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Philippe III le Hardi - Henri V le Gros ou Henri V l’Obèse - Arnauld de Villeneuve - Othon V - Isabelle d'Aragon - Othon IV de Bourgogne -
Philippe III le Hardi (1245-1285) Roi de France (1270-1285) C’est à Tunis que Philippe, à la mort de son père Louis IX, devient roi de France. Peu de temps avant de mourir Louis IX lui a donné ce conseil : “Mon cher fils, je te prie de te faire aimer du peuple de ton royaume ; car, en vérité, je préférerais qu’un Écossais vint d’Écosse et gouverna le peuple du royaume bien et loyalement, plutôt qu’on le vit mal gouverné par toi.” Le retour du roi vers la France est terrible. Sa jeune épouse, Isabelle d’Aragon, meurt pendant le voyage, enceinte d’un cinquième enfant. C’est un cortège funèbre qui entre à Paris, le 20 mai 1271. Le roi dépose à Saint-Denis les os de son père, le corps de sa femme, la reine, celui d’un enfant mort-né et celui du roi de Navarre. Il est sacré le 15 août à Soissons. En octobre, il annexe au domaine royal le Poitou, l’Auvergne et le comté de Toulouse, après la mort de son oncle, Alphonse de Poitiers. Ce n’est pas cette audace qui lui fait tenir tête aux prétentions d’Henri III d’Angleterre qui vaut au roi son surnom, le Hardi, c’est à sa bravoure au combat, comme à la chasse, qu’il le doit. En 1274, il épouse Marie de Brabant. Elle lui donne deux enfants et exerce une influence forte sur le caractère souvent indécis du roi. En 1280, la Castille et l’Aragon se liguent contre la France, contestant les prétentions de Charles 1er d’Anjou sur la Sicile. Deux ans plus tard, lors du lundi de Pâques, les cloches sonnent le signal du massacre des Français, les Vêpres Siciliennes. Le pape Martin IV, en réponse à ce massacre, dépossède Pierre III d’Aragon de toutes ses terres et les donnent en réparation au fils du roi de France. Ce n’est qu’un an plus tard, en 1285, que Philippe le Hardi met le siège, le 27 juin, devant Gérone. La malaria atteint l’armée de 20 000 cavaliers et 80 000 fantassins que le roi Philippe III le Hardi commande et parachève le massacre que les assiégés ont fait des troupes françaises. Qui plus est, le 4 septembre, la flotte est coulée. Épuisées, les troupes du roi doivent quitter l’Espagne. C’est à Perpignan le 5 octobre1285 que meurt le roi qui n’a pu qu’ébaucher les réformes de l’administration du royaume, commencer de mettre en place les relais de légistes afin d’imposer l’absolutisme. Son fils, Philippe IV le Bel, lui succède.
Henri V le Gros ou Henri V l’Obèse (1245-1296) Duc de Jawor de 1273 à 1278 Duc de Legnica de 1278 à 1296 Duc de Wrocław et Brzeg de 1290 à 1296 Duc de Namysłów et d’Oleśnica de1290 à 1294
Fils aîné de Boleslas II le Chauve et d’Hedwige von Anhalt. Il passe sa jeunesse à la cour d’Ottokar II de Bohême où il apprend les arcanes de la politique et l’art militaire. En 1264, il reçoit la ceinture de chevalier des mains du roi de Bohême. En 1273, son père lui offre le duché de Jawor. En 1277, son père, qui n’a jamais accepté d’avoir perdu le duché de Wrocław, fait enlever Henri IV le Juste. Henri III de Głogów, Przemysl II et des chevaliers du duché de Wrocław mettent sur pied une opération militaire pour délivrer Henri IV. Les coalisés sont écrasés le 24 avril par l'armée du duché de Legnica, dirigée par Henri V à la bataille de Stolcem. Henri III et Przemysl II sont capturés. Boleslas ne relâche ses prisonniers qu’à la fin de l’année, suite à la médiation d’Ottokar II de Bohême. Henri III ne le pardonnera jamais à Henri V. Boleslas II le Chauve décède le 26 décembre 1278. Ses fils se partagent son duché. Henri V laisse le duché de Jawor à son frère Bolko 1er et donne le duché de Lwówek à son frère Bernard l’Adroit. Il se réserve