Raoul de Brienne - Robert le Sage - Pietro Lorenzetti - Simone di Martino dit Simone Martini - Etienne Aubert dit Innocent VI - Piers Gaveston - Édouard II - Ferdinand IV de Castille dit l'Ajourné -

 

 

 

Raoul de Brienne (mort en 1350)

 

Connétable de France il est fait prisonnier en 1346 par les Anglais, il est libéré sur rançon en 1350. Il revient à Paris pour assister aux fêtes du sacre de Jean II. Celui-ci a appris entre-temps la liaison qu’il a eu avec sa première femme, Bonne de Luxembourg. Il le fait arrêter, emprisonner à la tour du Louvre, malgré les supplications de ses amis qui tiennent le comte "pour loyal et prud’homme sans nulle lâcheté". Mais rien ne peut fléchir le roi, qui lui fait trancher la tête.

 

Robert le Sage (1278-1343)

Duc d’Anjou et Roi de Naples

Il succède en 1309 à son père Charles II le Boiteux. Juriste averti, il a été maître de l'Italie de 1316 à 1324. Il se préoccupe assez peu de la Provence, bien qu'il y fasse plusieurs séjours. Le comté gagne en autonomie administrative, avec la constitution d'une Chambre des Comptes de Provence et le renforcement du rôle d'un Conseil royal où siègent à côté du sénéchal une douzaine de juristes occupant les principaux offices. Le roi accorde à de nombreuses villes le droit de former des conseils et même de désigner des syndics qui représentent la communauté. Le syndicat, placé sous la tutelle théorique du seigneur du lieu, remplace le consulat, et se diffuse largement. En 1330 il prépare sa succession en faveur de ses deux petites-filles, Jeanne, âgée de 4 ans, et Marie. Il doit en effet compter avec les branches issues de ses frères : Hongrie, Tarente, Duras. Après ceux du royaume de Naples, les seigneurs et communautés de Provence sont appelées à prêter hommage à Jeanne et Marie. En1335 à l'âge de 9 ans, Jeanne est mariée à André de Hongrie, plus jeune qu'elle de 2 ans.

 

Pietro Lorenzetti (1280-1348)

Peintre

Il naquit à Sienne en 1280 environ : disciple de Duccio et de Giovanni Pisano, il développa son propre langage figuratif, synthèse de l'art siennois et du style de Giotto.

Le polyptyque de l'Église paroissiale d'Arezzo est sa première œuvre datée ; elle remonte à 1320. De 1326 à 1329, il travailla à Assise, dans la Basilique inférieure, où il peignit les Histoires de la Passion du Christ.

Quittant Assise, Lorenzetti se rendit à Sienne, où il peignit le retable pour le Carmine, en 1329. Toujours à Sienne, avec son frère Ambroise, en 1335, il exécuta les fresques de la façade de l'Hôpital de Sainte Marie alla Scala.

De 1335 à 1342, la Nativité de la Vierge pour le dôme de Sienne fut sa dernière œuvre documentée. On perd sa trace après 1347 ; il mourut probablement pendant l'épidémie de peste de 1348.

 

Simone di Martino dit Simone Martini (1282-1344)

 

Né à Sienne en 1284 environ, Simone Martini fut probablement l'élève de Duccio, mais fut également influencé par l'œuvre de Giovanni Pisano et la nouvelle vision de l'espace, de Giotto. En 1315, il exécuta la Majesté, sa première œuvre, pour le Palais Communal de Sienne.

En 1317, Martini travailla pour la Cour angevine à Naples et, à Assise, dans la Basilique inférieure où il exécuta les fresques de la chapelle de Saint Martin. Dans cette représentation de la vie du saint chevalier, Martini retrace un épisode sacré, auquel se mêlent cependant des allusions profanes ; une façon de peindre, révélatrice de l'art tardo-gothique. Dans son œuvre, la description du monde aristocratique ne tend jamais à la transcendance, mais l'artiste, qui lui est intimement lié, en est un interprète perspicace.

Dans les années 1320-28, Simone Martini travailla dans différentes villes, dont Pise, Orvieto et Sienne où il peignit, entre autre, le portrait de Giudoriccio da Fogliano et les Histoires du Bienheureux Augustin le Jeune.

En 1339, il partit pour Avignon où, convié à la cour pontificale de Benoît XXII, il exécuta différentes œuvres pour le palais des papes. Il y rencontra François Pétrarque pour lequel il réalisa le frontispice du Vergilius cum notes Petrarchae et un portrait de Laure. Il mourut en Avignon en 1344.

 

Etienne Aubert dit Innocent VI (1282-1362)

Pape de 1352 à 1362

Etienne Aubert est né aux Monts de Beyssac, en Corrèze, en 1282. Sa famille figure parmi les premiers bienfaiteurs de la chartreuse de Glandier dès 1220. Il fera preuve de plus de moralité que son prédécesseur. Il réduit le train de vie de la curie; les aspirants aux charges doivent fournir les preuves de leurs aptitudes. Il rétablit la discipline chez les Franciscains et n'hésite pas à confier les plus réticents à l'Inquisition, ce qui lui vaudra les foudres de Brigitte de Suède. Afin de préparer le retour de la papauté à Rome, il donne au palais pontifical romain sa forme actuelle

Il renoua avec l'austérité de Benoît XII, de toute façon, aurait-il voulu qu'il en soit autrement, le trésor pontifical n'existait plus, en 1358, il fut même obligé de vendre argenterie et bijoux personnels. Maladroite, sa politique ne connut pas un grand succès.

