Jean Graverent - Jean Petit - Richard Beauchamp - Alain Blanchard - John Nider - Gilbert Motier de La Fayette - Ferdinand 1er le juste - Bernardin Albizeschi dit Bernardin de Sienne - Guillem Sagrera - Jacopo de Pietro DAgnolo de Guarnieri dit Della Quercia - Georges de La Trémoille - Yolande d'Aragon

 

 

Jean Graverent

Dominicain et grand inquisiteur de France

 

En 1413 il fut désigné comme maître de théologie de Paris, et à ce titre, membre du Conseil de Paris et Inquisiteur de la foi à partir de 1425. Le 16 août 1429, il prêta serment de fidélité au gouvernement anglais devant le Parlement de Paris. Il fut désigné comme inquisiteur de la perversité hérétique au procès de Jeanne d’Arc.

 

Jean Petit

 

Cordelier de la province de Normandie, docteur de la Faculté de théologie de Paris. Il joua un rôle dans les affaires du schisme que traversèrent à cette époque l’Eglise et figura avec éclat dans l'ambassade envoyée en Italie en 1407 pour la pacification de l'Église partagée entre Grégoire XII et Benoît XIII.

Chargé par Jean sans Peur duc de Bourgogne de présenter sa justification pour le meurtre du duc d'Orléans, il le fit le 8 mars 1408 à l'hôtel St Paul, en présence du Dauphin, des princes du sang, comtes, barons, docteurs, clercs, etc... Son sermon fut une longue apologie du tyrannicide, il soutint que le duc d'Orléans avait été un tyran, criminel de lèse-majesté et traître au roi, et conclut que celui qui l'avait tué devait être récompensé. Gérard de Montaigu, évêque de Paris, condamna cette doctrine comme hérétique, en 1414. Le concile de Constance l'anathèmisa en 1415. Enfin, le roi fit prononcer par le Parlement un arrêt contre le pernicieux libelle et l'Université le censura.

 

Richard Beauchamp

Comte de Wazwick

 

Favori du roi Henri V d'Angleterre, ambassadeur au concile de Constance en 1414, devint gouverneur du jeune Henri VI d’Angleterre. Il dirigea la procédure contre Jeanne d’Arc.

 

Alain Blanchard

 

Membre du parti bourguignon, capitaine des arbalétriers de Rouen, il défendit cette place contre les Anglais en 1418 et 1419. Il fut exécuté après la prise de la ville. Alors que certains prisonniers avaient acheté leur liberté, il aurait dit: Pour moi, je n'ai pas d'or; mais si j'en avais, je ne voudrais pas racheter les Anglais de leur déshonneur.

John Nider (1380-1438)

Théologien

 

Il fut envoyé à Vienne pour faire des études philosophiques et les termina à Cologne où il fut ordonné prêtre.

Après avoir séjourné en Italie il revint à l'université de Vienne où en 1425 il commença à enseigner comme maître de théologie. Élu prieur du couvent dominicain de Nuremberg en 1427, il fut successivement ordonné curé des principaux couvents reformés de cette province allemande. Dans cette fonction il mis à jour sa réputation de vouloir les réformer et en 1431 il fut choisi pour enseigner dans les couvents de Bâle. Il devint membre du Conseil de Bâle en tant que théologien et légat, jouant les ambassadeurs auprès des Hussites à la demande du cardinal julien. Envoyé comme légat du Conseil aux bohémiens il réussi à les pacifiés. Il fut envoyé à Ratisbonne en 1434 pour effectuer une autre réconciliation avec les bohémiens et à Vienne pour continuer son travail de réforme dans les couvents.

Pendant la discussion qui suivi la dissolution du Conseil de Bâle par le pape Eugène IV, il rejoignit les partisans favorables à la continuation du Conseil en Allemagne, mais il les abandonna cependant, quand le pape resta ferme dans sa décision. Il reprit ses lectures théologiques à Vienne en 1436 et fut élu 2 fois doyen de l'université avant sa mort. Le plus important de ses écrits est le “Formicarius", un traité sur les questions philosophiques, théologique, et sociales de son temps. On peut citer parmi ses nombreux travaux théologiques : “ Commentarius dans des libros Sententiarum d'cIv", “legis de divinae de Praeceptorum, “mercatorum de Tractatus de contractibus" etc. Sans compter plusieurs lettres écrites aux bohémiens et aux pères du Conseil de Bâle.

