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Jean Froissart - Jacques Fournier dit Benoît XII - Pierre 1er dit le Cruel - Henri II de Castille comte de Trastamare - Olivier de Clisson -
Jean Froissart (1333-1410) Chroniqueur poète et romancier Jean Froissart est né à Valenciennes, vraisemblablement dans une famille bourgeoise. Tout ce que nous savons de sa vie nous vient de ses oeuvres, où il nous fait le portrait idéal d'un jeune homme disposé par nature à une vie courtoise. Très jeune il a commencé à composer des poèmes dans le style courtois et les formes fixes popularisées par Machaut. Cette précocité littéraire lui a valu les attentions de Philippa de Hainaut, femme du roi Édouard III d'Angleterre, et Froissart est devenu secrétaire de la reine en 1361, qu'il sert jusqu'à la mort de celle-ci en 1369. C'est pendant ces années à la cour anglaise que Froissart a composé la plupart de ses poèmes et a commencé les recherches qui ont abouti aux Chroniques qui forment une peinture vivante du monde féodal.Pendant cette période, il a entrepris au moins trois longs voyages: trois mois en Écosse en 1365; plusieurs mois en l'entourage du Prince Noir dans le sud de la France à la fin de l'an 1363 et au début de l'an 1366; et un voyage de plusieurs mois en Italie en compagnie du second fils de Philippa, Lionel, pour son mariage avec Valentine Visconti, fille du duc de Milan.A la mort de l'épouse de Édouard III, il revint à Valenciennes, fut ordonné prêtre et obtint une cure à Mons. Il sera ensuite chapelain de Beaumont et chanoine de Chimay. Froissart est passé par la suite d'abord au service de Robert de Namur, beau-frère de Philippa, et ensuite à celui de Guy de Blois. Il est entré ensuite dans le service de Wenceslas de Brabant, pour qui il a composé le dernier roman arthurien en vers, "Méliador" qui, comme ses chroniques, est une glorification de la chevalerie. Après la mort de Wenceslas en 1383, Froissart s'est consacré presque entièrement à la rédaction de ses Chroniques de France, d'Angleterre et de "païs voisins", dans lesquelles nous trouvons un portrait idéalisé de la chevalerie et de l'aristocratie à l'époque de la Guerre de Cent Ans. Les quatre livres de l'œuvre traitent principalement de la guerre de Cent ans. On y trouve entre autres la relation de la campagne d'Édouard III contre les Écossais (1327), les batailles de Crécy (1346), de Poitiers (1356), le sac de Limoges (1369), l'histoire d'Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris (1358), la révolte de Walter Tyler en Angleterre (1382), l'histoire des "écorcheurs" ou la vie à la cour d'Orthez.Il a passé l'hiver de 1388-89 à Orthez, à la cour de Gaston Phoebus, comte de Foix, à qui il a lu chaque soir des portions de son Méliador . Il a revisité l'Angleterre en 1394.Il semble que Jean Froissart ait passé plusieurs années de la fin de sa vie à Cantimpré, auprès de son ami Jehan le Tartier, prieur de l'abbaye. Jehan le Tartier composa, soit par imitation, soit avec sa collaboration, une généalogie de plusieurs rois de France, de leurs descendants et des études historiques qui semblent constituer une sorte d'introduction aux chroniques de Froissart. Chroniqueur contraint de plaire aux "grands" qu'il servait, il épousera souvent leurs causes et restera insensible aux misères du peuple.
Jacques Fournier dit Benoît XII Pape de 1334 à 1342 Moine cistercien né à Toulouse et évêque de Pamiers, il est élu à l'unanimité au premier conclave d'Avignon. Contrairement à son prédécesseur, il donna l'exemple d'une vie austère et mit fin au népotisme. Il chercha à réformer l'Église, à rétablir la paix entre la France et l'Angleterre, et reprit les relations avec Louis de Bavière, il s'efforça de ramener le calme en Italie et d'apaiser la révolte des états de l'église. Il tenta par deux fois de ramener la papauté à Rome, mais, ses projets échouant il se décida à demeurer à Avignon. Il entreprit la construction d'une demeure plus grande et mieux protégée que l'ancien palais épiscopal en 1340, ce sera le début de la construction du palais des papes tout en rénovant la toiture de la chapelle Sixtine à Rome. Il ne peut empêcher le début de la guerre de Cent ans. Pendant son pontificat, l'Occitanie se couvre des bûchers de l'Inquisition. Pétrarque le qualifiera "d'indigne et ivrogne timonier de l'Église.". Il meurt le 25 avril 1342.