De plus, c'est l'époque des grandes compagnies, qui coûtent si cher à Avignon et qui lui feront construire les remparts, de la famine et la peste qui ravagent à nouveau la ville. Accablé par tant de soucis, Innocent VI déclina rapidement et mourut le 12 septembre 1362. Son tombeau est situé à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon, qu'il fonda en 1356, à l'emplacement de sa livrée.

 

Piers Gaveston (1284-1312)

Comte de Corwal 

 

Favori du Roi Édouard II de l'Angleterre, gascon de naissance, il était le fils de Arnaul de Gabaston, soldat au service du roi Édouard 1er. Jeune garçon, il fut présenté au couple royal et devint un compagnon du prince Édouard en 1300. Mais le roi n’accepta pas la familiarité des 2 compagnons et il banni alors Gaveston dans l’intention de punir davantage son fils. La famille de Piers retourna en France. Mais à la mort de son père en juillet 1307, Édouard II le rappela auprès de lui et le fit comte de Corwal.

Il se maria avec Margaret de Clare, petite fille du roi Édouard 1er et fut fait gardien du royaume lorsque Édouard dû quitter l’Angleterre pour épouser Isabelle de France en 1308. Mais, il fut très vite impopulaire auprès de la nouvelle reine et des nobles et fut de nouveau exilé. Il fut envoyé en Irlande comme régent, mais il retourna en Angleterre ou il fut capturé et exécuté. Il fut remplacé dans l’affection du roi par Hugues le Despenser.

 

Édouard II (1284-1327)

Roi d’Angleterre de 1307 à 1327

Prince de Galles de 1301 à 1307

Duc de Guyenne ou d'Aquitaine de 1307 à 1327

Fils et successeur d’Édouard 1er, époux d’Isabelle de France fille de Philippe IV le Bel. 6ème souverain de la dynastie des Plantagenêts, il doit son accession à la couronne à la mort prématurée de ses 3 frères aînés. Son règne désastreux forme un contraste total avec celui de son père Édouard 1er. Monté sur le trône alors que se déroulait une expédition contre l’Écosse, il fut le responsable de l’échec complet du grand projet de réunion des 2 royaumes, rendue impossible par l’écrasante défaite anglaise de Bannockburn en 1314 et de Blackmor en 1321, il consentit à la perte de l’Écosse et reconnut Robert Bruce comme roi d’Écosse.

Fils d’un souverain énergique, il fut le jouet de favoris, Gaveston, dont il fit un comte de Cornouailles, du début du règne à 1322, puis ce fut Hugues Despenser. Sa faiblesse personnelle et ses échecs permirent aux barons de relever la tête et, en 1311, d’imposer à leur souverain une véritable tutelle, le privant de tout pouvoir réel et désignant des commissaires chargés du gouvernement effectif du royaume de 1316 à 1321, Thomas de Lancastre fut le véritable « délégué » de la caste féodale à la tête de l’Angleterre.

Sa femme, refusa de revenir de France pour le rejoindre, et, avec son amant Mortimer et grâce à l’alliance du propre frère du roi, Edmond, envahit l’Angleterre en 1326. Elle fit exécuter les Despenser et força Édouard à abdiquer. Jeté en prison, maltraité, il fut finalement mis à mort par 2 bourreaux envoyés par sa femme le 21 septembre1327. Édouard II fut le 1er des héritiers présomptifs de la couronne d’Angleterre à porter le titre de prince de Galles.

 

Ferdinand IV de Castille dit l'Ajourné (1285-1312)

Né à Séville, il est le fils de Sanche IV et de Maria Alfonso de Molina. Il règne le 25 avril 1295 à la mort de son père tout d'abord sous la tutelle de sa mère jusqu'en 1301, en 1296 son oncle Jean de Castille se proclame roi de Castille sous le nom de Jean 1er mais sera rapidement relégué dans le Léon et contraint d'abdiquer en sa faveur en 1301, date à laquelle il règne personnellement sous des auspices cléments surtout grâce à l'action de sa régente mère qui aura su en cette période de troubles maintenir la légitimité de son fils en s'appuyant sur le peuple lorsque cela fut nécessaire contre une partie de la noblesse s'appuyant sur les royaumes chrétiens voisins.

En 1301, il s'allie au Portugal puis avec l'Aragon. Il repoussa les Maures qui avaient conquit ses États, et leur enlève provisoirement Gibraltar, en 1310, et Quesada.

Il se mari à Valladolid le 23 janvier 1302 avec Constance de Portugal, fille de Denis 1er du Portugal et d'Isabelle d'Aragon.

Il meurt à Jaen, le 7 septembre 1312 et fut inhumé en la chapelle royale de la cathédrale de Cordoue, puis son corps sera finalement transféré en l'église collégiale de San Hipolito à Cordoue.

 

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