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Otton ou Eudes de Vermandois - Lambert 1er de Louvain dit le Barbu - Burchard II - Humbert 1er de Savoie dit Humbert aux Blanches Mains - Conrad II du Saint-Empire dit Conrad II le Salique - Yves de Chartres dit Saint Yves de Chartres - Otte-Guillaume 1er de Bourgogne ou Otte-Guillaume de Mâcon - Oda Von Haldensleben -
Otton ou Eudes de Vermandois (mort en 1045) Comte de Vermandois de 1010 à 1045 Fils d'Herbert III, comte de Vermandois, et d'Ermengearde. Le 15 juillet 1010, il succède à son frère Albert II qui avait renoncé au comté.
Lambert 1er de Louvain dit le Barbu (vers 950-1015) Comte de Louvain de 988 à 1015 et de Bruxelles de 994 à 1015
Fils de Régnier III, comte de Hainaut. Il était encore adolescent quand en 958, il se réfugia à la cour de France avec sa famille lorsque son père fut exilé en Bohême par l'archevêque Brunon de Cologne. En 973, avec son frère Régnier, il attaqua les comtes Renaud et Garnier, à qui le Hainaut avait été confié, les tua à Péronne et commença à occuper le Hainaut, mais l'empereur Othon II les repoussa. En 976, ils tentèrent une autre expédition qui se termina par une défaite près de Mons le 19 avril 976. Mais l'empereur dut finalement faire des concessions et donna à Régnier le comté de Mons et à Lambert le comté de Louvain. Ces deux comtés provenaient de l'ancien comté de leur père. Il épousa Gerberge, fille de Charles, duc de Basse Lotharingie et reçut en dot le comté de Bruxelles, région entre la Senne et la Dyle. Il acquit également les titres d'avoué des abbayes de Nivelles et Gembloux. Toutes ces acquisitions furent à la base de la puissance de ses descendants, qui devinrent plus tard ducs de Brabant. Il soutint le comte Baudouin IV de Flandre dit Baudouin le Barbu ou Baudouin Belle Barbe en 1005 lorsqu'il s'empara de Valenciennes et s'opposa à l'empereur Henri II, mais fut probablement vaincu car il dut lui confier son fils en otage. En 1012, le duc Godefroy 1er de Basse Lotharingie fut envoyé par l'empereur pour le forcer à l'obéissance. Godefroy assiégea Louvain, mais sans succès. Il se brouilla avec l'évêque de Liège, et le vainquit. En 1015, Godefroy l'attaqua de nouveau et dévasta son comté. Rejoint par son neveu Régnier V de Mons, il livra le combat à Godefroy à Florennes, mais il fut tué au cours de la bataille.
Burchard II (mort le 22 juin 1031) Archevêque de Lyon de 978 à 1031
Neveu de Burchard 1er, archevêque de Lyon, auquel il succéda après le décès d'Amblard. Fils bâtard de Conrad le Pacifique et de Aldiud. Demi-frère de Rodolphe III de Bourgogne. Il prit la direction des affaires de l'archevêché de Lyon en 978. Il est Archichancelier du royaume en 992 et conseiller de Bourgogne.
