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Louis de Dampierre - Jeanne de Rethel - Jeanne de Toulouse - Gilles Aycelin de Montaigut - Pierre Dubois - Jean Peckham - Geoffroy de Charnay - Hugues de Pairaud - Godefridus de Fontibus dit Godefroid de Fontaines - Henri de Gand - Gérard d'Abbeville - Guy de Montfort -
Louis de Dampierre (mort en 1322) comte de Nevers de 1280 à 1322 comte de Rethel de 1290 à 1322
Fils de Robert III de Dampierre, comte de Flandre et de Yolande de Bourgogne, comtesse de Nevers, il épousa en décembre 1290 la comtesse Jeanne de Rethel fille d'Hugues IV, comte de Rethel, et d'Isabelle de Grandpré. Il mourut 2 mois avant son père et son fils leur succéda.
Jeanne de Rethel (morte en 1328) Comtesse de Rethel de 1285 à 1328
Fille de Hugues IV, comte de Rethel, et d'Isabelle de Grandpré. Elle épousa le 16 décembre 1290 Louis de Flandre-Dampierre comte de Nevers
Jeanne de Toulouse (1220-1271) Comtesse de Toulouse et marquise de Provence de 1249 à 1271
Fille de Raymond VII comte de Toulouse et de Sancie d'Aragon. Elle n'a que 9 ans lorsque le traité de Paris la destine à épouser Alphonse de France, frère de Louis IX. Elle fut dès lors élevée à la Cour de France. Son mari reçoit en apanage les comtés de Poitiers et d'Auvergne le 24 juin 1241. Très vite, il doit réprimer avec son frère une révolte des barons poitevins, puis l'année suivante une révolte des barons occitans conduite par Raymond VII, le père de Jeanne. Montségur fut assiégé en 1244. Le 26 août 1249, Jeanne et Alphonse s'embarquèrent à Aigues-Mortes pour accompagner la 7ème croisade. Raymond VII meurt le 27 septembre 1249 et Alphonse et Jeanne deviennent comte de Toulouse. Blanche de Castille, mère du roi et d'Alphonse et régente du royaume, envoie un sénéchal à Toulouse. Après la défaite de Mansourah le 5 avril 1250 et la libération d'Alphonse, qui y avait été fait prisonnier, Louis IX resta en Terre Sainte tandis que Jeanne et Alphonse reviennent en France. Ils prennent possession du comté en octobre 1250, font leur entrée officielle dans la ville le 23 mai 1251, confirment la nomination du sénéchal et ne séjournent que rarement à Toulouse. En 1270, le couple s'engage dans la 8ème croisade, mais le roi, malade, meurt à Tunis. Pendant le retour, le couple également malade, s'arrête au château de Corneto, près de Sienne. Alphonse y meurt le 21 août 1271, et Jeanne le 25.
Gilles Aycelin de Montaigut (mort en 1318) Prélat célèbre du 13ème siècle
Fils de Pierre II Aycelin de Montaigu vivant à Paris en 1280 avec Adélaïde Flotte, elle-même fille d’un damoiseau d’Auvergne et se qualifiant de seigneur de Broussolière ou Bressolie. Il ne se destinait probablement pas à la carrière ecclésiastique et aurait fait des études de droit à Montpellier. Il fut protégé par Guy de la Tour archevêque de Clermont. Ayant participé en 1288 à une mission pour le roi de France à Rome, il fut nommé en 1290, archevêque de Narbonne avant d'avoir été ordonné prêtre le 27 mars 1291 à Naves en Corrèze par Simon de Beaulieu archevêque de Bourges. Il partit pour l’Italie afin de recevoir le pallium et fut sacré à Orvieto le 23 mai avec l’assistance de son frère. A Narbonne, il fit construire de 1290 à 1311 le donjon du Palais des Archevêques. En 1299, il convoqua à Béziers un concile provincial dont les actes furent publiés par Dom Martène. Il se prononça pour Philippe le Bel dans les démêlés que ce roi eut à soutenir contre le pape Boniface VIII, déclara que ce pontife était déchu, et interjeta appel de sa sentence au futur concile. Plus tard, il fut l'un des commissaires nommés le 8 août 1309 pour examiner la conduite des templiers, et ouvrit l'avis que ces derniers ne fussent point entendus dans leur défense, son zèle fut récompensé par le poste de chancelier de France. En 1311, il passa du siège de Narbonne à celui de Rouen où il resta jusqu'en 1319, puis à Clermont. Il avait fondé en 1314 un collège à Paris et lui légua une partie de ses biens. Il rédigea son testament à Châteldon en novembre 1314 et mourut en 1318 à Avignon où il pratiquait comme prélat la chasse aux bénéfices. Il fut inhumé en l’Église Saint-Cerneuf de Billom.
Pierre Dubois (vers 1255-1312) Homme de loi
Il fut un des avocats de la cause royale du temps de Philippe le Bel. Il a laissé plusieurs écrits soutenant sa vision de la politique. Il est né en Normandie, probablement à Coutances. Après des études à l'université de Paris, où il suivit sans doute l'enseignement de Thomas d'Aquin, il fut avocat du Roi dans le baillage de Coutances pour les affaires ecclésiastiques. Il défendit ainsi Philippe le Bel contre le pape Boniface VIII.
