Jean Le Bel - Marguerite de Bourgogne Reine de France - Hugues le Despenser - Lancelot de Maloysel ou maloisel - Alphonse IV du Portugal - Jeanne De Bourgogne - Isabelle de France -

 

 

Jean Le Bel (1290-1370)

 

D'origine noble, il devint chanoine de la cathédrale Saint-Lambert de Liège tout en menant une vie mondaine. Combattant à l'occasion, il fut dans l'armée anglaise d'Édouard III, aux côtés de son protecteur et ami, Jean de Beaumont, fils du comte de Hainaut.

On assure, comme son nom le laisse deviner, qu' "ill astoit lyez, jolis, et savoit faire chanchons et vierlais". La petite histoire dit qu'en dépit de sa condition d'ecclésiastique, il eut, à un âge avancé des jumeaux d'une dame de haut lignage.

Ses Vrayes Chroniques, écrites à la demande de Jean de Hainaut, racontent avec une sobre précision les débuts de la guerre de Cent Ans en couvrant les années 1329 -1367.

Il demeure assez impartial en dépit de sa sympathie pour les anglais et Édouard III, au sujet duquel il rapportera cependant l'épisode peu glorieux du viol de la comtesse de Salisbury. Il est parfois de parti pris en faveur des chevaliers auxquels il déclare vouloir rendre justice.

Œuvre d'une valeur historique de tout premier plan, les Vrayes Chroniques seront "pillées" par jean Froissart qui l'évoque dans la première version de ses Chroniques. Pour encourager tous les nobles coeurs et montrer un exemple en matière d'honneur, moi Jean Froissart, je commence à parler, d'après la relation de Monseigneur Jean le Bel, jadis chanoine de Saint Lambert de Liège et je dis ainsi: plusieurs gens nobles et non nobles ont parlé maintes fois des guerres de France et d'Angleterre, qui n'en savaient ni sauraient justement dire, s'ils en étaient requis et examinés, comment ni pourquoi ni par quelles raisons elles vinrent. Mais voici le vrai fondement de la matière. Et parce que je ne veux rien mettre ni ôter, oublier ni corrompre, ni en rien abréger l'histoire, par défaut de langage, mais que je la veux multiplier et accroître autant que je pourrai, je vous veux de point en point parler et montrer toutes les aventures, depuis la naissance du noble Édouard d'Angleterre qui si puissamment a régné.

 

Marguerite de Bourgogne Reine de France (1290-1315)

Marguerite était une princesse de la première branche bourguignonne de la dynastie capétienne. Elle était la fille de Robert II duc de Bourgogne et d'Agnès de France fille du roi Louis IX.

Le 23 septembre 1305, à Vernon, elle épousa Louis X le Hutin roi de Navarre et roi de France, fils du roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne 1ère.

De son mariage avec Louis X le Hutin est issue une fille, Jeanne II de Navarre, qui ne recouvrera qu'une partie de ses droits sur la Navarre en 1328, par un arrangement entre son mari Philippe d'Évreux et le roi de France Philippe VI de Valois.

Au début de l'année 1314, Philippe IV le Bel, alors roi de France, fit arrêter ses trois belles-filles Marguerite de Bourgogne, Jeanne de Bourgogne et Blanche de Bourgogne, sur dénonciation de sa fille Isabelle d'Angleterre parce qu'elles auraient été prises en flagrant délit d'adultère avec deux jeunes chevaliers, Philippe et Gautier d'Aunay. Marguerite fut enfermée dans la forteresse de Château Gaillard et fut tenue au secret dans sa prison.

Elle devint reine de France à la mort de son beau-père Philippe IV le Bel, survenue le 29 novembre 1314. Le 15 août 1315, elle fut retrouvée étranglée ou étouffée à l'aide de ses cheveux dans sa cellule.

 

Hugues le Despenser (1290-1326)

Comte de Winchester

 

Second favori du roi Édouard II d'Angleterre et qui le laissa gouverner à sa place et le fit comte de Winchester en 1322. Il est capturé avec ce dernier par Isabelle de France et son amant Lord Roger Mortimer.

Surnommé “Mignon” d'Édouard, il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à mort après le succès d'une révolte dirigée contre le roi

Il est supplicié en public, ses parties génitales coupées puis incinérées, avant d'être éviscéré puis exécuté en 1326. Sa tête est exposée à Londres quelques temps après l'exécution

 

Lancelot de Maloysel ou maloisel (1290-134?)

 

Le père de Lancelot fut chargé des opérations commerciales qui concernaient l'Espagne et la France jusqu'à l'Angleterre. Lancelot ne manqua pas d'être soigneusement éduqué et formé pour succéder à la lignée de navigateurs qui était la sienne aussi, à l'âge de 22 ans, put-il se lancer à l'assaut des îles inconnues, doté d'une autorité suffisante et bien secondé par des marins nantis d'une solide expérience. Il donna son nom à l'île de Lanzarote, une des îles Canaries. Il est arrivé sur l'île en 1312, et resta pendant presque deux décennies jusqu'à ce qu'il fut expulsé par une révolte.

Durant 20 années, il profita incontestablement de l'appui des siens pour développer son commerce et, sitôt son retour en Provence, réintégra les traditionnels circuits commerciaux de la famille.

 

Alphonse IV du Portugal (1291-1357)

Roi du Portugal de 1325 à 1357

Fils du roi Denis 1er et de Isabelle d'Aragon dite sainte Isabelle, il épousa en 1309 Béatrice de Castille, fille légitime de Sanche IV, roi de Castille et de León, et de Marie de Molina.

