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Jean V de Bueil dit le fléau des Anglais - Fra Filippo Lippi - Edmond Beaufort - Marguerite de Valois - René 1er le Bon - Jean II d'Alençon ou Jean II de Valois - Johannes Ockeghem - Enguerrand Quarton ou Charreton -
Jean V de Bueil dit le fléau des Anglais (1405-1478)
Ancien compagnon de Jeanne d'Arc, Jean de Bueil, reçoit la charge d'amiral de France. Il s'agissait d'une dignité et non d'un grade dans la marine. Mais l'amiral possédait des pouvoirs étendus, tant sur la marine de guerre que sur le commerce maritime, de même que le droit de justice sur sa juridiction que constituait l'amirauté. Comte de Sancerre en 1451, vicomte de Carentan en 1450, seigneur de Bueil, Montrésor, Château-la-Vallière, Vaujours, Ussé, Saint-Calais, et Vailly. Capitaine de Tours en 1428, capitaine général du roi en Anjou et Maine, capitaine de l'une des compagnies d'ordonnance en 1445, amiral de France en 1450. Il fut présent au côté de Jeanne d'Arc à Orléans, Jargeau, Meung-sur-Loire, Beaugency, Patay, Reims, Paris.
Fra Filippo Lippi (1406-1469) Peintre italien Né à Florence en 1406 et orphelin à l'âge de 2 ans il est élevé auprès d'une tante. Mais, celle-ci trop pauvre le place à l'âge de 8 dans le convent voisin des Carmélites ou il y prononça ses vœux en 1421 ou il vit travailler Masaccio peignant ses premières oeuvres. En 1438 il peint le retable du Saint esprit, et le couronnement de la Vierge bénie, commandé par Charles Marsuppini, et préservé à Rome dans le musée de Latran. En 1441 il peint une variation du même sujet à l'académie de Florence pour les religieux de Saint Ambroise. En 1447 il peint pour la chapelle du seigneur la "vision merveilleuse de saint Bernard". Il fut aumônier à Sainte Margarita du Prato en 1456 mais Il mena une vie dissipée et dû laisser l'ordre car il eu un rapport avec la sœur Lucretia Buti, qui lui donna un fils, Filippino Lippi. Il travailla à travers toute la Toscane. Il accorda une grande attention à la figure humaine, aux gestes, aux sentiments et à l’expression des visages. Son trait nerveux, l’attitude dansante de ses femmes drapées annoncent parfois Botticelli qui fut son élève et le maître de son fils. Il fut le peintre favori des Cosme de Médicis et l’un des grands novateurs de la période d’après Masaccio. Il meurt à Spoleto le 9 octobre 1469 après avoir peint les fresques à la cathédrale de Spoleto ou il fut enterré. Son fils continua le travail.
Edmond Beaufort (1406-1455) Comte et duc de Somerset Comte de Dorset
Il fut l'un des grands capitaines anglais de la fin de la guerre de Cent Ans et du début de la Guerre des Deux Roses. Troisième fils de Jean Beaufort, 1er comte de Somerset et de Marguerite Holland, neveu de Henri Beaufort, évêque de Winchester et régent d'Angleterre. Entré très jeune comme commandant dans l'armée anglaise, il est capturé lors de la bataille de Baugé en 1421 et restera prisonnier de Charles VII pendant 10 ans. Libéré en 1431 en échange de Charles d'Artois, comte d'Eu, il retourne en Angleterre où il se met au service de Henri Beaufort, en lutte contre Humphrey de Gloucester pour le poste de régent. En 1435, il épousa Éléonore Beauchamp En 1436,Henri Beaufort envoie Edmond seconder John Talbot en Normandie contre l'armée du roi de France, en train de reconquérir le comté. En 1440, il parvient tout de même à s'emparer de Harfleur, que les Français venaient de prendre, et à ralentir l'offensive française. En 1444, William de la Pole, comte de Suffolk, négocie une trêve à Tours sur la base du statu quo. Il devient comte de Somerset à la mort de son frère en 1445, est nommé lieutenant de France. Il devient duc de Somerset en 1448. La trêve avec Charles VII est rompue en 1449. Lieutenant du roi d’Angleterre en Normandie, il attaque Fougères en 1449, et envoie depuis Caen des troupes renforcer Kyriel. Mais en quelques mois, il perd tout le comté et doit rentrer en Angleterre. Le Parlement et le Conseil du roi ne pardonnent pas la défaite à Suffolk qui est arrêté puis assassiné. En avril 1450, Edmond Beaufort prend sa place comme conseiller du roi et favori de la reine Marguerite d'Anjou. Cette nomination est cependant contestée par Richard d'York, qui commence à s'aviser que ses droits à la Couronne d'Angleterre sont mieux fondés que ceux de Henri VI et qui se pose de plus en plus en rival. Le conflit entre les deux branches, les Lancastre et les York, est retardé par l'offensive de Charles VII en Guyenne qui se termine par une victoire française en 1453. Le 10 août 1453, lors d'un accident, Henri VI devient fou, incapable d'assumer ses fonctions. Richard d'York passe alors à l'action. En février 1454, il convoque un Parlement qui le nomme Lord Protecteur. Beaufort est envoyé à la Tour de Londres où il végète un an. Au début de 1455, partiellement guéri, Henri VI reprend le pouvoir et libère son ancien lieutenant. Celui-ci, appuyé par la reine, convoque aussitôt un grand conseil. Se sentant menacé, le duc d'York lève une armée et marche sur Londres. Le 22 mai 1455, les troupes royales, commandées par Somerset, sont battues à la Première bataille de Saint Albans, qui est également la première bataille de la Guerre des Deux Roses. Edmond Beaufort est tué pendant le combat et le roi, blessé, est fait prisonnier.
