Saint Jean de Matha - Baudouin IV de Jérusalem - Philippe II Auguste - Henri VI Hohenstaufen -

 

 

Saint Jean de Matha (1160-1213)

Prêtre

Fondateur de l'Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs

Né le 24 juin en 1160 à Faucon, près de Barcelonnette. Son père Euphème de Matha était un seigneur espagnol qui avait reçu de Raymond Bérenger le jeune, comte de Barcelone et de Provence, la terre de Faucon. Pour lui donner une instruction et une éducation digne de son rang, la famille se fixe à Marseille où Jean commence ses études. Sa mère, Marthe, lui apprend à connaître les pauvres, les malheureux et à les aimer. Elle le conduit aussi dans les hôpitaux et les prisons.

Il poursuit ses études à Aix en Provence, puis à l'université à Paris où il devient docteur en théologie. Il est encouragé à devenir prêtre par Maurice de Sully, évêque de Paris, qui avait remarqué sa valeur et sa piété.

Il créé l'Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs qui est approuvé, en même temps que sa Règle, par Innocent III le 17 décembre 1198.

Les Trinitaires construisent un premier monastère à Cerfroid dans l'Aisne), sur une propriété donnée par Marguerite de Blois, future comtesse de Bourgogne. Jean se retire à Rome où il meurt en 1213.

 

Baudouin IV de Jérusalem 1161-1185

Roi Jérusalem de 1174 à 1185

Lors de la mort de son père, Amaury 1er, roi de Jérusalem il était âgé de avait 13 ans. Ce fut le début d'un règne stupéfiant, étant donné, non seulement l'âge de l'héritier, mais surtout la maladie qui le rongeait: la lèpre.

A 14 ans, il était à la tête de son armée. Il avait 17 ans, lorsqu'il transforma une situation désespérée en victoire, grâce à une force de caractère surhumaine, face au redoutable Saladin.

Il resta roi jusqu'à la dernière minute, alors qu'alité il était devenu aveugle, mais conservant sa lucidité jusqu'au bout.

 

Philippe II Auguste (1165-1223)

Roi de France (1180-1223)

Né le 21 août 1165 à Gonesse, fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe lorsqu’il monte sur le trône en 1179 vient d’avoir 15 ans. Il sera sacré la même année à Reims. Il est déjà très aimé par ses sujets qui ont pu apprécier sa précoce maturité.

Cette maturité se confirme par son premier acte de roi. Il épouse Isabelle de Hainaut, nièce de son tuteur, le puissant comte de Flandre, Philippe d’Alsace. En 1180 elle meurt en lui donnant un fils le futur Louis VIII. Il se remariera avec Isambourg de Danemark, immédiatement répudiée en1193, puis Agnès de Méranie en 1196. Le pape l'excommuniera alors pour ce 3ème mariage irrégulier, et frappera le royaume d'interdit.

Son mariage avec Isabelle évidemment politique, d’une portée considérable scelle son union avec une descendante directe de Charlemagne. En l’épousant, Philippe greffait la dynastie capétienne sur la dynastie carolingienne. De son illustre ancêtre par alliance, Philippe a l’ambition et la prudence, l’intelligence et la rapidité de jugement, la ténacité et la ruse. Ne dédaignant ni l’intrigue ni l’art de se servir des gens, ni la négociation plutôt que la guerre, c’est avant tout un politique, au sens moderne du mot. Ayant reçu l'Artois comme dot d'Isabelle, il conquiert Arras en 1185.

Un an avant son sacre, son père malade lui avait presque abandonné le pouvoir. Louis VII avait, pendant la fin de son règne, tout tenté pour éviter un conflit direct avec les Plantagenets. Son fils Philippe n'hésitera pas à s'y engager. Tout au long de son règne, apparaîtra en filigrane la guerre de 100 ans avec l'Angleterre. Il excitera les dissensions entre Henri II et son fils Richard. et en 1187 il fera la guerre avec l'Angleterre, jusqu'à la trêve d'Issoudun. Après l'avènement de Richard en 1189, il ourdit avec l'empereur un guet-apens pour le capturer à son retour de Croisade. Libéré, Richard mena contre son adversaire une guerre sans merci qui le réduisit aux abois. Sa mort imprévue retourna la situation en 1199

