Ugolin comte de Segni dit Grégoire IX - Temudjin dit Gengis Khan - Domingo de Guzman dit Saint Dominique - Pierre II d'Aragon - Raymond de Penafort - Ingeburge -

 

 

 

Ugolin comte de Segni dit Grégoire IX (1160-1241)

Pape de 1227 à 1241

Neveu d'Innocent III, il fut successivement cardinal diacre, cardinal archevêque d'Ostie, puis légat pontifical en Allemagne. Élu pape en 1227, sous le nom de Grégoire IX, il mit en demeure l'empereur Frédéric II à partir en croisade. Devant le refus de celui-ci, il l'excommunia. Lorsque Frédéric se décida à partir, Grégoire IX releva ses sujets de leur devoir d'obéissance et envahit la Sicile. A son retour de Terre sainte, l'empereur lui imposa la paix de San Germano en1230. Frédéric ayant envahi la Lombardie, le pape l'excommunia à nouveau en 1239. Il mourut alors que les troupes impériales assiégeaient Rome. Ami de Saint François d'Assise, il ne cessa de protéger les ordre mendiants, Franciscains et Dominicains. Il canonisa François, Dominique et Antoine de Padoue. Ce fut lui qui confia les offices de l'Inquisition aux Dominicains en 1232.

 

Temudjin dit Gengis Khan (1167-1227)

Il naît sur la rive droite de l'Onon dans la Russie actuelle, près de la frontière avec la Mongolie. A 9 ans après l’assassinat de son père, craignant pour sa vie, il s'enfuit dans les montagnes mais il fut capturé par l'ennemi de sa famille, Targutaï, du clan des Taïdjioutes. Il s'échappe. Alors, sa renommée grandit et de nombreux jeunes gens avides d'aventures le rejoignent.

Ses premières victoires décisives interviennent en 1201 face aux Turcs naïmans, aux Tatars et à ses rivaux mongols, les Taïdjioutes.

En 1202, les Tatars sont écrasés définitivement et incorporés à l'armée mongole. En 1203 il revient vers les sources de la Tola et bat les troupes Kereyit qui sont désormais incorporées dans les troupes mongoles. Il épouse Börte, une des nièces de Toghril et donne l'autre, Sorgaqtani, en mariage à son fils Tului. En 1204 il bat les Naïman; le roi Tayang est tué, son fils Kütchlüg s'enfuit chez les Qara-Khitaï., Gengis Khan prend Gürbesü, nièce de Tayang, comme épouse. Les Ouïghour, qui étaient au service des Naïman, passent au service de Gengis Khan et lui confient le sceau royal. Les Merkit sont également battus; leur chef Toqto'a s'enfuit.

En 1206 le Kouriltaï* le consacre chef suprême des Mongols. Il sera désormais connu sous le nom de Gengis Khan, le "souverain universel". La même année il se lance à l'assaut de la Chine, après s'être rendu maître de la Mongolie. Il commence par s'attaquer au peuple des Tangout, établi dans les marches du nord-ouest. En 1209, les Tangout sont vaincus et il cherche à s'emparer des places fortes de la Grande Muraille, qui protègent Pékin. Mais l'armée mongole, faite quasi-exclusivement de cavalerie, n'est pas habituée aux sièges et reste pendant 2 ans au pied de la Grande Muraille. En 1213, il parvient à franchir la Grande Muraille et arrive dans la plaine de Pékin. Il saccage les campagnes, pille les villages et établit le blocus de Pékin. Au cours d'une trêve, les Jin se réfugient plus au sud, à Kaifeng. il en profite pour s'emparer de Pékin en 1215. La population est massacrée, la ville incendiée et presque entièrement rasée. Il se tourne alors vers l'ouest et conquiert l'empire des Turcs Kara K'itaï* et en 1218, il est maître de toute la haute Asie.

En 1219, il laisse ses lieutenants continuer la conquête de la Chine et se lance dans une campagne contre le Türkestan et l'Iran. En 1220, il défait les Bulgares et les Russes. La menace mongole fait trembler l’Europe.

Cet homme alors âgé, bon vivant, amateur de festins, est aussi un personnage complexe. Il serait faux de voir en lui un barbare inculte: dans Karakorum, sa capitale, nestoriens, musulmans chiites et sunnites, mazdéens, bouddhistes, brahmanistes, taoïstes et même chrétiens romains viennent discuter religion et philosophie; il les écoute avec intérêt.

Il revient en Chine en 1227, à cause d'une révolte Tangout. Il meurt après avoir remporté la victoire, le 18 août 1227. On ne sut jamais si ce fut de maladie ou d'empoisonnement.

Gengis Khan laisse à son fils Ogodai le soin d'étendre les conquêtes vers la Perse, la Chine, l'Ukraine et la Hongrie.

 

Domingo de Guzman dit Saint Dominique (1170-1221)

Castillan, issu de la vieille famille espagnole des Guzman, il devint chanoine régulier du chapitre de l'évêque d'Osma, Diego d'Azevedo, en 1198. Il accompagna celui-ci dans une mission auprès du roi de France. Traversant le Languedoc en 1203, il constata qu'une partie de la population avait adhéré au catharisme, analysa les causes de cette adhésion, et décida de convertir les hérétiques par l'exemple et par la parole.