Sa renommé fut grande en Allemagne en tant que prédicateur du Conseil de Constance.

 

Gilbert Motier de La Fayette (1380-1462)

Maréchal de France

 

Fils de Guillaume Motier de La Faïette ou La Fayette et de Catherine Brin du Peschin. Issu d'une ancienne famille auvergnate, Il fut le compagnon d’armes de Jeanne d'Arc et le conseiller de Charles VII. Il s'illustra dans la lutte contre les Anglais notamment à la victoire de Baugé en 1421. Mais fut Capturé à Verneuil en 1424. C’est lui qui reçu la reddition de la ville de Rouen le 19 octobre 1449. Il mourut le 23 février 1462 et fut inhumé en l'abbaye de La Chaise-Dieu.

 

Ferdinand 1er le juste (1380-1416)

Roi d’Aragon et de Sicile de 1412 à 1416

 

Fils de Jean 1er de Castille et par sa mère petit fils de Pierre IV d’Aragon, il remporta un brillant succès en enlevant aux Maures de Grenade la forteresse d’Antequera en 1410. Malgré une forte opposition catalane, il s’assura, avec l’appui de Saint Vincent Ferrer, le trône d’Aragon par le compromis de Caspe en 1412.

Une fois élu, il retira le soutien de l’Aragon à l’anti-pape Benoît XIII et hâta ainsi la fin du grand schisme. Son règne marqua le début de la dynastie castillane d’Aragon qui prépara l’union de la Castille et de l’Aragon, sous Ferdinand II

 

Bernardin Albizeschi dit Bernardin de Sienne (1380-1444)

Né à Massa Marittima, en Toscane d'une famille illustre. Orphelin très jeune, il est élevé par son oncle et fait de savantes études.

Il se consacra au service des malades et montra un dévouement admirable pendant la peste qui désola Sienne en 1400. 2 ans plus tard, Il entra chez les Franciscains de l'Étroite Observance, devint vicaire général de cet ordre, et y porta la réforme. Ordonné prêtre, le 7 septembre 1404, il se consacra à la prédication où il se révéla un orateur de grand talent et plein d’originalité. Pendant 25 ans, il parcourut toute l’Italie. Plein d'humilité, il refusa plusieurs évêchés.

Il fut considéré comme le plus grand orateur de son temps. Il mourut à Aquila le 20 mai 1444 et fut canonisé le 24 mai 1450.

 

Guillem Sagrera (1380-1454)

Né à Majorque, il est l’homme a qui l’architecture gothique catalane du 15ème siècle doit sa plus haute et sa plus parfaite expression., il travaille sous la direction de son père à la cathédrale de Palma dont il devient le maître d’œuvre en 1427. Son œuvre s’étend de Naples à Perpignan. En 1410, il travaille pour les franciscains et construit devant Notre-Dame des Anges une chaire à prêcher. Dès 1415, il devient maître d’œuvre de la cathédrale Saint-Jean. Précurseur de la Renaissance en Espagne, il fut un des architectes les plus hardis et originaux de son époque.

 

Jacopo de Pietro D'Agnolo de Guarnieri dit Della Quercia

Sculpteur italien

 

Il naquit à Querciegrossa près de Sienne. En 1401 il participe au concours pour la porte nord du Baptistère fiorentino. En septembre 1403 il est à Ferrare pour exécuter dans le Dôme de Ferrare la Madone à l’enfant, terminée dans le 1409. Entre 1406 et 1407 il réalise le monument funèbre d'Ilaria du Carretto, oeuvre commandée par Paolo Guinigi, seigneur de Lucques pour la cathédrale de San Martin à Lucques. Il meurt à Sienne en 1438.