A l’appel de l’archevêque de Tyr, ils entreprend avec Richard Cœur de Lion la troisième croisade, à laquelle se joint l’empereur de Germanie, Frédéric Barberousse. Avant son départ avec Richard Cœur de Lion, il organise par un testament ce que doit être le gouvernement pendant son absence. Échaudé par les malheureuses expériences précédentes, on prépare longuement l’expédition. Ce n’est plus une cohue mais une véritable armée qui s’embarque pour délivrer Jérusalem de l’emprise du musulman Saladin. Malgré les forces engagées, le seul véritable succès des croisés est la prise de Saint-Jean-d’Acre, après un siège pénible et interminable. Philippe Auguste, malade d’une sorte de typhoïde, rentre en France. Il laisse Richard sur place. A-t-il déjà en tête d’envahir la Normandie ? C’est ce qu’il fait en apprenant que Richard, après quatorze mois passés en Terre sainte, a été capturé sur la route du retour par le duc d’Autriche en 1193, puis livré à l’empereur de Germanie. Richard est enfin libéré après le versement d’une énorme rançon en 1194. Philippe a été prévenu par l’empereur : “ Prenez garde, le diable est lâché. ” Le diable, qui est devenu une véritable légende vivante, reprend aussitôt sa lutte contre le roi de France. A Fréteval en juillet 1194, à Courcelles en 1198, il inflige à Philippe Auguste de cuisantes défaites. La situation critique se dénoue quand Richard trouve la mort au siège de Châlus, le 26 mars 1199. Reste le dernier fils d’Henri II, Jean, dit “ Sans Terre ” parce qu’il était trop jeune lorsque son père avait partagé ses provinces françaises entre ses enfants. Successeur de Richard, Jean échoue dans une coalition de féodaux menée contre Philippe Auguste. Les deux souverains se réconcilient momentanément par le traité du Goulet en mai 1200 qui apporte au domaine royal Évreux et le Berry. Mais Jean commet deux fautes graves (enlèvement de la fiancée du comte de la Marche, assassinat de son neveu Arthur de Bretagne) dont Philippe va profiter. Refusant de répondre de ses actes devant la justice du roi, Jean se voit déchu de tous ses biens français en1202. Fort de cette sentence, Philippe entreprend, les armes à la mains, la conquête de la Normandie, qui tombe après le siège mémorable de Château Gaillard en 1204, et l’occupation de l’Anjou, du Poitou, du Maine et de la Saintonge. Par le mariage d’un membre de sa famille avec l’héritière de Bretagne, il affermit son pouvoir sur cette province. En quelques années, l’empire Plantagenêt en France est démembré.

De son royaume d’Angleterre, Jean ne s’avoue pas vaincu. Il tente de reprendre sa revanche en formant contre Philippe Auguste une nouvelle coalition réunissant le comte de Flandre, le comte de Boulogne et l’empereur Otton IV de Brunswick en 1213. Jean et les coalisés sont écrasés en deux fameuses batailles. La Roche aux moines, près d’Angers, remportée par le prince Louis, le 2 juillet 1214. Bouvines, en Flandre, conduite par le roi lui-même, le 27 juillet. Le 18 septembre 1214 par le traité de Chinon , Jean renonce à toutes les provinces conquises par son rival. Le retentissement de Bouvines est grandiose. La victoire soulève un immense élan de liesse populaire. Tout au long de son chemin de retour, on honore le roi par des chants, des danses et des décorations. Les rues, les maisons, les routes, de tous les villages et de toutes les villes, sont tendues de courtines et d’étoffes de soie, tapissées de fleurs, d’herbe et de feuillage vert. Paris vit une semaine de fêtes ininterrompues.

C’est d’un domaine agrandi, enrichi et pacifié et d’une monarchie respectée dont le prince Louis, futur Louis VIII, va hériter à sa mort le 14 juillet 1223 à Mantes.

 

Henri VI Hohenstaufen (1165-1197),

Roi des Romains en 1169

Roi d’Italie en 1186

Roi de Sicile en1194

Empereur germanique de 1190 à 1197

Fils de Frédéric 1er Barberousse et de la Comtesse Béatrice de Bourgogne Il naît en 1165 à Nimègue au Pays-Bas Il épouse le 27 janvier 1186 Constance de Sicile, fille de Roi Roger II de Naples dit le Grand et de Sibylle de Bourgogne et succède à son père en 1190. La succession se fit sans difficulté malgré une apparente réticence des princes. En 1192, il confirme à Pise la possession de la Corse (et également des îles d’Elbe, de Capraja et de Pianozza) Henri VI fut un roi cruel et taciturne, il séquestra Richard Cœur de Lion entre 1193 et 1194, fit assassiner l’évêque de Liège en 1192, massacra des nobles de Sicile, mis à mort un comte sur un trône chauffé à blanc, mutila le fils de l’un de ses adversaires.

En Allemagne même, il ne put maintenir dans l’obéissance les grands vassaux, comme Henri le Lion, le Welf banni, revenu récupérer ses biens. De tous ses projets, qui auraient peut-être pu conserver à l’Empire son influence s’il avait pu les mener à leur terme, il ne résulta qu’une guerre civile en Allemagne entre les Staufen et les Welf: il meurt à trente-deux ans, à Messine, alors qu’il partait pour la croisade le 28 septembre 1197. Il aura pour successeur son frère: Philippe 1er de Souabe.

 

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