenta de s'assurer le contrôle des revenus. Il réussit à faire verser une grande partie des revenus des villes et communes au trésor public. Il dota également les diverses régions d'une monnaie commune. Ses tentatives pour lever une taxe sur le sel échouèrent cependant. Le sel constituait à cette époque un moyen de conservation indispensable et grever ce produit d'une taxe aurait assuré à Philippe le Bon une rentrée financière stable. Devant la violence de l'opposition à ce projet il renonça. En favorisant la prospérité de ses fiefs, il consolide sa puissance et mène sa politique économique en concertation avec les régions. Les 30 dernières années de son règne furent largement favorables aux habitants des anciens Pays-Bas. Malgré le traité d'Arras, Philippe le Bon réussit à sauvegarder les relations économiques que ses fiefs entretenaient avec l'Angleterre, et conclura quelques accords commerciaux. En 1440, la maison de Bourgogne fut en paix avec ses voisins. La position de Philippe le Bon fut unanimement reconnue. Le titre de roi, consécration de sa politique, lui sera refusé par l'empereur germanique, qui craignait trop la puissance de Philippe pour accéder à sa demande. Il mourut le 15 juin 1467, son fils Charles le Téméraire lui succéda.
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