Pierre 1er dit le Cruel (1334-1369) Roi de Castille et Léon de 1350 à 1365 Seul fils légitime du roi Alphonse XI et de Marie du Portugal, Pierre accéda au trône à 16 ans et fut tout d’abord soumis à l’influence de sa mère et de ses favoris.Pendant tout son règne, il fut aux prises avec la contestation de son demi-frère, Henri de Trastamare, soutenu par la France et par l’Aragon, alors qu’il avait l’appui des Anglais. Il dut aussi lutter contre son autre frère, Frédéric, qu’il fit assassiné en 1358, un meurtre qui lui valut son surnom. Bien des années plus tard, à une époque ou l'autorité royale était bien établie, il y eut une réaction en faveur de Pierre et un surnom alternatif lui fut trouve. Il devint à la mode de parler de lui comme d’El Justiciero, le Justicier.Il fut marié officiellement deux fois. Il répudia sa première femme Blanche de Bourbon, épousée en 1352 sous la pression de sa mère et des nobles castillans pour se marier avec Juana de Castro en 1354. Cette dernière fut également répudiée peu après bien qu’elle lui ait donné un fils. La seule femme de son “harem “ dont il ne se lassa jamais fut sa maîtresse Maria de Padilla. Avec l’appui de Pierre IV d’Aragon, Henri de Trastamare qui s’était réfugié en France, tenta de prendre le pouvoir avec l’aide des grandes compagnies* dont Charles V s’était débarrassé en les envoyant en Castille sous le commandement de Du Guesclin et Hugues Calveley en 1366.Pierre le Cruel réussit à obtenir l’aide du Prince Noir, gouverneur de Guyenne, et il remporta sur Du Guesclin la victoire de Najera le 3 avril 1367. Mais le Prince Noir finit par l’abandonner et il fut définitivement vaincu à Montiel le 14 mars 1369.Réfugié dans la forteresse de Montiel, il fut attiré par une ruse dans la tente de Du Guesclin. C’est là qu’il fut tué, le 23 mars 1369, par Henri qui devint roi sous le nom de Henri II.
Henri II de Castille comte de Trastamare (1334-1379) Fils bâtard d'Alphonse XI de Castille et d’Éléonore de Guzman, demi-frère de Pierre 1er le cruel. En 1366 à la tête d'un groupe de soldats de fortune, et avec l'aide de Bertrand du Guesclin, il détrôna Pierre 1er après la bataille de Montiel et le tua dans une entrevue en 1369. Il fut marié à Jeanne, fille de Jean Manuel de Villena héritière d'une branche mineure de la famille royale de Castille. Il eut une politique de rigueur religieuse qui annonçait l'inquisition.
Olivier de Clisson (1336-1407) Il entre d’abord au service du duc de Bretagne, et prend part en 1364 à la bataille d’Auray. En 1370, il sert sous le roi de France Charles V. Il devient le frère d’armes de Du Guesclin et pendant 10 ans de1370 à 1380 l’aide à détruire les Grandes Compagnies et à chasser les Anglais de France. Dès le début du règne de Charles VI, il est nommé connétable en 1380, conduit le jeune roi à Reims où celui-ci est sacré. Il contribue puissamment à la victoire de Rozebeke sur Artevelde et les Flamands. Pendant la folie de Charles VI, les oncles de celui-ci le font condamner au bannissement perpétuel. Il se réfugie en Bretagne, mais continue à lutter contre Jean IV de Bretagne et Pierre de Craon qui tente de le faire tuer. La réconciliation des adversaires met fin à trois ans de guerre. Clisson meurt à 71 ans dans son château, léguant une partie de ses richesses aux églises et en particulier à Notre-dame de Paris.
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