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Philippe III de Navarre - Sainte Brigitte de Suède - Hugues II de Sade - Louis 1er de Flandre - Francesco Pétrarque - Marie de Luxembourg - Guy 1er de Châtillon -
Philippe III de Navarre (1301-1343)
Neveu de Philippe IV le Bel, il est né vers 1301 et est tombé à la bataille d'Algérisas le 16 septembre 1343. Il devient roi de Navarre par son mariage, en 1317, avec sa cousine Jeanne II de Navarre, fille du roi de France Louis X le Hutin. Il a pour parents Louis d'Évreux et Marguerite d'Artois. Il est le père, entre autres, du roi de Navarre Charles II le Mauvais, de la reine Marie d'Aragon, de la reine de France Blanche de Navarre 2ème épouse de Philippe VI de Valois.
Sainte Brigitte de Suède (1303-1373) D'ascendance royale est née au sein de la très haute noblesse suédoise, elle aura 8 enfant et perdra son mari à l'âge de 40 ans. Elle se retira alors dans un couvent cistercien et presque aussitôt commença à avoir des visions. En 1346, elle fonda l'ordre du Saint-Sauveur ou ordre des Brigittines. 3 ans plus tard, elle part à Rome où viennent la consulter les rois et les papes. Elles conseillera avec insistance aux papes de quitter Avignon et de revenir à Rome. Elle est la mère de sainte Catherine de Suède qui partagea sa vie et mourra 8 ans après elle.Patronne de la Suède et des pèlerins, elle est également vénérée en Allemagne, Hongrie, Pologne et dans toute la Scandinavie. Cette Sainte est considéré comme protectrice contre les orages, la grêle et les intempéries dans le Dauphiné.
Partisan dévoué de Louis II d'Anjou, comte de Provence, fut député de la ville d'Apt au pape Innocent VI. Il épouse le 16 janvier 1325 Laure De Noves.
Louis 1er de Flandre (1304-1346)
Louis de Dampierre dit Louis de Nevers ou Louis de Crécy, comte de Flandre de 1322 à 1346, de Nevers et de Rethel de 1322 à 1346. Fils de Louis 1er de Dampierre, comte de Nevers, et de Jeanne, comtesse de Rethel. Son grand père Robert III lui fit épouser en 1317 la fille du roi de France Philippe V, Marguerite.Il succéda après la mort de son père à son grand-père Robert III en septembre 1322. Sans attendre l'aval du roi de France, il se précipita en Flandre pour s'y faire proclamer comte afin de devancer les ambitions de son oncle Robert, ce qui déplut à Charles IV qui le fit provisoirement enfermé, avant que le Parlement de Paris le reconnaisse formellement comme nouveau comte.Toute sa vie, Louis de Nevers allait rester un étranger pour les Flamands. À cela plusieurs raisons, son père, comte de Nevers, n'avait jamais été comte de Flandre; le nouveau comte, élevé au Louvre n'avait jamais auparavant séjourné dans son futur domaine. Il préféra d'ailleurs vivre encore quelques années dans le Nivernais, où la notion de féodalité correspondait mieux à la perception qu'il en avait, que celle qu'il trouva à son avènement en Flandre, où les libertés des villes étaient primordiales pour les artisans et les marchands. Prince avant tout français, fidèle par idéal chevaleresque à son suzerain naturel, il refusa obstinément l'alliance anglaise, pourtant vitale à l'industrie drapière flamande, ce que ne purent admettre les Flamands, qui avaient combattu et même battu les élites féodales tant flamandes que françaises à Courtrai en 1302. Il céda ainsi le port de L'Écluse à son grand-oncle Jean de Namur au grand mécontentement des Brugeois, qui se soulevèrent et mirent à sac le port en 1323. Il laissa gouverner dans un premier temps ses conseillers français, mais finit par ménager la noblesse flamande. Cependant celle-ci, parce que pour l'essentielle profrançaise, était tellement méprisée par le peuple qu'une partie du comté, Courtrai, Bruges,... se souleva, mené par Nicolas Zanekin. Le comte fut même capturé et ses compagnons exécutés. Relâché en décembre 1326, il dut finalement faire appel au roi Philippe VI, qui écrasa les villes révoltées à Cassel en 1328. Louis put ainsi provisoirement renforcer son pouvoir et accorder aux villes des libertés plus restrictives, que les Brugeois qualifièrent de "Mauvais privilège".Même s'il siégeait dorénavant dans leur ville, Louis mécontenta les Gantois en 1335 en obligeant, selon la volonté du roi Philippe VI, les navires flamands à guerroyer contre les navires anglais de Édouard III. Ce furent les premiers épisodes de la Guerre de Cent Ans. Privée de laine anglaise, la Flandre entrait immédiatement en crise économique, et la haine tant des ouvriers que des artisans se focalisait sur le comte.L'arrestation d'un patriote gantois, Siger le Courtraisien, mit le feu aux poudres. Les Gantois prirent pour chef un noble très populaire, Jacques Van Artevelde en 1337, et repoussèrent sous sa conduite l'avant-garde de l'armée royale à Gand le 11 avril 1338. Artevelde défit la chevalerie du comte devant le château de Biervliet le 13 avril. C'en fut définitivement fait de l'autorité comtale de Louis de Nevers. Jacques Van Artevelde devenait le véritable maître de la Flandre et négociait la reprise du commerce avec Édouard III. Louis de Nevers s'enfuit de Gand et se réfugia à la Cour de Philippe de valois.Après l'assassinat de Jacques Van Artevelde en 1345, il tenta de reprendre pied en Flandre, s'installa à Termonde, mais en fut chassé par les Gantois. Il refusa de reconnaître la suzeraineté d'Édouard III qui s'était entre-temps proclamé roi de France et avait été reconnu comme tel par les Flamands, déclarant qu'il ne ferait hommage à Édouard que quand ce monarque aurait pris possession de la France. Il vendit alors au duc Henri de Brabant la seigneurie de Malines qu'il avait difficilement acquise contre le père de celui-ci et revint auprès de Philippe VI, qu'il suivit dans ses campagnes contre les Anglais. C'est ainsi qu'il fut massacré comme tant d'autres chevaliers français au cours de la bataille de Crécy. Son corps fut enterré par Édouard III à l'abbaye de Saint-Riquier, puis plus tard ramené à Bruges par son fils et successeur Louis II, qui lui fit édifier un mausolée dans l'église Saint Donat.
