Vincent de Beauvais - Claire - Frédéric II de Hohenstaufen - Tolui ou Tului - Aimeric de Peguilhan - Raymond VII - Sinibaldo Fieschi dit Innocent IV - Raimond Bérenger IV de Provence -

 

 

 

Vincent de Beauvais (1190 -1267)

Moine dominicain

Il est l’auteur d'une célèbre encyclopédie constituant un panorama des connaissances du Moyen Âge.

Il étudie à Paris à la fin du règne de Philippe Auguste, et entre au couvent des dominicains de Saint-Jacques à Paris en 1218. Il est souvent appelé par Louis IX au monastère de Royaumont, où le roi, devenu son élève, aime à l’entendre prêcher

L'œuvre majeure de Vincent est son “Speculum Majus”, vaste compilation de la connaissance du Moyen Âge, maintes fois rééditée jusqu'à la Renaissance. Ses autres ouvrages sont “De eruditione filiorum regalium”, sur l'éducation des princes, et “Tractatus consolatorius de morte amici”, lettre adressée au roi après la mort de l'un de ses fils en 1260.

 

Claire (1193-1253)

Fondatrice des clarisses en 1211, elle a été interpellée par la démarche de François d’assise et s'est sentie appelée à le rejoindre. Ensemble, ils ont construit la règle de vie de l'ordre féminin. Les sœurs clarisses sont cloîtrées.

 

Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250)

Empereur germanique de 1220 à 1250

Petit-fils de Frédéric Barberousse, fils de l’empereur Henri VI et de Constance de Hauteville, héritière des rois normands, il voit le jour le 26 décembre 1194 à Jesi. A quatre ans il sera orphelin et confié à la tutelle d’Innocent III. En 1209, Sur les conseils d’Innocent III, Frédéric épouse Constance d’Aragon qui lui donnera un fils.

En 1212, à 18 ans alors soutenu par le pape il sera désigné comme roi des Romains, les princes allemands vont abandonné à son profit le parti d’Otton de Brunswick après la défaite de Bouvines en 1214 et, abusant de la faiblesse politique d’Honorius III il se fait couronner empereur en 1220 à Aix-la-Chapelle. Il réunit la Sicile à l’Empire Germanique. En 1226, Frédéric convoque la Diète de Crémone pour engager la restauration du pouvoir en Lombardie et les communes lombardes répondent en renouvelant la Ligue. En 1227-Frédéric II engage le départ de la Croisade mais une épidémie (peut-être de peste) le contraint au retour. L’expédition est reportée à l’année suivante, mais Grégoire IX ne croit pas à la bonne foi de l’empereur et l’excommunie. En 1230-Frédéric fait la paix avec la Curie romaine et le pape retire son excommunication. En 1235, il se rend en Germanie où il cherche à faire obstacle à la rébellion de son fils Henri Roi de Germanie qui s’était allié avec ses ennemis; il sera déposé et incarcéré. C’est la même année que Frédéric II épouse Isabelle d’Angleterre, sœur d’Henri III, avec l’intention de se rapprocher des riches Guelfes de l’Ile.

De 1235à 1239- Frédéric II mène une campagne contre les Communes lombardes: prise de Vicenza, échec du siège de Brescia et bataille de Cortenuova. En 1239, Grégoire IX excommunie Frédéric II et convoque contre lui un Concile à Rome. II s’oppose à l’initiative et fait obstacle à l’arrivée des prélats. Sur la mer, près de l’Ile du Lys, la flotte impériale intercepte les navires qui transportent les pères conciliaires allemands et français : beaucoup d’entre eux sont tués, d’autres faits prisonniers au royaume de Sicile. En 1240, dans l’intention de résoudre définitivement par la force le contentieux avec la Curie, Frédéric II tente une marche sur Rome mais renonce à ce projet et rentre en Sicile; puis il se consacre à la campagne de la Romagne avec la prise de Ravenne et le siège de Faenza. Lorsqu’il meurt le 13 décembre 1250 au château de Fiorentino. Sa disparition provoque l’écroulement de la puissance impériale, la partie germanique qu’il avait délaissée est soumise à l’anarchie féodale et aux luttes intestines.

Il sera surtout un souverain méditerranéen dans lequel on a vu un précurseur de la Renaissance. Il est connu pour sa très forte personnalité qui fit de lui l’un des souverains les plus originaux de l’histoire. Malgré l’éducation qu’il reçu d’Innocent III il fut, comme ses prédécesseurs, un adversaire acharné de la papauté. Il fait preuve d’une certaine indifférence en matière religieuse, qui n’exclut pas la poursuite des hérétiques mais l’incite à la tolérance envers les juifs et les musulmans.

