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Gérard de Montaigu ou Montagu - Bouchard VI de Vendôme - Pierre de Giac - Zhu Yuanzhang dit Hongwu - Jean 1er de Berry dit Jean le Magnifique - Sciarra Colonna - Ambrogio Lorenzetti - Agnès de Méranie ou Agnès d'Andechs -
Gérard de Montaigu ou Montagu (mort le 25 septembre 1420) Évêque de Poitiers de 1403 à 1409 Évêque de Paris en 1409
Fils de Gérard de Montaigu l'Ancien, secrétaire de Charles V et de son épouse Biette de Casinel. En 1391, il fut chargé de la garde des Chartes et donc des archives royales. En 1392, il fut en plus Maître des Comptes, et conserva les 2 offices jusqu’en 1403, lorsqu’il devint évêque de Poitiers. En 1404, il devint chancelier du duc Jean de Berry, puis évêque de Paris en 1409. En 1413 il fut 1er président de la Chambre des comptes. Il fut un des membres les plus importants du parti des Armagnacs. Il se retira en Touraine après 1418.
Bouchard VI de Vendôme (mort en 1354)
Comte de Vendôme Seigneur de Castres de1315 à 1354 Fils de Jean V et d'Eléonore de
Montort, il épousa Alix de Bretagne, fille d'Arthur II, duc de Bretagne et
de Yolande de Dreux. En 1320, il vend son droit de
battage à Philippe V le long. Un traité passé en 1329 avec Guy de Châtillon,
comte de Blois fixe la frontière entre les deux comtés, réduisant les
enclaves. Pierre de
Giac (1377-1427) Seigneur de Giac, Châteaugay et
Clichy Mari de Jeanne de Naillac, dame de
Giac, une des maîtresses de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Elle
influença fortement son amant dans le sens de la paix entre les deux
factions bourguignons et armagnacs. Enceinte du duc, elle fut tuée par son
mari. Il épousa en secondes noces Catherine de L'Isle Bouchard. Le roi le nomme maître des finances
en 1424, puis en 1425, chef du conseil. Il exerça une forte influence sur
Charles VII. Il remplaça Frotier, le précèdent favori du roi,
mais, exerçant ses rapines sur le Trésor de la Couronne et encourageant une
guerre coûteuse et désastreuse au Conseil du Roi, il porta ombrage à la
politique menée par Yolande d'Aragon et par le Connétable Arthur de
Richemont. Ceux-ci se concertèrent, et l'assassinat de Giac fut arrêté et
exécuté par Richemont en février 1427. Il fut l'amant d'Isabeau de Bavière . Empereur de Chine de 1368 à 1398 et
fondateur de la dynastie Ming Paysan dans la province de l'Anhui,
il dut se faire moine pour échapper à la famine qui résulta de l'incapacité
à régner de la dynastie chancelante des Yuan. Puis il rejoint à Haozhou les
troupes de Guo Zixiang, l'un des chefs du mouvement des Turbans rouges lié à
la secte du lotus blanc, qui causera finalement la perte de la dynastie
régnante. Il en vint à combattre les Mongols
de l'empereur Shundi. C'était un excellent général et, scrupuleux, il
interdit à ses hommes tout pillage, ce qui lui valut le soutien des
populations qu'il conquit. Il eut également la sagesse
d'éclipser la plupart des autres chefs rebelles. Puis, quand il arriva à
Khanbalik L'année 1368 marqua la fin de la dynastie Yuan en Chine. Il se proclama empereur la même année. Il installa sa capitale à Nankin et s'y fit bâtir un palais et commença même à y faire construire son grandiose mausolée. C'était un homme particulièrement méfiant, et il était convaincu qu'un complot mettant en scène des fonctionnaires et des eunuques le menaçait. Ainsi, il en fit exécuter nombre d'entre eux pour écrits subversifs. Il prit tout le pouvoir dans ses mains. Éliminant tout ce qui pouvait représenter une menace réelle ou supposée pour sa dynastie, il supprima l'immense majorité de ses compagnons de route et imposa un système de surveillance de la population ou chacun devait surveiller son voisin. Il instaura des cartes de résidences interdisant à l'immense majorité du peuple de se déplacer à plus de 50 kilomètres de son domicile. Il reboisa les endroits qui se déboisaient pour ainsi éviter les glissements de terrains. Il recommença à faire irriguer les terrains agraires. Le but était de renouveler et de faire prospérer une économie ruinée par les Mongols. Finalement, l'économie en revint à prospérer. Malgré l'extrême sévérité de son régime, il ne put contenir la corruption des fonctionnaires et des propriétaires terriens. Sentant sa fin proche, il élimina l'ensemble de ses généraux et les responsables de ses polices politique. Il mourut à Nankin à 70 ans.