Francesco Pétrarque ( 1304-1374 ) Poète et humaniste Italien, né à Arrazo en Toscane, historien, archéologue, chercheur de manuscrits anciens, il est le premier grand humaniste de la renaissance. Vers 1314 il vient en Avignon avec son frère Gérard expulsé d'Italie à la suite des troubles qui agitent les familles romaines. Ce dernier prendra l'habit des Chartreux en Vaucluse. François, pour sa part, étudie le droit à Montpellier et se fixe à Avignon en 1327. Il y fait une rencontre en l'église Sainte Claire le 6 février 1327 d’une jeune dame du nom de Laure de Noves. Il conçoit pour elle un amour violent, mais sans espoir; il lui consacrera ses meilleurs pensées et l'immortalisera par ses sonnets. Il va se retirer dans sa petite maison près de la fontaine de Vaucluse en 1341 là où habite Laure. La mort de Laure en 1348 lors de l'épidémie de peste qui ravage Avignon lui inspire ses plus beaux sonnets. Il dit la beauté physique de Laure, la pureté de ses pensées. Il décrit la mélancolie de leurs séparations successives et nous entretient aussi de cette nature où vit sa bien-aimée le Vaucluse Mais sa gloire repose surtout sur ses poèmes réunis dans la "canzonière" en 1470. Parmi ses nombreuses oeuvres, 2 recueils en langue italienne ont suffi pour consacrer leur auteur comme le poète par excellence de la beauté de l'âme féminine. Son oeuvre latine a provoqué en Italie le mouvement de la Renaissance, un siècle avant que les autres nations de L'Europe n'en ressentissent les effets bienfaisants.A la demande des pontifes avignonnais, le poète rassemble les manuscrits de Cicéron pour la bibliothèque vaticane. Pétrarque, auteur d'un ouvrage sur les guerres puniques, recevra "la couronne lauréale" devant le sénat romain. Cette assemblée le charge d'une mission auprès de Clément VI afin de convaincre le pontife de rentrer à Rome. Il échoue dans cette mission mais consacre toute son énergie et son talent à ce but.Il meurt en Italie, en 1374, sans voir le retour de Grégoire XI dans la ville éternelle. Avec Dante, Pétrarque jette les bases de la littérature moderne.
Marie de Luxembourg (1305- 1324) Reine de France de 1322 à 1324
Fille de l'empereur Henri VII du Luxembourg et de Marguerite de Brabant. Le mariage du roi de France Charles IV le Bel et de Blanche de Bourgogne ayant été annulé, le 19 mai 1322 par le pape Jean XXII, le roi l'épousa, en secondes noces. Le mariage fut célébré à Provins, le 21 septembre 1322. Elle mit au monde un premier enfant, une fille. Alors qu'elle était de nouveau enceinte, elle fut grièvement blessée dans un accident de voiture. Elle accoucha prématurément d'un fils qui mourut quelques heures plus tard. Marie ne survécut pas à cet accident et succomba à son tour le 21 mars 1324 à l'âge de 19 ans. Elle fut inhumée à Montargis, dans l'église des dominicaines.
Guy 1er de Châtillon (1307-1342) Comte de Blois de Dunois et de Fréteval de 1307 à 1342 Seigneur de Chateaurenault en 1332
Fils de Hugues II, comte de Blois, et de Béatrix de Flandre, il épouse en octobre 1298 Marguerite de Valois, fille de Charles de France et de Marguerite d'Anjou, et sœur du futur roi de France Philippe VI. En 1315 il participe avec le Roi de France Louis X à la guerre contre les Flamands. Il eut des démêlés avec son voisin Bouchard VI, comte de Vendôme.A partir de 1336, au début de la Guerre de Cent Ans, il assiste le Roi Philippe VI contre Édouard III d'Angleterre. Il meurt le 12 août 1342 et est enterré au Monastère de La Guiche.
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