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John Wyclif ou Wycliffe - Nicolas ou Nicole Oresme - Pierre 1er du Portugal dit Pierre le Justicier - Hélie de Talleyrand Périgord - Charles d’Espagne - Jeanne de Brabant - Pierre 1er de Bourbon -
John Wyclif ou Wycliffe (1320-1384) Réformateur religieux Anglais Il est né dans le Yorkshire et fit ses études à Oxford. Contemporain du Grand Schisme, Wyclif donna une justification doctrinale à l’indignation que partageait la plupart des Anglais de son époque devant la décadence de l’église. En 1374, le Roi Edouard III l'a nommé recteur de Lutterworth. Dans ses premiers traités “Detarminatio quaedam de domino” vers 1374 et “De civili domino” en 1376, le maître d’Oxford attaquait les prétentions pontificales à la puissance temporelle et demandait la confiscation des biens de l’Eglise, la propriété mettant les clercs en état de péché. Le 19 février 1377, il est convoqué par l'évêque de Londres, Guillaume Courtenay, pour présenter sa doctrine. L'interrogatoire se termine lorsque Jean de Gand, qui avait accompagné Wyclif, se trouve mêlé à une bousculade avec l'évêque et son entourage. Le 22 mai 1377, Grégoire XI condamna les 18 propositions de Wyclif, mais celui-ci, qui jouissait de la protection de Jean de Gand et du pouvoir politique, pouvait se permettre de braver les autorités religieuses. Après le début du Grand Schisme en 1378, ses attaques redoublèrent de vigueur. Il publie “De officio regis, De veritate scripturæ” en 1378, “De potestate papæ” en 1379. Pendant l'année 1378, Wyclif et ses amis d'Oxford entreprennent la traduction en anglais de la Vulgate, bravant par là l'interdit l'Église. En 1379, Wyclif répudie la doctrine de la transsubstantiation. Cette prise de position audacieuse suscite une telle réprobation que Jean de Gand lui retire son soutien. Wyclif envoie à partir de 1380 ses disciples, appelés les pauvres prêcheurs, dans les campagnes pour qu'ils fassent connaître ses thèses religieuses égalitaristes. Les prêcheurs trouvent une large audience et on accuse Wyclif de semer le désordre social. Cependant, il ne s'engage pas directement dans la révolte avortée des paysans en 1381. En 1382, toutes ses écritures ont été interdites. En mai 1382, Courtenay, devenu archevêque de Canterbury, rassemble un tribunal ecclésiastique qui condamne Wyclif comme hérétique et prononce son expulsion d'Oxford. Wyclif se retire alors dans sa paroisse de Lutterworth. Ses attaques contre la papauté lui valent la condamnation de Rome et en 1384 il meurt dans l'isolement. Les doctrines de Wyclif parvinrent jusqu’en Bohême et exercèrent une grande influence sur Jean Hus.
Nicolas ou Nicole Oresme (1320-1382) Philosophe et Economiste Sans doute né près de Caen, Oresme étudia au Collège de Navarre de l'Université de Paris ou il suit les cours du célèbre philosophe et physicien Jean Buridan, originaire de Béthune et théoricien de l'impetus.Docteur en théologie de la faculté de Paris, grand maître du collège de Navarre en 1355, Nicolas Oresme devient vite célèbre par ses connaissances en philosophie et en mathématiques. En 1360, le roi Jean II l’engage comme précepteur pour son fils, le futur Charles V.En 1362, il est reçu maître en théologie. En 1363, il est envoyé à la cour du pape Urbain V en Avignon, où il prononce un discours plein de hardiesse sur les dérèglements des princes de l’Église. Il est accusé d’hérésie, mais bientôt disculpé. Il est l’un des plus importants conseillers du roi Charles V. A la demande de celui-ci, il traduit Aristote, dont: "la Politique, les Économiques et la première traduction de l'Éthique à Nicomaque en langue vernaculaire", et commente le traité De l'âme. Les problèmes économiques ne le laissent pas plus indifférent que Copernic. Il montre dans son "Tractatus de origine, natura, jure et mutationibus monetarum", les conséquences néfastes des fluctuations monétaires et de ce qu'il appelle la "sophistication" des monnaies.En 1366, il écrit encore un Traité du commencement et première invention des monnaies. Ces travaux sont loin d’être les seuls puisque, savant, il étudie la physique et l’astronomie. Il soutient la loi de la chute des corps et le mouvement diurne de la Terre dans plusieurs de ses ouvrages comme "De difformitate qualitatum", dans Traité de la sphère, dans Traité du ciel et du monde, dans Commentaires aux livres du ciel et du monde de 1377. Dans le domaine scientifique, il est un précurseur et rédige de nombreux traités mathématiques et astronomiques. C’est lui qui invente la puissante métaphore du monde horloge créé par un dieu horloger : "Et si quelque homme devait fabriquer une horloge mécanique, ne ferait-il point en sorte que toutes les roues se meuvent aussi harmonieusement que possible ?" Il discute la géométrie euclidienne*et, précurseur de Descartes, préconise un système de coordonnées orthogonales, la longitudo et la latitudo, afin de mesurer les variations d'intensité d'une valeur donnée. Il annonce ainsi les intuitions et les démonstrations qui seront celles de Galilée, de Newton et de Descartes. Qui plus est, bien avant ce dernier, il écrit en français ses traités aussi bien ceux de science que de philosophie. Il incarne de manière exemplaire la première Renaissance qui s’épanouit au 15ème siècle à l’Université de Paris, encouragée par le pouvoir royal. Il appartint ensuite au chapitre de la cathédrale de Rouen jusqu'en 1377, date à laquelle il devint évêque de Lisieux, il meurt dans cette ville cinq ans plus tard.