Jean 1er de Berry dit Jean le Magnifique (1340-1416) Troisième fils du roi de France, Jean II dit le Bon et de Bonne de Luxembourg. Après la défaite désastreuse de Poitiers, où son père est fait prisonnier, il est donné en otage aux Anglais lorsque le roi revint en France en 1360 et il resta prisonnier en Angleterre jusqu'en 1367. Tant que son aîné le roi Charles le Sage vécut, Jean, comme ses deux frères Louis d'Anjou et Philippe de Bourgogne, demeura un soutien indéfectible de Charles et de sa politique audacieuse contre l'ennemi anglais. Il commanda l'armée Royale envoyée en Limousin, Poitou et Quercy. Il reprend aux Anglais Limoges, Poitiers et La Rochelle. Il se sentait plus proche de Charles que de ses autres frères, en effet, comme lui, il aimait les arts, la littérature, les beaux objets. Cependant, contrairement à Charles, Jean était plus un collectionneur qu'un créateur. On se souvient surtout de lui comme d'un très grand mécène. À la mort de son frère Charles V en 1380, il est nommé un des tuteurs du jeune roi Charles VI conjointement avec les ducs d'Anjou et de Bourgogne, mais il ne se signale que par son avarice et sa rapacité. Lorsque Charles VI fut devenu fou, il partage l'autorité avec son frère, le duc de Bourgogne Philippe II le Hardi, et son neveu, le duc d'Orléans Louis 1er. Toutefois il fut celui qui eut le moins de part au pouvoir. En 1381, il fut nommé lieutenant général du roi en remplacement de son frère Louis en Languedoc, où sévit le Tuchinat. Cette nomination aggrava les choses.Le tuchinat devient porteur de la contestation de l'impôt, du pouvoir royal et de ses méthodes. Les troupes commandées par le duc de Berry affrontent les tuchins en bataille rangée, entre autres à Uchaud, près de Lunel. Il exerce dans la région toutes sortes de vexations et d'exactions. Jean de Berry a été nommé Lieutenant général du Languedoc, mais le pays veut Gaston Fébus le puissant et indépendant comte de Foix qui a su faire prospérer ses terres en restant neutre dans le conflit anglais comme chef. Ce dernier s'adresse aux Languedociens en Gascon et à promis de purger les trois Sénéchaussées de tous les pillards issus de la démobilisation à la fin des conflits castillans et franco-anglais qui y pullulent. Jean de Berry doit intervenir à la tête d'une puissante armée pour restaurer l'autorité royale. Le Languedoc se soulève, Gaston Phébus met à mal des routiers issus des rangs de l'armée du Duc de Berry. Charles VI à 13 ans, il ne rêve que de combats épiques, il va chercher l'oriflamme à Saint Denis. Voyant venir une sévère répression menée par l'armée royale, les états préfèrent céder et font savoir qu'ils se soumettraient au Duc de Berry contre l'amnistie pour les actes de rébellion et restitution des biens confisqués. Gaston Fébus lui exige le versement de 65000 francs immédiatement puis une pension de 40 000 francs. Il faut l'intervention énergique du cardinal Jean de la Grange pour obtenir la paix en décembre 1381. Ce dernier obtient une réunion des états de Languedoc à Bézier pour discuter des conditions de l'impôt et ne quitte la ville qu'une fois que tous les habitants de plus de 14 ans aient juré fidélité au roi! Charles VI, dès qu'il put gouverner, lui retira son gouvernement et fit périr sur le bûcher Jean Béthisac, le principal agent de sa tyrannie en 1389. D'abord médiateur dans l'opposition entre Bourgogne et Orléans, il favorisa, à partir de 1410, les Armagnacs dans la guerre civile les opposant aux Bourguignons, puis traita avec les Anglais et fut nommé capitaine de Paris et lieutenant du roi en Languedoc en 1413. Mécène fastueux, il protégea les arts et les lettres et posséda les plus beaux manuscrits de l'époque. Il commanda les Très Riches heures du duc de Berry aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg malheureusement les 3 frères finirent par décéder de la peste laissant un manuscrit inachevé. Il ne sera terminé que 65 ans plus tard par divers enlumineurs et calligraphes. Il fit également exécuter les Petites Heures de Jean de Berry ainsi que les Belles Heures de Jean de Berry. Il se fit construire plusieurs palais. Celui de Mehun-sur-Yèvre est sans doute le plus beau, un à Bourges, un château au bord de l'eau à Poitiers. L'architecte de la plupart de ces constructions était Guy de Dammartin. Sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, il fit édifier la Sainte-Chapelle de Bourges pour bien montrer sa filiation avec le roi saint Louis.