Jean Peckham (vers 1230-1292) Franciscain anglais Archevêque de Cantorbéry de 1279 à 1292
Il aurait été simultanément provincial de son ordre pour l'Angleterre et lecteur en théologie au sacré Palais en 1276 avant d'être élu archevêque de Cantorbéry de 1279 à 1292.
Geoffroy de Charnay (vers 1251-1314)
Précepteur de l'Ordre du Temple pour la Normandie. Il fut livré aux flammes du bûcher sur l'île de la Cité à Paris le 18 mars 1314 en compagnie de Jacques de Molay. Il passa environ 18 ans au sein de l'Ordre du Temple et occupa successivement des fonctions importantes au sein de l'ordre. En 1283, il est précepteur à Lieu-Dieu de Fresnes, en 1294 à la commanderie de Villemoison, en 1295 à la commanderie de Fretay, et enfin en 1307, il devient précepteur pour toute la Normandie.
Templier
Issu d'une famille noble du Forez. C'est par son oncle Humbert de Pairaud qu'il est reçu dans l'Ordre à Lyon en 1263. Vers 1280, un certain Dominique de Dijon lui donne le titre de “maître du passage outremer”. C'est à dire qu'il avait la responsabilité de l'acheminement et du passage vers l'Orient latin des moyens et des hommes nécessaires à l'action du Temple. Il fut commandeur d'Epailly en 1280 et 1284. 4 ans plus tard, il est commandeur de Bures, puis maître de province de l'Ordre du Temple en France en 1296. Ensuite, il devint Visiteur de France c'est-à-dire représentant du maître de l'Ordre du Temple dans la province. Peu avant l'arrestation des Templiers, Hugues de Pairaud confie au commandeur de la maison de Dormelles et de Beauvoir une somme d'argent. Cette dernière fut confisquée peu après par le bailli royal de Sens, Guillaume de Hangest, et versée directement dans le trésor royal. Il fut arrêté à Poitiers en compagnie de 15 autres templiers, emprisonné à Loches et finalement amené à Paris. Il fait partie des dignitaires de l'Ordre que le pape Clément V souhaite interroger en personne, mais sa requête ne sera pas satisfaite. Après le relaps de Jacques de Molay et de Geoffroy de Charnay, Hugues de Pairaud est conduit en prison à Montlhéry, où il fut probablement emprisonné jusqu'à sa mort.
Godefridus de Fontibus dit Godefroid de Fontaines (1250-1309) Philosophe et théologien scolastique
Désigné par le titre de “Doctor Venerandus”. Ses plus grandes contributions en philosophie ont été faites en métaphysique .
Henri de Gand (1217-1293) Chanoine puis archidiacre de Tournai, philosophe
Connu comme le Doctor Solennis, il naquit dans la région de Mude, près de Gand. Il fit ses études à Gand puis à Cologne sous Albert le Grand. Après avoir obtenu le grade de docteur il revint à Gand. Attiré à Paris par la gloire de l'université, il prit part aux nombreuses disputes entre les ordres et les prêtres séculiers, défendant chaleureusement ces derniers. Contemporain de Thomas d'Aquin, il s'opposa à plusieurs des théories qui dominaient alors et injecta une forte dose de platonisme aux doctrines aristotéliciennes de son temps.
Gérard d'Abbeville (vers 1225-1272) Théologien français
Né à Abbeville, il enseigne à l'Université de Paris à partir de 1254. Il est conservateur des privilèges de l'Université, sous-diacre du pape en 1254, archidiacre du Ponthieu en 1256, chanoine de Cambrai. Après l'exil de son ami Guillaume de Saint-Amour en 1257, il mène la polémique des maîtres séculiers contre les ordres mendiants pour l'attribution des chaires de théologie, qui déchire l'université de Paris entre mars 1253 et 1260. Par son testament du 28 septembre 1271, il lègue à la Sorbonne sa bibliothèque, qui comporte près de 300 volumes, qu'il a lui-même hérité de Richard de Fournival. Il publia en 1269 le traité “Contra adversarium perfectionis christianae” et le Quodlibet XIV qui dénoncent l'extrême pauvreté prônée par les Franciscains comme contraire à la doctrine aristotélicienne du juste milieu et provoquent des réponses de Bonaventure de Bagnorea, de John Peckham et de Thomas d'Aquin.
Guy de Montfort (mort en 1220) Comte de Bigorre de 1216 à 1220
Fils de Simon IV, seigneur de Montfort, vicomte de Béziers et de Carcassonne, et d'Alix de Montmorency. Il rejoint aider son père pendant la croisade des Albigeois. Celui-ci le maria le 6 novembre 1216 à une noble locale, Pétronille de Comminges, comtesse de Bigorre et vicomtesse de Marsan, fille de Bernard IV, comte de Comminges, et de Stéphanie, comtesse de Bigorre. Il combat ensuite aux côtés de son père au siège de Toulouse en 1218, mais celui-ci y fut tué. Amaury VI de Montfort n'ayant pas le sens stratégique de son père, les seigneurs occitans se révoltent et reprennent leurs droits. Guy fut tué en 1220 lors d'un engagement à Castelnaudary .
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