Pierre 1er du Portugal dit Pierre le Justicier (1320-1367) Roi du Portugal de 1357 à 1367.
Fils d'Alphonse IV dit Alphonse le Brave, roi de Portugal et de Béatrice de Castille. Comme roi, Pierre fut un bon administrateur, courageux dans la défense de son pays contre l'influence du pape et défendant les moins favorisés. En politique externe, il participa avec l'Aragon à l'invasion de la Castille. En 1340, à Lisbonne, il épousa Constance de Castille, fille de Jean Emmanuel de Castille, seigneur de Vilhena, Peñafiel et Escalona, et de Constance d'Aragon. Vers 1345-1346, il épousa en secondes noces Inès de Castro, fille de Pedro Fernández El de la Guerra de Castro, seigneur de Castro Xerez, et d'Aldonça Lourenço de Valadares Cette dernière influença très fort la politique interne du Portugal durant le règne de Alphonse IV alors qu »elle était dame de compagnie de Constance. Inès finit par être assassinée en 1355 et cela n'améliora pas les rapports entre père et fils. Au contraire, entre 1355 et son accès à la couronne, Pierre se révolta contre son père au moins deux fois et ne lui pardonna jamais l'assassinat d'Inès. Après son couronnement en 1357, Pierre annonça officiellement son mariage avec Inès peu avant sa mort et il souhaita qu'on la considéra comme reine du Portugal. Il meurt le 18 janvier 1367 à Estremoz
Personnage central de la papauté avignonnaise. Il touche ses premiers revenus ecclésiastiques à l'âge de 19 ans grâce à Jean XXII. Nommé évêque de Limoges à 23 ans en 1324, cardinal sept ans plus tard, "le cardinal de Périgord" sera surnommé le faiseur de Papes.Au cœur de toutes les intrigues avignonnaises, il sera l'homme de confiance de Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V. A Londres, il négocie la libération de Jean le Bon. Grâce à son intervention, le Prince Noir modérera ses pillages et ses destructions dans le grand sud. Grand ami de Pétrarque, il défend, contrairement au poète, le maintien de la papauté en Avignon.A la mort de Clément VI, le conclave désigne à l'unanimité Jean Birel, Général des Chartreux, comme nouveau Pontife. Le rôle de Talleyrand fera l'objet de plusieurs versions: celle du roman de Claude Mossé, une parmi d'autres, plus vraisemblable, délivrée par Boutrais Cyprien Marie, ancien procureur à Glandier. Jean Birel était effrayé par cette charge, il demande à Talleyrand de retourner le Sacré Collège: L'éloquence du périgourdin fera le reste. Un nouveau vote mettra Etienne Aubert sur le trône de Pierre. Dès son élection, Innocent VI offre à Jean Birel une place au Collège des cardinaux. Mais le Chartreux refuse, "désirant plutôt monter en vertus qu'en dignités. Le cardinal Talleyrand ne démentira jamais son attachement aux Chartreux. Il termine et dote richement la chartreuse de Vauclaire, près de Montignac en Dordogne, ainsi que l'église de Saint Astier dans le même département . A sa demande, son corps repose à Saint Front de Périgueux .
Charles d’Espagne (1321-1354)
Ce brillant chevalier est l’ami d’enfance de Jean II et son favori. Le roi, au retour des États du Languedoc, le fait connétable. Les faveurs dont il le comble soulèvent les murmures : “ Le Roi, dit-on, n’a d’autre Dieu que lui. ” Charles d’Espagne sollicite et obtient le comté d’Angoulême, ce qui lui attire la haine de Charles et de Philippe III de Navarre.
Jeanne de Brabant (1322-1406) Duchesse de Brabant et de Limbourg de 1355 à 1406.
Elle était fille de Jean III, duc de Brabant et de Limbourg, et de Marie d'Évreux. Elle épousa en première noce en 1334 Guillaume II d'Avesnes. Veuve, elle se remaria en mars 1352 avec Venceslas Ier de Bohême. Son père mourut en décembre 1355. En janvier 1356, le “Blijde Inkomst” fut promulguée afin de maintenir l'union du duché de Brabant et éviter un partage entre les filles de Jean III. Jeanne en tant qu'aînée, devint duchesse de Brabant. Louis II de Male, comte de Flandre, marié à Marguerite de Brabant, fille cadette de Jean III, protesta et attaqua le Brabant. Avec le soutien de l'empereur Charles IV de Luxembourg, ils réussirent à faire valoir leurs droits et à conserver le duché. Sans enfant de ses deux mariages, elle désigna pour lui succéder son petit-neveu Antoine de Bourgogne.
Duc de Bourbon de 1342 à 1356, Comte de Clermont
Il était le fils de Louis 1er, duc de Bourbon et comte de la Marche, et de Marie d'Avesnes. Il fit ses premières armes en 1341 sous les ordres du duc de Normandie, le futur roi Jean II de France et combattit en Bretagne, alors en pleine guerre. Il permit notamment au prétendant français Charles de Blois de prendre possession du duché. Il épousa en 1336 Isabelle de Valois, fille de Charles de France et de Mahaut de Saint-Pol. En 1346, il combattit à Crécy et y fut blessé. En 1355, il fut envoyé dans le Languedoc avec le titre de lieutenant général du roi, et accomplit sa mission avec succès. Il combattit à la bataille de Poitiers et y fut tué.
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