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Thibaud IV de Champagne dit le Chansonnier - Gautier d’Épinal - Romano Frangipani - Guillaume de Saint-Amour - Béatrix ou Béatrice de Savoie - Güyük - Robert le Petit ou Robert le Bougre - Albert de Lauingen dit Albert le Grand - Henri III d'Angleterre -
Thibaud IV de Champagne dit le Chansonnier (1201-1254) Grand seigneur et grand poète, ce comte de Champagne soutient Blanche de Castille au cours de la minorité de Saint Louis. Amoureux de la reine à la manière courtoise, il l’assiste dans sa lutte contre les barons, ce qui lui vaut de voir ses états envahis par eux et d’être accusé d’avoir fait empoisonner Louis VIII, qu’il a accompagné à la Croisade albigeoise. En 1234, il succède à son oncle sur le trône de Navarre; son attitude politique se modifie et il marie sa fille au fils de Pierre Mauclerc, l’ennemi de la reine Blanche.
Gautier d’Épinal (mort vers 1270/1272)
Chevalier lorrain, Gautier est l’auteur d’une vingtaine de chansons d’amour, composées pour la plupart pendant le deuxième quart du 13ème siècle. Il a pour protecteurs plusieurs seigneurs de Lorraine et de Champagne orientale. Sous les lieux communs courtois, les poésies de Gautier ne manquent pas d’agrément. L’auteur manie rythmes et rimes avec maîtrise et sait, à l’occasion, donner du relief à son style.
Romano Frangipani (mort en 1243), Cardinal diacre de Saint-Ange (Rome)
Il fut envoyé en France comme légat par Honorius III pour assurer la présence pontificale à la croisade royale en Languedoc en 1226, puis resta en France et exerça son influence sur Blanche de Castille; très habile diplomate, il conduisit les négociations avec Raymond VII qui aboutirent au traité de Paris de 1229. Il fut ensuite vicaire de Rome et cardinal évêque de Porto.
Guillaume de Saint-Amour (1202–1272)
Théologien, recteur de l'Université de Paris, principal adversaire des ordres mendiants lors de la querelle de 1252–1264. Rutebeuf lui a consacré un Dit de Guillaume de Saint-Amour et une Complainte de Guillaume de Saint-Amour. Exilé dans le Jura par Alexandre IV en 1256.
Béatrix ou Béatrice de Savoie (1205-1266)
Fille de Thomas 1er, 9e comte de Savoie, et de Béatrice Marguerite de Genève. Sœur de 3 comtes de Savoie, Amédée IV de Savoie, Pierre II de Savoie et Philippe 1er de Savoie. Elle épousa le 5 juin 1219 Raymond IV Béranger, comte de Provence. Béatrice de Savoie fut protectrice de l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem a qui elle offrit le château des Échelles en 1260.
Güyük (1206-1248) 3ème khan suprême des Mongols de 1246 à 1248
Fils d’Ögödei le 3ème fils de Gengis Khan et de son épouse principale Börte. Sa mère Töregene assuma la régence de 1241, date de la mort d’Ögödei, à 1246. Il fut désigné comme grand khan. Le légat du pape Jean de Plan Carpin, présent, proposa à Güyük de se convertir au christianisme, mais celui-ci refusa. Il poursuivit la politique commencée par sa mère et chercha à consolider son pouvoir, remplaçant certains fonctionnaires par des hommes de confiance. Il nomma Yissu Mangu, son cousin et ami personnel, au détriment d’Hülegü comme khan de Djaghataï, ce qui lui permit de dominer fermement le Turkestan, mais il évita de se mêler des affaires de son puissant cousin Batu. Il meurt en été 1248 alors qu’il marchait vers l’ouest avec son armée. Sa veuve, Oghul Qaïmich assuma la régence jusqu'en 1251, date où le pouvoir suprême passa à Mongka puis à Khubilaï
Robert le Petit ou Robert le Bougre
Il vécu à Milan pendant de longues années et fut *Parfait et même docteur de la secte cathare et en connaissait tous les secrets. Il finit par se convertir et prendre l’habit de dominicains. Il décelait donc les hérétiques au moindre signe. Il se heurta aux archevêques de Sens et de Reims avant sa promotion au rang d'Inquisiteur général. En 1233, après avoir obtenu son mandat, il sévit à la Charité-sur-Loire, ses actions y sont tellement brutales que le pape Grégoire IX suspend ses pouvoirs dès février 1234. Rentré en grâce en août 1235, il reprend une activité frénétique, et au cours d’une brève tournée en 1236 à Châlons-sur-Marne, Péronne, Douai, Lille, il fait au moins 50 victimes. Puis, il sévit en Champagne ou Il se montra impitoyable dans sa répression. Sa rigueur soulève bientôt l'opposition des tribunaux ordinaires. Une enquête menée en 1239 découvre de tels abus et de telles fautes que Robert le Bougre est suspendu de ses fonctions et condamné à la prison perpétuelle.