Il obtint de maigres succès. Cependant, en 1206, en pleine terre cathare, il fonda le monastère de Prouille. Pendant la croisade contre les Albigeois, à laquelle il ne prit aucune part, il tenta, au milieu de difficultés et de périls inouïs, de poursuivre ses prédications.

En 1215,il groupa quelques missionnaires qui reçurent l'appui de l'évêque de Toulouse et fonda une communauté de prêtres destinés à mener une sainte vie, à la prédication itinérante et à l'enseignement. C'est une innovation que de concevoir une vie religieuse au contact des foules et non dans un monastère isolé. C’est le point de départ de l'Ordre des dominicains. Il se rendit à Rome en 1216 et obtint d'Innocent III et d'Honorius III l'officialisation de l'Ordre, le pape Innocent III donne son accord et demande l'adoption d'une règle, que Dominique empruntera à celle de saint Augustin. L'ordre est assez centralisé, mais les supérieurs sont élus. Tout un dispositif d'enseignement est mis en place. Ils mènent une vie assez rude: prière nocturne, abandon à la providence, longues prédications. Les couvents ne sont pas conçus comme des lieux de résidence mais des lieux de ressourcement et d'étude. Il poursuivit ses missions en France et en Espagne jusqu'à sa mort. Six ans après la mort de Dominique, l'ordre est présent partout en Europe.

 

Pierre II d'Aragon (1174-1213)

Roi d'Aragon de 1196 à 1213

Comte de Barcelone (sous le nom de Pierre 1er)

Marquis de Provence de 1196 à 1213

Il était le fils d'Alphonse le Chaste dit Alphonse II roi d'Aragon et comte de Barcelone, et de Sancha de Castille, il lui succède en 1196. Il possède alors l'Aragon, la Catalogne et, en France, le comté de Gévaudan, la vicomté de Millau ainsi que le comté de Provence

En 1204, il épousa Marie de Montpellier veuve de Bernard IV de Comminges et fille de Guillaume VIII, seigneur de Montpellier, et d'Eudoxie Comnène. Par ce mariage il annexe la seigneurie de Montpellier. Les 2 époux se séparèrent rapidement et les Montpelliérains durent recourir à un subterfuge pour aboutir à la conception de l’infant Jacques, futur Jacques le Conquérant.

Il se reconnut comme vassal de la papauté et fut couronné par le pape Innocent III à Rome en 1204 ou 1205, jurant de défendre la foi catholique. Il était le premier roi d'Aragon à avoir été couronné des mains d’un souverain pontife. Cette reconnaissance de la suzeraineté pontificale ne semble pas avoir été appréciée par tous les Aragonais. Ce qui provoqua une révolte populaire en Aragon.

Il prend une part active dans la lutte contre les Musulmans et remporte la victoire décisive de Las Navas de Tolosa en 1212, au cours de laquelle les Maures subirent une défaite sévère.

L'année suivante, il intervient dans les affaires languedociennes pour préserver ses intérêts menacés par la croisade contre les Albigeois. En janvier 1213, il reçoit l'hommage de son beau-frère Raymond VII, regroupant enfin sous sa domination, la majeure partie des terres occitanes. Le clergé ayant fait échouer sa tentative de médiation avec le pape, il s'engage dans la lutte aux côtés de Raimond VI

C’est lors de la croisade des Albigeois qu’il trouva la mort, le 12 septembre 1213 à la bataille de Muret, au cours de laquelle il portait secours au comte de Toulouse Raymond VI son vassal et père de son beau-frère Raymond VII. Il contribua à la diffusion en Espagne de la poésie provençale.

 

Raymond de Penafort (1175-1275)

Dominicain

Ce Catalan est natif de Villafranca, en Catalogne espagnole, parent des rois d'Aragon, il fit ses études à Barcelone, où il fut professeur de droit canon, prêtre et archidiacre à la cathédrale. Il décida de se rendre à Bologne, la plus grande Université de Droit de son temps, pour y étudier puis enseigner le droit civil et canonique. Il rencontre alors Saint Dominique de passage à Bologne et, dès son retour à Barcelone, il entre dans l'Ordre des Dominicains à 47 ans et se mit à prêcher aux Maures et aux Albigeois. Il en deviendra le Maître Général en 1238 et encouragea l'apostolat de ses frères auprès des Juifs et des Musulmans qui sont en Espagne. Appelé à Rome par Grégoire IX, nommé confesseur et pénitentiaire du pape, il reçut la charge de systématiser et de codifier le droit ecclésiastique. A cet effet, il rédigea 5 volumes de décrétales, achevés en 1234, qui constituent la plus importante des codifications jusqu'à celle de 1917. Préoccupé par l'Islam, il encourage Saint Thomas d'Aquin à écrire "la Somme contre les Gentils" et fonde simultanément l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour la Libération des chrétiens captifs des Sarrasins.

Vers la fin de sa vie, il habita Majorque. Il mourut le 6 janvier 1275. Il fut Canonisé en 1601.

 

Ingeburge (1176-1236)

Veuf d’Isabelle de Hainaut, Philippe Auguste épouse cette fille du roi du Danemark en 1193. Mais dès le lendemain de leur mariage, le roi fait prononcer l’annulation de son mariage. Il la fait emprisonner. Ce qui lui vaut d’être excommunié par le pape. Ce n’est qu’après la mort d’Agnès de Méranie, fille du duc de Méranie, que Philippe Auguste lui rend ses droits de reine et d’épouse.

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