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Louis VII dit le jeune - Alienor d’Aquitaine - Frédéric 1er Barberousse -
Louis VII dit le jeune ( 1120-1180) Roi de France 1137-1180 Fils de Louis VI et d’Adèle de Savoie. Il vient tout juste d’épouser Aliénor d’Aquitaine lorsque son père meurt et qu’il doit monter sur le trône, le 1er août 1137, à 17 ans. Il a été instruit par le conseiller de Louis VI, l’abbé Suger, et, sans la mort accidentelle de son frère aîné en 1131, il serait rentré dans les ordres. Mais Suger lui-même obligea le jeune prince à renoncer à sa vocation et poussa le roi à nommer son cadet comme successeur. C’est encore lui qui arrangea le mariage décisif de Louis VII avec l’héritière du duché d’Aquitaine. Aliénor apporte en dot un vaste territoire, couvrant la Gascogne, le Périgord, l’Auvergne, le Limousin et le Poitou, ainsi que des droits sur plusieurs grands fiefs de la France méridionale, notamment sur le comté de Toulouse.Le roi dévot vit comme un ascète, entouré de prélats et de moines. On le dit bon, mais il est surtout faible et velléitaire. Il s’affronte au comte de Toulouse, qui refuse de faire hommage au nouveau souverain. Le siège devant la ville en 1141 est en échec humiliant, la plupart des grands feudataires ayant refusé leur concours aux forces royales. Nouvelle grave erreur qui se termine par un épisode tragique : intervenant dans un conflit entre le pape et le comte de Champagne, il envahit le comté, prend d’assaut la ville de Vitry en Perthois et y fait mettre le feu en 1142. 3000 personnes qui s’était réfugiées dans l’église périssent dans les flammes. Pris de remords, le roi ne pense plus qu’à se croiser pour expier son crime. L’occasion lui est donnée 4 ans plus tard. Après le massacre général des chrétiens par les musulmans à Édesse, la promesse d’aider le royaume de Jérusalem n’a pas été tenue. Il décide qu’elle le sera par lui, malgré l’avis défavorable de Suger. La 2ème croisade est prêchée par le pape Eugène III. A l’assemblée de Vézelay, le roi prend la croix en 1146. La reine Aliénor, des barons du royaume et une foule de seigneurs le suivent pour rejoindre l’empereur de Constantinople, qui venait lui-même de se croiser. L’expédition est un désastre total. Devant Damas, il perd une grande partie de son armée et doit retourner en France en 1149. La mésentente du couple royal de retour de Palestine est un nouveau sujet d’inquiétude pour Suger. La reine est réputée volage et n’a donné que des filles au roi. Suger n’en reste pas moins hostile au divorce des époux. Il le retarda autant qu’il vécut. Mais, à la mort de l’abbé en 1151, Louis VII commet sa plus grave erreur, il répudie Aliénor. Sous prétexte de consanguinité, l’annulation du mariage est prononcée au concile de Beaugency le 21 mars 1152. Il sera la cause des guerres qui éclatent peu après entre la France et l’Angleterre dont Aliénor épouse le roi. A peine retournée sur ses terres d’Aquitaine dont elle reprend possession, Aliénor épouse le comte d’Anjou et duc de Normandie, Henri Plantagenêt. Ensemble, ils auront 4 fils.Louis VII comprend trop tard les graves conséquences politiques de son acte. De 1152 à 1180, son règne est gouverné par les conflits qui vont l’opposer à la maison des Plantagenêts et leur turbulente progéniture. En 1154, Henri est couronné roi d’Angleterre sous le nom d’Henri II Plantagenêt. Le mariage de son frère Geoffroi avec l’héritière du duché de Bretagne donne aux Plantagenêts un véritable empire familial, qui va de la frontière écossaise aux Pyrénées. En France, il englobe les trois quarts du royaume et la quasi-totalité des côtes occidentales. Ce déséquilibre territorial entre les deux souverains va provoquer une succession de guerres entrecoupées de trêves, de