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Arnoul Greban - Raymond de Coutes - Martin Le Franc - Thomas Basin ou Bazin - Jeanne d'Arc dite La pucelle d'Orléans - Philippe de Culant - Jacques de Brézé - Francesco Della Rovere dit Sixte IV -
Arnoul Greban (1410-1471) Poète dramatique
Il est l’auteur de la version la plus remarquable et la plus connue du Mystère de la Passion, composée à la demande de l’association dramatique des Confrères de la Passion.
Il fut choisi par Charles VII pour servir Jeanne d'Arc en qualité de page. Il portera l’étendard de Jeanne d’Arc jusqu'à sa mort survenue lors du siège de Paris en 1429.
Martin Le Franc (1410) Poète
Il entre dans les ordres et devient protonotaire apostolique et secrétaire de l'antipape Félix V, puis du pape Nicolas V. Il est nommé prévôt du chapitre de Lausanne en 1443, chanoine de l'Église de Genève en 1447, occupe également les fonctions de maître des requêtes du duc de Savoie, à partir de 1451, et celles d'administrateur de l'abbaye de Novalaise à partir de 1459. Il est mort en 1461. Son œuvre principale Le Champion des dames, dans laquelle il prend la défense des femmes, fut écrite vers 1442 et publiée en 1485.
Thomas Basin ou Bazin (1412-1491)
Prélat ayant étudié à Paris de 1426 à 1429 puis à Pavie et Louvain de 1435 à 1437. Chanoine de Rouen et Lisieux, curé de Genneville. Il enseigne le droit canon à Caen en 1441, devient recteur de l'Université en 1442 et évêque comte de Lisieux. Membre du conseil privé de Charles VII il aida à la libération de la Normandie et fut un des promoteurs de la réhabilitation de Jeanne d'Arc. Il entre dans la Ligue du Bien public et Louis XI obtint sa démission en 1474. Basin reçut du Pape le titre d'archevêque de Césarée en Palestine et une modeste rente. Il mourut en exil à Utrecht où résidait son frère Nicolas, négociant. Parmi ses oeuvres célèbres on peu citer: le procès de la Pucelle et l’histoire de Charles VII et de Louis XI.
Jeanne d'Arc dite La pucelle d'Orléans (1412-1431) Née vers le 6 janvier 1412 dans le Barrois à Domrémy pendant la période d'affaiblissement finale de la paix fixée par la trêve de Leulinghen. Elle est la fille de Jacques Darc (ou Tarc ou Dare,) et d'Isabelle Romée, paysans aisés. A l’époque Domrémy se trouvait en fait aux frontières du duché de Bourgogne et du Saint Empire romain germanique (Sacrum Imperium Nationis Germanicae). Selon différents témoignages, elle entendit des voix célestes à l'âge de 13 ans, celles de saint Michel et des martyres sainte Catherine et sainte Marguerite, qui lui enjoignaient de libérer le royaume de France de l'occupation anglaise et de faire sacrer le dauphin futur Charles VII roi de France à Reims. En mai 1428, elle va trouver le représentant du roi à Vaucouleurs le capitaine Robert de Baudricourt qui la traite de folle et la renvoie chez elle. Le 12 février 1429, elle fait une nouvelle tentative et sous la pression de ses partisans et après une séance d'exorcisme d'où elle sort victorieuse, Baudricourt cède et lui accorde une escorte armée. En 11 jours la petite troupe partie le 13 février de Vaucouleurs par la porte de France, arrive à Chinon résidence du Dauphin. Jeanne d'Arc ne connaît pas le Dauphin et quand elle entre dans la salle du château il y a de nombreux gentilshommes. Charles VII est parmi eux sans aucun signe distinctif, le comte de Clermont qui a pour mission de se faire passer pour le Dauphin s'avance, Jeanne l'ignore et va directement s'agenouiller devant Charles. Pendant une heure ils vont s'entretenir à l'écart des autres, ce qu'ils se sont dits nul ne le sais. Charles a les yeux embués de larmes et précise qu'elle vient de lui confier un secret que personne ne connaissait et ne pouvait connaître, si ce n'est Dieu. Jeanne doit alors se soumettre à une enquête menée par les maîtres de l'Université à Poitiers afin de prouver qu'elle n'est pas sorcière. Elle passe l'épreuve avec succès et adresse au roi d'Angleterre et au duc de Bedford le 22 mars 1429 une lettre dans laquelle elle se déclare “ envoyée de par Dieu, le roi du ciel”, pour