Albert de Lauingen
dit Albert le Grand (1206-1280) Savant et
philosophe allemand Fils d’une
famille noble de militaires au service de l’Empire. Albert le grand,
est né à Lauingen en Souabe. Il a joué un rôle très important en
introduisant dans les universités d’Europe les sciences grecques et
arabes. Albert étudie les lettres et la médecine à Venise et à Padoue
et entre chez les Frères Prêcheurs vers 1220 contres l’avis de ses
parents. A partir de 1233, il enseigne à Hildesheim, Fribourg,
Regensburg et Strasbourg. De 1228 à 1240, il enseigna la théologie
dans plusieurs villes germaniques, Vers 1240-1241, il découvre à
Paris, où il est venu enseigner, les traductions des textes grecs et
arabes et commence à travailler sur Aristote et son commentateur arabe
Averroès. Nommé Maître de l’Université de Paris en 1245, c’est là
qu’il rencontre un étudiant du nom de
En 1260, il fut nommé évêque de Ratisbonne par le pape, il prêche la Croisade dans les pays de langue allemande à partir de 1263, à la demande du Pape Urbain IV. Mais après trois ans il demande au pape et obtient de celui-ci la permission d'abandonner sa charge. Il poursuit son enseignement de ville en ville (Würzbourg, Strasbourg, Cologne) et revient à Paris, vers 1276-1277, pour tenter d’apaiser l’hostilité des théologiens de l’université contre les philosophies grecque et arabe. Ne se contentant pas de contester ponctuellement les travaux d'Aristote, il entreprend une encyclopédie d'ambition comparable. Elle comprend : le classement de plus d’une centaine de minéraux, ainsi que toute la faune et la flore d’Europe du Nord connue de son temps ; une description détaillée de la reproduction des insectes, la croissance du poulet, des poissons et de mammifères; une étude sur les effets respectifs de la lumière et de la chaleur sur la croissance des végétaux, ainsi que la question des greffes. Il meurt en 1280 à Cologne.Reconnu par ses contemporains, Albert sera béatifié en 1622, canonisé par le pape Pie XI et proclamé docteur officiel de l’Eglise en 1931 et enfin proclamé patron des savants chrétiens en 1941.
Henri III d'Angleterre (1207-1272) Roi d’Angleterre de 1216 à 1272 Fils et successeur de Jean sans Terre et d'Isabelle d'Angoulême c’est à l’âge de 9 ans seulement qu’il accède au trône. Il est secrètement couronné à Westminster en 1216 par les derniers fidèles des Plantagenêt. Le comte de Pembroke assuma la régence durant la première partie du règne de 1216 à 1232. Sur le continent, il est défait en Gascogne et en Bretagne, ne récupérant pas les terres confisquées par Philippe Auguste à son père. Il signe le traité de Paris en 1259, qui confirme la paix entre la France et l'Angleterre.En Angleterre il dû faire face à la révolte des barons qui l’obligèrent à signer les “Provisions d’Oxford” limitant le pouvoir royal. Henri se refusa à respecter les Provisions et dû faire face aux barons, menés par Simon de Montfort, comte de Leicester (à ne pas confondre avec Simon de Montfort qui mena la croisade contre les Albigeois), qui, vainqueur des troupes royales, imposa au roi la confirmation de la Grande Charte de 1215. Son règne aura été sans cesse soumis aux révoltes et son autorité sera largement bafouée. Seule l’énergie de son fils Édouard 1er, qui obtient victoire sur victoire, en particulier à Evesham en 1265, et impose la paix de Kenilworth en 1266, sauvera la couronne de l’anarchie féodale. Bien qu’il fut l’initiateur de la construction de l’abbaye de Westminster sous sa forme définitive et un grand ami des arts, Henri III reste le symbole de l’incapacité et de la faiblesse.Il meurt en 1272, laissant l'Angleterre à son fils cadet Richard de Cornouailles, qui assume la régence jusqu'au retour d'Édouard 1er d'Angleterre, son fils aîné qui combattait alors à la huitième Croisade.
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