traités violés, de paix précaire. Il trouvera cependant des alliés auprès d’une partie du clergé et de l’aristocratie révoltée contre le despotisme dont fait preuve Henri II Plantagenêt. Pour la plupart de ses sujets, le nouveau roi d’Angleterre est un étranger, brutal et rapace, et il reste le vassal du roi de France dans ses fiefs du continent. Louis VII a pour lui le droit, une supériorité juridique autant que morale. Jouant son rôle de protecteur, il donne asile au pape Alexandre III, menacé par l’empereur Frédéric Barberousse en 1162, et à l’archevêque de Canterbury, Thomas Becket en 1164, pourchassé par Henri II Plantagenêt.Il organise une entrevue de réconciliation entre ce dernier et Becket en 1169, mais ne peut empêcher qu’il soit assassiné, peu après, dans sa cathédrale en Angleterre. Il va jusqu’à accueillir Aliénor, délaissée par son époux et qui dresse ses fils contre leur père. De ce conflit, qu’il soutient d’abord, il devient l’arbitre et préside à la paix de Montlouis le 29 septembre 1174. Le mariage qui en découle entre Richard, fils d’Henri II Plantagenêt, et d’Adélaïde, fille de Louis VII, marque un temps d’arrêt dans les hostilités franco-anglaises. Après un pèlerinage au tombeau de Thomas Becket en 1179, il fait couronner son fils unique, Philippe qu’il a eu de sa 3ème épouse, Adèle de Champagne.Au retour d’un pèlerinage, il prend froid et est terrassé par une hémiplégie. Il meurt paralysé à l’abbaye de Saint Port le 18 septembre 1180. Il est enterré à l’abbaye de Barbeaux. Son successeur est Philippe II Auguste.
Alienor d’Aquitaine (1122-1204) Reine de France et reine d’Angleterre Elle est l’héritière de Guillaume X, dernier duc d’Aquitaine. Lorsque à 15 ans, elle épouse celui qui n’est encore que le fils du roi de France, Louis VI, et d’Adélaïde de Savoie, elle apporte en dot la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, la Marche, le Limousin, l’Angoumois, le Périgord et la Saintonge. Quelques jours après ses noces, Louis VII monte sur le trône. Il est pieux jusqu’au scrupule. Elle est belle, gaie, sensuelle. Reine de France, elle part avec lui pour la 2ème croisade. Ensemble, ils arrivent à Constantinople le 4 octobre 1147. Le 8 janvier 1148, les croisés perdent une bataille dans les montagnes de Pisidie. 2 mois plus tard, ils sont à Antioche. Le comte Raymond de Poitiers y réserve à sa nièce un accueil qui provoque la jalousie du roi. De violentes querelles éclatent entre eux. Quand bien même, selon un témoin, le roi aime “ véhémentement et presque puérilement la reine. Après le vain siège de Damas, la discorde entre Louis VII et l’empereur Conrad III devient irréductible. Les troupes ou ce qu’il en reste reprennent le chemin de la France. En dépit de l’intervention du pape Eugène III et des conseils de l’abbé Suger, le mariage est reconnu nul par le concile de Beaugency, le 21 mars 1152. A peine 2 mois plus tard, Aliénor épouse le jeune et beau Henri Plantagenêt, comte d’Anjou et duc de Normandie. Lorsque celui-ci le 19 décembre 1154 devient Henri II d’Angleterre, les territoires, qui sont les siens et au titre desquels il est vassal du roi de France, représentent plus du quart du royaume. Aliénor donne à Henri 8 enfants dont 5 fils. Parmi eux Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. Bientôt séparée de Henri II, elle se retire à Poitiers où elle s’entoure d’artistes et de troubadours comme Bernard de Ventadour. En 1173, à Londres, elle dresse ses fils contre leur père qui, pendant 16 ans, la retient captive. Après la mort de Henri II, elle assure la régence de 1189 à 1194, pendant le séjour de Richard Cœur de Lion en Terre sainte et pendant le temps de sa captivité. C’est à l’abbaye de Fontevraux, où elle s’est retirée, qu’elle meurt le 31 mars 1204.