Bien qu'il fût l'unique fils légitime de son père, il n'était pas le favori du roi Denis 1er qui préférait la compagnie d'Alphonse Sanche, un de ses bâtards. Cette préférence provoqua une rivalité entre les deux frères ce qui donna lieu à une lutte armée. En 1325, Alphonse devint roi et, comme première décision, exila Alphonse Sanche en Castille, lui retirant toutes les terres, titres reçus de leur père. L'exilé n'accepta pas et, orchestra une série de manœuvres politiques et militaires dans le but de devenir lui même roi. Après diverses tentatives de réconciliation, les frères signèrent un traité de paix sous les auspices de la reine Isabelle.

Sa fille aînée, la princesse Marie Constance du Portugal épousa Alphonse XI de Castille en 1328, mais le mariage fut malheureux. Alphonse, comme vengeance, attaqua les frontières de la Castille. La paix vint 4 ans plus tard, et avec l'intervention de Marie du Portugal, un traité fut signé à Séville en 1339.

L'année suivante, en octobre 1340, des troupes portugaises, avec celles de Castille, participèrent à la grande victoire de la Bataille du Salado contre les Maures.

En 1348, la grande peste amputa de 50% la population du pays. Sous son règne furent découvertes les Îles Canaries. Il poursuivit la lutte de ses prédécesseurs contre la mainmise de l'Église sur l'État. Comme mesure d'apaisement, il fit recenser les titres de propriété de l'Église.

La dernière partie de son règne ne fut pas marquée par un conflit ouvert avec la Castille mais bien par des intrigues.

La guerre civile entre le roi Pierre 1er de Castille et son demi-frère Henri de Transtamare provoqua l'exil de beaucoup de nobles vers le Portugal. Ces émigrants créèrent, de suite, une faction à la cour de Portugal, recherchant des privilèges et un pouvoir qui pourraient compenser ce qu'ils avaient perdu chez eux. Cette faction augmenta son pouvoir, surtout après qu'Inès Castro, fille d'un important membre de la noblesse et dame d'honneur de la princesse Constance de Castille, ne devienne la maîtresse de Pierre 1er.

 

Jeanne De Bourgogne (1292-1329)

Fille de Mahaut, comtesse d’Artois, elle épouse Philippe le Long qui devient roi de France en 1316. Elle fut également compromise dans le fameux scandale de la Tour de Nesle. Elle est emprisonnée pour n’avoir pas dénoncé au roi l’adultère de sa sœur Blanche et de sa belle-sœur Marguerite. Elle meurt peu après sa mère, sans doute empoisonnée par Robert d’Artois.

 

Isabelle de France (1292-1358)

Reine d’Angleterre de 1308 à 1327

Régente d’Angleterre de 1327 à 1330

 

Fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne de Navarre et surnommée la Louve de France pour son tempérament particulièrement violent. Elle fut mariée 21 janvier 1308 à Édouard II roi d’Angleterre après de longues négociations comme le prévoyait le traité de paix franco-anglais signé en juin 1299, à Montreuil sur Mer. De tous les enfants de Philippe le Bel, elle est celle qui ressemble le plus à son père, qui a hérité de sa beauté froide et altière, de son âme inflexible, de son orgueil. Seule survivante des filles nées de son mariage avec la reine Jeanne de Navarre, elle est aussi l'enfant préféré du roi. Quand le roi Édouard II d'Angleterre et sa suite débarquent à Boulogne sur Mer, le 20 janvier, ils sont accueillis avec courtoisie, et conduits au palais des comtes de Boulogne, lieu de leur séjour. Peu après, l'Anglais s'agenouille devant Philippe le Bel, son suzerain pour le duché de Guyenne, et lui prête hommage sans aucune restriction.

Les noces sont célébrées le lendemain à Notre Dame de Boulogne. Du côté français, la présence de maintes personnalités souligne l'immense influence de la monarchie capétienne en Occident, 3 rois, ceux de France, de Navarre et de Sicile, les comtes de Valois et d'Évreux, de Poitiers et de La Marche, tous 4 princes des lys, leurs cousins les ducs de Bourgogne et de Bretagne, les comtes de Clermont, de Dreux, d'Auxerre, d'Eu, de Nevers, de Flandre et de Saint Pol, le duc de Brabant, les comtes de Hainaut, de Luxembourg et de Savoie. Pour l'occasion, le roi a offert à sa fille des couronnes et des parures magnifiques, des bijoux et des vêtements de prix, de la vaisselle précieuse, des vases sacrés pour sa chapelle. Les tables des cérémonies sont garnies des nappes les plus fines, des mets les plus délicats, des vins les plus fins. Mais Sa Majesté est toujours cruellement à court d'argent! Si bien qu'elle a requis l'aide féodale, un impôt spécial qui a été levé avec bien des difficultés et a suscité bien des protestations.

Mais, délaissée par son mari, qui lui préférait ses favoris, elle s’enfuit en France en 1325, et, avec l’appui de son amant Roger Mortimer, elle envahit l’Angleterre. Elle contraint à l’abdication en janvier 1327 Édouard II et elle exerça le pouvoir avec le titre de régente. En 1330, le coup d’État royal d’Édouard III envoya Mortimer à l’échafaud et relégua Isabelle au château de Rising à Norfolk, où elle mourut 28 ans plus tard le 23 août 1358.C’est d’elle qu’Édouard III et ses successeurs tenaient leurs droits au trône de France.

 

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