Humbert 1er de Savoie dit Humbert aux Blanches Mains (vers 972-1047) Comte de Maurienne, comte de Savoie de 1027 à 1047
Fondateur de la Maison de Savoie. Fils d’un certain Bérold, prince saxon dont il semble avoir bénéficié de la faveur du dernier roi de Bourgogne Provence Rodolphe III dit le Fainéant puis du successeur de ce dernier Conrad II le Salique, qui devint ensuite empereur romain. Humbert, fidèle lieutenant de l’empereur Conrad II le Salique, fut nommé, lors de la succession de Bourgogne, commandant de la marche de Maurienne* (marquis) en 1033 pour soumettre l’évêque rebelle de Maurienne, qui, soutenu par Eudes II, comte de Blois, de Troyes et de Meaux, voulait s’affranchir de l’autorité impériale. Avec quelques troupes qu’il avait levées en Piémont, il organisa un long siège de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne, résidence de l’évêque, puis la prit d’assaut et la fit entièrement raser. L’empereur Conrad, annexa l’évêché de Maurienne à celui de Turin, et le siège épiscopal de Saint-Jean-de-Maurienne fut interdit jusqu’en 1061. Il récompensa son fidèle lieutenant en le créant comte souverain de Savoie, et le titra comte de Maurienne, cependant cette première concession, ne s’étendait qu’à une partie de la Maurienne et à quelques-unes de ses petites vallées. Plus tard il devint aussi comte de la Tarentaise, comte du Val d'Aoste, comte de Bugey, comte de Chablais et comte de Sermorens en 1038. Il s’installa au château fort de Charbonnières, bâti vers le milieu du 9ème siècle et qui dominait la ville d’Aiguebelle, la capitale du comté, et défendait la vallée de la Maurienne. Il était situé à un endroit stratégique, aux marches de la vallée de la Rochette. Ce castel féodal resta jusque vers le milieu du 13ème siècle la résidence ordinaire des premiers comtes de Savoie. Il s’occupa activement d’améliorer le sort de la population. Il mourut à Hermillon le 19 juillet 1047.
Conrad II du Saint-Empire dit Conrad II le Salique (vers 990-1039) Roi de Germanie et roi des Romains à Mayence en 1024 Empereur romain germanique de 1027 à sa mort
Fils d'Henri de Franconie et d'Adélaïde, fille du comte Richard de Metz et petit-fils d'Othon de Carinthie, il succède à Henri II dit le Saint, Le 26 mars 1027, il est couronné empereur à Rome, des mains du pape Jean XIX. Il fait désigner son fils Henri le futur Henri III. Il pacifie l'Italie en 1026 et 1027. En 1032, des prélats sont réunis à Lyon pour régler les affaires du royaume d'Arles, et recevoir le serment de fidélité des grands et des seigneurs de son ressort. En 1033, son fidèle lieutenant Humbert conquiert la vallée de la Maurienne et celle de la Tarentaise, et devient ainsi le fondateur de la Maison de Savoie. De 1035 à 1037, il favorise la réforme monastique inspirée de l'expérience clunisienne. Il intervient dans les nominations épiscopales en plaçant des candidats germaniques à la tête de plusieurs diocèses italiens. En mai 1037 il promulgue l'edictum de beneficiis qui établit l'hérédité des anciens fiefs italiens. Il dut faire face à l'affaire de la succession de Bourgogne après le décès du dernier roi de Bourgogne Rodolphe III qui en avait fait son héritier. Il épousa Gisèle, fille de Gerberge, sœur de Rodolphe, et de Hermann II de Souabe.
Yves de Chartres dit Saint Yves de Chartres (vers 1040-vers 1116)
Formé à l'école épiscopale de Beauvais, puis à l'abbaye du Bec, il eut comme maître Lanfranc et comme condisciple saint Anselme. En 1078, il devient prieur de Saint-Quentin de Beauvais et 12 ans plus tard, le pape Urbain II l'appela à succéder à l'évêque Godefroy de Chartres, accusé de simonie. Il combattit la cupidité des dignitaires ecclésiastiques et laïques de l'époque soutenu dans un premier temps par le roi Philippe 1er avant la répudiation de Berthe de Hollande en 1090. Des lors, il devint l'un des grands adversaires du roi et son remariage avec Bertrade de Montfort en 1092 n'arrangea pas leur relation. Sa dénonciation de l'adultère du roi, lui valut la prison au château d'Hugues du Puiset entre 1092 et 1093. Il fut acquitté lors d'un procès qui eut lieu 2 ans plus tard. Il était réputé comme spécialiste du droit canonique. C'est la Querelle des Investitures qui lui valut sa renommée. Le noyau de sa théorie est la distinction entre le temporel et le spirituel. Il soutient que l'investiture n'est pas un sacrement et peut être donnée par un laïc. Par la suite, il fait une distinction entre la consécration épiscopale avec remise de charge pastorale de guider tous les chrétiens du diocèse et d'autre part l'investiture temporelle. Cette distinction pouvait permettre au roi de ne pas passer par la remise de la crosse et de l'anneau. Ses théories rencontrent l'opposition de son chapitre, soutenu par le roi Louis VI le Gros. Finalement une bulle papale donne raison à l'évêque de Chartres en 1114. Il est l'auteur de trois collections canoniques importantes pour la scolastique et le droit canon du haut moyen age.