Marguerite de Valois (1408)
Elle est le seul enfant de Charles VI hors mariage. Elle fut appelée à la Cour par son demi-frère, Charles VII. Elle se marie en 1428 avec Jean de Harpedenne, seigneur de Montaigu et de Belleville en Poitou. Elle fut surnommée la "demoiselle de Belleville".
René 1er le Bon (1409-1480) Duc de Bar de 1430 à 1480 Duc de Lorraine de 1431 à 1453 Duc d’Anjou et comte de Provence
de 1434 à 1480 Roi de Naples
Il lutta contre Antoine de Vaudémont, neveu de Charles II de Lorraine qui
contestait ses droits. Fait prisonnier à la bataille de Bulgnéville en
1431, René ne fut libéré qu’en 1437. Il devint héritier du royaume de
Naples en 1438. Il partit en Italie pour tenter de s’opposer aux
prétentions d’Alphonse V d’Aragon sur le royaume sicilien, mais fut vaincu
en 1442. Il soutint ensuite le roi de France Charles VII contre les
Anglais auxquels il livra bataille pour reconquérir le Maine en 1448. En
1453, à la mort de son épouse, il dut céder à son fils le duché de
Lorraine et, en 1473, Louis XI le déposséda de l’Anjou. René se résigna à
vivre à Aix en Provence, entouré d’une cour d’artistes et de savants. Il légua la Provence à son neveu
Charles du Maine, mais celui-ci étant mort 1 an après sans héritier, la
Provence, l'Anjou et le Maine furent annexés à la couronne de France par
Louis XI.
Jean II d'Alençon ou Jean II de Valois (1409-1476) Duc d'Alençon Comte de Perche
Il est le fils de Jean 1er et de Marie de Bretagne. En 1424, il est vaincu et pris par les Anglais à la bataille de Verneuil. Il est libéré en 1429 contre rançon et participe aux campagnes de Jeanne d'Arc. Il épousa en premières noces à Blois en 1424 Jeanne fille de Charles, duc d'Orléans et d'Isabelle de France, mais n'eut pas d'enfants de ce mariage. Après la prise d'Orléans, il commande l'armée de Charles VII. Mais son intérêt le porte vers Paris et la Normandie plutôt que vers la route de Reims. Il ordonne l'assaut devant Paris, où Jeanne D’arc est blessée, puis gagne la Normandie et combat à la fois les Anglais et les Bretons. Veuf, il se remaria au château de L'Isle-Jourdain le 30 avril 1437 avec Marie d'Armagnac fille de Jean IV, comte d'Armagnac, et d'Isabelle d'Evreux. La réconciliation franco bourguignonne par le traité d'Arras le jette dans l'opposition à Charles VII. Jean II attendait de la victoire le dédommagement aux dépens des Bourguignons des pertes subies pendant la guerre, de sa rançon à la confiscation de son duché par Bedford, et il s'estime joué. Il entre alors dans tous les complots contre un gouvernement royal qui lui paraît faire la part très petite aux princes, notamment dans la Praguerie de 1439-1440. La coalition des princes étant dissociée par Charles VII, il se retrouve seul et négocie avec les Anglais en avril 1440. Malgré sa participation à la reconquête de la Normandie en 1449-1450, il continue de chercher une alliance anglaise. Arrêté et condamné à mort par la Cour des pairs en 1458, il est gracié et interné à Loches. Libéré par Louis XI, il complote avec Charles le Téméraire. De nouveau condamné à mort le 18 juillet 1474 et de nouveau gracié, il est finalement exécuté en 1476. Il eut plusieurs enfants bâtards.
Johannes Ockeghem (1410-1497) Musicien On pense qu'il a été l'élève de Gilles Binchois. Il figure en premier sur la liste des vicaires chanteurs à Notre-dame d'Anvers le 24 juin 1443 et y sert jusqu'en 1444. Vers 1446 il est au service de Charles 1er, duc de Bourbon, à Moulins; il y reste au moins jusqu'en 1448. Il passe ensuite la majeure partie de sa vie comme compositeur et maître de chapelle à la cour de France, au service des rois Charles VII, Louis XI et Charles VIII, qui le tiennent en haute estime. Entre 1456 et 1459, il est trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours, charge honorifique importante. En 1470, il voyage en Espagne et en 1484, il se rend à Bruges et à Dammes. Avec ses contemporains Dufay et Josquin des Prés, Ockeghem se range parmi les plus grands maîtres de l'école franco flamande de la seconde moitié du 15ème siècle. Homme d'église, c'est dans la musique sacrée qu'il donne le meilleur de lui-même, parmi ses messes, on trouve le plus ancien Requiem polyphonique qui nous soit parvenu.
Enguerrand Quarton ou Charreton (1410-1462) Peintre de l’école d’Avignon
Son art est inconcevable sans la connaissance de celui de Van Eyck, de Campin et de Van der Weyden. La séculaire tradition gothique lui a légué le maniement des grandioses arabesques linéaires, à la fois expressives et décoratives. Avec Jean Fouquet ils affirmèrent leur sensibilité française en affrontant la vision artistique latine, en Italie ou en Provence. Parmi ses œuvres ont peu citer: le Couronnement de la Vierge et la Vierge de miséricorde.
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