combattre les Anglais et les “bouter hors de France”. Charles VII offre à Jeanne une armure et elle même fait confectionner l'étendard qui l'accompagnera tout au long de son aventure: blanc, le Christ au jugement, avec un ange tenant une fleur de lys, l'inscription “Jésus Maria”. A la tête des troupes royales Jeanne d'Arc entre dans Orléans en avril. Après quelques assauts, les Anglais lèvent le siège le 8 mai 1429. Cette victoire apparaît comme le signe de l'intervention divine, d'autant que Jeanne avait prédit la mort de Glasdale, l'un des chefs anglais; sa popularité devint alors immense. Jeanne rejoint le roi à Loches le 11 mai et le persuade de partir pour Reims: Charles est couronné et sacré le 17 juillet dans la cathédrale, comme ses ancêtres et selon le même rituel. Jeanne se trouve au premier rang, tenant fièrement son étendard. Charles VII est décidé à mener désormais la politique de son choix. Il négocie la paix du royaume et l'entente avec Philippe de Bourgogne. Jeanne ne pouvant se résoudre à l'inaction poursuivit la guérilla: à Saint-Pierre-le-Moûtier, à La Charité-sur-Loire. En tentant de prendre Paris aux Anglo-Bourguignons, elle est blessée à la porte Saint-honoré le 8 septembre 1429, puis, après s'être repliée, échoue à la Charité-sur-Loire. Appelée à l'aide par les habitants de Compiègne assiégée, elle est capturée par les Bourguignons le 23 mai 1430 et leur chef Jean de Luxembourg Ligny, la livre aux Anglais contre rançon. Ces derniers la remettent à la justice de l’Église tout en déclarant qu'ils la reprendraient si elle n'était pas déclarée hérétique. Un tribunal ecclésiastique est constitué par Pierre Cauchon évêque de Beauvais, diocèse sur le territoire duquel Jeanne avait été prise. Son diocèse étant aux mains des Français, cet universitaire parisien, devenu une créature des Anglais, était replié à Rouen. Depuis longtemps gagné aux Bourguignons, il était l'un des rédacteurs de l'ordonnance “progressiste” de 1413, dite ordonnance “cabochienne”. Il s'adjoignit, malgré les réticences de celui-ci, le dominicain frère Jean le Maître, vicaire de l'inquisiteur de France à Rouen. Ce furent les deux seuls juges de Jeanne, entourés d'un certain nombre de conseillers et d'assesseurs à titre consultatif. Le procès s'ouvre à Rouen le 9 janvier 1431. Malgré quelques entorses aux règlements il est conforme à la légalité inquisitoriale. La partialité se manifestera surtout dans la façon de conduire les interrogatoires et d'abuser de l'ignorance de Jeanne. L'Université de Paris à qui sont confiées les déclarations de Jeanne d'Arc déclare solennellement le 14 mai 1431 qu'elle est idolâtre, invocatrice de démons, schismatique et apostate. Cette même institution lui offrira deux choix possibles: soit elle abjure publiquement ses erreurs et dans ce cas elle sera libre, sinon elle sera abandonnée au bras séculier. Jeanne qui a résisté aux menaces de torture, “abjure” le 24 mai au cimetière de Saint-Ouen. Elle se ressaisit bientôt et en signe de fidélité envers ses voix et Dieu, elle reprend le 27 mai ses habits d'homme. Un nouveau procès est expédié et, le 30 mai 1431, Jeanne hérétique et relapse, est brûlée sur le bûcher installé sur la place du Vieux Marché de Rouen. En 1455, à la demande de la mère de Jeanne, débute un nouveau procès d'inquisition. Le Dominicain Jean Bréhal, grand inquisiteur de France se dépense sans compter en la faveur de la mémoire de Jeanne d'Arc. Le 7 juillet 1456, dans la grande salle du palais archiépiscopal de Rouen, les commissaires pontificaux, sous la présidence de Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims, déclarèrent le procès de condamnation de Jeanne et la sentence “entachés de vol, de calomnie, d'iniquité, de contradiction, d'erreur manifeste en fait et en droit y compris l'abjuration, les exécutions et toutes leurs conséquences” et, par suite, “nuls, invalides, sans valeur et sans autorité”. Cette décision est publiée solennellement dans les principales villes du royaume. Elle sera ensuite béatifiée en 1909 et canonisée en 1920 par le pape Benoît XV.