le duché de Legnica ainsi que le territoire pris à Henri IV le Juste en 1277 avec la ville de Środa Śląska. Continuant la politique menée par son père, ses relations restent très froides avec les autres ducs de Silésie. En février 1281, il accepte l’invitation d’Henri IV le Juste qui souhaite rencontrer tous les ducs Piasts de la région. En réalité, il s’agit d’un piège. À leur arrivée, Henri V, Henri III de Głogów et Przemysl II sont arrêtés et emprisonnés. Henri IV ne les relâche qu’en échange d’un hommage de vassalité. Henri V sera le seul à rompre son serment. Lorsque Henri IV se battra pour le trône de Cracovie, il se rapprochera d’un de ses rivaux, Venceslas II de Bohême. Henri IV le Juste meurt inopinément le 23 juin 1290, sans doute empoisonné. Il a le temps de rédiger un testament par lequel il offre le duché de Wrocław à Henri III de Głogów. Henri III ayant la réputation d’être très autoritaire, les bourgeois et les nobles de Wrocław ne l’acceptent pas comme souverain et celui-ci, devant la révolte, doit s’enfuir en juillet 1290. La population de Wrocław offre le trône à Henri V, qui a la réputation d’être plus malléable. Les nobles qui pensaient pouvoir manipuler Henri V se rendront très vite compte de leur erreur. Henri III ne se résignera pas à perdre la Basse Silésie et un conflit de longue durée s’ouvre avec Henri V pour la possession du duché de Wrocław. A la fin de 1290, Henri III oblige Henri V à lui restituer une partie du duché de Wrocław, avec les villes de Krosno nad Odrą, Chojnów, Bolesławiec, Gościszów, Nowogrodziec, Ścinawa, Wińsko, Syców, Uraz, Trzebnica, Milicz et Sądowel. Les deux camps commencent à se chercher des alliés. Henri III de Głogów se lie avec Albert, le duc de Brunswick et épouse sa fille Mathilde en mars 1291. Il s’allie aussi avec Othon IV, le margrave du Brandebourg, ainsi qu’avec Przemysl II de Grande Pologne. Henri V renforce ses liens avec Venceslas II. Parallèlement, il renforce sa position à Wrocław en éliminant tous ses opposants politiques Au début novembre 1293, Henri III réussit à faire enlever Henri V et à l’emprisonner pendant 6 mois dans son château de Głogów, dans des conditions très difficiles, jusqu’au moment où celui-ci accepte de lui céder une grande partie de son duché, de lui verser une importante somme d’argent et d’être son allié pendant 5 ans. En 1290, Bolko 1er réussit à arracher la partie méridionale du duché de son frère Henri V, avec Świdnica, Ziębice, Ząbkowice Śląskie et Strzelin. Pendant la guerre et son emprisonnement, la position de Bolko 1er est assez ambiguë. Il reste à l’écart du conflit. Henri V n’arrive pas à se remettre des difficiles conditions de captivité qu’il a vécues. Malade, il place son duché sous la protection du pape. Il décède le 22 février 1296 et est inhumé au couvent des Clarisses de Wrocław.
Arnauld de Villeneuve (1245-1313) Médecin théologien et alchimiste Arnauld de Villeneuve est né vers 1245. Il étudia les langues mortes à Aix, la médecine à Montpellier. Il vint à Paris pour se perfectionner; la rumeur populaire l'accusant de nécromancie et d'alchimie, il s'enfuit à Montpellier, où il fut bientôt nommé professeur, puis régent. La soif d'apprendre le fait passer en Espagne, il professe quelque temps l'alchimie à Barcelone et apprend l'arabe. Il visite ensuite les universités célèbres d'Italie : Bologne, Palerme, Florence. Il revient à Paris, mais ses propositions hérétiques ayant excité contre lui les théologiens, il s'enfuit prudemment en Sicile, où Frédéric II le prit sous sa protection. Il eut pour amis et disciples Raymond Lulle et Pierre d'Apono. Il rencontra le moine britannique Roger Bacon, et par l'intermédiaire de celui-ci il dut faire la connaissance d'Albert le Grand.