Sciarra Colonna (1270-1329) Sénateur romain Il ne cesse de comploter avec son
frère Étienne lorsqu’en 1294, Benoît Caetani est élu pape sous le nom de
Boniface VIII. Ils doivent finalement fuir son courroux et se réfugier en
France. Au début de l'été 1303, Scarra revient en Italie et prend la tête
d'une insurrection armée qui fait mouvement vers Anagni, résidence d'été du
pape. C'est aux portes de la ville qu'il rencontre Guillaume de Nogaret.
Sciarra voulait profiter de la mission de Nogaret pour en finir une bonne
fois pour toutes avec Boniface. La troupe entre en force dans Anagni et
s'empare de la personne du pape qui est bousculée. Celui-ci est finalement
délivré par les habitants d'Anagni mais meurt un mois plus tard. Avec Guillaume de Nogaret ils sont
excommuniés par son successeur, Benoît XI, mais Philippe IV de France fait
pression sur le pape suivant, Clément V, pour obtenir leur pardon. Ils
reçoivent leur absolution par la bulle pontificale Rex gloriae du 27 avril
1311. Resté sénateur, il refait parler de
lui en 1328 en appuyant l'empereur Louis IV de Bavière, excommunié par le
pape Jean XXII, qui entre en Italie, fait élire l'antipape Nicolas V et se
fait couronner à Rome par lui. Peu après, il est condamné à l'exil. Il meurt
l'année suivante.
Ambrogio Lorenzetti (vers 1290-1348) Peintre Il est probablement formé à
l'atelier de Duccio di Buoninsegna comme son frère aîné Pietro Lorenzetti et
Simone Martini. Il part à Florence, inscrit à l'Arte dei Medici e Speziali,
et où il reçoit des nombreuses commandes. À Sienne en 1337 et en 1340 il
effectue les travaux au dôme de Sienne et au Palazzo Pubblico où il peint
les célèbres fresques des Effets du bon et du mauvais gouvernement, peintes
à partir de 1338 dans la Salle des Neuf, sur 3 murs. Il maîtrise la perspective dans ses
paysages et est aussi un cartographe réputé. Il est probablement mort de la
peste avec son frère en 1348.
Agnès de Méranie ou Agnès
d'Andechs (1180-1201) Fille de Berthold IV, duc de Méranie,
et d'Agnès de Wettin. Elle est devenue reine de France par son mariage avec
Philippe II Auguste. Veuf d'Isabelle de Hainaut, le roi
Philippe II Auguste se remarie le 14 août 1193 avec Ingeburge de Danemark,
mais pour des raisons encore inexpliquées, la prend en horreur le lendemain
de sa nuit de noces, et fait annuler le mariage le 5 novembre 1193 par une
assemblée d'évêques complaisants. Le pape Célestin III déclare
l'annulation illégale le 13 mars 1195, mais il passe outre à la décision
pontificale et se remarie le 1er juin 1196 avec Agnès de Méranie. Mais si le pape Célestin III meurt
le 8 janvier 1198 sans avoir pu faire respecter sa décision, son successeur
Innocent III entend confirmer la condamnation de l'annulation et la faire
respecter. Après des négociations infructueuses, il lance le 13 janvier 1200
l'interdit sur le royaume de France, entraînant la suspension de toutes les
activités du clergé. Cette situation risquant de créer
des émeutes, Philippe Auguste finit par se soumettre, fait mine de faire
revenir Ingeburge à la cour. Lors d'une assemblée tenue le 7 septembre 1200
au château de Saint-Léger à Nesle, il annonce que l'interdit est levé. Mais
il l'enferme à Dourdan et reste auprès d'Agnès de Méranie. En mars 1201, le
concile de Soissons se conclut par l'échec de Philippe Auguste à faire
casser son mariage avec Ingeburge. Agnès de Méranie meurt peu après en
donnant naissance à un enfant mort né, mais Philippe Auguste parvient à
faire reconnaître du pape la légitimité des enfants nés d'Agnès. Elle est inhumée en l'abbaye royale de Saint
Corentin à Septeuil à une quinzaine de kilomètres au Sud de Mantes.
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