Philippe de Culant (1413-1454) Seigneur de Jaloignes, de La Croisette, de Saint-Armand Sénéchal du Limousin Maréchal de France
Il se distingua sous le roi Charles VII dans les guerres contre les Anglais et était le frère de Charles de Culant et neveu de Louis de Culant. Il contribua à la prise de Meaux en 1439 et à celle de Pontoise en 1441. Il y reçut de Charles VII le bâton de maréchal. Il accompagna le Dauphin dans la guerre d’Allemagne en 1444 et se signala ensuite aux prises de Taillebourg, de Tartas, du Mans, de Pont-Audemer, de Château-Gaillard, de Rouen, de Bayeux, de Saint-Sauveur-le-Vicomte, de Caen et de Cherbourg. Il contribua à la conquête de la Guyenne, et particulièrement aux sièges de Bergerac et Castillon en 1451. Il était aux cotés du comte de Dunois lors de son entrée triomphale dans la ville de Bordeaux. Il se trouva encore à la reprise de Castillon en 1453 et au siège de Cadillac. Il mourut en décembre 1454.
Jacques de Brézé (mort en 1490)
Conseiller et Chambellan de Charles VII, celui-ci lui donnait en décembre 1444, les 4 seigneuries de Nogent-le-Roi, Anet, Bréval et Montchauvet, en récompense des services que ce personnage avait rendus au royaume dans la guerre contre les Anglais et, en particulier, à l'occasion de la reconquête de la Normandie. Il avait épousé Charlotte de France, fille de Charles VII et d'Agnès Sorel et sœur consanguine du roi Louis XI. Cette union connut une issue tragique. Ayant surpris au manoir de Rouvres, à une lieue d'Anet, sa femme avec l'un de ses veneurs en flagrant délit d'adultère, il les perça tous deux de plus de 100 coups d'épée en 1477. Quand Louis XI apprit le meurtre de sa sœur bien-aimée, il entra dans une colère terrible et jura de la venger. Il fit arrêter le grand sénéchal, le maintint plusieurs années en prison et obtint enfin contre lui une condamnation à la peine capitale et à la confiscation de ses biens. La sentence ne fut pourtant pas exécutée dans toute sa rigueur. Le sire de Brézé sauva sa tête, mais dut faire au roi l'abandon de tous ses biens. Ceux-ci furent d'ailleurs aussitôt remis par Louis XI au fils aîné de Charlotte, son propre filleul, Louis de Brézé. Trois ans après son avènement, Charles VIII cassa le jugement qui avait frappé Jacques de Brézé et il lui rendit ses titres et ses biens.Grand chasseur il écrivit en 1490 "Les dits du bon Chien Souillant'.
Francesco Della Rovere dit Sixte IV (1414-1484) Pape de 1471 à 1484 Né à Celle près de Savone, fils d'un marchand de draps aisé, il entre à 9 ans au couvent San Francesco de Savone, où il prononce ses vœux. Il fit par la suite des études de théologie à Chieri, Bologne et Pavie. Après avoir obtenu sa licence, il fut nommé professeur de théologie, logique et philosophie à l'université de Padoue. Il devient ensuite prédicateur et gravit successivement la hiérarchie franciscaine jusqu'à devenir ministre général en 1464. En 1467, il fut élevé à la dignité de cardinal. Le 25 août 1471, il fut élu pape après 4 jours de conclave sous le nom de Sixte IV. Ses premiers efforts seront consacrés à la guerre contre les Turcs, mais comme ses prédécesseurs, il connaît l'échec. De même, il ne parvint pas à réunir les Églises orthodoxe et catholique par le mariage de Zoé Paléologue et d'Ivan III de Russie. En 1476 il accorde des indulgences pour promouvoir la dévotion envers l'Immaculée Conception par une bulle pour l'Eglise de Saintes, accordant en termes remarquables des indulgences applicables aux défunts. Nous lui devons aussi 2 autres bulles. La 1ère en 1477 précisant la doctrine des indulgences applicables aux défunts, d'après la bulle de l'année précédente. La 2ème en 1479 condamnant les erreurs de Pierre Martinez d'Osma sur le sacrement de pénitence et les indulgences. En 1482 il canonisa Bonaventure. Sous son pontificat, il embellit Rome : fondation des Musées capitolins, don au peuple romain des statues détenues au palais du Latran, dont la fameuse louve romaine. Ouverture, alignement et pavage de nombreuses voies (via Recta, via Sistina, via Papale et via Florea), restauration de l'aqueduc de l'Aqua Verfina et construction et restauration de nombreux édifices religieux. C’est lui qui demanda la construction au Vatican de la chapelle Sixtine. Il reconstitua l'Académie romaine, embaucha des chanteurs pour la chapelle pontificale et augmenta les fonds de la Bibliothèque vaticane. Sacrifiant au népotisme, il laissa la politique étrangère à ses neveux, les cardinaux Giuliano della Rovere, Pietro et Girolamo Riario. Ses autres neveux, Leonardo et Giovanni Riario, furent quant à eux nommés préfets de Rome. Il fut inhumé dans la chapelle de la Conception de la basilique Saint-Pierre.
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