Othon V (1245- 1299) Margrave de Brandebourg
Fils de Othon III, margrave de Brandebourg et de Béatrice. Il épouse Judith, fille de Herman II, comte de Henneberg en 1268.
Isabelle d'Aragon 1247-1271 Reine de France (1270-1271)
Né à Cosenza (Calabre), fille puînée du roi Jacques 1er d'Aragon et de sa seconde femme Yolande de Hongrie, Isabelle est arrivée à la Cour de France sous les meilleurs auspices : son union avec l'héritier de la Couronne, le futur Philippe le Hardi, est le gage de la paix conclue entre son père et Louis IX. Mariée au prince capétien à l'âge de dix neuf ans, à la Pentecôte 1262, elle a immédiatement émerveillé le peuple par sa beauté espagnole. Les Grands l'ont accueillie avec transport, se souvenant de Blanche de Castille, qui quelques années auparavant a honoré le trône de France de son génie personnel et de sa piété. Mais Isabelle d'Aragon n'aura pas le temps de suivre les traces de la mère de Louis IX.En 1270, lorsque le prince Philippe prend la croix, à l'instar de son père et de ses deux frères, Jean Tristan, comte de Nevers et Pierre, comte d'Alençon et du Perche, ainsi que d'un grand nombre de barons et de chevaliers, Isabelle jure de l'accompagner. Soutenue par l'affection très vive qu'elle porte à son époux et par une foi intense qui se manifeste par maintes oeuvres de charité, la jeune femme affronte avec courage les difficultés et les fatigues de cette lointaine expédition. Pourtant, aucun malheur n'épargne les croisés, à commencer par la peste, qui emporte le prince Jean Tristan, puis le roi, et à laquelle le prince Philippe survit presque par miracle. Elle mourut tragiquement le 30 janvier 1271 d'une chute de cheval, en Calabre, sur le chemin du retour, alors enceinte de son 5ème enfant. Elle fut inhumée en la Basilique de Saint-Denis.
Othon IV de Bourgogne (1248-1303) Comte palatin de Bourgogne Comte « titulaire » de Chalon de 1267 à 1303 Comte d'Artois
Fils du comte Hugues de Chalon et de la comtesse Adélaïde 1ère de Bourgogne. En 1263 il se marie avec Philippa de Bar, fille du comte Thiébaut II de Bar, qui décède en 1283. En 1291, il se remarie avec la comtesse Mathilde d'Artois dite Mahaut d'Artois. Le 4 avril1303, il meurt à l'âge de 56 ans, au service du roi Philippe IV de France, des suites de blessures reçues au cours de la bataille d'Arques du comté d'Artois dans le Nord de la France, contre le comte Flamand Guillaume V de Juliers vainqueur de la bataille de Courtrai. Son corps fut déposé dans l'Abbaye du Lys, près de Melun. 6 ans après, on l'exhuma pour l'enterrer dans l'église de l'abbaye de Cherlieu où eut lieu la cérémonie funèbre le 5 mars 1309. Son fils Robert de Bourgogne lui succède comme comte de Bourgogne à l'âge de 3 ans sous la régence de Mahaut d'Artois. Mais, celui-ci décède vers l'âge de 15 ans sans avoir régné et sans héritiers, sa sœur cadette Jeanne II de Bourgogne lui succède comme comtesse de Bourgogne avant de se marier et de devenir Reine de France en 1316 en épousant le roi Philippe V de France. Othon sera le dernier comte de Bourgogne de la Maison d'Ivrée avant que le comté ne soit rattaché par mariage et filiation de ses deux filles au Royaume de France puis au Duché de Bourgogne. |