Otte-Guillaume 1er de Bourgogne ou Otte-Guillaume de Mâcon (vers 962-1026) Comte palatin de Bourgogne de 982 à 1026 Comte de Mâcon
Fils du roi Aubert 1er d'Italie descendant comte d'Oscheret et de Gerberge de Chalon fille du comte Lambert de Chalon et d'Autun. Son père fait partie des rois français qui se partagent et règnent sur l'ancien empire carolingien de Charlemagne et à ce titre, il lui constitue, au moment de la féodalisation et du découpage de l'ancien empire de Charlemagne en duché et en comtés féodaux, le comté de Bourgogne autour de Dole dans le Jura en Franche-Comté. Comté de Bourgogne vassal du Duché de Bourgogne constitué en 858. Il devient comte de Mâcon en épousant Ermentrude de Roucy fille de Renaud de Roucy, comte de Reims et de Roucy, et d'Albérade de Hainaut. Ermentrude de Roucy était l'héritière du comté de Mâcon par son premier mariage sans postérité avec Aubry II de Mâcon. En 982 il devient premier comte palatin de Bourgogne de la maison d'Ivrée du comté de Bourgogne par le domaine franc-comtois de son père et par le titre de comte palatin de Bourgogne donné par son beau père le duc de Bourgogne. En 995 il associe son fils Guy 1er de Mâcon à l'age de 20 ans au pouvoir de comte. En 1002 il lègue le comté de Mâcon à son fils Guy 1er de Mâcon alors âgé de 27 ans. La même année, à la mort de son beau père le duc Henri 1er de Bourgogne sans héritier, il prétend sans aucun lien de filiation direct à la succession du duché de Bourgogne. Il se considère alors comme duc de Bourgogne pendant 2 ans. En 1004 le duché de Bourgogne est annexé par le roi Robert II de France au royaume de France qui le donnera en 1032 à son troisième fils Robert 1er de Bourgogne. 1006 décès prématuré de son fils Guy Ier de Mâcon à l'age de 31 ans sans avoir succédé à son père à la tête du comté de Bourgogne. Otton II de Mâcon, le fils de Guy Ier de Mâcon, hérite du comté de Mâcon. En 1016 il épouse en secondes noces Adélaïde d'Anjou. Le roi Rodolphe III de Bourgogne reconnaît son neveu, l'empereur germanique Henri II du Saint Empire comme suzerain protecteur et héritier de son royaume dont dépend le comté de Bourgogne. Otte-Guillaume et d’autres seigneurs Français se révoltent alors contre l'autorité de suzeraineté sur le Royaume de Bourgogne et sur le comté de Bourgogne légitimement revendiqué par l'empereur germanique. Il décède le 21 septembre 1026. Il fut inhumé au monastère de Saint Bénigne de Dijon. Son fils Renaud 1er de Bourgogne lui succède comme comte de Bourgogne.
Oda Von Haldensleben (vers 978-1023)
Fille de Dietrich d’Haldensleben, le margrave de la Marche du Nord. Religieuse jusqu’à son mariage, elle épouse Mieszko 1er de Pologne en 979. Elle lui donnera 3 garçons. En 992, après la mort de Mieszko 1er, elle essaie d’installer un de ses enfants sur le trône à la place de l’héritier légitime, Boleslas 1er le Vaillant, fils aîné de Mieszko 1er, né de son premier mariage avec Dubravka. En 994, Boleslas 1er le Vaillant expulse sa belle-mère et ses 3 demi-frères. Il fait également crever les yeux de leurs partisans. |