 

Tolui ou Tului (1194-1232)

 

Quatrième et dernier fils de Genghis Khan et de son épouse principale Börte, Son épouse principale était Sorgaqtani, fille de Jaqa Gambu, frère de Ong Khan, un chef Kerait.

Son fils aîné Mongka fut élu en 1251 comme 4ème Khan suprême et Khubilaï son 2ème fils fut 5ème et dernier khan suprême de 1260 à 1294 et empereur de Chine, où il fonda la dynastie des Yuan en 1279.

 

Aimeric de Peguilhan (av.1195-v.1225)

Troubadour célèbre, sa réputation tient en partie au nombre assez élevé des pièces que nous possédons de lui (une cinquantaine de chansons, chants de croisade), en partie aussi aux nombreuses mentions dont son œuvre fait l’objet chez les auteurs médiévaux.

 

Raymond VII (1197-1249)

Fils unique de Raymond VI, il passe une partie de sa jeunesse en Angleterre. Il succède à son père à la tête du conté de Toulouse en 1222 et parvient à chasser de ses états Amaury de Montfort, qui lègue ses droits à Philippe Auguste. Excommunié en 1226, Raymond VII résiste à Louis VIII, mais doit se soumettre après la mort du roi. En janvier 1229, Par le traité de Meaux, Raymond VII s'engage à détruire l'hérésie, et à restituer ses biens à l'église, à marier sa fille au frère du roi de France, Alphonse de Poitiers. Si aucun enfant ne naît de cette union, le comté de Toulouse reviendra à la couronne de France. C'est à cette assemblée que l'on fait habituellement remonter l'origine de l'Inquisition, bien que cette institution ait déjà été en germe dans quelques décisions antérieures. En 1248, Raymond VII meurt sans enfant mâle et tous ses biens passent à sa fille, mariée à Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX. C'est ainsi, que le Languedoc sera réuni à la couronne de France.

 

Sinibaldo Fieschi dit Innocent IV (1198-1254)

Pape de 1243 à 1254

Issu de la famille comtale de Lavagna, il occupa de hautes charges à la Curie avant d’être élu pape en 1243. Ami de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen qui avait soutenu sa candidature, il signa avec lui la paix de Saint-Jean de Latran en 1244. L'empereur ne tint pas ses engagements et Innocent IV du se réfugier à Gênes, puis en France. Il réunit un concile oecuménique à Lyon en 1245 qui déposa Frédéric II. Cependant il ne pus entrer à Rome qu'après la mort de celui-ci en 1251 et du poursuivre sa lutte contre Conrad IV et Manfred. Pour lutter contre l'hérésie et achever notamment l'éradication du catharisme, il intensifia l'action de l'Inquisition.

 

Raimond Bérenger IV de Provence (1198-1245)

Comte de Provence de 1209 à 1245

Comte de Forcalquier de 1242 à 1245.

Il est parfois appelé Raimond Bérenger V en raison de confusion de numérotation avec les comtes de Barcelone (son arrière grand-père était Raymond Bérenger IV de Barcelone).

Il était le fils d'Alphonse II, comte de Provence et de Gersende de Sabran, comtesse de Forcalquier. Il hérita de la Provence en 1209, à l'âge de 4 ans. Son tuteur fut son oncle Pierre II, roi d'Aragon.

Le 5 juin 1219, il épousa Béatrice de Savoie fille de Thomas 1er comte de Savoie et de Béatrice Marguerite de Genève. De cette union sont issues quatre filles

Il rétabli son autorité sur le comté de Provence par une politique prudente, appuyée sur la papauté. Ayant pris position contre les Albigeois, il se trouva en butte aux menées des comtes de Toulouse. Il obtint la soumission de Brignoles, Tarascon, Nice et Arles. Il participa avec Louis VIII à la prise d’Avignon en 1226 et en 1243 il réussit même à imposer sa souveraineté sur Marseille qui s’était pourtant donnée au comte de Toulouse. Son règne vit les progrès de la centralisation administrative par l’extension des pouvoirs des “bailles”, véritables représentants du pouvoir comtal. Il consolida cette œuvre réorganisatrice en s’assurant, notamment contre l’empereur Frédéric II, l’alliance des plus grands souverains de l’occident par le mariage de ses filles, avec le roi de France Louis IX, avec Henri III d’Angleterre et avec Richard de Cornouailles, futur roi des romains. A sa mort, il laissait la Provence à sa 4ème filles, Béatrice qui épousa en 1246 Charles d’Anjou frère du roi Louis IX

 

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