 

Georges de La Trémoille (1382-1446)

Comte de Guînes, de Boulogne et d'Auvergne

Vicomte de Thouars

Seigneur de Sully, de Jonvelle et de Craon

 

Deuxième fils de Guy VI de La Trémoïlle , son ascension commence en février 1427, lorsque Pierre de Giac est assassiné par les séides du connétable Arthur de Richemont, qui l'introduit auprès du roi de France Charles VII. Il en devient rapidement un des favoris, et obtint le poste de grand chambellan. Il provoqua en septembre de la même année la disgrâce du connétable. Celui-ci se révolta l'année suivante et mena une guerre privée contre La Trémoille à partir de juillet 1428. La paix fut signée le 5 mars 1432 entre Georges de La Trémoille, Arthur de Richemont et son frère le duc Jean V de Bretagne.

En 1440, il participa à la Praguerie, avec les ducs de Bourbon, de Bretagne, d'Alençon et Dunois, et le Dauphin Louis XI. En juin 1433, il fut enlevé par le connétable de Richemont qui l'emprisonna au château de Montrésor. Charles VII n'intervint pas. Il meurt le 6 mai 1446 au château de Sully-sur-Loire et inhumé dans l'église du château de Sully.

 

Yolande d'Aragon (1383-1443)

 

Fille de Jean 1er d'Aragon et de Yolande de Bar, elle joua un rôle important dans la politique de l'Empire angevin, de la France et de l'Aragon, pendant la première moitié du 15ème siècle. Elle réclama le trône d'Aragon après la mort de sa sœur aînée Jeanne. Mais c’est l'oncle de Yolande, Martin d'Aragon qui hérita du trône d'Aragon. Martin mourut sans descendance en 1410, et après 2 ans d'interrègne, les États d'Aragon élirent Ferdinand d'Antequera comme nouveau roi d'Aragon.

Son mariage avec Louis II d'Anjou en décembre 1400 à Arles fit partie de l'effort pour résoudre les revendications contestées sur le royaume de Sicile et Naples entre les maisons d'Anjou et d'Aragon.

Yolande arrangea en 1413 le mariage de sa fille Marie avec Charles de Ponthieu, 3ème fils de Charles VI et de la reine Isabeau. Cela amena son implication personnelle et cruciale dans le combat pour la continuation de la dynastie des Valois en France.

La victoire des Anglais à Azincourt en 1415 faisait peser des menaces sur le duché d'Anjou. Le roi Charles VI était malade et son royaume divisé par la guerre civile entre les Bourguignons et les Armagnac. La situation empira par l'alliance des ducs de Bourgogne avec les Anglais et parce que la reine Isabeau fournit aux ducs de Bourgogne des arguments pour contester les droits des enfants de Charles VI sur la couronne de France. Craignant le pouvoir abusif des Bourguignons, Louis II envoya Yolande, ses enfants et son futur beau-fils en Provence.

En 1416, le dauphin Louis, frère aîné de Charles de Ponthieu décéda. Il fut suivi en 1417 par Jean, le deuxième frère et donc entre-temps dauphin. Les deux aînés avaient été sous la protection du duc de Bourgogne. Yolande était la protectrice de son beau-fils Charles qui devint le nouveau dauphin. Le 29 avril 1417 Louis II d'Anjou décéda de maladie, laissant Yolande, alors âgée de 33 ans, en charge de la maison d'Anjou. Elle tenait également le sort de la maison royale des Valois dans ses mains. Le dauphin Charles était très vulnérable face aux desseins du roi d'Angleterre Henri V et de son cousin Jean sans Peur, le duc de Bourgogne. Les parents les plus proches de Charles, les ducs d'Orléans et de Bourbon avaient été faits prisonniers à Azincourt par les Anglais. A cause de l'alliance de sa mère, du duc de Bourgogne et des Anglais, Charles ne pouvait compter que sur le support de la maison d'Anjou et celle des Armagnac.

Durant la période ou le dauphin Charles ne fut pas reconnu comme l’héritier de la couronne de France, Yolande joua un rôle important, entourant le jeune roi de conseillers et domestiques de la maison d'Anjou. Elle manœuvra pour que le duc de Bretagne rompe son alliance avec l'Angleterre et fit nommer Arthur de Richemont, membre de la famille ducale bretonne, connétable de France en 1425. Avec l'aide du connétable de Richemont, Yolande fut derrière le renvoi de plusieurs proches conseillers de Charles VII, La Trémoille, Pierre de Giac.

Yolande finit par se retirer à Angers puis au château de Tuce-de-Saumur, où elle mourut le 14 décembre 1443.

 

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