Frédéric 1er Barberousse (1122 - 1190). Duc de Souabe, roi de Germanie en 1152 Empereur germanique de 1155 à 1190 Gibelin par son père, guelfe par sa mère, il est élu sans difficulté roi d'Allemagne le 4 mars 1152 succédant à son oncle Conrad III. Il et couronné empereur romain germanique en 1155 par le pape Adrien IV.Fils de Frédéric de Hohenstaufen dit Frédéric le Borgne, duc de Souabe, et de Judith de Bavière, de la dynastie rivale Welfs, il est issu d'une des principales familles d'Allemagne, faisant de lui un choix acceptable pour les princes électeurs. Comme ses prédécesseurs il s’opposa à la papauté et aux villes d’Italie du Nord, villes riches et puissantes, auxquelles il aurait bien voulu imposer son autorité. Il refusa de reconnaître le nouveau pape, Alexandre III, et fit élire un antipape, Victor IV. Dans l’Empire, à partir de la diète de Wurtzbourg en 1165, tous les évêques doivent obéissance à l’antipape. Le pape « légitime » ne tarda pas à s’allier contre lui avec les villes italiennes regroupées dans la Ligue Lombarde. Malgré la destruction de Milan en 1162 il fut battu à Legnano en 1176 et dut reconnaître l’indépendance des villes lombardes. Son fils, Henri, se maria avec Constance de Sicile, l’héritière du royaume normand de Sicile, cela compensait un peu sa défaite.Dans l’Empire proprement dit, il réussit à maintenir l’ordre malgré plusieurs tentatives de résistance de la part des grands princes. Il défend en particulier son cousin Henri le Lion et s’entremet entre lui et les autres grands feudataires qui supportent mal les empiétements du trop puissant duc de Saxe. Celui-ci épouse en 1168 la fille du roi Henri II Plantagenêt d’Angleterre. Au moment où Frédéric a d’énormes difficultés avec les Lombards, vers 1175, le duc de Saxe refuse de lui apporter son aide. Dès que la réconciliation avec Alexandre III est achevée, Frédéric revient en Allemagne, convoque son cousin devant la Diète d’Empire pour qu’il se justifie des accusations portées par ses voisins sur ses abus d'autorité. Ayant refusé de comparaître, Henri le Lion est mis au ban de l’Empire en 1179. Il fut l’un des chefs de la troisième croisade avec Philippe Auguste et Richard 1er d'Angleterre, il se noya en traversant la rivière Saleph en Cilicie dans le sud est de l'Anatolie.Il construit ou reconstruit de nombreuses forteresses sur ses domaines souabes et alsaciens. En 1150 Il fait bâtir un château fort dans ce qui allait devenir la ville de Kaysersberg. En 1153 Lors de sa première visite à Mulhouse, il accorde à la ville ses premières franchises. A Haguenau, il fit construire un grand château impérial avec de nombreux édifices et 3 chapelles superposées et ornées de peinture et de mosaïques. Les insignes de l'empire, le sceptre, le globe, le glaive de Charlemagne y étaient conservés de même que des reliques de la Passion du Christ. Des fêtes splendides y ont lieu, des tournois brillants y réunissent les meilleurs chevaliers, des trouvères y chantent leurs poésies. En 1187 Il fait bâtir hors de l'enceinte de la ville de Haguenau un hôpital pour les plus déshérités et les voyageurs dans le besoin. Il confia cette institution qu'il dota richement, aux prémontés. Il fut Instigateur de la canonisation de Charlemagne. Son fils Henri VI lui succéda comme roi des Romains et empereur d'Allemagne.
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