Foulques de Neuilly - Simon IV - Pierre II de Courtenay - Alphonse VIII de Castille - Lotario di Segni dit Innocent III - Cencio Savelli dit Honorius III -

 

Foulques de Neuilly

À la fin du 12èmesiècle il était curé de Neuilly-sur-Marne. Il menai une vie irrégulière quand il éprouva la nécessité d’une conversion soudaine. Honteux de son ignorance, il est allé à Paris étudier et devint chanteur à notre dame. Son maître nota son sérieux et le fit prêcher à l'église de Saint Séverin devant un certain nombre d'étudiants. En 1195, avec le consentement de l'évêque de Paris, il commença à prêcher dans l’ensemble de Paris, puis à Lisieux et à Caen, plus tard en Bourgogne, en Picardie et en Flandre. Puis il fut chargé par Innocent III de la prédication de la 4ème croisade à laquelle il ne put participer car il mourut le 2 mai 1202, peu avant l'expédition.

Il fut inhumé dans le chœur de l'Église Saint-Baudile dont il avait fait commencer la construction à Neuilly-sur-Marne.

 

 

Simon IV (1150-1218)

comte de Montfort

Homme d’armes

Issu d'une famille qui possédait tout l'ouest du Hurepoix depuis le 10ème siècle, il était l'un des principaux vassaux du roi en Île-de-France et joignait à son titre de baron de Montfort celui de comte de Leicester qu'il tenait de sa mère Amicia de Beaumont, sœur et cohéritière de Robert de Leicester. Il prit part à la 4ème croisade en 1204 prêchée par Foulques de Neuilly, refusa de s'associer aux Vénitiens pour conquérir Constantinople et rentra en France. Il en revient auréolé par le prestige que lui vaut sa bravoure. Champion de la foi, serviteur de l’église, c’est à une autre croisade qu’il prend part en France même, celle qu’il mène contre l’hérésie cathare à l’appel du pape Innocent III. Il se signala bientôt par son zèle et par son courage.

En 1208, il participe au siège de Béziers. Après le massacre de Béziers et la prise de Carcassonne, il fut élu chef de la croisade contre les Albigeois le 22 juillet 1209.

Le 12 septembre 1213, après s’être emparé des châteaux d’Agen, de Moissac et d’Auterive dont les populations sont décimées comme celle de Béziers, il engage une bataille à Muret contre Pierre II d'Aragon et Raymond VI de Toulouse. Après avoir gagné la bataille et s’être incliné devant le corps de Pierre II d’Aragon qu’il vient de vaincre, il entre dans l’église de Toulouse pieds nus, pour rendre grâce à Dieu de sa victoire.

Après que le concile du Latran eu déposé Raymond VI et donné son comté de Toulouse à Simon de Montfort, et lui octroya les titres de comte de Toulouse, duc de Narbonne, vicomte de Béziers, de Carcassonne, la population de la ville se dressa contre celui que le roi de France, Philippe II Auguste, avait pourtant investi. Les combats ne cessèrent dans la ville que parce que l’évêque Foulques s’est entremis. Mais les conditions imposées par Simon, le démantèlement de la cité, provoquent chez les Toulousains une rancœur que seule peut apaiser la vengeance. Le retour de Raymond VI, le 13 septembre 1217, en est l’occasion. Simon doit mettre le siège devant la ville qui a accueilli son comte par ce cri de joie : “ Toulouse ! Toulouse ! Jésus-Christ est parmi nous ! ” Le siège dure jusqu’au 22 juillet 1218. Lors d’une échauffourée, le 25 juin, Simon de Montfort, qui a juré à propos de Toulouse : “ Elle me tuera ou je la tuerai”, meurt auprès de son frère Guy, frappé à la tête par la pierre lancée par une catapulte.

 

Pierre II de Courtenay (1150-1218)

Seigneur de Courtenay (1180-1218), Comte de Nevers (1184-1207)

Comte d'Auxerre et Comte de Tonnerre (1184-1218)

Marquis de Namur (1193-1217)

Empereur latin de Constantinople (1217-1218)

 

Fils de Pierre 1er, Seigneur de Courtenay et d’Élisabeth de Courtenay. Il est le cousin germain de Philippe Auguste.

Il est sacré empereur à Rome en 1217 par Honorius III, puis part pour Constantinople en suivant l'antique via Egnatia. Il se heurte à l'hostilité des Albanais qui lui refusent les vivres et, dans les montagnes est emprisonné par Théodore Ange Commène. Son épouse Yolande est passée par la mer et arrive à Constantinople où elle accouche d'un garçon, Baudouin. En l'absence de Pierre, dont on n'a plus de nouvelles, elle gouverne l'empire.

 

Alphonse VIII de Castille (1155-1214)

Roi de Castille et León

Petit-fils d'Alphonse VII, renommé dans l'histoire de l'Espagne, car il mena la coalition des princes chrétiens et des croisés étrangers qui brisèrent le pouvoir des Almohades à la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212.

Il succéda au trône étant enfant à la mort de son père Sanche III. La fidélité d'un écuyer de la famille qui le transporta sur le pommeau de sa selle à la forteresse de San Esteban de Gormaz, le sauva des mains des factions rivales de Castro et Lara, ou de son oncle Ferdinand de León (Ferdinand II), qui réclama la régence.

La loyauté de la ville d'Ávila protégea sa jeunesse. Il avait à peine 15 ans quand il dut remettre son royaume en ordre. Ce ne fut que par surprise qu'il récupéra la capitale Tolède des mains des Laras. Il fut le fondateur de la première université espagnole, qui cependant ne lui survécu pas.

Durant son règne la Castille annexa la province de Logroño. Il se maria en 1176 avec Aliénor, fille d'Henri II d'Angleterre

 

Lotario di Segni dit Innocent III (1160-1216)

Pape de 1198 à 1216

Issu d'une famille noble, il fit ses études à Bologne puis à Paris, et acquit de solides connaissances en théologie et en droit canon. Cardinal diacre en 1190, il fut élu pape en 1198 à la mort de Célestin III. Ayant résolument adopté les concepts théocratiques de Grégoire VII, il les mit sans attendre en application. Il imposa sa suzeraineté à la veuve de l'empereur Henri VI et s'attribua la tutelle du futur Frédéric II de Hohenstaufen, cherchant par-là à éradiquer les influences allemandes en Italie. Il soutint le guelfe Othon de Brunswick contre le gibelin Philippe de Souabe dans le lutte pour le trône impérial. Il couronna lui-même Othon en 1208. Ce dernier n'en poursuivit pas moins la politique de son prédécesseur hostile à la domination du Saint-Siège. Il l'excommunia en 1210 et lui imposa Frédéric II. Il soutint Philippe Auguste contre lui. La victoire de Bouvines provoqua l'élimination d'Othon et le pape put se croire l'arbitre de l'Empire. Il sévit pareillement contre Jean sans Terre coupable d'avoir confisqué les biens de la cathédrale de Canterbury. Excommunié, ce dernier fit sa soumission pour éviter la conquête de son royaume par les français, et se déclara vassal du pape. Il exerça de même une influence politique certaine dans les Balkans, à Chypre et en Arménie. Il fut moins heureux en France; où il se heurta à la volonté de Philippe Auguste, qu'il était d'ailleurs obligé de ménager. La 4ème croisade en 1204 le déçut cruellement. Il ne pouvait admettre que les Vénitiens l'eussent détourné de son but. Il crut néanmoins que la chute de l'Empire byzantin mettrait fin au schisme grec mais ne parvint pas à ses fins. Il fut aussi un lutteur implacable contre les hérésies, surtout contre les cathares. Après avoir montré une relative patience, il prit prétexte de l'assassinat de son légat Pierre de Castelnau en 1208 pour déchaîner la croisade contre les Albigeois. Le zèle des croisés, les excès qu'ils perpétrèrent, dépassèrent ses intentions. Le concile de Latran de 1215 marqua l'apogée de son pontificat. Il mourut l'année suivante, laissant, une oeuvre inachevée sans se douter que ses entreprises politiques ne lui survivront guère, et un avenir lourd de menaces. La guerre contre les Albigeois n'avait pas eu raison du catharisme. Cependant il avait compris que les ordres mendiants, Dominicains et Franciscains, seraient plus efficaces que les guerriers, et il avait soutenu leur action. Il ne comprit pas en revanche que l'éveil progressif, et déjà sensible, des nationalités battait en brèche la suprématie du Saint-siège, qui avait été la ligne de force de son Pontificat. Avec lui s'achève la phase la plus glorieuse de la chrétienté médiévale.

 

Cencio Savelli dit Honorius III

pape de 1216 à 1227

Successeur d'Innocent III, il couronna l'empereur Frédéric II et l'obligea de poursuivre l'œuvre de son prédécesseur, arbitra la querelle entre Philippe Auguste et Jacques d'Aragon, couronna Pierre de Courtenay empereur de Constantinople, soutint contre ses barons révoltés Henri III d'Angleterre. Pour lutter contre les Albigeois, il institua l'Ordre des Frères prêcheurs ou Dominicains, celui des Franciscains et celui des Carmes. Il incita Louis VIII à combattre les Albigeois. Il est l'auteur de la Compilatio.

Il est le pape contemporain de St François qui accepta sa règle.

 

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